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 Derakh des Rougecrocs [Histoire d'un PNJ, avec Philip Sartin]

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MessageSujet: Derakh des Rougecrocs [Histoire d'un PNJ, avec Philip Sartin]   Mer 1 Nov 2017 - 16:23

Les marais d'Akeraï ne sont pas très hospitalières. Humides, quasi désertes, refermant maladies et bestioles dangereuses, c'est tout ce qu'il reste d'une terre autrefois vivante et radieuse. Quitte à choisir, un Orc préfère le sol brûlant du désert qui se trouve plus au sud. La terre craque tous les jours, les plantes poussent avec peine dans les ombres, et l'eau est rare, mais les Orcs trouvent leur compte dans leur vie de nomade. Mais malgré la rudesse du paysage, des paysans se sont établis près des marais, en dehors d'Akeraï, dans une tentative hasardeuse d'y faire des récoltes. Autant vous dire que c'est peu fameux. Mais malgré les conditions difficiles, les gens arrivent à vivre avec rien, sur ces terres. Ils ne partagent pas vraiment ce qu'ils arrivent à récolter, de la nourriture déjà maigre pour eux même... Alors ils détestent l'idée que des étrangers foulent leurs terres. Pas de partage, l’accueil n'est donc pas un mot qu'ils connaissent. C'est sous les regards suspicieux des habitants qu'un homme encapuchonné, nerveux et à l'aire fuyard, marche à pas rapide, traversant le village. Trois maisons et une ferme et ils appellent ça un village, hein ? Pauvres hères.

Le mage est persuadé d'avoir semé l'autre qui ne l'a pas lâché depuis des jours. Mais il oublie que son poursuivant a une meilleure vue que lui de nuit. Sous ce regard attentif, étudiant chaque pas, une ombre attend. Elle est massive, et préfère ne pas se faire remarquer. Une fois la voie libre, il file comme un souffle. N'étant pas très discret avec ses pas lourds, il contourne les habitations, prudent. Le mage a accéléré son pas, écartant avec sa magie du vent tout ce qui le gêne. Il se met à courir vers la forêt. Il pense vraiment pouvoir le semer ?
Dans un énorme fracas, des flammes viennent lui barrer le chemin, carbonisant quelques arbres perdues et le sol déjà gris. L'homme pousse un crie, terrorisé et commence à gesticuler, parvenant à se frayer un chemin. Mais les flammes grossissent, supprimant toutes issues. L'ombre massive apparaît à la lumière rougeoyante et d'une poigne attrape le mage en panique.
- Qu-que veux-tu, Orc ?! , couine-t-il, bougeant ses jambes dans le vide et tentant désespérément de se libérer avec ses mains.

Son poursuivant ne répondit rien. Il toise du regard ce gringalet, cet imposteur. Les hommes étudient sagement la magie, chose qui n'appartient à personne et ils osent l'utiliser pour faire des ignominies ?! Cela le met hors de lui. C'est pour cette raison qu'il les pourchasse et les punis. Les flammes autour d'eux s'intensifient. La chaleur est intense. L'homme en dégouline déjà, il a arrêté de bouger, ayant perdu espoir de s'échapper.
- Pi...pitié.. Je... Je ne voulais pas...
- La ferme, mardvat.

Jusque là calme, supportant très bien la chaleur des flammes, un grognement s'échappe. Les flammes réagissent à ce changement d'humeur et grossissent. La peau verte devant le mage est bien décidé à exercer sa justice. Il est capable de tuer dans ces cas là. Mais quelque chose finit toujours par le retenir... La justice n'est pas la même chez les hommes que chez eux, d'une part. D'autres parts elle n'est pas exercée de la même manière... Les humains passent des jours à débattre, à parler inutilement, à ne pas punir comme il le faut à la hauteur du crime commis. Ces gens ne sont pourtant pas à défendre, surtout lorsqu'il bafoue des dons primordiales... Mais cela, les hommes ne le comprennent pas.
- E-elle … , continue le mage les lèvres tremblantes. Elle était parfaitement d'a-...
- Tu as osé utiliser de la magie pour cette infamie ! Au nom des Primordiaux, tu seras châtié pour ça !
- N-non ! Je ne...

Le pitoyable verse des larmes, tétanisé à l'idée de mourir. Son crime ne peut rester impuni, mais jusqu'où il doit aller pour faire comprendre au monde qu'il ne faut pas toucher des choses qui le dépasse ? Un don ne doit être offert que par leurs Pères et Mères.

En plus de faire la justice, l'Orc remet les choses à leurs places. Chacun à son rôle dans ce monde... L'étude de la magie est à proscrire. C'est ce qu'il pense, en tout cas.

***

Au petit matin, Hanz, paysan local, fait sa promenade. Et comme tous les matins, il marche doucement, dû à son vieil âge, vers les bords de la forêt, ne préférant pas se frotter aux bestioles qui traînent dans ce coin là. Et … Il aperçut quelque chose d’inhabituel. Une partie des arbres a brûlé, le sol noir comme du charbon, et le vent souffle énormément de poussière. L'odeur émane encore ce qui s'est produit cette nuit... Le vieillard ne comprend pas ce qui a pu se passer, comment un feu a pris sur ces terres humides et pourquoi ne s'est-il pas propagé ? Ce qui le surprend encore plus c'est de voir un homme nue au milieu des cendres, tremblotant comme une feuille morte abandonnée et répétant sans cesse les mots : « Vaghemi's nerum misht »



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Philip Sartin
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MessageSujet: Re: Derakh des Rougecrocs [Histoire d'un PNJ, avec Philip Sartin]   Lun 6 Nov 2017 - 23:24

-Commandeur, si je puis avoir un mot.

Philip détourne le regard de sa monture pour observer par dessus son épaule. Il n’avait pas besoin de voir pour reconnaître la voix de Nalyna, l’une de ses écuyère. Et la seule assez têtu pour venir le poursuivre jusque dans la préparation de son cheval, a quelques dizaine d’heures du départs. Probablement son dernier espoir de lui faire entendre raison, devait-elle penser.
La jeune femme avait la mauvaise habitude de rester campée sur ses positions, mais à part cela elle était une écuyère presque parfaite, bien qu’un peu trop ambitieuse pour son bien. Si ce n’était par reconnaissance pour ses qualités, qui feront d’elle une splendide chevalière à l’avenir, il n’aurait pas la patience de l’écouter.


-J’ai peur de savoir ce qui vient, mais je suis tout ouïe écuyère.

Il jurerait la voir jubiler devant cette chance supplémentaire de s’exprimer. Comme lors des entraînement à l’épée, elle sautait toujours à pieds joint lorsqu’il prétendait s’exposer. Chose qu’il faisait néanmoins de plus en plus rarement, car la lame de l’apprenti ne pardonnait que peu de faiblesse. Encore un point où il aurait du mal à lui trouver un complet défaut.

-Commandeur, vous souvenez vous lors..
-Je n’ai pas vraiment le temps pour une histoire.

Reportant son attention sur le cheval, et plus particulièrement sur les lanières de cuirs qu’il resserrait et desserrait en observant les réactions de sa monture. Les hommes de Feïrals aiment à penser que le confort de leur compagnon de voyages sera aussi le leur.

-Celle-ci sera rapide et digne d’intérêt si elle est sagement écoutée.

Le chevalier secoua la tête devant l’insolence de son écuyère, agitant sa longue chevelure dans un signe de mécontentement qui amusait Nalyna, capable de reconnaître les sept mouvements trahissant l’agacement du chevalier. Mais elle savait aussi que s’il ne la grondait pas, c’est qu’il l’estimait dans son droit de poursuivre.

-Donc, vous souvenez-vous lorsque vous nous avez entraîné à la charge ?
-Le mois dernier ?.
-Oui, le mois dernier. Et lorsque vous nous avez violemment initiées à la joute Feïralienne ? Sans aucun ménagement pour la différence physique entre vous même et vos écuyère, sans parler du gouffre d’expérience ?

Le souvenir tira un sourire à Philip. Incapable de s’en déparer, il préféra prétendre être trop occupé avec sa selles et ses fontes pour se retourner.

-Suis-je soumis à un interrogatoire écuyère ?
-La Cour vous serez grès de répondre par oui ou par non.

Loin de se faire démonter par le rappel de son rang, elle se permet même de le mettre en position d’accusé. Que faudra-t-il pour retrouver la jeune fille qui le regardait avec de grands yeux admiratifs et le considérait comme une légende?

-Oui, je pense que cela est arrivé.
-Et vous rappelez vous avoir dit alors : « Je peux emmener une écuyère à l’aventure si elle ne se risque pas à se genre de jeu » ?

On se rapproche enfin du fin mot de l’histoire.
-Certes, cela ressemble à ce que j’aurais pu dire.

Enfin satisfait du jeu des lanières de cuir, il se relève pour s’approcher de la table proche. Là tout l’équipement qu’il a vérifié préalablement attend de trouver sa place sur l’animal.

-Alors pourquoi le commandeur s’en va-t-il sans ses écuyères ? Qu’il a si finement préparé à ce genre de dangers et d’aventure ?

Le chevalier ne prend pas la peine de répondre. Cette question à déjà été posée et il n’a toujours pas changé d’avis sur le sujet.

-Accompagner son chevalier est le rôle d’un écuyer. Vous avez des responsabilités qui ne vous permettent pas souvent de quitter la forteresse et nous vous sommes reconnaissantes de prendre la peine de patrouiller pour nous permettre de profiter d’un semblant d’aventure...

-Crois moi, cela me profite tout autant qu’à toi. Mais cette fois n’est une simple patrouille.

Visiblement peut heureuse de voir son discours, certainement finement pensé et repensé couper court, Nalyna augmente le ton de sa voix.

-En quoi est-ce différent ? Un homme a été retrouvé nu et délirant ! C’est loin d’être aussi terrifiant que des bêtes sauvages ou des incursions Orcs!

Philip se retourne finalement avec un regard glacial qui pousse l’écuyère à redevenir docile et à se tenir droite. Elle soutient néanmoins le regard du chevalier, le défiant de la contredire.

-De la part de mon écuyère et d’une personne que j’ai jugée assez digne de confiance pour connaître les détails de l’affaire, je ne m’attendais pas à entendre propos si bêtes et peu réfléchis.

La déception du chevalier ne pouvant provoquer qu’un soupçon de remords dans le coeur de l’écuyère, il était obligé de s’expliquer. Il voulait qu’elle comprenne et qu’elle accepte sa décision. Il avait beaucoup d’espoir en ses écuyères qui étaient remarquables, aussi ne pouvait-il pas se permettre de laisser celle-ci avec une rage bouillonnante à cause d’une bête incompréhension.

-Tu sais fort bien qu’un mage est à l’œuvre. L’état de la victime n’est qu’une preuve de la maîtrise de son art. L’identité de la victime et son passé nous laisse entendre que d’autres mages sont impliqués, qu’ils nous seront probablement hostile. Si nous espérons que cela se règle pacifiquement, je suis forcé de penser qu’il y aura malgré tout des affrontements.

L’écuyère se tait mais il sait qu’elle n’attends qu’une ouverture pour lui signaler qu’elle n’a pas peur de se battre et qu’elle est déjà assez forte pour lui tenir tête une minute entière dans un échange de coup d’épées et de boucliers. Mais ce n’était pas le problème ici.

-Ecuyère, à quoi sert l’armure ?
-A protéger le chevalier.

La question suivante est habituellement : à quoi sert l’épée ? Et la réponse traditionnelle et de répondre : à défendre le faible. Mais Philip le sujet n’était pas non plus à raviver la fois de l’Ordre.

-Me défendra-t-elle contre le feu?

Nalyna regarde son mentor avec surprise. Elle y réfléchi une poignée de seconde puis approuve vivement.

-Plus aucune forge ne pourrait la faire fondre, les runes préservent sa forme. Aucune flamme ne la pénétrera, quelques étincelles tout au plus.

-Puisque tu es si sûre de toi, tu aideras les pages aux cuisines durant mon absence.

La punition lui semble injuste aussi elle ouvre la bouche pour protester. D’autant qu’il ne lui dérangerait pas d’être de corvée de cuisine si elle pouvait au moins l’accompagner dans l’entreprise. Mais le chevalier pose sa grande main sur sa tête, dans un geste paternelle qu’elle ne connaît que trop bien, qui lui semble un peu vexant alors qu’elle n’a plus rien d’une enfant.

-Tu observeras les bouillons  et les marmites avec attention. Et à mon retour, tu me diras  si les flammes ont vraiment besoin de pénétrer mon armure.

Loin d’être stupide Nalyna compris tout de suite où il voulait en venir. Même si les flamme ne touchaient pas le corps du chevalier, la chaleur restait et devenait pesante dans l’armure. Elle savait que les jeunes chevaliers tombaient souvent de leur chevaux parce qu’ils n’étaient pas habitués à voyager dans la fournaise de leur protection d’acier.
Elle se pinça les lèvres, en se demandant si une réponse plus réfléchie lui aurait valu pouvoir suivre le chevalier. Ce problème n’était après tout pas le sien, elle n’avait pas encore d’armure. Face au mage, ou tout autre ennemi d’envergure, le devoir de l’écuyer est de se cacher avec les chevaux.


-Je ne participerai même pas au combat… Je veux juste profiter de cette rare occasion ! Le commandeur est enfin de sortie et ses écuyère sont laissée derrière.. c’est.. ce n’est pas juste !

Philip doit bien reconnaître que sa décision n’est pas facile à accepter. A la place de Nalyna il aurait … en fait, il est partit en guerre bien plus vite qu’il n’aurait du l’être possible. Mais la guerre a toujours eut ses propres règles. Cette fois, il n’y a pas de raison de risquer l’avenir de l’Ordre.

-Luciole a su s’y faire et tu devrais faire de même. Si tu apprends de ses qualités, tu deviendras une bien meilleure chevalière que moi. Et surtout je n’aurais pas l’impression de m’occuper de la fille de Riven. Et ne sourit pas, cela n’a rien d’un compliment !

Il dit cela, mais il voit difficilement comment être comparé à sa généralissime pourrait être pris autrement qu’un compliment. Néanmoins, rater une telle chance de partir dans une réelle aventure avec ses écuyères lui fait tout autant de peine qu’à elles. Il serait bien le pire des mentors s’il ne leur en offrait pas avant de les adouber.

-N’en dit rien à personne, mais.. à mon retour nous trouverons un moyens de nous échapper de cette forteresse. Sous le nez de ces ennuyeux Intendants.

Son écuyère lui offre enfin un grand sourire. Il craignait de partir avec le souvenir de sa rancune planant au dessus de lui. Enfin satisfait de la conclusion, il s’empresse de reprendre les préparations qui ont déjà bien traînées.

-J’aurais une dernière question.

Voyant Philip se retourner avec un regard mauvais, Nalyna s’empresser de chasser ses doutes en levant innocemment les mains.

-Je ne vais pas insister sur le voyage. Je voulais juste savoir.. Pourquoi vous ne voulez pas que l’on s’occupe de préparer votre cheval ? C’est le rôle des écuyers..

Philip haussa un sourcil surpris.

-Quoi qu’en dise les règles de l’Ordre, je ne laissera personne me priver de ce plaisir ! Et puis, ce cheval m’a été confié par un vieil ami.

Inutile d’en dire plus. Nalyna savait assez bien que les hommes de Feïrals avaient une étrange affection pour tout ce qui tournait autour des chevaux, presque autant qu’ils étaient amateurs de femmes. Ou peut-être plus ? Son mentor n’échappait pas à la règle. Bien au contraire.
Les écuyers ont parfois cette impression de s’occuper de grands enfants, eux aussi.


Lorsque le départ sonna, Luciole avait rejoins Nalyna pour souhaiter un bon voyage au chevalier. Il leur donna pour tâche de ne pas relâcher leur entraînement et d’être prêtes à une nouvelle joute pour son retour. Après quoi, il fit un dernier point avec ses intendant et le vétéran qu’il avait mit à charge d’Utop en son absence. Enfin, la troupe se mit en marche. Cinq chevaliers dans leurs armures brillantes. Cinq vétérans, capes au vent. Et un sixième compagnon, un l’elfe Chevalier Tenebrin se tenait au côté du Commandeur. Un elfe chanteur avec le talent de guérir n’était jamais de trop dans les affaires de magie. Qu’il apprécie de porter son armure ou non.

La compagnie s’élançait vers Akeraï, où ils seraient accueilli par la garde du pays. Par méfiance des chevaliers ? Pour leur cacher quelque chose ? Ou peut-être pour calmer la population qui appréciait rarement la vue de tant de ces armures. Ils seraient ainsi guidés vers le lieu de crime le plus récent, où un Historien leur donnerait probablement des informations plus récentes, précises et.. avec un peu de chance.. une piste.

Il faudrait sans doute beaucoup de chance pour qu’ils mettent la main sur le mage qui avait finit par se faire surnommer Brûle Âme par les populations, alors que ces activités commençaient à s’ébruiter à travers le continent.

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MessageSujet: Re: Derakh des Rougecrocs [Histoire d'un PNJ, avec Philip Sartin]   Mer 22 Nov 2017 - 13:50

Des anomalies magiques. Des catastrophes occultes. Des événements tout aussi mystérieux que brutaux. Dans une carrière de chercheur, on finit par tout voir. Mage lui-même et professeur à la Tour des Cartographes, l'homme sur un cheval au prompt galop est aussi un mage ayant étudié et grandit dans le Monastère d'Aruil. En plus d'être un pratiquant en la matière et ayant passé une partie de la vie à son étude minutieuse, quelque peu laborieuse au tout début, il est devenu quasiment une encyclopédie vivante, de par une jeunesse remplit de savoir, à force d'aller éplucher dans les nombreux livres de la grande bibliothèque d'Aruil, une des plus fournis qui existe. Savoir et enseigner à beau être son métier de tous les jours, il ignore encore beaucoup de choses que cachent Aranor et ses mystères ne font qu'augmenter au fil des siècles. L'elfe n'a même pas encore 200 ans, il estime donc avoir encore pas mal de paire d'années devant lui.
Lorsqu'une affaire lui tombe sous le coin du nez concernant des mages, de la magie et des problèmes liés à tout ça, il ne peut que se montrer disons "insistant" pour pouvoir se rendre lui-même sur place. Sauf cette fois-ci... Il ne l'avouera sans doute jamais, mais lorsque Erecia a pris contact avec lui via une puissante magie télépathique pour lui demander d'aller enquêter sur des événements à Akeraï, il a vigoureusement voulu l'envoyer chier.
Entendre les mots "magie" d'un "feu puissant" a suffit à refroidir sa curiosité presque maladive.
De mauvais souvenirs sont remontés, et la mauvaise humeur a laissé la place à l'envie de mettre le nez dans les affaires des autres. Les Chevaliers suffiront sans doute à ce que l'enquête se passe bien, et si ce mage renégat finit par se faire tuer... Tant pis.
Mais Erecia a insisté. Elle voulait que ce soit lui le représentant historien qui aidera l'Ordre sur l'enquête de ce mage qui n'est même pas recensé sur les listes d'Aruil.
Ah.
Bien.
Qu'il en soit ainsi...

Si cela concerne la sécurité d'Aruil, son pas l'emmènera dans les terres marécageuse d'Akeraï.


L'elfe mage du vent, répondant au nom d'Andhoril'enil, dernier né des Enil une très vieille maison de Telerin, arrive enfin à destination. Il est reçu par la garde locale, peu encline à laisser un étranger se balader seul, encore moins un mage... Au vue des circonstances, Andhoril n'est guère étonné. Cela ne l'empêche pas de se montrer condescendant envers ces humains. Les éphémères ne se montrent jamais reconnaissant envers les moines d'Aruil sur ces problèmes fâcheux, qui se démènent souvent pour régler ces problèmes mystiques. Andhoril ne peut pas s'empêcher de leur rappeler combien ils sont impuissants face à cette situation. Les hommes le guident à travers le village, étrangement calme... Sans doute encore terrifié par les récentes découvertes. Une fois sur les lieux, ils laissèrent l'elfe faire son travail, ne restant pas bien loin pour le surveiller. Pfff, quelle plaie ! Comme s'il avait besoin d'un mauvais publique qui va le juger sur le moindre fait et geste, il vaut mieux pour lui qu'il n'utilise pas sa magie sous leurs nez d'ignorants... A moins de vouloir se prendre un carreau d'arbalète dans le postérieur.
Passant sa main sur son visage, Andhoril reprit son calme. Il leva les yeux vers la scène... peu ordinaire. Le sol est noir et des cendres voltigent encore dû au récent incendie. Les arbres tout autour sont carbonisés. Le reste du bois est beaucoup trop silencieux, comme si faire un seul bruit peut suffire à provoquer une nouvelle étincelle. On a beau parler de feu, Andhoril ne peut s'empêcher d'avoir un léger frisson anxieux. Il n'a jamais vue pareil "perfection"... L'endroit brûlé est très bien délimité et le feu s'est comme arrêté sur place, formant un cercle... Et le centre est beaucoup moins cramé que le reste, c'est sans doute là que les gardes ont retrouvé la victime. C'est tout simplement... parfait. Du génie. Aucun mage ne contrôle suffisamment bien son feu pour faire quelque chose d'aussi propre, sauf évidemment "lui"... Mais ce "lui" ne peut décemment pas être présent à l'heure actuelle... Il est loin, très loin d'ici...
Andhoril se tourne d'un air nonchalant vers les gardes, une image qu'il veut laisser passer pour camoufler sa récente anxiété.
- Puis-je rencontrer la victime de cet artiste ?

Il n'eut que pour réponse des grognements indignés. Le choix du mot est calculé, évidemment, Andhoril ne passe pas un seul instant de sa vie sans se moquer de ceux qui ne comprennent rien. Quelques minutes plus tard, on l'a conduit dans l'hospice de fortune, en réalité l'auberge du coin, rempli de paysans qui viennent boire leur pitance après leur labeur.
Stoïque, l'elfe regarde l'homme couché sur un lit crasseux, en partie à cause de ses crises répétées d'un stress post-traumatique. Il n'a pas besoin de l'analyser pour comprendre que le pauvre homme est dans l'effroi le plus total causé par la magie... Quelles ont été les méthodes employées pour arriver à ce résultat ? Andhoril a bien des idées, mais il ne peut que conclure la même chose : il ne peut rien faire pour améliorer l'état du mage, il se soignera de lui-même s'il veut toutefois s'en sortir. En penchant l'oreille vers la victime il ne perçoit que cette phrase qu'il répète encore sans arrêt depuis plusieurs jours : "Vaghemi's nerum misht"
- Qu'est-ce qu'il raconte ? , Ne peut s'empêcher de demander un garde. L'elfe hausse des épaules et répondit :
- C'est de l'Orc... Je ne sais pas ce que c'est qu'un Vaghemi, mais le reste veut dire littéralement "qu'ils ne pardonnent pas" ou "ne pardonnent jamais".
- Qui ça "ils" ?
- Qu'est-ce que j'en sais ?! Peut-être que le propriétaire de cette phrase me le dira si je le retrouve. En attendant, faites en sorte que ce pauvre garçon soit suivit par quelqu'un...

Andhoril sortit de l'auberge pour retourner sur les lieux... Il n'est clairement pas aidé ici, et il espère vraiment qu'Erecia tiendra sa promesse. Des hommes de l'Ordre sont censés venir jusqu'ici pour l'aider à enquêter... L'elfe s'avance vers le bois, ne s'éloignant pas trop du village. Il se concentre... Pour tenter de repérer des parcelles de magie que le mage du feu aurait pu laisser sur son passage...
Rien, pour le moment...
La perfection... Beaucoup trop parfait.
Est-ce l’œuvre d'un feu-né ?


***

Il n'est pas parti bien loin. En faite, il se trouve toujours dans ce bois. L'énergie qu'il a déployé l'a quelque peu épuisé. Il a senti la présence d'un nouveau mage, indigne, un autre qui insulte les Primordiaux... Mais il doit attendre de recouvrir ses forces. Il s'occupera de lui en temps et en heure avant de décamper d'ici.




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MessageSujet: Re: Derakh des Rougecrocs [Histoire d'un PNJ, avec Philip Sartin]   Sam 9 Déc 2017 - 22:14

Les chevaliers n’étaient pas très à l’aise sur ces terres maudites.
Il est déjà déplaisant pour Philip de savoir que son cheval ne pourra probablement pas quitter la route sans devenir une gêne. La chaleur étouffante n’est pas non plus une aide pour les hommes en armure. Ici, l’ombre n’est d’aucun réconfort, l’air est étouffant comme pour leur signaler qu’ils ne sont pas les bien venus.
Le Commandeur aurait volontiers retiré son casque, si les parodies de gardes qui l’accompagnaient étaient digne de confiance.  Leurs armes sont probablement les seuls équipement que leur fourni le royaume. Pour le reste, les pièces sont suffisamment disparates pour que Philip en estime la provenance. Récupéré sur des cadavres, lors d’une échauffourée quelconque.

Il se félicite grandement de ne pas avoir emmené ses apprentis. Si l’on oublie la menace du mage inconnu, le simple fait d’être ici l’aurait fait s’inquiéter pour elles bien plus qu’il ne pouvait se le permettre.
Les gardes n’ont rien caché de leur animosité en les voyant arriver. Et si ça n’avait pas été pour la présence d’un envoyé du roi des marais, nul doute que l’entrée leur aurait été refusée.

Le seul homme ici à monter à cheval et à ne pas être un membre de l’Ordre est cet envoyé. Un grand et beau jeune homme à la peau si pâle et aux manières si gracieuses que Philip est persuadé qu’il doit être de la noblesse locale. Il n’est d’ailleurs pas loin de penser que l’homme n’a jamais eu à travailler de sa vie. Si ce n’était pour le sabre que l’homme porte à son épaule.
Un homme curieux, à la chevelure encore plus longue que celle de Philip (serait-ce un défi?),  qui s’est présenté sous le simple nom de Néri Asurmen.

Bien que légèrement trop imbus de lui même pour plaire au commandeur, l’envoyé se révéla néanmoins d’une grande aide, avec les gardes, les routes et diverses informations sur les buissons à ne pas côtoyer lorsqu’une envie pressante vous prends.
Une compagnie appréciable et agréable, étonnamment pour un Akeraïen. Mais ces préjugés sont indignes du chef de l’Ordre.

L’important et que la troupe est arrivé sans encombre au village qui leur avait été signalé.


-Nous y voilà Chevaliers. TrouPerdu Village, fortement reconnu pour son absence d’intérêt, si l’on oublie le mystère qui vous attire.

Philip s’autorise une grimace à l’abri de son casque. Certains commentaires ne devraient être que pensés, pour éviter de blesser les habitant notamment.

-Il ne nous reste donc plus qu’à trouver le représentant d’Aruil. Y a-t-il une auberge ou une taverne où il pourrait s’être installé?

Le noble éclate de rire, si fort qu’il se tient l’estomac et se tortille bizarrement sur son cheval. Ce n’est pas la première fois que les chevaliers assistent à cela. L’amusement de ce Néri semble toujours se manifester de façon aussi désagréable. Même les gardes de son propre pays l’observent avec un recul proche du dégoût. Mais qui oserait lui dire que c’est.. étrange ? Philip est même persuadé que l’homme agit volontairement de la sorte pour inspirer le malaise dans son entourage. Dans quel but ? Il n’en voit aucun et se dit qu’il n’a pas à chercher.

-Depuis le début de ce voyage, vous ne rater pas une occasion de m’en sortir une bonne ! Une auberge, dans ce coin perdu ? Hahaha, comme s’ils pouvaient se permettre ce luxe. M’étonnerait pas qu’ils l’appellent comme ça mais.. Pfft.. Tout au plus une cabane plus grande que les autres pour qu’ils puissent y boire.

Aussi déplaisant que soit l’homme, il doit probablement dire vrai. Bien que nombreuses, les habitations ne semblent que rarement prévu pour plus d’une famille. Des petites familles sans doute. Et nombreux n’est pas le mots que Philip utiliserait dans un autre lieu que ce marais si peu peuplé. Il estime le village à une vingtaine d’habitants.. quelque chose dans ces eaux la. Et enfin, cette bâtisse plus large qui doit être la fameuse auberge. Même le chevalier devait reconnaître que ça n’avait rien de très accueillant et que partout ailleurs il n’aurait pas cru que s’en était une.

-Eh bien allons-y sans tarder, vous avez sûrement d’autres tâches à accomplir.

-Oh non, rien d’autres. Je suis là pour vous après tout. Je vais vous accompagner dans votre petite promenade. Par contre ces personnes malodorantes vont me faire le plaisir de retourner à leur poste à la frontière. Il y a assez de garde ici pour maintenir l’ordre, pas besoin de plus de crétins dans nos pattes, n’est-ce pas ?

Disant cela il fait un rapide signe au garde, comme s’il chassait une mouche d’un ouste. Les hommes ne se firent pas prier longtemps avant de repartir. Ils n’ont pas eu le temps de se reposer, mais ils semblaient tout autant heureux de se débarrasser du noblions que lui d’eux.

Les  chevaliers purent mettre pied à terre et s’organisèrent pour monter un camps à proximité du village et prendre soin de leurs bêtes. Abandonnant ces tâches aux autres Philip se rendit dans l’auberge, suivit de prêt, trop à son goût, par son nouvel ami d’Akeraï.
Il n’aimait pas vraiment être vu en public avec ce genre de caricature, mais puisqu’il semble agir comme les yeux et les oreilles du roi local, il va devoir faire avec.


-Qui est en charge de l’enquête ici?

Une entrée en matière des plus simples et efficaces.

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MessageSujet: Re: Derakh des Rougecrocs [Histoire d'un PNJ, avec Philip Sartin]   Mer 14 Mar 2018 - 20:10

- Oh ! Et bien, nous avons pris contact directement avec l'Ordre et le Monastère bien sûr. Je crois, sans être certain, que l'envoyé d'Aruil est déjà arrivé. Un elfe, je crois...

Le nobliaux grimace, apparemment il n'aime pas bien ne pas savoir à l'avance à qui il a affaire. Il faut dire que l'elfe en question a pris soin d'arriver par les petites routes. Prendre les chemins peuplés dans ce pays maudit n'arrange pas le professeur de la Tour.

Andhoril a fermé les yeux, pendant plusieurs minutes. Il sait que les gardes locaux l'observent d'un œil attentif, mais il ne se laisse pas déconcentrer pour si peu. Il essaye de sentir la magie environnante. Avec un peu de chance, le feu du mage renégat est encore sur les lieux de l'agression. Partiellement... Mais même cela suffirait à le pister. L'elfe lâche un long soupire alors qu'il rouvre les yeux. Il va mettre plus longtemps que prévu dans la perception...
Un cliquetis distinctif d'une armure en approche fait sortir le mage de ses pensées, et il se retourne vers les deux hommes. L'un dans une armure lourde et blanche, arborant un casque caractéristique à ceux de l'Ordre, et plus encore il crut reconnaître les casques d'un supérieur... Un général ou un chef de troupe peut-être ? L'autre semble être un noble au vue de ses vêtements raffinés. Le sourire de ce dernier fait grimacer l'elfe pâle aux longs cheveux de lin.
- Vous voilà, enfin ! Vous devez être le mage que le Monastère nous a envoyé ! - Devant la nonchalance de l'elfe, le noble d'Akeraï reprit sans broncher – Je suis Néri Asurmen, noble de la maison Asurmen et à mes côtés se tient le Commandeur Philip Sartin.

Si l'elfe semble jusque là aucunement intéressé par les paroles de l'éphémère, sa surprise est clairement visible lorsqu'il entend le nom du Chevalier. L'intérêt se lit dans son regard, mais il se reprend bien vite et il redevient digne.
- Vous en avez mis du temps, Fit-il remarquer.
Les chevaux circulent mal dans les marrés, je suppose que vous avez eu le même problème.
- Les excuses sont donnés par ceux qui veulent justifier leurs incompétences...

Une chose est sûr, Néri vient de trouver un adversaire de l'insolence à sa mesure. Mais ce dernier ne se laisse pas déstabiliser. Même s'il ne s'est pas encore présenter, il a reconnu l'elfe avec qui ils ont affaire. Ce dernier fait un signe de la tête vers Philip avec respect.
- Je suis le professeur Andhoril'enil. Aruil m'a demandé un coup de main, mais je suis ici également par curiosité. - Il se détourne d'eux pour leur montrer la scène atypique – Nous avons ici un cas très particulier.
- Savez-vous où ce « cas » se trouve, désormais ? Non, parce qu'avoir un malade en liberté, je n'aime pas trop ça et...

Néri se tue lorsque le regard noir d'Andhoril le transperce.
- Allons, sans vouloir vous offenser, professeur. Je ne mets pas tous les mages dans le même panier !

Il maîtrise bien son verbe, cet éphémère. Mais il ne perd rien pour attendre... Pourquoi faut-il que les autorités locales leur colle un parasite comme lui ? Andhoril relâche la pression dans un soupire désabusé. Il finit par reprendre à l'attention de Philip.
- C'est un mage très puissant... Je crois même que c'est un Né du Don. La victime est un autre mage, un apprenti... Il est dans un état de traumatisme sévère. Tout ce qu'on arrive à avoir de lui, ce sont des mots dans la langue Orc.
- De l'Orc ?! Quoi, un Orc ici ? Dans un coin paumé d'Akeraï ?!
- Surprenant qu'il vienne se perdre dans la bouse, n'est-ce pas, monsieur Asurmen ?

Un sourire s'étire devant le silence de l'éphémère. Le jeu vaut la peine de se prendre des piques... Andhoril a un sac remplis de ces solides épines. Heureusement qu'Erécia avait de très bonnes raisons de l'envoyer sur ces terres. Il ne s'est pas intéressé aux affaires des Hommes depuis des années dans l'espoir d'avoir la paix et de se plonger dans les études. Mais s'ils retrouvent cet Orc, peut-être pourront-ils lui demander des explications et... Il peut être un être intéressant à la discussion. Sauf évidemment si ce Néri a raison et qu'ils ont là un parfait malade, ce que le professeur espère être faux.
Quoi qu'il en soit..., Finit-il par dire pour casser le malaise. Cet Orc n'avait pas l'intention de tuer le mage. Sinon il l'aurait fait sans aucun problème...

L'art sous nos yeux est si parfait... J'en suis troublé... Si troublé ? Bon sang, foutu hasard. Pourquoi du feu ?!
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Derakh des Rougecrocs [Histoire d'un PNJ, avec Philip Sartin]

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