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 Shaya Pyrius -Admin

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Shaya Pyrius
Dieu de l'Origine
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Messages : 135
Date d'inscription : 07/12/2012

Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Humaine/Feïral/Cartographe
Âge: 36 ans
Signes particuliers: Un papillon tatoué en haut de son buste.

MessageSujet: Shaya Pyrius -Admin   Sam 8 Déc - 17:47

    Identité:


    Nom: Pyrius

    Prénom: Shaya

    Surnom: Papillon

    Age: 36 années.

    Race & Royaumes:
    Humaine / Feïral

    Guilde & Rang: Cartographe / Archimage

    Description Psychologique:


    Caractère:

    Libre.

    Le maitre-mot d’une existence. De toute une vie. Et surtout de tout un futur.

    Liberté.

    Shaya n’a que cette notion en tête. Elle ne vit que pour voyager. Découvrir. Partir. S’évader. C’est d’ailleurs ce qui lui plait tant dans son métier de cartographes.

    L’aventure !

    D’une curiosité sans précèdent, la jeune fille laisse ses yeux toujours pétillant de joie glisser partout, essayant de glaner le plus d’information sur le monde qui l’entourent. Après avoir passé toute son enfance enfermée dans une ville, elle tente de rattraper son retard en parcourant le monde. Tout le monde. Et dieu sait qui lui reste tant de chose à découvrir.

    Shaya possède également un caractère bien définie. Têtue, elle lâchera très rarement une idée où une personne à qui elle souhaite soutirer des renseignements. Elle ne se laissera pas non plus marcher sur les pieds et dégage une aura de confiance et d’autorité impressionnante qui joue un rôle important sur ses relations.

    En effet, la jeune cartographe a un véritable don pour lier facilement des liens très forts avec de parfaits inconnus. C’est d’ailleurs ce qui lui a souvent joué des tours, de nombreux hommes s’étant épris de ce caractère si sauvages l’ayant supplié de rester à leurs côtés. Mais malgré l’affection, parfois très forte, qu’elle portait pour chacun d’eux, elle ne pouvait s’abandonner à une vie sédentaire. L’idée même de devoir rester à un même endroit plus d’un an la rend malade. Elle a besoin d’être en constant mouvement. Parcourir le monde.

    Découvrir.

    Entant qu’Archimage de la guilde des cartographes, elle est censée épauler leur chef Melin dans les tâches administratrices mais étant trop peu présente, elle ne prend pas cette fonction très au sérieux et à même tendance à la fuir le plus possible. Ce qui ne lui empêche pas d’avoir un certain pouvoir dans la guilde.

    Papillon volant au grès des vents de ses envies.
    Liberté.


    Description du Physique:


    Physique:

    Une beauté sauvage.
    Presque animal.

    C’est la première chose qui vous marque quand vous posez les yeux sur elle. Cette aura de confiance et de puissance qui s’échappe de sa fine silhouette. Chacun de ses muscles sont parfaitement dessinés sous sa peau. Longs et fins. Taillés pour l’endurance et la souplesse. Elle possède de longues jambes et des formes relativement généreuses qu’elle s’amuse à mettre en valeur. Juste par plaisir.

    Et par provocation.

    Son visage est encadré par une épaisse chevelure d’un rouge flamboyant, attirant bien des regards sur son passage. Elle la laisse généralement tomber en cascade sur ses épaules, les boucles libres. Elle s’amuse également à jouer de cet atout pour piéger quelques mâles dans ses filets. Un passe-temps particulièrement divertissant.

    Les traits de son visage son eux cependant relativement commun. Pas de beauté sublime. Juste des yeux dorés pétillant sans cesse de joie et de curiosité. Elle possède cependant une légère cicatrice sur le coin droit de son visage, souvenir d’un combat avec un animal un peu trop féroce. Elle fait généralement en sorte de la dissimuler en ramenant ses cheveux vers la droite, faisant tomber une mèche juste devant. Pas que cela lui face honte. Mais c’est une question d’habitude.

    Sur le haut de son torse est tatoué un papillon, symbole de sa liberté, qu’elle laisse généralement à la vue de tous. Il s’agit son emblème. Signe qu’elle ne quittera pour rien au monde.



    Histoire:


    Feu.
    Sang
    Larme.

    Les cris fusent. Aigues et emprunts de peur. De panique. L’anarchie totale s’éteint peu à peu dans le petit village, à peine composé de quelques maisons, en bordure de mer. Des flammes jaillissent d’une fenêtre. Un boulet venant frapper le sol envoi une gerbe de sable et de terre à plusieurs mètres de hauteur. Tous cours, tentant désespérément de fuir.

    Les pirates.

    Ils ont débarqué alors que le village dormait encore. Brutalement, sans que personne n’ai pu sentir leur arrivé. Et maintenant, il ravage tout, pillant le peu de richesses de ces quelques pauvres familles. S’amusant à ce carnage totalement gratuit.

    Dans cette panique, une jeune femme, seulement vêtue d’une petite robe fine, court vers une grange dont l’épaisse porte de bois semble pouvoir résister à n’importe quel choc. Du moins c’est ce qu’elle espère. Se faufilant par l’entrebâillement, elle la tire de toute ses forces pour la refermer derrière elle et débusque plusieurs fourches qu’elle jette à travers pour la maintenant fermée. Puis s’écroule dans un tas de fois. Terrorisée et exténuée.

    Sauvée ?

    De violents coups ébranlant la porte la font sursauter.

    Non…
    Toujours pas sauvée.

    Paralysée par la peur et la fatigue, elle à regarder avec horreur la gigantesque porte de bois vibrer sous les assauts répétés des assaillants. Dehors s’élève des cris d’encouragement. De joie.

    Elle se met à trembler.

    Puis le bois cède dans un horrible craquement et c’est trois hommes qui se ruent sur elle.

    Grand.
    Fort.
    Crasseux.
    Puant.

    Elle ne peut qu’émettre un cri terrifié quand le premier l’attrape par les poignets et vient l’écraser de tout son corps. Les larmes se mettent à couler le long de ses joues tandis que l’haleine putride de l’homme vent caresser son visage. Elle tente de se débattre. Se cambre. Hurle. Griffe. Mais l’étau autour de ses poignets se resserre, l’immobilisant. Elle sent avec horreur une main remonter brutalement la fin tissue cachant ses jambes.

    Douleur.

    Elle hoquète de souffrance et de dégout quand le pirate la pénétrer de force. Avec violence. Brutalité. Tout son corps ne devient alors qu’une immense plaie. Souillé au plus profond d’elle-même. Son souffle se perd dans ses sanglots et ses cris désespéré.

    Puis tout s’arrête enfin dans un gémissement immonde s’échappant des lèvres entre-ouvertes du pirate. Pour recommencer.

    Encore.
    Et encore.

    Puis, après s’être amusé avec son corps durant un long moment, il l’abandonne là, épuisée, un mince filet de sang coulant entre ses cuisses restées ouvertes. Elle a depuis longtemps arrêté de se débattre. Souillée. Humiliée. Vidée. Et lentement, elle se laisse glisser sur la pente de l’inconscience.

    Avant de s’abandonner à ses bras.


    ~~~~~

    Un ventre rond. Enorme. Totalement disproportionné par rapport au corps frêle et fragile de la jeune femme. Cette dernière pose un regard écœuré sur cette excroissance la déformant. Le fruit d’un viol. Violent. Un objet de honte lui rappelant sans cesse ce jour horrible.

    Lentement, elle s’approche du petit fossé. Un mètre de pente raide, couverte d’herbe grasse. Elle sait cependant que cela devrait suffire pour tuer l’enfant qui est en elle tout en la laissant en vie. Prenant lentement sa respiration, elle fait un pas en avant.

    Elle tombe. Ventre le premier.

    ~~~~~
    Un cri déchire le silence. Puissant et plein de vie. Se mêlant aux pleure d’une mère regardant avec horreur l’enfant jaillir d’elle. Elle ne voit en cette pauvre enfant que l’incarnation de sa honte et de son humiliation.

    Douleur.
    Souffrance.

    Elle se laisse aller dans les ras ténébreux de l’inconscience.

    ~~~~~

    - Dis Maman… Pourquoi j’ai pas de papa moi ?

    Les yeux brillant d’une toute jeune enfant se pose sur sa mère qui, assise près d’un petit feu, regarde pensivement les flammes. Quand les paroles de sa fille atteignent son cerveau, elle se raidie et tourne lentement la tête pour plonger son regard noir profond dans celui, lumineux et doré de la fillette. Cette dernier se tient droite, serrant contre elle une poupée dont il manque un bras et une jambe, la tête pendant dangereusement sr le côté. Sa courte chevelure rouge commence à repousser sur le haut de son crâne.

    Rappel permanant de ses bourreaux.
    Autant que ses yeux.

    La colère envahie soudainement la femme, qui, se levant, offre une merveilleuse claque à sa fille qui tombe à terre sous le choc. Et les larmes commencent à couler. Aussi bien sur les joues de la fillette, que sur celle de sa mère. Attrapant violement la gamine, sa mère attrape un puissant ciseau et lui rase le crâne, comme de nombreuse fois auparavant, coupant une à une ces mèches flamboyantes lui rappelant l’enfer. Entre ses bras, l’enfant pleure. Hurle.

    Mais elle sait que cela ne changera rien…

    ~~~~~
    Froid.
    Peur.
    Angoisse.

    Serrant de toutes mes forces le petit pain volé contre moi, je me recroqueville derrière un vieux tas de caisses pourries, et ferme les yeux, priant pour que tout s’arrête enfin. Au loin, des exclamations explosent. Des bruits de course se rapprochent.

    Des gardes.

    Bloquant ma respiration, je me fais la plus petite possible, essayant de disparaitre dans le sol. Une troupe passe à quelques mètres de moi sans me voir. Puis tout se calme petit à petit. Je pousse un profond soupir de soulagement et détend mes muscles douloureux.

    Sauvée.

    Me déroulant, je me redresse avec difficulté, mon corps trop maigre répondant difficilement à mes sollicitations. Puis mes yeux se posent sur la miche de pain trônant toujours entre mes mains. Je sens mon cœur bondir de joie tandis que mon estomac cri famine. Sans prendre le temps de me trouver un lieu plus convenable, je mords dedans avec délice. Ca croustille sous la dent.

    Je manque de m’évanouir tellement cela est bon. Cela fait tellement longtemps que je n’ai rien mangé de tel. J’en engloutie prendre les trois quart quand l’image de ma mère, malade et mourante sur son lit me revient. Honteuse, je regarde le petit trognon restant et me met à courir vers notre petite maison tout en le serrant contre moi.

    Montant rapide la volée de marche métallique est rouillé qui mène à notre petit appartement, je me glisse sans faire de bruit à l’intérieur et me dirige vers un lit de paille posé dans un coin.


    - Maman… J’ai trouvé à manger.

    Aucune réaction. Elle doit dormir. Je m’approche avec précaution et glisse entre ses doigts le petit morceau de pain Ces derniers sont terriblement froids. Et étrangement raides… Je regarde avec curiosité le regard blafard de ma mère. Sa peau devenue presque translucide. Elle a les yeux grands ouverts, fixant le plafond. Entièrement vides.

    Je ne comprends pas.
    Normalement maman dort les yeux fermés…


    ~~~~~

    Deux années de solitude et de misère absolue. Rampant à terre pour trouver de quoi nourrir mon corps faible et maigre. Mendiant autant que possible, la force pour voler me manquant. Pourtant, malgré tout cela, j’arrive toujours à survivre, tout en me tenant relativement à l’écart de ces bandes de gamins des rues.

    Peut-être pour me persuader que je ne suis pas comme eux.
    Abandonnée.

    Assise dans un coin de la cité blanche, je regarde avec mes yeux dorés les passants déambuler devant moi sans me prêter la moindre attention. Certains bousculent même sans faire attention ma main tendue vers eux.

    Affreusement vide.

    La pluie ruissèle son mon corps crasseux, trempant le vieux tissu qui me sert de vêtements. Je ferme les yeux, la fatigue m’envahissant soudainement. Alors que je vais sombrer dans un état de demi-sommeil, quelques chose de chaud entour ma main.

    Chaud et rassurant.

    J’ouvre avec difficulté les yeux pour découvrir un jeune homme, deux grand rouleaux accrochés dans son dos, ses pupilles vertes me fixant avec intensité.


    - Tu as faim, jeune fille ?

    Un éclat s ‘allume dans mes yeux à ces mots. Inespérés. Je le laisse e prendre entre ses bras et me porter au sec.

    Un ange ?

    ~~~~~


    - Et bien, qu’est-ce que tu attends ?

    Devant moi s’étale un nombre impressionnant de plats fumants. Je n’arrive pas à en détacher mon regard. Ni même à faire disparaitre la surprise de mon visage.

    Je rêve !


    - Alors ?

    L’homme en face de moi me regarde avec curiosité. Lorsque je lève les yeux vers lui, il m’offre un signe engageant de la tête, m’invitant à commencer. Mais je reste immobile, malgré les grognements intempestifs de mon estomac. Plissant les yeux, j’observe mon interlocuteur avec méfiance.

    Grand.
    Jeune.
    Beau.
    Mystérieux.

    Sa courte chevelure noir lui donne un air soigné et bienfaisant. Tout autant que ses yeux d’un vert profond et emplis de gentillesse.

    Pure.


    - Pourquoi vous faites ça ? C’est encore pour m’engager dans une de ces maisons toujours rouge où les hommes entre pour se faire plaisir ?

    La surprise que je lis dans le regard de l’inconnu la satisfait. Je ne le montre cependant pas, le regardant durement. J’ai maintenant 14 années et je sens les formes de mon corps se dessiner lentement, attirant le regard plus en plus dérangeant de vieux pervers. Ce n’est pas la première fois que l’on me proposerait cela.

    Rire puissant.

    Cette fois, je ne peux cacher ma surprise, haussant les sourcils.


    - Voilà une enfant très perspicace ! Mange tu ne risques rien.

    Le clin d’œil qui me lance, dénudé de second sens me rassure un peu… Mais j’hésite encore. Jusqu’à que mon ventre gronde de nouveau. Faisant lâcher prise à ma raison.

    Je me jette sur la nourriture.

    ~~~~~


    - Tu pars vraiment ?

    Trystan m’offre un regard triste, ébouriffant mes cheveux. Il évite mon regard, honteux de me laisser ainsi seule. Mais je ne compte pas lui laisser la possibilité de la fuite.

    - Tu comptes donc m’abandonner…

    Je sens que mes paroles le poignardent de plein fouet. Parfait… C’est ce que je cherche. Durant près d’un an, il m’a offert sa protection. A manger. De quoi m’habiller. J’ai repris peu à peu des forces. Repris vie. Et il veut tout laisser tomber maintenant ?

    Je plante mon regard dans le sien le forçant à m’affronter en face. Je sais que e que je fais est égoïste. Je devrais lui être reconnaissante. Le remercier et le regarder partir. Mais je me refuse à faire cela.

    Je me refuse à le quitter.


    - Ecoute…

    Mon regard se fait plus dur. Je ne comprends pas pourquoi il veut partir. Pour son métier qu’il dit. Mais je suis plus importante que son métier !

    Non ? …

    Je ne veux pas que la seule bouée que j’ai trouvée dans ce monde m’abandonne. Et que je coule de nouveau.

    Seule.


    - Je dois partir… Je te l’ai déjà expliqué. Et tu ne peux venir.

    - Pourquoi ?! Pourquoi je ne peux pas venir.

    - On en a déjà parlé ! C’est bien trop dangereux pour une enfant !

    Une enfant… Je déteste que l’on me considère encore comme tel.

    - Dangereux ?! Parce que tu crois que me laisser crevée seule ici c’est moins dangereux peut-être ?

    Un éclat de colère brille dans mes yeux. Echos du sien. Il détourne le regard, agacé et mécontent.

    - Arrête de m’emmerder et continue à vivre ta vie !

    L’emmerder ? Ma colère explose.

    - Tu crois vraiment que j’ai une vie dans ce trou à merde ? C’est toi qui la tiens ma vie !

    Il me lance un regard féroce, puis tourne les talons, jetant ce qui reste de moi à terre. Les larmes se mettent à couler sur mes joues crasseuses.

    - Putain d’égoïste !

    Mon cri se heurte à son dos puis il disparait dans une ruelle. Je tombe à terre, vidée et détruite.

    ~~~~~
    Deux jours que je le suis à la trace, tentant de ne pas me faire repérer. Deux jours que je n’ai pas mangé pour ne pas le perdre.

    Entrant dans un petit bosquet, je remarque avec horreur que je l’ai perdu de vue. Accélérant légèrement le pas, je me faufile entre les arbres pour le retrouver quand je me stoppe net en l’apercevant, entièrement nu, se bayant dans un petit ruisseau. Faisant un brusque pas en arrière, je me dissimule derrière un arbre, le rouge me montant violemment aux joues.

    Stupide.

    Grimpant dans un arbre, je me surprends à l’observer, une étrange chaleur grimpant au creux de mon ventre.

    Stupide.

    M’adossant au tronc, j’attends en silence, tentant de camer les battements intempestifs de mon cœur. Je ferme lentement les yeux.

    Et m’endors.

    ~~~~~


    C’est le crépitement d’un feu qui me réveil presque en sursaut. Comment j’ai pu dormir à un moment pareil ?! Prise de panique, je me penche vers le sol et constate avec un immense soulagement que Trystan n’a pas bougé.

    Soupir silencieux.

    Espérant qu’il ne m’a pas repéré, je m’adosse de nouveau à l’arbre et attend qu’il s’endorme pour aller lui piquer un peu à manger. Sinon, à ce rythme, je ne m’en sortirai pas. Plusieurs longues minutes passent dans un silence partiel. Puis une douce odeur de viande cuite s’élève jusqu’à moi. Je sens mon estomac se tordre.

    Et prie.
    Pas maintenant…

    Je grondement s’élève avant que je n’ai pu faire un geste. En même temps que le rire frais de Trystan.


    - Allez, descend de ton perchoir petit oiseau !

    Je lâche un profond soupir et me laisse glisser jusqu’au sol.

    Raté

    Levant un regard dur et honteux vers Trystan, je le fixe en silence. Ce dernier pose des yeux moqueurs sur moi. Je déteste ça.


    - Tu as faim, jeune fille ?

    Les mêmes paroles. Le même ton. Le même sourire. Je sens une larme glisser sur ma joue.

    De plaisir.
    Et de joie.

    ~~~~~


    - On va s’arrêter quelques heures ici…

    Je lui lance un regard curieux, avant de laisser glisser mes yeux sur l’horizon. Nous sommes en haut d’une petite falaise, surplombant une immense plaine. Au loin, on peut apercevoir le reflet bleu de la mer.

    Magnifique.

    Posant mon sac par terre, je m’assoie, les jambes pendues dans le vide.


    - Pour quoi faire ? Tu es déjà fatigué Papi ?

    Ce dernier secoue la tête en riant.

    - Non sale gamine, je vais travailler un peu.

    Je me retourne brutalement vers lui. Travailler ? Cela faisait plusieurs mois que je le tannais pour qu’il me révèle son métier. Ainsi que le contenu de ces deux énormes rouleaux qu’il porte constamment dans son dos.

    Enfin !

    Me redressant brusquement, au risque de basculer ans le vide, je me mets à tourner autour de lui.


    - Je vais enfin savoir ! Hein ? Tu vas enfin me dire ?

    Souriant tranquillement, il s’assoit et pose devant lui un lourd étui. L’ouvrant avec précaution, il en sort une immense feuille de papier jaunie par le temps.

    - Pousses-toi gamine, j’ai besoin de place !

    Me plaçant derrière lui en trépignant, je le regarde dérouler le mystérieux objet et reste béat devant ce que je découvre.

    Une carte.
    Immense.
    Magnifique.


    - Alors, qu’est-ce que tu en dis ?

    Je le pousse pour me placer devant ce chef d’œuvre et reste un long moment immobile, l’observant avec attention. Des forêts. Des montagnes. Des fleuves. Des villes. Des failles. Tout y est représenté avec une infinie précision. Je sens mon cœur se mettre à battre follement devant cette découverte.

    C’est donc ça, le monde.


    - Et bah, on a perdu sa langue ?

    Je reste immobile. Soufflée devant l’immensité qui s’étend devant moi. Dans mon existence, je n’ai vu qu’une ville. Gigantesque par rapport à m vision d’enfant. Et je n’ai jamais pensé qu’autre chose de bien plus immense s’étendait autour.

    - Dis-moi, on est où là ?

    Les yeux toujours fixé sur la carte, je suis son doigt qui s’arrête à quelques centimètres de la cité blanche. Nous avons parcouru si peu de chemin en deux mois ?! Je n’en reviens toujours pas.

    - Ce que tu vois là est une petite parie du monde. Il nous reste beaucoup de chose à explorer.

    Je le regarde s’assoir à côté de moi.

    - Nous ?

    - Oui, nous. Les cartographes.

    ~~~~~
    Cartographe.
    Liberté.
    Passion.
    Nouvelle vie.

    ~~~~~

    Une tour immense se dessine à l’horizon. Splendide et fière. Me tenant droite à côté de Trystan, je passe une main dans la sienne. Interrogation silencieuse.


    - Bienvenue chez les cartographes gamine.

    Mon cœur explose de joie.

    ~~~~~


    - Shaya, tu comptes choisir quoi comme magie ?

    Je relève doucement la tête, m’extirpant de l’étude d’une carte, aussi vielle qu’incorrecte et pourtant particulièrement intéressante. En face de moi, Julia, une amie de cours me regarde avec intérêt.

    - La magie des Vents, sans hésitation !

    Mon amie secoue doucement la tête, amusée.

    - Question idiote, excuse-moi.

    - Je te pardonne va ! Et toi alors ? Il me semblait que tu étais intéressée par celle des Courants. C’est toujours le cas ?

    Julia se tortille un moment sur sa chaise. Pourquoi ce stress soudain ?

    - Je crois que je vais plus me diriger vers la magie Tellurique.

    Je plisse les yeux. C’est donc ça… Elle sait à quel point je déteste cette magie. Puissante certes mais destructive. Et trop terre à terre – sans mauvais jeu de mots -. Je lâche un petit soupir en secouant la tête.

    - Tu sais très bien ce que je pense de cette magie… Mais si c’est ce que tu veux faire, fonce ma belle. Il ne faudra juste pas venir détruire mon futur environnement de chasse !

    De chasse. De chasse aux informations. Aux mystères. Julia se détend légèrement, riant. Je me redresse alors, lui lançant un regard amusé.

    - Je vais me faire tatouer demain. Ça te dit de venir avec moi ?

    - Non merci, ça m’intéresse moyen. Tu comptes te faire tatouer quoi ?

    - Un papillon !

    Elle me lance un regard surpris

    - Pourquoi un… Ok oubli, question stupide…

    J’éclate de rire et me lève de ma chaise, m’étirant avec souplesse.

    Vent.
    Liberté.
    C’est évident non ?


    - Je vais courir un peu moi !

    - Et ton étude ?

    - Elle attendra bien une ou deux heures !

    Puis, lui offrant un clin d’œil, je disparais derrière une rangée de livres, courant déjà vers la sortie.

    Liberté.

    ~~~~~


    - Je pars demain pour six mois d’expédition…

    Allongée contre Druss, je laisse un doigt glisser sur son torse massif. Ce dernier lève des yeux curieux vers moi, puis se redresse et vient refermer ses bras autour de moi. Nos lèvres se cherchent pour finalement se trouver dans un long et puissant baiser. Puis, posant son front contre lui mien, il se noie dans mes yeux dorés.

    - Si longtemps ?

    - Nous allons essayer de cartographier une zone encore vierge. Ça va prendre beaucoup de temps.

    Son regard se fait plus triste. Un sourire amusé nait sur mes lèvres

    - Fait pas cette tête gros nounours, je vais revenir.

    Druss et moi entretenons une relation depuis plusieurs années. Habitant non loin d la tour, je vais le retrouver régulièrement. Est-ce véritablement sérieux ? Je ne crois pas. Je prends cela avec liberté et je crois qu’il le respect.

    Ses lèvres viennent glisser sur mon cou, déclenchant une série de petits frissons parcourant mon dos. Puis elles remontent jusqu’à mon oreille. Mes doigts s’actives, glissant sur sa peau avec tendresse.


    - Shaya… reste vivre avec moi.

    Je me fige, mes yeux s’ouvrant brusquement. Druss se redresse au-dessus de moi, m’offrant un regard sérieux.

    Trop sérieux.

    Rester vivre avec lui ? Former une famille ? M’enchainer à une maison. A une vie plate ?

    Perdre ma liberté ?

    Je le regarde longuement. J’éprouve de très forts sentiments pour ce jeune homme. De l’Amour même peut-être. Mais cela ne suffit pas. Je me connais. Jamais je ne pourrais rester à un endroit plus d’un an. Voir même plus de six mois. Ma vie se trouve sur la route. Devant une carte. Libre.

    Vivante.

    Accepter sa proposition reviendrait à me tuer.

    Jamais.

    Lâchant un profond soupir, je roule sur le côté, me libérant de ses bras, avant de m’assoir sur le rebord du lit. Druss vient se glisser dans mon dos.


    - Pourquoi il a fallu que tu demandes cela ?

    Il me sert dans ses bras.

    - Je suis désolé…

    Je me retourne, le regard triste.

    - Pas autant que moi…

    Et je me lève, le quittant en emportant mes affaires.

    ~~~~~

    Archimage.
    Enfin.
    Liberté totale.






    Autre:


    Don & Particularités: Pratique la magie du Vent ainsi que celle de du Courant, mais avec moins de puissance et d'affinité.



    Mage élémentaire:



    Acte le plus puissant: Shaya possède la puissance de provoquer de violente tempête, voir des tornades si leur cœur lui disait. Cependant, elle ne supporte pas l'aspect destructif de ces sorts. Elle ne les utilisera donc qu'en dernier recours.

    Sorts courants: Très bonne maitrise de l'air avec lequel elle s'amuse à jouer pour déceler chaque variation de terrain. Elle manipule également régulièrement les courants mais ne possède qu'une maîtrise relativement réduite de ces derniers.
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Shaya Pyrius -Admin

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