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 Lyra Maar - Renard des Mers

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Lyra Maar
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Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Humaine/ Akeraï/ Pirates
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MessageSujet: Lyra Maar - Renard des Mers   Mer 27 Fév 2013 - 12:41


Identité


    Nom: Maar

    Prénom: Lyra

    Surnom: Le Renard des mers.

    Âge et année de naissance: 34 ans. Née en l'an 819, à l'heure où le soleil teint le ciel de couleurs chatoyantes et où les navires enfin accostés sont désertés par leurs équipages.

    Race & Royaumes: Humaine des côtes non loin d'Akeraï.

    Guilde & Rang: Enseigne sous les commandements du Capitaine Nuhada Long John Silver. C'est à dire, chargée de transmettre les ordres aux différents échelons de la commanderie.



Psychologie


    Caractère:

    Indomptable.
    Lyra est indomptable. Mais réfractaire à toute autorité, elle n'en reste pas moins une femme ouverte, sociale et charmante quand ça lui chante. Néanmoins gare à celui ou celle qui s'aventurerait à trop vouloir la conseiller, la protéger, lui donner des ordres et/ou tout simplement à traîner trop souvent dans ses pattes, car son indéfectible sourire moqueur plutôt aimable au premier abord pourrait alors prendre un tout autre sens. Il est fortement déconseillé de tester, évidemment. Ajouté à son refus permanent de l'autorité et son manque continu d'air, Lyra se montre plutôt amie de la solitude. Elle affectionne particulièrement s'isoler à la proue du navire, les coudes sur le bastingage usé, le menton entre les mains, les cheveux au vent et les yeux rivés sur l'horizon infini. Elle ose alors se perdre quelques instants dans des rêveries sans noms où fatigue et doute pèsent sur son cœur.
    En bref. Son intarissable besoin d'indépendance et de liberté a fais d'elle une jeune femme à la personnalité taillée à la pointe du couteau. Aussi indomptable, aussi intraitable, aussi libre, aussi imprévisibilité que l'océan.

    Mystérieuse.
    Lyra est mystérieuse. Nombre d'hommes ont confondu pudeur et mystère à son compte, ce fut bien dommage pour eux. On ne dénude pas la personnalité de n'importe quelle femme. Si notre héroïne se montre peu loquace ce n'est pas par réserve ou par trait de caractère mais bel et bien par fidélité à son rang et rôle au sein de l'équipage. Enseigne. Un poste qui lui correspond tout au plus qu'il l'insupporte. Elle ne subit pas la volonté de ses supérieurs et ne se plie pas à de rabaissantes activités, mais se doit de passer les messages à la lettre sans rechigner, sans jamais donner son point de vue ni autre. Il n'y a qu'une femme à bord de reconnu et cette femme est encore Capitaine. Combien de temps la bande de rats teigneux qui sert de malheureux équipage suivra les commandements de cette femme ? Telle est la question.
    Si la jeune femme cultive autant le mystère c'est que, selon elle, il entretient la distance et le monde qui la séparent de ses hommes et donc le respect qu'ils lui portent. Qu'en serait-il s'ils savaient que derrière son rôle se cache... pas une mais des énigmes. Celles qui font que les hommes cherchent continuellement à comprendre les femmes et qu'ils n'arrivent jamais ne serait-ce qu'à les prévoir un seul instant.

    Arrogante.
    Lyra est arrogante... Mépris et insolence irradient de son immuable sourire moqueur auquel s'ajoute son regard où perce le dédain. Ce comportement peu amical ne connait pas de limites et tient la plus part du temps les hommes trop curieux à bonne distance. Au plus grand plaisir de la jeune femme, incapable de supporter l'avidité des matelots. Matelots qui tentent trop souvent de la séduire et qui ont alors le malheur de subir ses diaboliques... surprises. L'arrogance est une chose, la barbarie en est une autre : Quoi de plus excitant que de contempler la peur et la souffrance déformer le visage d'une victime...
    Et diabolique... Rares sont les fois où elle donne la mort, du moins directement. Par contre nombreux sont les martyrs qui torturés finissent par abréger leurs souffrances. Les assauts pirates ne sont pas connus et reconnus pour leur douceur et leur bienveillance. Des morts, toujours. Des torturés, souvent. Des prisonniers, parfois. Les pirates jouent de leur réputation et ne cessent jamais de l'entretenir. Leur barbarie n'est point surestimée.

    Mais après tout, à vous de voir.

    Après les grands adjectifs qui la définissent, ses mots d'ordre :
    - Il faut être fou pour vivre dans ce monde.
    - La confiance aveugle et ouvre les ennemis à abattre les murs de protection que chaque homme se bâti.
    - La sincérité est un éternel mensonge.
    - La modestie rend l'homme qui la cultive faible.
    - La corruption prouve l'ingéniosité des hommes.

    Pour finir, malgré son caractère légèrement sardonique, Lyra sait avec justesse faire preuve de délicatesse et de sensibilité. Et tout autant que le concept du danger ne lui est absolument pas inconnu, elle s'avoue plus prudente que téméraire sur certains points. A voir. L'une des règles des pirates consiste à dire que tous sont emprunts de folie...


    Préférences:

    AIME :
    La solitude.
    Le rhum.
    Les couteaux.
    Les chemises blanches.
    La mer.
    Les hommes.
    Les femmes.


    AIME PAS :
    Les ordres.
    Le bruit.
    La foule.
    Les perroquets.
    Les hommes entreprenants.
    Le conformisme.
    Ses supérieurs.
    Les hommes.
    Les femmes.



Physique


    Physique:
    Un corps élancé d'abord mais pas synonyme de faiblesse car sculpté par les caprices de la mer et du ciel : perchée dans les filets Lyra aide souvent les matelots à dompter la voilure qui bat dans le vent infernal. Cette habitude de manœuvrer le gréement a musclé son corps svelte avec finesse. De taille moyenne, elle est cependant allongée par sa minceur et si elle n'a pas de courbes affolantes, elle n'a cependant rien à envier à quelconque femme.
    Des cheveux ensuite. Fins, battus par le vent et coupés au dessus des épaules. D'un roux pelage renard indomptable ils rappellent que grâce et ruse peuvent se mêler. C'est d'ailleurs d'eux que vient le surnom de Lyra. Masquant le vert de ses yeux, ils sont rarement coiffés car trop courts et trop intraitables pour cela. Tout à l'image du propriétaire.
    Puis des yeux. Verts et énigmatiques. D'où brillent les flammes de l'arrogance et de la folie. Leur froideur tient généralement à l'écart et c'est autant lié à leur couleur verte émeraude qu'à leur intensité.
    Des lèvres pour finir. Rouges, sculptées et vouées à irrésistiblement s'étirer en un sourire moqueur inaltérable. Parfait gage d'insolence et d'amusement, elles sont pour certains un appel insupportable.

    Vêtements & Équipements:
    Seuls gage de coquetterie, Lyra porte de longs anneaux en or en boucle d'oreilles et des colliers de cuir avec quelques perles, retirés à une cliente légèrement naïve un de ses soirs où l'alcool, la fumée et la sueur emplissaient l'air de la taverne où elle avait échoué. Sinon un bandana noir, dont le nœud échoue sur sa chemise blanche, maintient ses cheveux roux. Chemise le plus souvent possible blanche, nouée autour de sa poitrine et remontée jusqu'aux coudes les jours de beau temps. Lorsque la tempête fait rage et que les vagues manquent de jeter les plus admirables des hommes dans le ventre du terrible océan, Lyra referme son lourd manteau de velours contre elle et s'empare de ses bottes montantes en cuir qu'elles affectionnent laisser d'ordinaire dans son local. Quoi de plus agréable que de marcher pieds nus.

    A la ceinture elle porte son plus précieux ami, surnommé Royal : un poignard au tranchant redoutable. Avec une garde gravées d'or il est le fruit de son premier abordage et ne la quitte jamais. Lui servant autant pour manger que pour sculpter le bois du bastingage, que pour tailler ses cheveux ou encore menacer ses ennemis il n'a cependant jamais servi à torturer ou tuer. Cet art étant réservé à son sabre d'abordage, caractéristique. Lame assez courte, tranchante d'un unique côté et incurvée de façon à tailler en pièces l'adversaire au corps à corps. Pas de surnoms pour cette lame, quoique fort bien utilisée et fort pratique. Ajouté au sabre : la hache d'abordage, qui, en plus d'être une arme offensive, peut servir à endommager la coque d'un navire ennemi et à couper des cordages. Notre héroïne s'entraine aussi régulièrement à son lancer. Histoire de s'amuser un peu quand les prisonniers sont attachés au grand mât... et tester sa précision.




Histoire


    Une enfance.
    Passée dans une petite ville portuaire où commerce et corruption ne faisaient qu'un. Les maisonnettes étaient de pierre et laissaient passer l'air glacial d'hiver et le vent tiède chargé d'embruns l'été. Les rues étaient pauvrement pavées, les auberges toujours pleines, la musique toujours présente, les marchands jamais très loin.
    Construit dans une baie au nord d'Akeraï, Port-Escale, était, comme son nom l'indique, une plaque tournante des routes commerciales, autant maritimes, que terrestres. En effet, les navires qui faisaient route depuis le sud s'arrêtaient souvent faire une halte et se réapprovisionner en vivres avant de poursuivre leur route vers l'embouchure de l'Embourbé qui les rapprocheraient de leur destination finale : La très célèbre Quetaïn. Les caravanes marchandes se dépêchaient alors d'arriver à Port-Escale avant leur départ pour vendre aux marins tous les biens qu'ils nécessitaient.
    Ainsi allait la vie dans le port.
    Des navires amarraient pour quelques jours, laissant leurs équipages se joindre aux voyageurs des tavernes et joncher les rues au petit matin. Ventes et achats de bijoux, d'armes, de vivres, d'informations. Quelques nuits de luxure oubliées depuis lors grâce aux joies de l'alcool et l'ancre était levée. Les voiles se gonflaient et le vent portait loin les navires.
    Des allers.
    Jamais de retours.

    C'était un quotidien rythmé par le commerce. Toujours. Les nuits et les jours.


    I) Rester à quai


    Debout sur un muret, près d'un ponton de bois menant droit à la rampe d'accès d'un navire gigantesque, une jeune fille, les cheveux battus par le vent, regardait les marins chargés le pont de tonneaux bruns et de sacs lourds. Le nom du bâtiment était gravé dans le bois de la coque. Ce navire là, à l'équipage richement vêtu, s'appelait le Négociant. Et à en croire les manières de son Capitaine, il connaissait la fortune et la prospérité.
    Le Maître d'équipage s'arrachait la gorge à crier ses instructions et à veiller à leur bon accomplissement tant dis que les matelots courraient sur le pont et la berge bien plus organisés qu'il n'y paraissait. A droite, deux hommes faisaient rouler un tonneau trop lourd pour être porté, à gauche sur le pont, une équipe réajustait les voiles. Et derrière le bois de la coque, s'étendait l'océan. Infini. Intraitable. Imprévisible.

    - Lyra ?

    La jeune fille sauta du muret avec agilité, s'arrachant à sa contemplation et couru se jeter dans les bras ouverts de la femme qui l'avait appelée. Crispant ses mains sur les vêtements de sa mère, elle se blottit contre elle et attendit que des bras se referment sur elle pour pleurer. La femme embrassa les cheveux roux de la petite fille et la serra de toutes ses forces.
    C'était toujours la même scène.
    A chaque départ.

    - Il reviendra un jour ?

    Et toujours la même question.
    Et toujours la même réponse.

    - Je ne sais pas ma chérie.

    Alors le cercle bouclé recommençait.
    Alors le cours normal de la vie reprenait.

    - Un jour j'irai le chercher.

    Du moins essayait-il de reprendre normalement.
    Car chaque semaine, chaque mois, chaque année de plus, empirait l'état des choses.
    Et alors que les cauchemars devenaient réalité, les mots se muaient en promesses. Et seule demeurait la certitude qu'elles seraient un jour ou l'autre accomplies. Qu'importe les moyens.

    Souvent, Lyra, 9 ans, se demandait pourquoi sa mère avait eu l'idée d'avoir fait d'un marin son père, alors qu'il passait son temps en mer et qu'il n'était jamais revenu. Souvent, Lyra, 9 ans, en voulait terriblement à ses parents de n'être qu'un coup d'un soir. Parfois, Lyra, 9 ans, aimerait avoir un frère ou une sœur de son sang et pas d'un autre homme croisé par hasard. Parfois, Lyra, 9 ans, perdait le goût des choses ; à quoi bon vivre dans cette misère ; à quoi bon avoir un père riche s'il ne subvenait pas aux besoins de sa famille ; à quoi bon vivre si c'était pour priver sa mère de repas.
    Enfant née d'une nuit où l'alcool avait engourdi bien des esprits, elle était le profil type parfait des enfants que l'on croisait dans Port-Escale. Être l'enfant bâtard d'un Seigneur Marchand était une aubaine ici. Tout le monde l'était. Pour autant Lyra n'aimait pas cette vie.
    Peut-être était-ce simplement un prétexte pour s'isoler et fuir.
    Peut-être pas.

    La petite fille passait son temps à vagabonder en ville et sur le vieux port en quête d'un visage qui serait familier. Elle escaladait les maisons, les murets, courrait sur les toits, montaient les tours. Il lui fallait voir. Toujours plus. Toujours plus loin. L'impétueux océan narguait les minuscules individus qu'étaient les hommes. Il mourrait derrière l'horizon sans pour autant avoir de fins. Son appel était irrésistible.

    Quelques soient les dangers de la mer.
    Quelques soient ce à quoi sa mère la promettait.
    Lyra avait 9 ans, ses idées, ses valeurs, ses ambitions, ses cauchemars.
    Un jour elle s'en irait.
    Un jour, pas maintenant.

    Il lui fallait pour l'instant aider sa mère et sa demie sœur à gagner de l'argent. Pour cela tous les moyens étaient permis. Vols puis reventes illégales, création de fausse monnaie, mendicité, mensonge, servitude. Qu'importe. Il fallait ramener assez de sous pour survivre.

    Et donc, il fallait rester à quai.


    Enfance finie.
    Voici l'adolescence qui est sur le point de s'achever.
    Mais tout n'est qu'un éternel recommencement.


    II ) « Toutes voiles dehors !»


    Le ciel était dégagé. Pas un nuage ne se dessinait à l'horizon. Bientôt le soleil darderait ses couleurs chatoyantes sur les façades de pierre du port et puis s'évanouirait loin à l'Ouest. L'équipage exténué d'un petit navire marchand avait échoué à Port-Escale. Les marins étaient descendus, affaiblis et affamés et c'étaient jetés sur la nourriture de la taverne où Lyra travaillait. Leur Coq n'avait apparemment bien géré les réserves de vivres pendant le voyage...
    Le Capitaine, attablé, ou plutôt avachi sur une table près du fond de la salle, racontait qu'il y avait eu trois morts et une soudaine invasion de rats. Il avait craint que la peste ne tombe sur ses marins et qu'elle décime toutes traces d'espoir. Mais non, finalement elle n'avait pas pointé son nez. Et les corps avaient été jeté en pleine mer.

    Lyra posa son plat devant un client, lui en demanda le prix et zigzagua entre les tables pour satisfaire les volontés des nouveaux. L'air âcre à cause de la fumée de tabac lui piquait les yeux et la sueur et l'alcool mêlés l'étouffaient. Elle ne rêvait que d'une chose : que la nuit se termine enfin et que tous s'en aillent. Et avec eux les odeurs si possibles. C'en était trop.

    Le ciel clair sur le point de s'assombrir la narguait par les fenêtres ouvertes. Dehors il faisait tiède et bon et les embruns l’apaiseraient surement. Pourquoi rester là à servir ? Elle ne faisait que ça de ses journées. Servir. Toujours. Nuits. Jours. Pour elle qui n'avait rêvé que d'une vie de liberté faite de solitude et calme cette adolescence là était loin d'être agréable. Enfant esclave était une aubaine ici. Tout le monde l'état. Pourtant ce n'était pas ce qui convenait à la jeune femme.
    Ou peut-être était-ce simplement un prétexte pour s'isoler et fuir.
    Ou peut-être pas.

    - Lyra !

    La jeune femme se retourna vers le comptoir et s'approcha du tavernier qui la hélait. L'homme était gras et d'une laideur sans nom. De grosses perles de sueur coulait de son visage rouge tant dis qu'il criait et abattait ses poings immenses sur le bois du bar. Un regard bovin et fiévreux accueillit la serveuse.

    - Arrête de rêver, bordel ! Tu sers à rien ! Rend ton poste, y a un client qui t'attend.

    Il désigna une homme tapi dans l'ombre de l'escalier de la tête, ce qui eu pour effet de faire bouger son triple menton. Lyra déposa le plateau sur le comptoir et jeta un regard noir à son patron. Pour qui la prenait-elle. Elle avait 17 ans. Pas 25 ni 30. Non. 17. Depuis quand à cet âge devait-on faire ce sale travail ? Les autres serveuses ne le faisaient pas avant vingt ans et il s'en contentait. Alors pourquoi elle ? Pourquoi aujourd'hui.
    Elle n'avait pas le droit de contester les ordres.
    Elle n'avait pas le droit de parler tout simplement.
    Elle était esclave.
    Et les esclaves se taisent et s'exécutent.

    - Ce n'est pas le genre de clients que je sers, chef.

    La tête de la jeune femme tourna sous l'impact. La gifle avait été terriblement puissante et à l'image du patron qui fulminant était sur le point d'en ajouter une deuxième, elle semblait avoir été contenue. Lyra porta ses doigts à sa joue, ouvrit la bouche. La referma. Les larmes qui lui montaient aux yeux la préoccupaient plus que la douleur qui irradiait de son visage. Elle ne devait pas montrer qu'elle avait mal. Jamais. Ou cet homme s'en servirait contre elle.

    - Il te veut. Ta gueule et monte.

    Elle posa ses yeux verts dans les siens, soutenant son regard.
    Elle y lut qu'il n'y avait pas d'échappatoires.
    Elle était condamnée à faire ce qu'il voulait ou mourir.

    Elle releva le menton d'un air conquérant. Il ne l'aurait pas. Elle était libre. Qu'elle soit esclave ou non. Elle alla cependant cherché le client qui l'attendait, caché dans l'ombre et le conduit à l'étage.

    Travail fini.
    Fuir.
    Loin.
    Le plus loin possible.
    Avant que le patron ne s’aperçoive de...

    Le carreau de la fenêtre brisé, Lyra saute. Direction, le sol. Il parait loin mais diable qu'il arrive vite. Lyra plie les genoux à l'impact et roula. Impact absorbée. Puis, la course. Affolante. Jusqu'à perdre haleine. La gorge en feu, les poumons vides, la tête qui tourne, le sol qui vacille. Elle prend une rue sur la gauche, puis sur la droite, puis tout droit, sans s'arrêter. Surtout ne pas s'arrêter. Ne pas faiblir. Ne pas lui laisser une chance de la retrouver.

    Les voiles sont repliées mais les marins s'activent sur le pont, l'ancre est levée, le navire s'éloigne du quai, Lyra court. Elle va craquer. L'air a quitté ses poumons, le sang ses veines et son cœur va se décrocher. Le sol tourne. Sa vision se trouble. Elle continue de courir. C'est une conquérante. Il ne l'aura pas. Pas plus que n'importe qui ou n'importe quoi. Elle est libre.

    Elle saute, se détend, percute le bastingage, auquel elle s'accroche. Elle a le souffle coupé, elle ne voit plus rien, plus que des étoiles. Mais elle se hisse et passe le parapet...

    Alors elle entend l'ordre caractéristique.

    - Toutes voiles dehors !


    Finie l'adolescence.
    Bonjour le grand monde et la vraie vie.
    Non, la vie. La seule.


    III) Du vent dans les mollets


    Le navire vogue à toute vitesse sur les flots bleus alors que là haut, debout sur le marche-pied (le cordage suspendu sous la vergue, de telle façon qu'en y posant les pieds, on soit à la bonne hauteur pour serrer la voile), une femme défit les éléments. Le mat est secoué par les vagues, les voiles par le vent mais elle les affronte, droite et fière, comme s'ils ne pouvaient pas la jeter en bas, comme s'ils n'osaient pas lui faire face. Des cheveux roux, indomptables, un corps fin et musclé, une chemise blanche qui claque au vent, un pantalon moulant beige, des pieds nus.

    Lyra.

    Qui se tient négligemment au cordage. Sans aucune peur. Elle sait qu'elle ne tombera pas. A quoi bon s'inquiéter. Rien ne lui résiste. Rien ne la fera tomber. Elle connait trop bien l'océan pour faire des erreurs. Elle connait trop bien cette route pour ne pas en connaître l'emplacement des récifs. Elle connaît trop bien le navire pour savoir que rien ne peut la jeter à terre.

    Un sourire étire ses lèvres alors que son regard vert émeraude se pose sur le pavillon blanc qui tremble à quelques kilomètres de là. Combien de fois en a-t-elle vu de la sorte ? Et combien d'entre eux ont fini par sombrer dans les profondeurs abyssales de l'océan ? L'évidence est là. Tous. De ceux qu'elle a rencontré le Dernier Baiser n'en a laissé que des épaves... et des cadavres aux requins.

    - Marchands en vue !

    Des cris lui répondent. De joie, évidemment. L'agitation est reine sur le pont, les marins s'activent en chantant. Le Maître d'Equipage hurle ses instructions tant dis que la Capitaine se délecte déjà de son butin. Une sacrée bonne femme celle là. La célèbre et redoutée Nuhada Long John Silver. Aux commandes du non moins célèbre Dernier Baiser. Bien plus qu'un simple navire. Bien plus que de simples marins.
    Tout là haut le vent fouette le visage de Lyra, lui rappelant qu'il peut à tout instant décider de lui faire reprendre sa place. Il se joue d'elle, elle sourit, moqueuse, l'esprit déjà projeté sur l'affrontement qui va avoir lieux.
    Elle imagine avec amusement, les marchands apeurés prendre la décision inutile de virer de bord et prier les Dieux de les épargner. Mais le vent n'est pas avec eux, ils n'ont strictement aucune chance de leur échapper. Les voiles sont gonflées à bloc, l'avant du bateau fend l'océan sans aucune résistance et le navire file. Il les aura bientôt rattrapés. Alors là, commenceront les festivités.

    L'abordage est ordonné.
    Les grappins rapprochent les deux navires.
    La tuerie sera sanglante.

    Lyra se jette dans le vide. Destination : les cordages ennemis. Proches et faciles. Elle descend, sort son sabre et exécute le carnage tant attendu avec à ses côtés des hommes assoiffés de sang, d'or et de femmes.

    La navire sombre, englouti par l'impitoyable océan. Les canons ont terminé le travail et désormais il n'y a plus qu'une trainée de vitesse à plusieurs kilomètres à la ronde. Jusqu'à la prochaine rencontre. Celle du navire au pavillon noir qui s'agite avec fierté et arrogance dans la brise nouvelle. Et toujours à sa place, Lyra qui apprécie la vitesse et le drap de sang sur l'eau, du haut du marche pied.
    Toujours les cheveux en bataille.
    Toujours les yeux rivés sur l'horizon.
    Toujours pieds nus sur le bois.

    Toujours le vent dans les mollets.



Autre


    Autre:

Un animal de compagnie : Un rat, du nom de Crocs


Dernière édition par Lyra Maar le Jeu 28 Fév 2013 - 12:41, édité 1 fois
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Deryn Basalt
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MessageSujet: Re: Lyra Maar - Renard des Mers   Jeu 28 Fév 2013 - 1:50

Très belle fiche je fois dire x) et aucune anomalie ne me saute aux yeux (à part celle-ci : Nuhada ne t'as pas jetée par dessus bord lorsque tu t'es pointée sur son bateau ? O_o whao, elle était de bonne humeur ! x3) ..Il ne te manque donc plus que ton kit, que je ferai demain ;)

Un autre admin pour confirmer la validation ? ^^

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Philip Sartin
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MessageSujet: Re: Lyra Maar - Renard des Mers   Jeu 28 Fév 2013 - 12:54

Validation confirmée et effective!

Héhé, c'est là que l'on aime les longues présentations. Tu as un semblant d'avatar temporaire, donc je n'attend pas le kit pour valider.

X) trouve toi vite un rp que l'on profite de la suite de tes aventures.

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Lyra Maar
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MessageSujet: Re: Lyra Maar - Renard des Mers   Jeu 28 Fév 2013 - 14:42

Merci ♥ ♪ ♫ ! :D

(Deryn : J'expliquerai tout ça dans un carnet de bord, je ne pouvais pas tout mettre, c'était déjà trop long...)

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MessageSujet: Re: Lyra Maar - Renard des Mers   Jeu 28 Fév 2013 - 16:52

Félicitation pour ta validation ! très belle fiche !!!
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Taelon d'Akeraï
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MessageSujet: Re: Lyra Maar - Renard des Mers   Jeu 28 Fév 2013 - 17:25

Je n'ai pas lu en détail mais ça à l'air fluide et agréable à lire. Bienvenue et bon rp ! ;)

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Zoldik Fukushu
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MessageSujet: Re: Lyra Maar - Renard des Mers   Jeu 28 Fév 2013 - 19:24

Salut, belle fiche ;)

Bienvenue !

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Lyra Maar
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MessageSujet: Re: Lyra Maar - Renard des Mers   Ven 1 Mar 2013 - 16:18

Merci à tous ! :D Au plaisir de rp parmi vous.
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MessageSujet: Re: Lyra Maar - Renard des Mers   Mar 2 Avr 2013 - 13:29

bienvenue
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Lyra Maar - Renard des Mers

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