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 Ce n'est qu'une histoire de temps

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Nande'Dareloth
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MessageSujet: Ce n'est qu'une histoire de temps   Lun 8 Juil 2013 - 1:48

Il ne perdait pas espoir, je le sentais... Il ira jusqu'au bout du monde pour retrouver cette enflure, ce Nishati... Ou devrais-je dire "Seelen". Après tout, mon hôte n'est au courant de rien, et je peux rire dans un coin de sa tête en admirant leurs bêtises. J'attends, je suis patiente. Et un jour...

Il finira par se souvenir qui il est vraiment...



Mon objectif devient de moins en moins évident. Je sais qui je cherche, je sais me débrouiller tout seul dans la nature et poursuivre un voyage sans problèmes. Mais je suis incapable de dire où je me trouvais avec certitude...
C'est avec lassitude que je soupire et m'arrête au milieu d'une plaine, la tête basse...
J'étais un peu perdu, je dois l'avouer.
Je relève la tête, les bras croisés, en plein réflexion... En faisant un tour d'horizon, j'imaginais avec désarroi que les plaines sont gigantesques... Certes, il s'y trouve toujours un chemin, car toutes les routes mènent quelque part...
Encore faut-il en trouver une, de route.

Que vois-je ? Oh !
Je cours dans une direction où je perçois des dalles de pierres, posées les une à côté des autres de façon à faire un chemin. C'est la route que je cherchais.
Soulagé, je commence à la suivre, pensant que de toute manière, quitte à aller quelque part, autant aller dans un endroit où vivait des personnes. Ainsi je peux trouver des renseignements, poser des questions... Et finir par retrouver mon tendre amour.

Au bout de quelques temps de marche, un peu fatigué d'avoir tant cherché, j'aperçois enfin quelque chose qui me laissa bouche bée d'admiration. Je n'avais encore jamais vue quelque chose d'aussi grand et éblouissant, de si magnifique et qui possédait dans son ensemble une certaine poésie. Un cité toute blanche se dresse au bout du chemin, à deux heures de marche à pied.
Incroyable, ravissante, elle est sans aucun doute un des joyeux de l'humanité. On peut aisément imaginer le temps qu'elle a prit à être construite, en tout cas pour des humains cela devait être bien long. En Enetari, à la connaissance de Darel qui n'est plus très fiable vue son amnésie, il ne se souvient pas que les elfes possèdent d'aussi grande merveille. A part évidement le centre de leur territoire, le Grande Arbre, Kementari.
Je me reprends, le sourire aux lèvres et continue de marcher. Mon chemin s'arrête en plein milieu en croisant un homme bien étrange...
Un humain, un peu sale, et qui m'adresse la parole comme à une vieille connaissance. Il est un peu familier mais ne semble pas dangereux pour autant...
- Hey salut toi ! Tu n'aurais pas une tite piécette pour moi, dis ?

Mon regard étonné et perplexe lui suggère que je n'avais pas compris.
- Hmmm... Z'êtes nouveau dans le coin, hein sir ? Les elfes sont pas rares dans la cité blanche, mais rares sont ceux qui viennent seuls...

Comment il savait cela, je n'en ai aucune idée, et son langage était si particulier que de toute manière j'avais peur de lui poser la question et de le faire parler davantage...
- Alors sir ? Une pièce ?

Il tend sa main crasseuse vers moi. Ce n'est que maintenant que j'aperçus à côté de l'homme, assis sur une veste aussi sale que lui, une espèce d'instrument de musique... Me semble-t-il que c'est une mandoline.
- Vous jouez ?, lui demandais-je, curieux.
- Héhé, j'savais que vous le remarqueriez, répondit-il tout sourire en empoignant son instrument. Vous v'lez une démonstration ?
- Et bien je...

Je vois dans son regard une étincelle, ce qui me force à ne pas rejeter sa demande. Je hoche la tête, mais garde une espèce d'appréhension... Comme si je savais déjà ce que cela allait donner : Un homme qui parlait "aussi bien", ne pouvait que jouer... "aussi bien" ?

L'homme commença à jouer avec l'instrument, ne faisant aucune fosses notes. Impressionné, j'écoute avec attention. Et le pire arriva...
Il me montre sous le nez un poulet blanc comme la neige, qu'il avait empoigné depuis je ne sais où et commence à le balancer devant moi, sous mes yeux surpris et effarés. Le poulet crie tandis que l'homme profère des "Piou piou piou" à tue tête.
Et, comme si le monde n'était pas déjà en train de virer vers la catastrophe, il se met à chanter :
"- Jamais assez ne vous méfiez
de ce gentil gallinacé
mais peu de gens pourront parler
pour ceux qui lui ont résisté
c'est lui l'engeance des poulaillers
un monstre sournois et rusé
ergots pointus, bec acéré
votre vie ne tient qu'à un dé.
"
- Par Lorënor..., me plaignais-je en reculant.

"- C'est le laridé du poulet,
dansez, dansez, si vous l'pouvez !
c'est le laridé du poulet,
dansez, dansez, si vous l'pouvez !

Mais il vaudrait mieux s'en méfier,
a mort il peut vous picorer !
Mais il vaudrait mieux s'en méfier,
a mort il peut vous picorer !
"
- Arrêtez ! J'en ai assez entendu.

Les oreilles bouchés, je suis déjà à plusieurs pas de distance, alors qu'il cesse de chanter, lâchant la pauvre bête qui alla se réfugier, bizarrement, dans les affaires du mendiant.
- Hey m'sieur ! Une pièce pour m'avoir écouter, s'vous plais !

Je secoue la tête, avec un légère panique dans les yeux, alors que je recule encore pour m'éloigner de ce... ce...
Je ne sais trop quoi !
- Oh m'sieur, je suis sûr que vous allez aimer la partie là !
"Quand vous rêvez de le plumer
il ne pense qu'à vous étriper
si vous essayez de pioncer
il vous réveille au jour levé
trépas bref et instantané
ou torture lente et raffinée
ses plumes sont toutes ébouriffées
du plaisir de vous massacre......"


Je me met à courir de toutes mes forces en direction de la cité, avec le plus grand espoir que je chérie mille fois que je ne trouve pas pire là-bas. Le mendiant doit être déçu de ne pas avoir eu une pièce, mais ce n'est pas de ma faute s'il m'a littéralement démoli mon esprit créatif et mon envie de rester !

Essoufflé, je m'assoie sur une pierre, à une heure de la cité environ... Je ne peux m'empêcher de jeter un regard en arrière, pour voir s'il ne me suis pas... Lui ou son poulet...
Piou piou...
Oh par Lorenör et les autres, maudis soi cette mésaventure !
Pourquoi ce genre d'évènement stupide et sans queue ni tête arrive à moi, Nande... ?


Fffffff... Je dois avouer que c'était ridicule. Mon "cher" hôte aurait pu l'éradiquer avec une simple boule de feu... Encore faut-il qu'il en est l'envie. Hmmm... Moi je l'aurais fait sans hésitation.


Un vent glaciale me fait frissonner, alors qu'une appréhension me ronge le coeur... Je me frotte les bras pour échapper à ce soudain stresse, profitant de la pierre pour me reposer un peu. Tout va bien ici, tout va bien ailleurs... Tout va bien ? Oui... je crois.

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Sasnir
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MessageSujet: Re: Ce n'est qu'une histoire de temps   Lun 8 Juil 2013 - 13:57

-Mon ami, il est bien des choses que j'ai aimé dans la vie, mais peu qui aient enlevé ce cœur de poète.
-Ha ! Un poète ? Cette brute épaisse?
-Aznar, s'il vous plaît.
-Tout a fait, poète et sans doute depuis que j'ai pénétré ces lieux divins ! Laissez moi donc vous en décrire l'enchantement avant de me jeter la pierre.
-Je suis tout ouï, raconte donc.
-L'éclat des murs ne sont plus ce qu'ils étaient autrefois, mais la cours intérieure n'a sûrement pas changée. Immense, je doute que quiconque en ait jamais parcouru les moindres recoins. Des parterre aux dalles blanches polies tracent les sentiers de ce jardin féerique. Par un artifice qui m'échappe encore, le lieux doit sa beauté au savant mélange d'ordre et de sauvagerie de ses fleurs et feuilles aussi élégantes que piquantes. Il est difficile de dénombrer les espèces qui vivent en ce lieu, après tout Feïral possède une flore très vive et diversifiée. Lors de mon passage, je me rappelle avoir aperçu une rose au nul autre pareil. Sa robe était plus immaculée que jamais la cité ne le fut. Une dame de la cour, amusée de voir ce pauvre homme éblouit par tant de beauté,  vint me parler de cette rarissime fleur.
Venue par la mer, avec les premiers hommes de la cité blanche, son premier rosier fut planté à l'emplacement qui deviendrait le centre de la magnifique cité blanche. Les légendes des premiers hommes ajoutent même que ses ronces ont été les premiers remparts de Feïral. Le Cavalier Blanc lui même aurait porté l'une de ses fleurs sur son armure, ce que ne dément pas le blason de son bouclier, la rose blanche.
Ce jour là, je suis tombé amoureux de ce jardin et aussi de cette dame. Et j'ai aussi appris le respect de l'art, car ces jardiniers, simples roturiers qu'ils furent, sont encore les plus beaux poètes que je connaisse.

-Cela se confirme, tu ne sais pas ce qu'est la poésie.
-N'y prêtez pas attention Bedwyr. Je saisis tout à fait votre pensée.

Comme toujours, si je puis considérer quelques années suffisantes à définir un toujours, Bedwyr et Aznar ne peuvent laisser l'un, ou l'autre, conter son expériences sans se moquer de leurs ressentis ou de leurs actes. Comment leur en vouloir ? De leur vivant, ils se seraient très certainement entre-tués à vue.
Néanmoins, je leur suis reconnaissant . Leurs vies sont tout a fait aptes à remplir les bibliothèques d'Aruil. Elles portent à la fois des aventures touchantes et des secrets que le temps à bien trop facilement effacé,  chose que je déplore chaque fois un peu plus.
Écrire sur un chariot est une chose compliquée, mais l'exercice reste toujours plus simple que si j'avais été à pied. Le tout est de porter beaucoup de soin à ce que l'on fait, l'encre ne pardonne pas les mains lourdes ou craintives.
Bien que les esprits n'aient pas besoin d'appuis, je m'amuse toujours du mal qu'ils se donnent à agir comme s'ils étaient encore vivants. Plutôt que de flotter autour de moi, ils marchent à mes côté ou, comme dans le cas présent, s'installent au milieu des sacs. Ainsi, le chariot semble bien étroit quand, en plus d'un historien et de marchandises, l'on trouve trois hommes plus ou moins bien bâtis et une belle elfe distraite.
Habitué aux grands espaces, je devrais peut-être me sentir oppressé par tant de gens autour de moi. Mais contrairement aux Werranoïens normaux, j'ai toujours vécu avec au moins une présence qui ne ma laissait jamais de côté. Cette étrange famille d'un autre monde m'est devenue très chère.


-Je persiste à dire qu'un poète se doit de savoir manier la langue et non pas ses doigts!
-L'important n'est pas la façon, mais la capacité à toucher les cœurs.
-Eh bien même là, je ne vois rien qui te corresponde!
-Comment ? Moi qui suis le premier à honorer la beauté sous toutes ses formes?

Je dois avouer que les raisons de ces disputes m'échappent des fois. Ce peut-il que des âmes soient naturellement prédisposées à s'opposer ? Si cela perdure même après la mort, l'on ne peut que déplorer les mauvaises habitudes de l'Homme.
Néanmoins, je pense qu'Aznar est en tord pour une fois. Parmi toutes ses âmes enfermées dans le cycle sans fin de la guerre, Bedwyr est bien le seul qui j'ai jamais vu se détacher de la mécanique. Pour une raison d'autant plus futile qu'elle ne devrait plus exister dans la mort. L'amour.
Je sais qu'Elle est arrivée à la même conclusion, mais ma mère adoptive se contente de fuir mon regard. Les attentions que lui portent Bedwyr l'ont toujours plus gênée et poussée à la fuite qu'autre chose. Cela se comprend, c'est pour l'amour sans faille qu'elle portait à son mari qu'elle a trouvé et la mort, et l'errance sur les Terres d'Aranor. L’existence même de ce soupirant de l'au-delà est d'une outrageuse ironie.

Feïral est si belle. Une fois passé ses dangereuses plaines, les Chevaliers ont abandonné la caravane à de vastes forêts enchanteresses, cédant parfois place à d'immenses plaines et champs ou des villages joyeux et sans soucis. Et maintenant, se sont les immenses murs blancs qui attirent mon œil. Une pointe de déception perce pourtant mon cœur. D'après Bedwyr, il aurait fallu que je naisse plus tôt pour la découvrir dans toute sa splendeur. L'éclat des pierre de la cité se serait terni avec le temps et le Seigneur des lieux ne semble pas se presser de redorer cette merveilleuse cité.
Qui pourra le lui reprocher ? Elle reste l'un des plus beaux paysages de ce monde, pourquoi faudrait-il dépenser des moyens pour ce genre de coquetterie ?


- Hey messieurs dames ! Que diriez vous d'faire don d'une tite pièce, hein?

Je me penche pardessus mon chariot pour voir un homme sale, sagement assis sur une veste qui  ne vaut sûrement pas l'herbe verte qui encadre le chemin.
Les affaires ont été plus bonne et le pas presque paresseux des chevaux laisse tout le temps à quelques gens de jeter une pièce à l'homme.


-Z'êtes trop bons mes seigneurs ! Vous resterez pas une tite place dans vos chariotes ? J'me suis bien éloigné de la cité sans m'en rendre compte.
- Par ici l'ami.

Je fais signe à l'homme de me rejoindre et c'est avec un grand sourire, quelque peu édenté, qu'il ramasse ses affaires et s'accroche à ma main pour grimper sur le chariot. Ma famille, aussi étrange soit-elle, ne doit pas comporter beaucoup d'altruistes. Cette nouvelle présence physique semble leur avoir rappelé qu'ils ne sont en rien soumis au limites de ce monde, et qu'ils ne sont pas obligés de rester assis avec ce mendiant puant.
Faute de puant, il se présente plutôt sympathique et son instrument me pousse à le prendre en affection. Bedwyr aussi, puisqu'il est resté assis et pose un regard plein d'envie sur l'instrument. Après ses beaux discours sur la poésie et la beauté, il n'est pas si étonnant qu'il montre tant d'intérêt à un artiste des rues.

-Par le plus grand hasard du destin, ne serais-je pas tombé sur un musicien ?
-Haha, bon œil sir ! Mais figurez-vous que j'ai une peu d'nez aussi ! Y a pas beaucoup de gens qui savent lire et encore moins écrire ! Seriez pas un Historien par hasard?
-Me voilà démasqué.  Pour vous récompenser, peut-être me ferez vous l'honneur de retranscrire l'une de vos créations?
-J'veux pas vous vexer, mais j'pense pas que du bien d'votre écriture. La mémoire à son bon côté, mais l'chant a plus de valeur sans musique.
-Je peux comprendre.. mais, sans indiscrétions, est-ce votre estomacs qui piaille ainsi?

L'homme ouvre des yeux ronds et part d'un éclat de rire qui lui tire les larmes aux yeux, et va jusqu'à le plier en deux. Bien que je trouve sa réaction un tantinet exagérée, elle a le mérite de mettre beaucoup de chaleur à l'atmosphère.
Comme le dirait mes maîtres du monastère, je ne prête pas assez d'attention aux vivants. Voilà l'occasion de reprendre un peu pied avec le présent.


-Mon estomacs ! Z'en avez de bonne ! Non non, c'est ma vedette ça. Si z'avez l'temps, j'vous ferez une démonstration sur la place.
-Ce sera avec plaisir.

Chose promise, chose due.
J'ai abandonné mes sympathique convoyeur avec moult remerciements chaleureux. Bedwyr avait raison de vanter la beauté de la cité. Tout, du dallage aux hautes maisons de pierre, vantent l'ancienneté des lieux. Mis à part l'éclat déclinant des murs extérieurs, la cité semble être parfaitement entretenue et respectée. De belles statues se dressent sur des places, portant à chaque fois un mythe ou une légende que Bedwyr s'empresse de me rapporter.
Le mendiant, quant à lui, ne semble pas particulièrement s'émouvoir du lieu, sans doute le connaît-il déjà par cœur. En revanche, il ne manque pas de me vanter une délicieuse auberges aux prix tout a fait raisonnables.
En tant que conteur, il me considère un peu comme un confrère. Grand bien m'en face, il décide de me guider à sa place favorite, sa scène personnelle, où il sait que nombres de gens passent sans s'être encore fait harassés par une multitude de mendiants.

Une fois sur le lieux, il entame sa démonstration.. et la suite, quelqu'un vous l'a déjà contée il me semble.
Et pourtant, alors que Bedwyr s'horrifie et qu'Aznar se moque de bon cœur, moi j’applaudis. Cet homme est vraiment une source étonnante de joie.
Encore une fois, je crois être seul à voir certaines choses.

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Nande'Dareloth
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MessageSujet: Re: Ce n'est qu'une histoire de temps   Mer 7 Aoû 2013 - 13:45

Tout compte fait, je pense que la pire chose auquel j'aurais pu assister c'est un ligotage et que je sois soumis aux saignements de ma créativité. Je n'avais déjà pas forcément une énorme imagination, si elle doit se faire manger par... par...
J'en frisonne.

Mais passons, je ne vais pas m'émouvoir de ceci comme un enfant perdu. J'ai enfin atteint la ville et j'y entre et... Ouah.
Je reste pétrifié de stupeur, tant mes yeux eurent d'informations. Beauté, charme, couleurs, magnificence, et du monde, une multitude d'humain qui s'amassent, qui parlent. Tout ce bruit dans mes oreilles, et toutes ces choses à ma vue. Je me perds un peu et décide de m'écarter pour me mettre contre un mur, laissant passer les personnes que je serais susceptible de gêner en restant planté comme une pique. Je fis rire un homme. Ce dernier me regarde et me souhaite la bienvenu à Feïral, cité blanche.
Cité de merveille...
En effet la couleur blanche prédomine aux murs immenses qui s'élèvent autour de nous. Comment, mais comment des humains éphémères possédant une vie trop courte pouvaient construire de telle œuvre ?! En plus d'être grand, c'était parfait, aux détails prêt ! Ils montraient là qu'ils faisaient de bons architectes et constructeurs. Je me demande tout de même s'ils n'ont pas été aidé par des nains ou des orcs pour faire cela. Ou même par la magie.

Après mettre remis de mes émotions, j'ose débuter une marche dans la foule. Beaucoup d'humains certes, mais je vis également des marchands nains vendant des armes de la qualité réputé de leurs régions. Je suis étonné de voir quelques elfes, sans doute eux aussi des artisans ou des voyageurs. Je me sentais un peu moins seul dans cet amas de monde qui affluait de tout les côtés.

J'arrive dans une place, la troisième que je traverse. Mais cette fois, je m'arrête, les yeux grands ouverts. Non ! Pas lui !
Je me ressaisis en voyant des gens, rares personnes à noter, applaudirent autour de lui. Je ne peux m'empêcher de me demander d'où sortent-ils pour applaudir un art beaucoup trop... archaïque ? Je ne saurais le dire...
Je m'approche, fronçant un peu les sourcils. L'homme me reconnait et me lance un immense sourire, sans doute encore plus énorme que la première fois.
- Héééé mon ami ! Vous z'êtes pas perdu finalement ?
- Ami ?... J'ai manqué un passage tout à l'heure... , grimaçais-je.
- Oh vous z'êtes parti bien vite mais c'est sans doute par'ce que z'êtes un elfe.
- Je pense que vous avez grillé une partie de mon cerveau, ce qui a activé la fonction : course.

L'homme part dans un éclat de rire qui, j'eus cru, aurait pu lui provoqué une crise cardiaque.
- Vou-vous z'êtes... drô....
- On respire et on parle après !, fis-je redressant son dos.[médecin on XD]
- Ouf... Ouf... Merci... Z'êtes un homme bien, tente-t-il d'articuler, les larmes aux yeux.

Je soupire de soulagement et m'écarte un peu. La foule, euuuh... Pardon, plutôt les quatre, cinq personnes autour de lui voulaient entendre la création du "Poulet". Je les regarde, horrifié. Non pas ça !
C'est avec angoisse que je le regarde chanter et secouer le pauvre poulet comme un déjanté. La musique est peut-être chantante mais...
- "Quand vous rêvez de le plumer
il ne pense qu'à vous étriper
si vous essayez de pioncer
il vous réveille au jour levé...
"


Non mais vraiment, je ne peux pas admirer ça.
- Dites.
- Oui m'sieur ?, dit-il s'arrêtant le sourire aux lèvres.
- Arrêtez de lui faire ça...
- Oh mais vous en faites pas m'sieur ! Elle adore ça ma petite Lucette.
- Lucette... Ah c'est donc ça son nom...
- Ouep pourquoi ?
- Parce que Lucette, dans chacun de ses cris, vous insulte de porc, cheval, porcine, vache... Enfin ça me laisse imaginer qu'elle a grandit dans une ferme et qu'elle a viré folle à force de "prestations". Ce qui est très étonnant venant d'un poulet d'être fou mais également de survivre à "ça".
- Ouaaaaah m'sieur vous vous riez d'moi, elle a dit ça vraiment ?
- De ce que j'ai vaguement perçu... En faite je ne sais pas ce qui est le plus horrible entre ces cris ou les vôtres..., finis-je avec un rictus d'horreur.

J'avais peur de me faire passer pour une fou moi-même. Mais en réalité, ma capacité à "traduire", ou plutôt à deviner le langage des animaux, me venait des années passé en forêt. Seul. Seul pendant longtemps. A cette époque où je ne parlais plus et communiquait avec eux. Puis, je suis un elfe, ça excuse beaucoup de choses.
- Ouaaaah, m'sieur ouaaaaah ! J'savais que vous étiez exceptionnel !, s’esclaffe le musicien sautant partout d'une façon joyeuse allons dire, tellement ses pas sont lourds sur le sol, tandis que je regarde le poulet, secoué.
- Mais... le pire c'est qu'elle aime vraiment ça, soupirais-je, une main sur mon visage. Je tire un trait sur la légende du "Mendiant et son poulet chanteur", car elle existe vraiment.
- Oh messieurs ! V'nez avec moi. J'ai assez de pièce pour trois.

Et sur ces mots, il nous montre le chemin. Nous ? Je n'avais pas remarqué la présence de l'homme. Je l'observe un peu. Un homme, mat, fin presque pareille à un elfe. Mais il est humain, je le sens. Je sens cependant un mystère, quelque chose... Je peux presque le tenir. De la magie ? Je ne sais pas. Sans doute ? Pourquoi pas, je ne suis pas si sûr et je ne veux pas me mêler de ses affaires. Après tout, je ne le connais pas.


Des esprits... Qui ils sont ?
Curieuse, Azira regarde, sortant légèrement. Elle préfère ne pas attirer trop  l'attention sur elle. Darel peut en subir les conséquences. Mais une chose est sur. Cet humain est un sorcier, car elle sentait ses "capacités". Tout comme Darel, il est une porte entre son monde et le leurs.
Elle observe, en silence...



Tout comme moi.
- Nous sommes arrivés ! Messieurs euuuuhmmmmm... C'quoi vos noms en faite ?, demande le mendiant, se tournant vers nous.

J'hésite longuement, n'ayant pas l'habitude qu'on demande mon prénom de cette manière. Je ne suis pas encore tout à fait accoutumé à la culture des humains. Je note quelques maladresses, même si je n'en suis pas révulsés pour autant. Je ne suis pas un de ces elfes trop compliqué, mais il m'arrive parfois de paniquer devant des comportements typiquement  humains ou pas ce genre de langage dont j'ignore la méthode un peu brusque.
Je jette un regard à l'homme à côté de moi. Peut-être que lui a la méthode. Je me sentais un peu ridicule, mais entre le mendiant et son regard oppressant et cet homme mystérieux et sa "magie" environnante, je suis soudainement pris au piège.
- Darel, répondis-je simplement.
- Oh c'bien simple pour un elfe, non ?
- C'est un diminutif.
- Oh moi aussi je diminutif mon prénom ! C'est Po, surnom de Paulias, enchanté !

Il se tourne désormais vers l'autre, le regard insistant.

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MessageSujet: Re: Ce n'est qu'une histoire de temps   Dim 18 Aoû 2013 - 12:54

Bien qu'il n'amasse pas foule, mon nouvel ami arrive tout de même a gagner un petit publique qui l'applaudit sans retenu. Je dois dire que je ne m'attendait pas à ce que ce genre de chant trouve plus de deux oreilles appréciatrices, mais ma notion du goût doit-être faussé par mon obnubilation du passé. Pour un Historien, je suis bien peu au fait du monde actuel, encore moins en matière d'art. Croiser quelques ménestrels ne me feraient certainement pas de mal.
En tout cas, en matière des goûts anciens, je peux me faire une idée précise. Lorsque je vois mes compagnons les plus loquaces s'horrifier et rouspéter ou se moquer méchamment, je ne peux que deviner l'ampleur du changement qui a touché la musique. Fini les vieilles règles d'antan, l'Alexandrin laisse le pas à l'octosyllabe, au quatrain et parfois à l'improvisation la plus totale. Les thèmes semblent aussi s'être élargie, puisque l'histoire d'un poulet rend Bedwyr furieux. En fait, la noblesse Feïralienne de l'époque n'aurait sans doute jamais laissé cet homme chanter. Quant à Aznar, je ne sais pas s'il s'est un jour intéressé à la musique, le fait est qu'il semble prendre un malin plaisir à attiser l'énervement de Bedwyr. Étonnant, n'est-ce pas ?
Heureusement que les mœurs ont changé. L'art se nourrit souvent de liberté, il me semble en tout cas.


- Héééé mon ami ! Vous z'êtes pas perdu finalement ?

Le vieil homme s'adresse à une personne que je m'étonne de découvrir munie de longue oreilles pointues. Un elfe perdu loin de sa forêt, ou peut-être pas perdu à ce qu'en dit mon ami musicien. Cependant, le bel arrivant ne montre pas autant d'enthousiasme que son interlocuteur, raison qui me laisse penser que je ferais mieux de les laisser.. régler leurs comptes ? L'expression peut paraître un peu violente, disons plutôt régler leurs affaires. L'affaire en question semble être un problème d'éthique pour le jeune elfe. Il est vrai que l'animal du musicien ne doit pas beaucoup s'amuser à être secoué ainsi dans tout les sens.
Je me détourne cependant poliment de la conversation, j'ai l'impression qu'elle ne concerne qu'eux. Et puis, j'étais anciennement un futur chasseur prometteur de Weranoï, je ne pense pas être la personne la mieux placée pour me pencher sur le cas des animaux. Et puis, j'étais venu pour explorer l'une des plus ancienne cité des terres connues.

L'intérieur de la cité m’apparaît déjà pleine de splendeurs et, sans doute, de surprises. Il y a foule ici, mais je crois déjà discerner un esprit ou deux, j'ai de bonnes chances de pouvoir glaner quelques histoires et descriptions de l'ancienne époque. Bien sûr, plus je pourrais interroger d'esprits, mieux cela sera. Il serait stupide de se fier pleinement à une seule personne. Non pas que je soupçonne certains esprits de me mentir, mais même les morts peuvent se tromper.

-Je n'aime pas ce gars là!
-Ce doit donc être un brave homme!
-C'est ce qu'on appelle faire de l'esprit par chez vous?
-Haha ! Excellent jeu de mot !
-Un jeu de mot?
-Eh bien oui ! Nous sommes des esprits.


Un coup d'oeil vers Aznar me confirme que s'il le pouvait, il tuerait une nouvelle fois Bedwyr. Par ailleurs, ma mère et Feyris semblent bien décidés à se cantonner au silence et à ne surtout pas s'impliquer dans cette discussion ridicule. De peut loquaces, ils me semblent devenir muets au fur et à mesure que le temps passe. Sans doute parce qu'ils ne se sont pas habitués à la présence de nos nouveaux compagnons.
Je jette un rapide coup d'oeil à mon nouvel ami ménestrel et sont ami-qui-n'a-pas-vraiment-l'air-d'en-être-un, afin de m'assurer qu'ils ne vont pas me prendre pour un fou. Je n'y pense pas toujours, mais il faut que je fasse attention à ne pas parler aux esprits devant les gens. Ça fait désordre.


-Eh bien Aznar, qu'est-ce qui vous arrive?
-Outre l'humour nauséabond, tant il est mauvais, de cet imbécile de cava..
-Outre cela oui.
-J'aime pas ce type là. Il est pas net.
-Outre votre instinct, monsieur l'assassin, il serait de bon ton de ne pas juger sans raisons
-En effet, y a-t-il une raison Aznar?
-Eh bien.. son ombre est double..


Je hausse un sourcil surprit avant de jeter un petit regard à l'ombre de l'elfe. Qui est tout a fait normal. Je m'apprête à questionner Aznar plus en avant, mais le ménestrel se retourne vers moi avec son poulet à la main et me fait signe de me rapprocher tout en m'invitant avec son ami elfe, qui est peut-être vraiment son ami du coup, à aller prendre un verre. Trouver une taverne serait une bonne chose pour pouvoir conter quelques histoires. De toute façon, Aznar et Bedwyr sont repartis dans leurs querelles, autant les y laisser. Et puis, les elfes sont en général pacifistes, je ne vois pas pourquoi Aznar fait ainsi toute une histoire. J'accompagne donc volontiers ces deux étranges personnages.

- Nous sommes arrivés ! Messieurs euuuuhmmmmm... C'quoi vos noms en faite ?

Tient, il est vrai que nous voilà ensemble depuis un moment et que pas un nom ne s'est pronnoncé de puis. C'est sans doute parce que la relation de ménestrel avec le public sans prive généralement très bien. Je surprend le regard de l'elfe avec un sourire amusé, il ne semble pas à l'aise avec les manières de notre « guide ». Et pour cause, je me souviens que lorsque la tribu s'entretenait avec des elfes, c'était toujours avec beaucoup de respect. Un jour, le chaman m'a expliqué que les traditions elfes étaient complexes et pleines de marque de politesses. Même entre eux, les elfes semblent toujours tenir une distance polie. Ce qui m'a fait comprendre pourquoi Elthir ne fait pas étalage de marques d'affections.

- Darel
- Oh c'bien simple pour un elfe, non ?
- C'est un diminutif.
- Oh moi aussi je diminutif mon prénom ! C'est Po, surnom de Paulias, enchanté !


J'ai beaucoup de mal à retenir un éclat de rire et même alors je cache mon large sourire derrière ma main. Même Feyris en a les lèvres qui s'étirent. C'est qu'il est drôle ce drôle ! Je prend un instant pour reprendre mon souffle et un semblant de sérieux, démasqué par ce sourire ravi qui ne veut pas s'enfuir, avant de me présenter à mon tour.

-Je m'appelle Sasnir et vous me voyez au regret de ne pouvoir vous fournir de diminutif, mais on me surnomme parfois conteur. Je suis ravis de faire votre connaissance et de pouvoir partager un verre avec vous.

J'incline légèrement le buste pour appuyer mes dires, et aussi parce que je pense que l'elfe appréciera quelques politesses, aussi humaines soient-elles. Si j'ai déjà entendu parler de l'Eldar, et même l'avoir entendu parlée, je ne connais que bien peu de choses de cette langue pourtant aussi ancienne que le monde, dit-on.
Mais un jour, lorsque je rentrerais au monastère, je prendrais soin de l'acquérir, avec quelques autres. Les forêts elfiques ont sans doute bien des secrets et des esprits à me présenter.

Je prend place avec mes amis autour d'une table et profite avec joie d'une bonne chaise : C'est tout de même plus confortable qu'un chariot. Mes compagnons de l'autre-monde sont là eux aussi, bien sûr. Bien qu'ils n'aient aucune contenance physique, ils s'installent à une table proche, comme s'ils avaient besoin d'un appuis. Mais chacun à sa manière. Feyris s'est assis en tailleur sur la table même, Aznar fait face au dossier de sa chaise pour pouvoir « appuyer » ses coudes dessus, ma mère adoptive est la seule à s'asseoir correctement avec un port des plus nobles. Quant à Bedwyr.. il a un genoux à terre et conte fleurette à la pauvre elfe-esprit qui regarde de l'autre côté, l'ignorant parfaitement.

Et il faut que je fasse comme si l'endroit était normal quand tant de choses me tirent sourire et amusement?


-Dîtes moi Darel, pourquoi un elfe s'égare-t-il autant au sud des terres?

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Nande'Dareloth
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MessageSujet: Re: Ce n'est qu'une histoire de temps   Lun 23 Sep 2013 - 11:45

Il est parfois difficile de suivre un humain. De façon éthique je veux dire...
L'enthousiasme de Paulias ne manque pas à me mettre de bonne humeur, mais également à me laisser légèrement distant. C'est un écart que je mets par manque d'habitude. On côtoie que très rarement des humains à Enetari. Voir jamais. C'est un sacré choc de titan lorsque nos cultures s'affrontent sans trop de dommage. Moi très droit, pratiquant des politesses ancestrales, face à une bombe vivante, envahissant le monde avec cette pointe de folie meurtrière... Et parfois sincère. Les humains ne sont pas tous mauvais, on le voit avec Paulias. Par contre ils sont tous fous à lier. Et ils n'ont pas fini de m'impressionner de jour en jour.

Un sourire perle sur mon visage lorsque l'humain se présenta et l'autre qui éclata d'un rire franc. D'ailleurs, ce dernier qui est resté plutôt silencieux se présente sous le nom de Sasnir. Je ne me suis pas attardé sur sa personne, mais désormais mon attention est portée sur lui... Et je pus remarquer que pour un humain, il semble... spécial. Différent. Un peu... Comme moi. J'ai l'intime conviction qu'on se ressemble plus que ce qu'on imagine.

Un conteur dit-il ?
Cela m'intrigue fortement et j'incline la tête devant la marque de politesse qu'il applique en se présentant. Quelqu'un de cultivé, cela se voit, et il m'en voit ravis.
Nous avons beaucoup de chose à apprendre, entre espèces d'Aranor. Et voir cette personne user des politesses façon elfique, c'est plutôt encourageant d'aller de l'avant avec eux.

Alors que je m'assoie avec mes nouveaux compagnons, je pris le temps de regarder un peu autour de moi. L'endroit est soyeux, l'intérieur bien décoré. Cela donne envie d'y rester et de se restaurer. La décoration contraste avec l'extérieur blanc, bien qu'elle laisse une espèce d'harmonie. Je me tourne vers Paulias qui a laissé un regard appuyé sur moi. Je remarque au même instant que le dénommé Sasnir m'avait posé une question.
Elle n'est pas compliquée, pourtant elle me laisse muet quelques instants. Je cligne des yeux, un peu, comme si je sortais de mes pensées. Ce qui n'est pas totalement faux...
- Et bien...
- JE SAIS ! Z'êtes un pèlerin en quête des connaissances de Feïral !, lance soudainement Po', comme s'il jouait au jeu des devinettes. Ce qui me déstabilise grandement.
- Un... ?
- Mais oui, un pèlerin. Chui trop fort. La plupart des étrangers viennent ici parc'qu'ils trouvent des choses à apprendre et parc'qu'il y a une "sérénité" dans la cité qu'ils veulent tous avoir !
- Je ne suis pas... un pèlerin, souris-je maladroitement.
- Ah non !? Oh mais alors un érudit ! JE LE SAVAIS !

Je soupire. Cet humain était... à la fois imperturbable et incontrôlable, ce qui le rend vraiment... libre ? Oui... C'en est presque admirable si seulement il n'était pas si dépossédé de politesses.
- J'ai d'viné juste ?
- Pardon ?...
- J'ai deuviné juste ?!
- Non non..., répondis-je au hasard, levant un sourcil.
- Roh...

Il semble déçu, et je m'empresse de lui expliquer que je n'étais ni un érudit, ni un pèlerin en quête de connaissance.
- Bien que je ne suis pas contre en apprendre plus sur Feïral et ses environs. Non, l'ami, je suis à la recherche d'une personne...
- Oh ! Alors bien'vu ! Ici on retrouve tout le monde. Si jamais z'êtes perdu, vous pouvez d'mander de l'aide aux Chevaliers !

Je lui réponds d'un hochement de tête. Malgré le fait que je connaisse mal les Ordres que possèdent les humains, j'imaginais plutôt me débrouiller seul, du coup. En écoutant parler Paulias, je fus pris d'un doute...
Les Chevaliers.
Je suis certains de bien les connaître, pourtant leur mention ne m'évoque pas l'ombre d'une reconnaissance, comme si je ne sais rien sur eux...
Qu'est-ce que j'ai ?...
- Bonjour, messieurs. Puis-je vous servir ?

Je sursaute légèrement en entendant cette voix douce, celle d'une jeune femme. Elle semble attendre quelque chose, et je ne compris pas sur le coup.
- Trois bières s'il vous plait, m'dame ! C'est ma tourné, répondit Paulias avec enthousiasme avant de poser un long regard sur moi.

Je lui réponds d'un levé de sourcil. Il fronce les siens. J'ai l'air de ne pas comprendre ce qu'il voulait... Il se met à avoir des étincelles dans les yeux, comme s'il avait compris. Je semble dépassé. Il se remet à parler à la jeune femme :
- Oh, mettez plutôt deux bières, et du vin maison pour monsieur.
- Bien, avec ceci ?
- On f'ra avec pour l'instant, merci !

La jeune femme acquiesce et s'en va, devant mon désappointement. Cela s'était passé si vite, que je n'eus même pas le temps de dire merci. Les trois boissons furent posées sur la table par la délicate, et je remarque que l'on me servit quelque chose qui semble beaucoup moins brutal à l'odeur que les deux autres...
- Bien'vu à Feïral, messieurs !, fit Paulias, levant sa "bière" et en bue une bonne lampé. Je souris légèrement et par politesse je fis de même avec mon... "vin maison". Ce n'est pas mauvais cela dit.

La discussion reprit de bon train. Un Paulias aussi enthousiasme, la table est toujours animé par des contes et histoires. Je souligne d'ailleurs que Sasnir en avait beaucoup à raconter également. Il disait être un conteur... Et ce rôle m'intrigue. On croise rarement des humains avec les connaissances de nos coutumes, et encore moins des humains qui possédaient des connaissances sur Aranor entière. Ou presque...
Peut-être qu'il pourrait m'aider.
Cette pensée d'en savoir plus, pour pouvoir me souvenir de quelque chose m'agrippe et me procure de l'espoir. Ce sentiment si fort qui me suit partout où je vais. Je profite d'une absence de Paulias aux "petits coins derrière le restaurant", pour parler un peu avec Sasnir.
- Vous semblez connaître un peu plus les elfes qu'on le pense. Certainement plus que Paulias. D'où venez vous pour en savoir autant, jeune humain ?

Je ne voulais surtout pas le vexer, et c'est pour cela que je parlais avec tact et sans marque d'irrespect dans la voix. Au contraire, il m'est très sympathique car il me paraît si familier. L’appellation jeune humain n'est en aucun cas à prendre de travers, car de toute évidence, il est plus jeune que moi. Mais si on regarde bien, parmi les miens je suis également jeune. Autant que le conteur assit à côté de moi. Selon moi, j'évalue la jeunesse d'une personne de par ses connaissances sur la vie et ce qui l'entoure. Avoir du savoir est signe d'une grande sagesse et d'une âge avancé. Quelque chose que les elfes auront forcément en plus que les humains qui ne vivent pas assez longtemps...
C'est attristant, je trouve. Rencontrer des esprits aussi élevés qui ne vivront qu'un siècle à peine.

Je lui souris en attendant sa réponse. Un sourire qui s'efface furtivement à cause d'un léger frisson qui me parcourut l'échine. Cela passa suite à un frottement sur mon bras. Mon regard se perd un peu dans le restaurant. A part quelques clients satisfaits qui mangeaient avec entrain, il ne s'y trouvait que des tables vides... Et ... Pourtant... Je suis certain qu'il y avait plus...
Mais j'ignore mais soudaine impression non construite pour me concentrer sur Sasnir.


Azira sortit légèrement de son antre. D'abord la tête, puis le haut du corps se dévoila. Ses jambes étaient encore dématérialisé dans la tête de l'elfe, comme si elle était attachée inconsciemment. Elle secoue sa belle chevelure bouclée blanche, un peu dorée, qui laissait penser qu'elle avait été d'un blond lumineux à l'époque de son vivant, les remettant en place. Son regard perçant parcoure la pièce, et ses lèvres fines s'étirent dans un sourire malicieux lorsqu'elle aperçut les autres. Ces esprits qu'elle avait sentit... Elle ne pouvait pas les voir dans la tête de Darel, car ce dernier n'avait pas encore reprit conscience de ses capacités de sorcier. Cela finira par revenir, un jour, avec le temps, avec la patience...
Elle est patiente.
Son regard passe de la malice au mépris, mais son sourire garde ce côté mesquin qu'elle entretient depuis longtemps. Elle ne craint rien d'eux, c'est l'avantage d'être un esprit rattaché à un corps de mortel.

En voyant Aznar, elle penche la tête sur le côté, prenant un air innocent et plein de grâce. Elle cligne des yeux, usant d'un charme qu'elle acquit de son vivant et qu'elle n'a pas perdu. Elle aime bien les sombres personnages qui se cache dans les ombres. Elle rit, doucement, d'une douceur qu'on ne lui aurait pas cru. Vilaine fille qu'elle est...
A la vue de Bedwyr, elle feint d'être impressionné par tant de prestance et pourtant tant de poésie. Était-ce possible chez un personnage si bourrin, un guerrier ? Ce genre de personne à cause de qui elle est morte... Et pourtant, elle lui trouve des airs sympathiques.
Elle ignore les deux autres, ayant posé un regard sur ces personnages qui ne semble pas réagir à elle. L'un d'eux, et ça elle ne le laissera jamais sous entendre, lui fait un peu peur...

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Ce n'est qu'une histoire de temps

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