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 Le papillon et le dragon. [PV Shaya]

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Philip Sartin
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MessageSujet: Le papillon et le dragon. [PV Shaya]   Mer 2 Jan - 14:19

Sur les bien peu connues terres d'Aranor, il est bien des choses que l'on ne penserait jamais voir, des choses qui pourtant sont. Ne serait-ce que derrière ses épais et puissants murs de pierres inébranlables qui forment la Forteresse Utop, il n'est pas impossible de croiser Nains et Elfes, portant les tenues de l'Ordre et sa joie. Et si leur vision n'était pas assez rare, les voir se côtoyer a une même table relève d'un exploit que nul ne peut remettre en doute. Cette animosité, noyée dans l'entente d'un désir commun, reste l'un des plus fiers symboles des Chevaliers.

C'est sans doute pour cela que Philip porte son regard sur ces deux joyeux compagnons qui rient ensemble. Pourtant, l'un est si grand que l'on dû recommander aux maîtres Nains de Fanoesia une armure à sa mesure. Quant à l'autre, c'est un siège à sa mesure qui fut commandé. Barbes, bières et viandes face à l'imberbe modéré qui ne goûte qu'aux fruits et à l'eau. Des confrères bien étonnants. Bafur, Nain de Rarhanria et Tinebrin, Elfe Sylvain. S'ils ne s'étaient pas unis pour la Paix, sans doute n'auraient-ils jamais partagé un repas. Ils sont bien peu à rejoindre à l'Ordre, ce qui est bien dommage.

Voilà longtemps qu'aucune guerre n'est venue éprouver les courage des Chevaliers, ils ont pourtant bien à faire pour garder les routes sûre. Même le légendaire Commandeur ne sait plus combien de Chevaliers parcourent le continent, mais il sait qu'ils ne peuvent être partout. Les monstres ne sont pas les seuls à en profiter. Bien des membres de l'Ordre reviennent avec des soupçons sur l'activité de leurs pires ennemis. La mort continue de frapper les hommes depuis l'ombre.

Philip pousse un profond soupir. Sa fonction est source de bien des inquiétudes. Il envie ses hommes qui peuvent courir le monde et peut-être en découvrir de nouvelles facettes. Lui même ne sort que pour de grandes occasions, ou des visites purement diplomatiques. Sinon quoi, il ne peut chevaucher bien loin de la forteresse, de manière à ce qu'il puisse remplir ses fonctions lorsque le moment viendra. Aujourd'hui même, on n'attend rien de lui et voilà une bonne raison de sourire. Il sortira avec les siens pour sécuriser la route d'Utop. Cinq Chevaliers à ses côtés, dont le fameux duo qu'il contemplait un peu plus tôt. Une belle escorte, il doit le reconnaître. Les Intendant tiennent à ce qu'il ne prenne aucun risque.
Un Chevaliers qui ne prend aucun risque.. Autant demander à un oiseau de ne pas voler ! C'est la pire bêtise au monde ! A quoi bon porter une armure si elle ne nous protège d'aucune lame. Un Chevalier devrait trouver le danger et l'éprouver avant qu'un autre ne le côtoie. Quel que soi son rang.

***

Cinq lourdes armures brillent sous le soleil, et vingt sabots frappent le sol par intermittences, projetant un nuage de terre et de poussière derrière eux. Ils en ont bien pour 3 jours pour atteindre le Pourpre et donc autant pour en revenir. Plus s'ils rencontrent des complications.
Malgré ce que l'on peut penser, peu de choses arrivent en six jours. Mais beaucoup peuvent s'en préparer.


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Shaya Pyrius
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MessageSujet: Re: Le papillon et le dragon. [PV Shaya]   Mer 2 Jan - 17:43

    - Nous allons bientôt repartir mademoiselle !

    Je redresse la tête, offrant un splendide sourire au jeune homme venu m’informé.

    - Je vous remercie, j’arrive dans un instant !

    Puis, reportant mon attention sur l’amas de papier étalé devant moi, j’entreprends de les ranger. Les rassemblant en un petit tas, je les enroule soigneusement avant de les glisser dans un grand tube de cuir et de bois fin, souvenir de Trystan. Je ramasse également mes crayons, ma règle et mon compas que je range avec délicatesse dans son étui de cuir. Ça, c’est à la guilde des cartographes que je les dois. Une récompense venant se rajouter à mes diplômes.

    Je finie par me lever, laissant une trace à l’endroit où j’étais à moitié allongée, et, nouant mon étui dans mon dos, je me dirige vers l’endroit où la caravane à fait halte, une petite heure plus tôt. Les hommes et les femmes s’activaient pour ranger le camp rapidement monté. Le feu venait d’être éteint et une légère fumée s’élève à présent dans le ciel. Rêveuse, je la suis des yeux.

    Choc.

    Je me retrouve soudainement sur les fesses, une douleur remontant de ma poitrine.


    - Faites donc attention.

    Je lève les yeux vers un homme aux larges épaules qui me lance un regard peu aimable.

    - Excusez-moi, j’étais ailleurs.

    Il lâche un petit soupir et me tend une main. Je la saisis et me retrouve littéralement soulevée de terre avant d’atterrir sur mes pieds.

    - J’ai vu cela…

    Et il ramasse le lourd paquet que je viens de déloger de son épaule avant de disparaitre dans un chariot. Prenant un instant pour remettre mes esprits en place, je tâte mon étui pour vérifier qu’il est intact et me faufile jusqu’à ma jument. Cette dernière m’accueil avec un petit hennissement et je ne me m’empêcher de laisse ma main se perdre dans sa crinière.

    - On y retourne ma belle !

    Puis mon regard se pose sur un chariot à moitié vide qui commence à partir.

    - Quoique… Je pense que cette fois tu vas partir seule.

    Sans me laisser attendrir par son regard déçu, je l’attache à l’arrière du chariot et saute dedans. Le cochet se retourne, surprit.

    - Cela ne vous dérange pas si je vous tiens compagnie pendant le voyage ?

    C’est alors que je remarque que le fameux cochet se trouve être l’homme que j’ai bousculé quelques minutes plutôt. Je lui offre un sourire désolée et suppliant. Il lève les yeux au ciel.

    - Restez donc. Tête en l’air comme vous êtes-vous risqueriez de tomber de cheval…

    Je ne peux retenir un petit rire et me laisse emporter par le chariot, un immense sourire aux lèvres.

    Cet après-midi s’annonce radieux.


    ~~~~~

    Le bruit de mon crayon grattant le papier s’élève dans un silence presque total, si on oublie les pas lourds des cheveux et le grincement perpétuel des chariots. Mon regard lui, se balade sur l’horizon. Devant moi s’étale deux cartes que j’ai copiées de ma plume pendant mon apprentissage. Tout en scrutant le paysage, je me prends au jeu de les corriger. De les améliorer. Le relief change avec le temps. Et j’aime être témoin de cette métamorphose.

    Si cela ne tenait qu’à moi, je serais resté sans bouger pendant des heures, à scruter de mes yeux et de mon air les alentours. Mais je dois encore guider cette caravane à bon port.

    Des obligations.
    Toujours des obligations…

    Je dois cependant m’estimer heureuse d’avoir pu participer à cette expédition dans les terres de l’ouest. J’ai dut me battre bec et ongle pour avoir cette autorisation, bien qu’elle ne soit pas très officielle. De toute façon, Melin sait parfaitement qu’il s’il me la refusait, je serais partit en douce. Je crois que je l’exaspère ! Et puis cela faisait deux semaines qu’il me tenait à ses côtés pour l’aider à gérer la tour. Deux semaines sans bouger ! Vous y croyez-vous ?

    Et dire que…

    De puissants rugissements me tirent de ma rêverie. Tout proche.

    Trop proches.

    Je me redresse subitement et scrute les hautes herbes nous entourant. Au loin, un nuage de poussière se dégage. Et tout près, une meute de Radju fonce sur nous. Au moins une dizaine ! Le cochet se retourne vivement, attrape une épée qui se trouvait à côté de moi et saute à terre, le visage de marbre.


    - Restez dans le chariot !

    Et puis quoi ? Je me jette en avant, attrapant ma jument par la bride et la tirant moi.

    - Vite ma belle, vient par là.

    J’attrape ensuite mon épée se trouvant sous la selle et saute à mon tour à terre. Je ne connais que les bases du combat mais cela m’a toujours suffit face à ce genre d’adversaire. J’ai à peine le temps de me tourner qu’une de ces immonde bestiole me saute de dessus. Les Radju sont des sortes de loup sans aucun pelage, une crête osseuse au niveau du dos et un museau bien trop pointu. Ils ne sont très intelligents mais bénéficie d’une rapidité et d’une agilité très dangereuse.

    J’arrive de justesse à m’écarter de sa trajectoire et je frappe.

    Fort.

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Philip Sartin
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MessageSujet: Re: Le papillon et le dragon. [PV Shaya]   Jeu 3 Jan - 4:27

Deux jours de belle chevauchée et d'amusement, sans qu'aucune menace ne vint croiser la route des vaillants Chevaliers de l'Ordre. Pourtant, bien rares sont les chanceux qui ont pu traverser la région sans en subir une attaque. Même l'aimé des dieux Capitaine Philip n'a jamais connu cet exploit. Pourtant, l'idée de nettoyer la région à saisit plus d'un des Commandants de l'Ordre. Mais aussi nombreux que se rassemblent les Chevaliers, la terre est trop vaste et, parfois, ses habitants trop attachés à cette terre. On dénombre aussi nombre de mystères, sombre et inquiétants. Il est déjà arrivé que, de convois entiers, un homme se présente à Utop en unique survivant. Unique et frêle survivant qui ne dispense qu'incohérents propos. Certains racontent même que, dans les nuits de pleines lunes, l'on puisse apercevoir les guerriers d'antan, se livrer à des mimiques macabres de guerres qui se poursuivent par delà les frontières tremblantes de l'au-delà.
Et puis, on parle de sorciers.

Mais plus couramment, c'est de bêtes féroces que l'on parle ! D'Ogre, d'Orcs parfois de Trolls égarés. Les dangers sont foules sur ses fertiles et délaissée terres. Feïral n'a jamais eut la force ni l'ambition d'en chasser les peuplades et les dangers. Mais l'importance de la voie terrestre, aussi dangereuse fusse-t-elle, vers Quetaïn pousse la cité blanche à s'accrocher jalousement à ces terres par trop convoitées par Akeraï.
Une région qui s'inscrit en berceau de la Guerre. En lequel se dressent les gardiens de la Paix.

Deux jours de belle chevauchée et d'amusement, la bataille était presque annoncée pour le jour même. Ce n'est pas une surprise pour les Chevaliers de d'entendre les rugissements et hurlements s'élever non loin d'eux. Non, ce qui est étonnant c'est plutôt qu'ils ne semblent pas en être la cible.


-Des Radjus ! Où peuvent se rendre ces bêtes!
-Ils chassent. Un gros gibier, visiblement sur la route.. J'ai peur que des marchands ne soient aventurés par cette route Commandant.
-Au galop messieurs. Bafur, montez avec moi, votre poney suivra bien.


Le Nain grommelle bien quelques commentaires sur la taille inutile des chevaux, mais il a conscience qu'ils ont besoin de vitesse et qu'ils sont sans doute déjà en retard. Les destriers de l'Ordre se voient pour la plupart originaires de Feïral, notamment celui qui porte Philip et maintenant le Nain, tout deux en armure. Par la grâce des forgerons Nains, des runes et de la constitution solide de la bête, celle-ci parvient à s'élancer à plein galop, manquant même de distancer les autres chevaliers, mis à part Tenebrin qui déjà s'élance au loin penché à l'oreille de sa bête. Mais Alean, le fameux destrier immaculé de Philip, n'en reste pas moins digne de celui qui le lui a offert ! Le généreux Seigneur de la Cité Blanche. La bienveillance de cet homme à l'égard de l'Ordre vient sans aucun doute des liens de maître et d'apprenti qui unissaient son frère jumeau au chef actuel de l'Ordre. Une générosité que Philip ne cesse de louer.

S'il n'en tenait qu'à lui, le Commandant prendrait la posture d'une de ces runes dont-il a le secret, Raidõ pour ne pas la nommer. Son cheval pourrait alors tenir mesure à celui de Tenebrin, ou tout du moins essayer. L'elfe, s'il accepte de porter l'armure, a tenu à garder une jument de sa terre natale. Plus fines, l'étonnante créature semble plus souvent voler que galoper.

Bien tôt, trop tôt malheureusement, la clameur des hommes vint approuver les dire de Tenebrin. Ce dernier avait déjà son arc à la main, guidant sa jument à l'impulsion de ses jambes, lorsque le Commandant et le Nain purent prendre connaissance de la situation. Un coup d'oeil leur suffit à comprendre qu'ils étaient bien en retard et que les flèches de l'Elfe ne suffiraient pas à sauver tout ce beau monde. Comme si deux meutes s'étaient mise en tête d'attaquer en même temps, les Radju semblaient de partout. A la manière de leurs lointain cousins loups, ils aiment à attirer l'attention de leur cible pour que les crocs d'un autres vienne frapper leurs victimes.

Alean ne se fait pas prier pour dépasser l'Elfe et sa monture, guidant dans la mêlée les deux Chevaliers sur son dos, promptement suivit par trois autres chevaux.
Bafur saute vivement à terre, à peine gêné par sa lourde armure et pousse un de ces cris qui aurait si bien sa place dans une taverne que sur un champs de bataille. Pendant ce temps, les destriers défoncent les crânes des créatures qui ont eut la malchance d'échapper aux tranchant ou aux lances des chevaliers.
Ces derniers sont bien égoïstes, faisant le tour du convois pour écarter bêtes et hommes. Il n'est pas question de partager le danger, pas même à ceux qui le désirent. Que ce soi pour leurs vœux ou pour l'honneur, ils poussent les Hommes à l'écart du combat jusqu'à ce que les bêtes préfèrent s'enfuir que voir leurs meutes disparaître entièrement.
Trois chevaliers leurs donnent la chasse, tandis que le Commandant met pied à terre aux côté d'un Bafur qui vocifère que si on lui avait laissé son poney il y serait allé lui aussi.

-Allons mon ami, vous savez aussi bien que moi que Truffe-de-marrons n'aurait pu les suivre.
-Là n'est pas la question ! Tinebrin était là avant moi et il y est encore ! Je n'ose imaginer son avance sur notre concours.
-Le sage Tinebrin se serait laissé entraîner dans l'un de vos défis ? Sait-il les risques qu'il prend?
-Haha ! Je ne crois pas ! Mais l'avance qu'il vient de prendre fausse tout!
-Votre victoire n'en sera que plus honorable.. Si vous permettez, je crois qu'il y a des blessés.
-Hum ? Ah ! C'est bien vrai, ces caravaniers ! Ils ont bien du courage de passer par là, j'ose crois qu'ils sont solide!


Philip approuve d'un mouvement de tête quelque peu gêné par le heaume qui recouvre son visage et qu'il prend le temps de retirer. Le fichu casque à la fâcheuse tendance de s'empêtrer dans ses cheveux lorsqu'il le retire trop brusquement. Mais la brusquerie ne faisant pas partie de ses mœurs, le Commandant s'en est vite accommodé. Casque sous le bras, il s'avance vers l'homme le plus proche dans son imposante armure, son épée encore ensanglanté à la main et une impressionnante hache dans le dos.
Le genre d'homme qui pourrait être intimidant s'il n'était pas posé et n'affichait pas un masque d'excuse mêlé d'inquiétude.

-Pardonnez-nous notre arrivée tardive, avez vous des blessés? Quel but a bien pu vous pousser à traverser une région aussi dangereuse que celle là?

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Dernière édition par Philip Sartin le Jeu 3 Jan - 11:07, édité 1 fois
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Shaya Pyrius
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MessageSujet: Re: Le papillon et le dragon. [PV Shaya]   Jeu 3 Jan - 10:21

    Sang.
    Rugissements.
    Cris.
    Chaos.

    Le monde autour de moi s’écroule lentement sous les rocs de ces immondes créatures. Je n’arrête pas de rouler à terre, tentant du mieux que je peux d’éviter les griffes m’assaillant de toute part.

    De nouveau, je me jette à terre, sentant le souffle d’une bête passer juste au-dessus de moi. Sans prendre le temps de réfléchir, je lève mon épée à la verticale. Le Radju vient s’y empaler, m’éclaboussant de sang frais. Une grimace de dégout se peint sur mon visage tandis que je me relève avec difficulté. Le hennissement de ma jument me déchire alors les tympans. Filant vers elle, je coupe nette la corde la rattachant au chariot, lui laissant ainsi la possibilité de se défendre.

    Ou de fuir.

    Une violente douleur vient alors exploser au niveau de mon bras gauche. Poussant un cri de douleur, je regarde avec horreur ma chair ouverte par une paire de griffes. Le propriétaire en profite pour me sauter dessus. Vif.

    Il tombe raide mort à mes pieds, une flèche plantée dans le cou.

    Regardant autour de moi, j’aperçois une troupe de cavalier galoper en notre direction. Une autre flèche frôle mon visage, venant se planter dans la boite crânienne d’un autre prédateur qui tentait de me prendre par derrière. Il me faut un long moment pour reprendre totalement mes esprits et pouvoir me relancer dans la mêlée.


    - En arrière !

    Je n’ai autre choix que de reculer devant le cheval se dressant devant moi. Surprise, j’échappe de peu à la chute sur les fesses.

    Des chevaliers de l’Ordre.
    Nous sommes chanceux.

    Lentement, ils nous écartent du combat, ce qui fait naitre une légère flamme de colère en moi. Réaction bien stupide je dois vous l’avouer. Puis peu à peu, tout se calme. Les chevaliers finissent les dernières bêtes, mettant en fuite le reste de la meute. Ereintée, je tombe à genoux, toutes forces désertant d’un coup mon corps. De dégout, je lâche mon épée qui vient s’écraser au sol avec un bruit métallique.

    Je déteste utiliser cette arme.

    Poussant un profond soupir, je passe une main sur mon visage, y étalant inconsciemment le sang déjà présent. Quelqu’un vient alors me pousser doucement. Me retournant, je découvre ma jument qui tapote légèrement mon dos pour que je me relève. Un sourire vient alors remplacer le rictus épuisé de mon visage et, m’appuyant contre elle, je me redresse.

    Mon regard parcourt alors le champ de bataille. De nombreux cadavres tapissent le sol. Majoritairement des Radju. Cependant, j’aperçois un bras dépasser ici. Une jambe là. J’ai du mal à contenir mon estomac. Une puissante douleur remonte alors au niveau de mon bras, me rappelant ma blessure.

    Me dirigeant vers le chariot où j’ai passé une partie du trajet, j’ai la joie de trouver son cochet en vie. Je lui offre un sourire rassurée. Ses yeux se posent sur mon bras.


    - Vous auriez dut rester dans le chariot.

    Sa voix est calme. Pas de reproche. Pas de colère. Juste une constatation. Je me surprends à apprécier ses manières. La plupart m’aurait crié dessus. M’aurait fait la morale.

    Mais pas lui.

    - Venez, je vais vous aider à nettoyer ça.

    - Merci bien mais je pense que je vais pouvoir me débrouiller. Certains ont plus besoin de vous je pense.

    Il soupir silencieusement mais ne rajoute rien, me lançant cependant une gourde d’eau, que j’attrape avec maladresse, avant de se diriger vers les autres blessés. C’est non sans un soupir de soulagement que je laisse couler un peu d’eau sur ma blessure. Attrapant un bout d’étoffe trainant là, je le noue autour de la blessure peu profonde.

    Je laisse ensuite un mince filet d’eau couler entre mes mains et m’en sert pour me laver du sang de ces bêtes. Celui de mon visage surtout. Mes vêtements verront plus tard. Puis, une fois débarrassée et revigorée par cette petite douche froide, je me dirige vers le seul chevalier portant un arc à la main. Puis, me plantant devant lui, je m’incline légèrement.


    - Je vous remercie d’être venu nous aider. Vous avez sauvé ma vie à deux reprises. Je crois que je ne vous serez jamais assez reconnaissante.

    Puis je relève les yeux, lui offrant un regard plein de gratitude. Un Elfe. Je grave avec force son visage au creux de ma mémoire, me promettant de lui rendre un jour la pareille.

    - Quel but a bien pu vous pousser à traverser une région aussi dangereuse que celle-là?

    - Nous allons de village en village pour les ravitailler. Certains sont reclus dans des coins bien isolés. Et comme l’hiver va arriver à grand pas, ils ont bien besoin d’un peu de vivres. Je sais que nous aurions dut prendre une escorte mais nous n’avions pas les moyens de nous payer les services de votre ordre. C’est à peine si j’avais de quoi engager un cartographe pour nous guider. Et je ne sis par quel miracle ils ont accepté de nous donner une Archimage.

    Je tourne la tête en entendant ma fonction. Le chef de la caravane semblait discuter avec un autre chevalier à la carrure… Imposante. Une lourde épée couverte de sang à la main, une hache faisant presque ma taille accrochée dans le dos. Curieuse, je m’approche et vient me glisser à côté du chef de la caravane. Je ne remarque pas que le tissu de ma blessure est gorgé de sang.

    - Excusez-moi d’interrompre votre discussion mais c’est moi que les ai guidés vers cette route. Et je soutiens qu’il s’agit de la plus sûre pour nous rentre au petit village de Malrak à une journée d’ici. Celle se trouvant plus au nord traves un bosquet ou la visibilité et la largeur du sentier en cas d’attaque ne nous laisse aucune chance. Quant à la route du sud, elle passe bien trop près d’une caverne renfermant plusieurs trolls. Et puis cette région n‘est pas si dangereuse que cela quand on apprend à la connaitre.

    Je plante mon regard dans celui de l’homme, comme pour le défier de me contredire. Ses yeux d’un bleu profond et froid me font alors l’effet d’une douche glaciale. Je ne baisse cependant pas mon regard, soutenant le sien du mieux que je peux. En vérité, j’ai pris ses paroles comme un reproche. Ce qui n’est absolument pas le cas. Mais je n’aime pas l’aura d’autorité qui flotte autour de lui. Ni même la confiance qu’il dégage.

    Esprit rebelle sans doute.
    Ne vient-il pas de nous sauver la vie ?
    Je suis stupide. Je le sais. Mais je déteste que l’on critique mon travail.


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MessageSujet: Re: Le papillon et le dragon. [PV Shaya]   Jeu 3 Jan - 16:13


- Nous allons de village en village pour les ravitailler. Certains sont reclus dans des coins bien isolés. Et comme l’hiver va arriver à grand pas, ils ont bien besoin d’un peu de vivres. Je sais que nous aurions dut prendre une escorte mais nous n’avions pas les moyens de nous payer les services de votre ordre. C’est à peine si j’avais de quoi engager un cartographe pour nous guider. Et je ne sis par quel miracle ils ont accepté de nous donner une Archimage.

L'argent ? C'est ce qui manquait à ces hommes pour obtenir une escorte décente ? Pour sûr, ils auraient pu survivre à l'attaque des Radju, mais au prix de combien de pertes ? Déjà Philip pouvait apercevoir des corps que la vie avait abandonné. Un soupir perce la poitrine du Commandant. Les Chevaliers ne sont pas de mauvais bougres, ils savent se contenter d'un repas pour paiement, mais les hommes voient l'armure et pensent noblesse, l'associent à richesses et manquent l'occasion de s'épargner bien des ennuis.
Enfin, un Chevalier ne peut protéger tout un convois et les rassembler sans en passer par l'Ordre relève bien du miracle, dispersé comme ils le sont dans les terres.
Ils ne sont pas si nombreux a porter fièrement l'armure.

- Excusez-moi d’interrompre votre discussion mais c’est moi que les ai guidés vers cette route. Et je soutiens qu’il s’agit de la plus sûre pour nous rentre au petit village de Malrak à une journée d’ici. Celle se trouvant plus au nord traverse un bosquet ou la visibilité et la largeur du sentier en cas d’attaque ne nous laisse aucune chance. Quant à la route du sud, elle passe bien trop près d’une caverne renfermant plusieurs trolls. Et puis cette région n‘est pas si dangereuse que cela quand on apprend à la connaître.
-Vous-êtes donc le fameux Archimage des Cartographes?


Un élan de surprise traverse le regard de Philip. Il y en a bien des raisons à vrai dire. Tout d'abord, lorsqu'on parle d'Archimage, le Commandant pense à ces vieux hommes aux cheveux blanc que l'on dépeint dans les contes, pas à des femmes aussi troublantes que piquantes. Mais il se reprend bien vite, car le ton presque offusqué de la femme ne lui échappe pas. En même temps, elle a bien raison, au vu de leurs destinations c'est bien la seule route qu'ils aient pu emprunter, la seule que les Chevaliers parcourent régulièrement. Sans aucun doute, le convois a conservé bien des vie grâce à son choix.

-Loin de moi l'idée de remettre en doute les choix d'un Cartographe, madame. Encore moins de votre rang.

Comme il est de coutume envers les dames, Philip s'incline devant la rousse Archimage. S'il comprend l'humeur de leur interlocuteur, Bafur lui le voit d'un autre œil et renifle fortement. Il soulève son lourd marteau comme s'il fut une plume pour son puissant bras et le brandis sous le nez de la Cartographe, autant pour attirer ses yeux vers lui que pour appuyer ses propos.

-La moins mauvaise n'est pas toujours la meilleure des solutions ! Je m'étais laissé entendre dire que les Archimages étaient munis de bien des forces pour se protéger ! Donne-t-on ce titre à d'inexpérimentées enfantes dans ce nid d'oiseau qui loge vos comparses?
-Paix Bafur ! Pourquoi chercher querelle?
-Je ne fais que poser des questions. De la part d'un Nain qui a sauvé des vies, on aurait pu craindre pire paiement!
-Je conçois, mais vous avez tort mon ami, c'est nous qui sommes redevables à ces gens. Madame, nous n'avons su prévenir ce convois du danger, permettez nous de nous racheter en vous escortant dans ces terres hostiles.


Malgré le grognement de protestation de Bafur, Philip ne revint pas sur sa parole, ce qui eut le don de faire s'éloigner le petit être, préférant visiblement rejoindre son ami elfe pour lui conter la source de son mécontentement. Par quel jeu du sort l'oreille pointu et le barbu se sont-ils acoquiné malgré le sale caractère du second, jamais Philip ne le comprendra! Mais malgré tout, lui même porte une certaine affection pour ce nain. S'il est avare en bien plus de points que l'or, il ne l'est pas pour ce qui est du courage et de la loyauté.
Par ailleurs, s'il avait eut l'oeil plus vif, il aurait sans doute remarqué la blessure de la jeune femme. Philip lui ne la rate pas et saisit délicatement son bras pour en prendre mesure. D'autres blessures bien plus graves doivent recouvrir d'autres membres du convois, mais le Commandant à aussi conscience de l'importance que représente un Achimage Cartographe. Après tout, il s'agit d'une guilde des plus amicale qui se trouve aussi sous la protection de Feïral. Leurs membres les plus éminents sont donc à traiter avec respect et égards.

-Permettez qu'un de mes hommes s'occupe de cette blessure.

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MessageSujet: Re: Le papillon et le dragon. [PV Shaya]   Jeu 3 Jan - 23:55

    -Vous-êtes donc le fameux Archimage des Cartographes?

    Un vent de surprise passe dans son regard tandis que ses yeux me scrutent de haut en bas. Ma colère augmente malgré moi. Il semble étonner de me voir endosser cette fonction. Qu’est-ce qui le gène ? Le fait que je sois une femme ? Mon âge ? Ou alors je n’ai tout simplement pas l’air d’une Archimage ?

    Mes yeux se plissent tandis que je le scrute à mon tour. Toujours cette droiture. Cette autorité naturelle. Je serre machinalement la mâchoire, une flamme mauvaise brillant dans mon regard. Que je tente de faire disparaitre rapidement, me sentant m’emporter trop facilement. Poussant un petit soupir, je me passe une main sur le visage.

    Se calmer…

    La bataille m’a mis sur les nerfs. Ce qui est complétement stupide.


    -Loin de moi l'idée de remettre en doute les choix d'un Cartographe, madame. Encore moins de votre rang.

    Je le regarde avec curiosité s’incliner légèrement devant moi. Ses paroles transpirent le respect et la politesse. Et pourtant, je ne les apprécie pas plus que cela. J’ai l’impression d’entendre quelqu’un débiter de futiles paroles mielleuses. Je ne sais pas, il y a comme un mur qui se dresse entre moi et cet homme. Un monde nous séparant. Et je ne peux m’empêcher de trouver cette droiture détestable.

    Stupide.

    Soudain, un marteau apparait devant mes yeux, m’obligeant à loucher avant que je n’en comprends la provenance. Remontant lentement le long du manche, je plante mon regard dans celui du nain, la tête toujours dissimulée sous son heaume de fer.


    -La moins mauvaise n'est pas toujours la meilleure des solutions ! Je m'étais laissé entendre dire que les Archimages étaient munis de bien des forces pour se protéger ! Donne-t-on ce titre à d'inexpérimentées enfantes dans ce nid d'oiseau qui loge vos comparses?

    Mes yeux s’agrandissent sous l’effet de la surprise. Comment osait-il seulement prononcer ces paroles. Ce n’est pas pour rien que les nains ont une certaine réputation dont je tairais le contenue… Un sourire se dessine cependant sur mes lèvres, amusée par le culot de ce petit homme.

    -Paix Bafur ! Pourquoi chercher querelle?

    -Je ne fais que poser des questions. De la part d'un Nain qui a sauvé des vies, on aurait pu craindre pire paiement!

    -Je conçois, mais vous avez tort mon ami, c'est nous qui sommes redevables à ces gens. Madame, nous n'avons su prévenir ce convois du danger, permettez nous de nous racheter en vous escortant dans ces terres hostiles.

    Je m‘incline légèrement, faisant bien attention à ne pas toucher le marteau du nain.

    - Je vous en remercie, je pense que quelques chevaliers ne seront pas de trop dans cette caravane.

    Je me tourne finalement de nouveau vers le nain, et, d’un léger mouvement de bras, je fais naitre un puissant courant d’air. Ce dernier vient frapper avec force le marteau toujours levé vers mon visage, le faisant violemment dévier de sa trajectoire.

    - Quand à vous maître nain, je dois vous avouer que je n’aime pas parler avec une arme pointée vers moi. Et puis…

    Levant ma main à la verticale, je glisse un filet d’air puisant sous son heaume, le faisant voler de son crâne.

    - On se découvre pour adresser la parole à quelqu’un. Et pour répondre à votre question, ce titre n’est pas offert au premier oisillon venu. Mais pour votre gouverne, je ne suis pas là pour protéger ce convoi mais le guider. Contrairement à vous, je n’ai pas reçu une formation pour apprendre à tuer. Ni même à réagir sur un champ de bataille.

    Lui décochant un regard peu aimable, je commence à tourner les talons avant qu’une main délicate se pose sur mon bras blessé. Me retournant, je me sens tirée en arrière et regarde avec surprise l’homme inspecter ma blessure.

    -Permettez qu'un de mes hommes s'occupe de cette blessure.

    - Je vous remercie mais d’autres ont plus besoin de v…

    C’est alors que je remarque que le sang s’est mis à dégouliner du tissu humide. Poussant un juron, je retire délicatement l’étoffe devenue vermeille, libérant un flot de sang contenu. Je ne pensais pas que ma plaie était si profonde.

    - Ne vous inquiétez pas, je vais pouvoir me débrouiller seule. Mer…

    Mais alors que mon dernier mot s’échappe de mes lèvres, je sens mes forces faiblirent. Elles semblent s’écouler à travers cette blessure. Des points noirs commencent à danser dans mon regard.

    Trop de sang.
    J’ai perdu trop de sang.
    Et l’utilisation de ma magie n’a pas arrangé le tout.

    Je sens mes jambes fléchirent et je me rattrape de justesse à une roue de chariot se trouvant à côté. Avant de m’écrouler dos au chariot, le regard dans le vague.

    Pétard, pas maintenant !

    Lentement, je sens ma vision s’obscurcir de plus en plus, l’envie de fermer les yeux me prenant soudain. Je résiste cependant, tentant de me relever. Pour retomber plus lourdement sur le sol.

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Philip Sartin
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MessageSujet: Re: Le papillon et le dragon. [PV Shaya]   Dim 6 Jan - 21:21

La main du commandant se resserre avec force autour du bras de la jeune femme alors que celle-ci tente de protester et fini par se rendre compte de l'état peu encourageant de sa blessure. S'il passe sur le juron peu charmant qui échappe de ses lèvres, le commandant ne lui prête plus oreille lorsqu'elle tente de le rassurer. Il ne faut pas être médecin pour comprendre que ce débit de sang est un potentiel danger pour elle et encore, ce non-médecin est bien optimiste. Pourtant, il fut incapable de prévenir la perte de connaissance de la jeune femme, parvenant à peine à amortir sa chute en attrapant sa taille.
Il n'a pas l'habitude de pester contre son armure, mais pour une fois elle est un défaut plus que conséquent ! Sans elle, il aurait sans doute pu rattraper l'archimage et non pas la laisser aller au sol contre un chariot ! De plus, les gantelets l'empêchent d'intervenir sur la blessure comme il l'aurait voulu.
Philip jette un œil derrière lui pour s'apercevoir que le Nain est déjà loin en train de pester auprès de son ami Tenebrin, lui même occupé à rassembler des blessés et que, mis à part l'homme qu'il avait interpellé un peu plus tôt, il n'y a personne pour venir s'enquérir de l'état de la jeune femme.


-Venez stopper le sang vite.

Comme victime d'un coup de fouet, l'homme sursaute et se jette au sol pour obéir au Chevalier, sauf que l'instinct l'a poussé plus vite que ce qu'il a réfléchit et qu'il se retrouve à chercher comment répondre à l'attente du Chevalier qui le presse vivement du regard. Il trouve alors le tissus l'étoffe tombée en même temps que sa porteuse. Le brave caravanier saisit le tissus avant qu'un grondement ne raisonne à côté de lui. C'est Tenebrin qui s'est précipité en apercevant son chef à terre. L'Elfe à l’œil vif et est fort réactif. Là où le Nain est rarement à sa place en dehors d'une bataille, ce Chevalier semble toujours se présenter aux meilleures occasions. Il faut de tout pour un monde, dit-on. En effet, mais des hommes, enfin des elfes, comme lui il en faudrait bien plus.

-Avisez vous seulement d'appliquer ce tissus impure sur elle et je vous taille les oreilles en pointe! Écartez-vous, je m'occupe d'elle tout de suite. Commandant, si vous voulez bien me présenter son bras.

L'homme s'empourpre et fuit la scène avant de faire une autre gaffe et de retrouver ses oreilles tailladées par la créature aux cheveux argentés. Débarrassé de son casque, l'Elfe semble d'autant plus impressionnant, Philip en a souvent imaginé le Cavalier Blanc à son image, pure et gracieux. Il l'a bien avoué une fois à l'elfe, mais celui-ci s'est contenté de sourire et de lui répondre que, même s'il n'était pas encore né à l'époque du Cavalier Blanc, celui-ci devait tenir bien plus des hommes. D'après lui, il n'y a bien que les humains qui soient assez fou pour devenir des héros. Ou même désirer la paix.
C'est sans doute pour cela qu'il souriait, puisque lui même a embrassé une folie humaine en devenant Chevalier.

Dans le présent, cependant, l'Elfe ne sourit pas, pas plus que Philip. Le premier est trop occupé à murmurer dans sa langue pour inviter le corps de l'Humaine à se soigner au mieux, tandis que le second l'est à soutenir la jeune femme et son bras pour que la blessure n'échappe pas aux mains guérisseuses de l'Elfe.
Très vite, le sang ne coule plus que par un mince filet par une légère cicatrice à peine entrouverte. L'Elfe finit de nettoyer la plaie avant d'appliquer un bandage et de le serrer fermement autour de son bras.


-Son corps fera le reste, installons là dans un des chariots pour qu'elle se repose, elle a bien du sang à refaire et en accélérer la création est éprouvant pour le patient.
-Et pour toi donc ?
-Tout va bien, je vais rejoindre Lauranne elle ne va pas s'occuper de tout les blessés toute seule.
-Soit n'en fait pas trop.


Le Commandant hisse le corps bien léger de l'Archimage dans ses puissants bras et se fait héler par un homme qui, apercevant la jeune femme, propose son chariot. Apparemment elle voyageait avec lui avant l'attaque, autant l'y déposer. Ainsi, le Commandant pu venir en aide aux Caravaniers pour déplacer les blessés et les corps et aussi à creuser de rapides tombes pour ces derniers, aidé de ceux de ses Chevaliers qui ne savent pas soigner mais qui ont du muscles à revendre.
Le soleil vient déjà à décliner quand enfin la caravane reprend sa route, plus envieuse de fuir le lieu que d'avancer de manière significative.

Il y a fort à parier qu'ils montent bientôt un camps, mais les armures cliquetantes autour du convois ont un effet rassurant. Comme si rien ne pouvait plus se passer.
Pourtant, un poney porte un Nain bien bavard qui, chevauchant aux côté d'un chariot, s'amuse à conter au cocher tout les dangers qu'il a affronté et tout ceux qu'il espère pouvoir croiser un jour, insistant sur le fait que bien plus de la moitié de ces aventures se sont passé dans ces plaines mêmes ! A l'inverse de ses compagnons, guettant le danger ou chevauchant calmement, le petit Chevalier est plutôt joyeux et son casque pend à sa scelle de manière qu'il puisse fumer la pipe sans désagréments.

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MessageSujet: Re: Le papillon et le dragon. [PV Shaya]   Sam 12 Jan - 10:55

    Des points sombres dansent devant mes yeux. Je ne ressens aucune douleur. Aucune souffrance. Juste une fatigue. Immense. Toutes mes forces semblent s’échappe par cette plaie, en même temps que ce sang qui me coule entre les doigts. Mon bras retombe finalement, inerte. Je ne le sens plus. Plus aucun de mes muscles acceptent de réagir. Une brume sombre et opaque tombe sur mon esprit. La dernière sensation qui traverse mon corps est les gantelets de fer du chevalier sur mon bras.

    Puis plus rien.
    Le néant.

    ~~~~~

    Plaine rouge.
    Vaste.
    Insondable.

    Je marche lentement entre les hautes herbes vermeilles, sentant un liquide visqueux se déposer sur mes vêtements. Du sang ? Je tente d’accélérer le pas, envieuse de sortir rapidement de ce piège mais plus j’avance, plus mes jambes s’engourdissent. Cette substance de malheur s’accroche à moi et s’y accumule. Me rendant lourde. Elle m’empêche d’avancer plus. Je me sens soudain prisonnière d’une toile d’araignée. Je ne suis plus qu’un insecte, se débâtant et attirant à moi mon meurtrier.

    Je me retrouve soudain face contre terre, tout mon corps s’engluant dans ce sang. Ma respiration s’accélère sous l’effet de la peur et de la panique. Des bruissements s’élèvent alors autour de moi. Les herbes se mettent à bouger. Un hurlement s’élève à quelques mètres seulement de moi. Et soudain, une créature crève muraille d’herbe et se jette sur moi, gueule ouverte.

    Sur ma gorge.

    ~~~~~


    - Non !

    Je me réveille brusquement, un cri puissant s’échappant de ma gorge. Regardant autour de moi avec des yeux affolés, je mets un long moment à comprendre où je suis. Puis lentement, je me calme, tentant de redevenir maitre de ma respiration.

    Poussant un profond soupir, je me rallonge, une main traversant mes cheveux rouges.

    Sang.

    Je grime en retirant vivement ma main. Ils sont encore poisseux du combat de tout à l’heure. Ou hier… Je me redresse lentement, observant les alentours. A quelques mètres de là brûle un immense feu autour duquel sont assis les caravaniers. Rassurée, je me redresse et laisse glisser mon regard sur ma blessure. Un solide bandage l’entour. Je laisse de nouveau échapper un filet d’air entre mes lèvres avant de descendre du chariot, mes jambes encore légèrement chancelante.

    Je constate avec une grimace que mes vêtements sont eux aussi tachés de sang. Et une horrible odeur s’en dégage. Secouant la tête, je me glisse prés de ma jument.


    - Bonjour ma belle.

    Lui offrant une longue caresse, j’attrape une tunique de rechange que j’avais glissé dans mes quelques bagages.

    - Je reviens, reste bien tranquille ma grande.

    Et je défais ses liens, la laissant libre de se dégourdir un peu. Pour ma part, je jette un coup d’œil au feu et m’enfonce dans le petit bosquet à proximité duquel la caravane vient de s’arrêter. Je me glisse en silence près d’un chevalier montant ma garde et, restant à proximité, je déniche un petit ruisseau tout juste assez profond pour que je puisse m’y immerger jusqu’à la taille.

    Retirant rapidement mes vêtements, je me glisse dans l’eau froide avec un long frisson et un soupir de satisfaction. Puis, prenant mon courage à deux mains et serrant les dents, je plonge la tête sous l’eau, frottant avec vigueur mes cheveux pour leur enlever toute leurs crasses. Quand je me redresse, l’eau s’est teintée de rouge sous la lune clair.

    J’attrape ensuite mes vêtements et fait de même, rendant l’eau encore plus impure. Je les accroche finalement sur une branche et me glisse au centre du ruisseau.

    Et je commence à danser.

    Mes yeux se ferment, mon esprit s’abandonnant à la magie qui lentement, s’empare de l’eau. Un mince courant se fait alors sentir au niveau de mes chevilles avant de remonter et gagner en puissance. Rapidement, le sang se dilue dans l’eau tourbillonnant faiblement, rendant au ruisseau un semblant de pureté.

    Puis je m’immobilise, laissant l’eau reprendre ses droits. En sortant de l’eau, un vent frais me fait frissonner. Je prends cependant le temps d’essorer mes cheveux maintenant propre avant d’enfiler ma tunique, récupérer mes vêtements humides et retourner près du camp. Je me mêle finalement aux autres membres de la caravane, un sourire revenu sur mes lèvres.

    Belle soirée.

    ~~~~~

    La Lune trône maintenant tout en haut de la voute céleste. Sur le camp s’est déposer un voile de silence. Cependant, les yeux fixés sur le ciel, le sommeil me fuit. Me redressant en silence, je m’étonne de ne sentir aucune douleur au niveau de a blessure mais renonce à retirer le bandage pour voir son état. Je préfère en profiter et attraper mon étui et me glisser jusqu’à la lisière du camp.

    Jouant un instant avec le vent, je m’assois et ferme les yeux. Prenant possession d’une brise légère, je la laisse parcourir le paysage qui s’étend devant moi. Une plaine immense et magnifique baigné dans cette lueur céleste. Je la laisse porter mon esprit au détour des collines et des quelques bosquets solitaire. Je m’imprègne du territoire avec délectation.


[Désolée pour cette réponse plus que médiocre --' ]

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MessageSujet: Re: Le papillon et le dragon. [PV Shaya]   Mar 29 Jan - 18:25

La journée fut longue et pas dépourvue de péripéties. Il peut cependant apprécier qu'il n'y eut pas plus qu'une attaque de Radjus. Ces terres ont bien des surprises moins agréables à offrir, raison pour laquelle se montrent d'autant plus prudent, maintenant que leur compagnie s'est vu largement agrandie. Le nombre devrait faire peur ? Tout dépends des créatures. Certaines sont bien plus nombreuses et d'autres sont bien moins peureuses. Il y en a sans doute qui ne connaisse pas la peur. Les Trolls par exemple. Ils sont suffisamment imposants pour ne pas se laisser impressionner ! C'est le gros ennuis avec les gros monstres, il n'y a pas moyen de leur faire comprendre qu'ils n'ont rien à gagner dans leurs assauts. Même les Radjus ne s'en prendraient pas à ce convois sans être en nombre suffisant.

Mais, Philip ne voudrait pour rien au monde qu'un troll se prenne de l'envie de croquer le convois. Ses chevaliers en ont presque tous vu un, plus ou moins imposant. Ils savent et osent combattre tout ce qui s'oppose à la Voie qu'ils ont choisi. Cependant, il n'est pas un guerrier qui ne risque pas sa vie contre de telles créatures. De plus, tous ici ne sont pas des guerriers.

Lourdes pensées, envolez vous. Lorsque Philip retire son armure, c'est pour le plaisir de sentir la fraîcheur de la nuit sur sa peau. Pas pour s'enfermer dans de sombres réflexions et prévoir la mort de personnes qu'il n'a pas eut le temps de connaître, et qu'il a juré de protéger.
Son tour de garde est tout juste fini. Ils sont partagés avec les caravanier, on ne laisserait évidemment pas cinq Chevaliers surveiller tout le convois à eux tout seuls. Même eux ont besoin de dormir ! Et surtout de se libérer du poids de l'armure.

Le Commandeur en laisse tomber chaque pièces au sol avant de remuer ses articulations trop longtemps contraintes. Il ne se sent jamais plus libre que dans ces moments. Il pourrait presque voir voler tant il se sent léger.
La nuit le caresse de ses doux murmures et il ferme un instant les yeux pour en apprécier les brises.

Il lui reste encore à faire avant de s'abandonner au sommeil.

Laver son armure par exemple.
Plus que pour l'esthétisme, il n'est pas question de laisser une impureté gêner les mouvements de l'armure. Pour le plan pratique. Pour le plan magique, c'est une autre histoire. Il n'en sait pas énormément, mais les runes sont capricieuses et coquettes. Une armure bien entretenue et comme un moyen d'entretenir les pouvoirs des gravures. S'il tient à ce que son équipement le défende au mieux, il se doit de lui montrer de l'attention.
A ce prix, la magie n'est pas bien coûteuse aux chevaliers. Tous apprennent à traiter l'armure qui leur est remise avec beaucoup de respect, parfois d'affection.

Assez pensé ! Il est tant de se montrer reconnaissant envers les runes ! Le Cavalier Blanc seul sait combien elles lui sont d'un grand secours. Chaque pièce a donc droit au passage minutieux d'une toile humide. Il ne les laisse se reposer que lorsqu'il les retrouvent immaculées. Puis c'est le tour de son épée et enfin celui de sa hache. Bien qu'il n'ait pas usé de cette dernière, il ne la délaisse pas. C'est son atout majeur contre les bêtes qui ne craignent pas le fil de son épée. Il a eut de la chance une fois, une chance immense et inconcevable. Le genre de chance qu'on ne rencontre qu'une fois.
La prochaine fois, il sera prêt.

Enfin. Tout est propre.
Presque tout. Il mériterait d'être jeté dans une rivière ou frappé par un déluge !
Fautes de n'apprécier aucune de ces deux idées, il préfère de loin l'idée d'aller se glisser dans la rivière de lui même. Il est seul quand il vient faire ruisseler l'eau sur sa peau. Il peut apprécier le silence tout relatif de la nuit, se laisser bercer par le clapotis du courant et méditer sur cette journée.

Il est doublement en faute.

Les Patrouilles des Chevaliers sont trop rares pour correctement sécuriser la route. Il faudrait qu'il monopolise plus d'hommes pour rendre cela réellement efficace.
D'un autre côté, si le convois avait pu trouver des Chevaliers et s'il avait chassé cette image inaccessible qui entoure ses hommes, le convois aurait pu avoir un ou deux Chevalier pour se protéger.. Encore faudrait-il qu'ils en aient trouvé.

Tout revient à ce soucis majeur. Ils ne sont pas assez nombreux. Ils ne l'ont jamais vraiment été, mais cela se fait d'autant plus sentir depuis les pertes de la dernière guerre. Il y a eut un gros trous dans les rangs de sa génération, mais il se remplit petit à petit.

Il se fait du mauvais sang pour rien. Ils sont bien partis pour se relever et combler ces vides qu'il ressent.
Bien sûr, une petite campagne de recrutement ne pourrait pas leur faire de mal. Principalement en Akeraï. Les sensibiliser à la Voie qu'il embrasse parviendra peut-être à calmer la rage éternelle de ces terres peu appréciables.

Il est propre. Il est serein.
Ses devoirs son remplis.
Il ne lui reste qu'à explorer ses envies.

Marcher.
Il aimerait marcher un peu avant d'aller s'abandonner à un long sommeil. Enfin, long. Tout est relatif dit-on.
Parmi les caravaniers, l'air est troublé des souffles paisibles et des rares activités. Une bonne chose qu'ils parviennent à trouver le sommeil malgré leur dure journée et les pertes. Elle est bien plus dure à trouver lorsque nos yeux ne peuvent voir que les vides laissés par nos connaissances. Et même lorsqu'ils sont fermés, certains ne parviendront qu'à les regretter encore.
L'inconscient est parfois un terrible bourreau.

Lui même n'est pas sûr de s'être remis de la mort de ses amis.. de ses frères.

Mais il n'en rêve plus qu'en de très rares occasions. Des occasions qui raffermissent ses convictions.

Ses pas le guident plus loin. Loin des respirations, légères ou lourdes.
Ils finissent par le guider jusqu'à une silhouette. Il jette un regard autour de lui et se rassure un apercevant un caravanier observer les alentours un peu plus loin.
C'est donc que cette silhouette n'est pas inconnue au campement. Sa curiosité le pousse à vouloir en voir plus, mais il finit vite par reconnaître les cheveux rouges de l'Archimage. Ainsi elle s'est donc remise de ses blessures. Il y a des personnes qu'on ne peut décidément pas arrêter ! Même si on les vide de leur sang.


-Ne devriez-vous pas vous reposer tant que vous le pouvez ? Les nuits n'ont pas toutes le mérite d'être calmes.

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MessageSujet: Re: Le papillon et le dragon. [PV Shaya]   Mar 29 Jan - 21:56

    Sérénité.
    Calme.
    Tranquillité.

    Les paupières toujours closes, je laisse mes muscles jouer avec la magie et le vent. Mon esprit, comme rattaché par un fil invisible à cette brise, caresse le sol avec délice, décelant ses moindres dérobements.

    Suivant d’abords la route, plane et monotone, je m’aventure finalement dans les contrés sauvages, plaines immenses et magnifique. Jouant un instant, je m’élève dans les airs, tournoyant le long ‘un tronc avant de redescendre. Je me sens libre.

    Totalement libre.

    Mais cela n’est que pure illusion. Et il me suffit de rouvrir les yeux pour découvrir la terre emprisonnant mes membres. Poussant un léger soupir, je laisse s’échapper cette échappe de vent et m’étire un instant. Puis, me penchant sur mes cartes, je les observe avec attention, suivant les fines courbes de niveau tracées au stylet.

    Glissant un petit crayon de bois entre mes dents, je laisse mon regard parcourir l’horizon baigné dans la clarté lunaire, suivant en même temps de mon doigt les reliefs dessinés sur la carte. Mon regard se plisse alors que mes yeux rencontrent une déformation dont l’origine me semble inconnue. Mon cœur se met à battre plus fort.

    Excitation.
    Comme à chaque fois que je peux corriger mes tracés.
    Et apprendre.
    Toujours plus.

    D’un grand geste du bras, je fais naitre un vif courant d’air qui lèche le sol jusqu’à la déformation mystère. Il tournoi finalement autour de l’endroit en question, se glissant dans les fentes. Jouant avec son relief. Fermant les yeux, je m’imprègne de son essence. Puis, les rouvrant brutalement, je me penche vers ma carte et, délicatement, change les contours. Affine les traits.


    -Ne devriez-vous pas vous reposer tant que vous le pouvez ? Les nuits n'ont pas toutes le mérite d'être calmes.

    Et sursaute légèrement, relevant de justesse la mine de mon crayon avant qu’il ne dérape sur le papier. Me retournant, je découvre, en levant la tête, l’imposante silhouette d’un homme. Plissant les paupières, je reconnais les traits du visage du chevalier. Poussant un léger soupir de soulagement, je me retourne vers ma carte et range joyeusement mon crayon de bois dans son étui à côté de son stylet.

    Je finie par me redresser, me sentant un peu moins petite face à sa carrure. Passant une main dans mes cheveux, replaçant ma crinière dans mon dos, je plante laisse mon regard glissé sur l’horizon, ne me décidant toujours pas à me tourner vers lui.


    - Malheureusement, les jours non plus.

    Un léger sourire triste se dessine sur mes lèvres en repensant à l’attaque d’aujourd’hui. Inconsciemment, ma main se porte à ma blessure.

    - Et je n’ai que rarement l’occasion de profiter des jours tranquille pour m’abandonner à ma passion. Alors je profite des nuits calmes.

    Je me tourne finalement vers lui, offrant à l’homme un petit sourire.


    - Et je pense que je me suis assez reposée pour aujourd’hui…

    Et je retourne auprès de ma carte, m’asseyant de nouveau sur le sol. C’est seulement à ce moment-là que je réalise qu’il n’avait pas son armure. Curieuse, je tourne mon regard vers lui, le détaillant rapidement. Etrangement, il n’est pas moins impressionnant. Sa carrure non plus ne diminue pas.

    - Vous avez enfin quitté votre peau métallique…

    Sourire amusé, avant de retourner à ma carte et à mon paysage.


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MessageSujet: Re: Le papillon et le dragon. [PV Shaya]   Ven 8 Fév - 15:10

Elle sursaute lorsque la voix du chevalier s'élève. La faute en revient sûrement à son ton grave qui est même déplaisant à son possesseur au cœur d'une nuit si silencieuse. Quelques pas encore lui permettent de découvrir la carte, impressionnante, sur laquelle elle est penchée. Il n'en distingue pas les traits, mais il se doute qu'ils doivent être d'un détail et d'une précision impensable.
Il faut de tout pour un monde. Des gens infatigables comme des artistes. Les cartes des Cartographes sont splendides, peut-être autant que les citée Naine, pourtant décorées avec un orgueil propre à celui du petit peuple. On dit aussi que personne ne peut se perdre avec de tels cartes entre les mains. Pourtant, Philip n'a jamais entendu dire que les cartes étaient magiques. C'est le travail des Cartographes qui relève du miracle, à coup sûr.

S'il maniait aussi bien l'épée qu'eux leurs crayons, il n'aurait qu'à tendre la main pour trouver cette paix qu'il cherche. Heureusement, nul n'arrivera jamais à une telle excellence dans l'art de la guerre, sinon il faudrait s'inquiéter quant à l'obtention de cette paix. La Force entraîne forcément des dommages, il le sait. Mais s'il compte dessus, il compte aussi sur sa compassion pour retenir son bras.
C'est sans doute là tout le paradoxe de l'Ordre. La recherche de la Paix par la Force, donc par la guerre. Le but premier était sans doute l'intimidation, en effet qui oserait défier des hordes de Chevaliers ? Déjà qu'une poignée se révèle terriblement efficace ! Mais l'Ordre est bien loin de ses hordes de Chevaliers et, même s'il pèse à Philip de le penser, l'Ordre dépend entièrement du bons vouloir des souverains d'Aranor. Une puissance non-négligeable, mais une puissance qui ne peut dominer.
Encore une fois, il y a du bon à cela. L'Ordre ne devra jamais dominer. C'est une certitude qui bat dans le cœur du Commandant. La Paix ne s'impose pas, elle se protège tout au plus.


- Malheureusement, les jours non plus.

Fixant l'horizon, l'Archimage semble bien fragile.
Qu'en est-il donc de ces pouvoirs immenses et effrayants qui valent d'obtenir ce titre et les responsabilités qui en incombe ? Jamais le Chevalier n'avait imaginé les Archimages aussi Humains, pas plus qu'il pensait pouvoir en trouver qui soit attirante. Sans doute se faisait-il d'eux l'idée de vieux hommes aussi sages qu'intelligents, qui sembleraient vivre sur un autre plan, une autre échelle, tant ils le surpasseraient en connaissances. Mais elle, il se surprend à vouloir la protéger.
Pas simplement protéger comme il voudrait protéger ses hommes ou les caravaniers. Plutôt comme il voudrait la prévenir de la moindre brise pour s'assurer qu'elle ne prenne pas froid, veiller à ce que rien ne se dresse sur sa route, pas le moindre petit caillou.

Et il trouve cette idée stupide. Bien sûr qu'elle l'est ! Non seulement parce que c'est une Archimage et qu'elle a sans doute le pouvoir de l'envoyer voler, armure ou pas, mais aussi parce qu'il sait à quel point les femmes peuvent se montrer aussi fortes que les hommes, voir plus. Ces élans relèvent presque d'une galanterie qui lui déplaît. Son regard n'a pas le droit de se laisser influencer par de tels sentiments. Il n'a pas le droit de vouloir la protéger elle, plus que d'autres.

Et son expression s'en durci alors qu'il se combat lui même.


- Et je n’ai que rarement l’occasion de profiter des jours tranquille pour m’abandonner à ma passion. Alors je profite des nuits calmes.

Il est maintenant assez prêt pour poser ses yeux sur la carte et, malgré le duel intérieur pour vaincre ses sentiments, il se sent bien petit devant le travail qu'a du représenter sa ''passion''. Ce n'est que pure folie et masochisme de s'adonner à tant de détail, d'autant plus lorsqu'il s'agit de travailler proprement et précisément. Combien de nuits lui aura-t-il fallu pour en arriver là ?
Des milliers. Cent fois plus ?
En a-t-elle seulement eu assez dans toute sa vie ?

- Et je pense que je me suis assez reposée pour aujourd’hui…

Il revient à l'esprit du Chevalier qu'elle était censée être blessée et se reposer pleinement pour que son corps vite et bien. Mais peut-être a-t-il sous-estimé le talent de son ami elfe car elle s'en retourne déjà à son travail sans montrer un signe de défaillance.
Un sourire se dessine sur les lèvres de Philip tandis qu'il se souvient de la ''convalescence'' de son Généralissime. Une rude bataille entre elle et la moitié d'Utop ! Même blessée et assignée au repos, elle tenait à rejoindre l'entraînement. Ne fallut-il pas l'assommer pour clore le sujet d'ailleurs ? Il ne parvenait plus à souvenir si l'idée avait simplement était évoquée ou, encore plus simplement, appliquée.

- Vous avez enfin quitté votre peau métallique…

Il ne peut retenir un petit rire en s’asseyant aux côtés de l'Archimage, avec une certaine distance cependant afin de ne pas la gêner dans sa passion.

-Dit-on toujours que la peau d'un Chevalier n'a d'égal que sa volonté d'acier ? J'y croyais fermement étant enfant, même si je ne pensais pas à l'Ordre en bien en ce temps.
D'ailleurs, je ne pensais pas qu'un Archimage pouvait être aussi jeune que vous. Êtes-vous une exception où me reste-t-il encore tant de choses à découvrir?


Se libérer de l'armure, c'est comme se libérer d'un poids.
Si le ton de Philip reste respectueux, ses paroles se font plus osées. Pourtant, loin de lui l'idée d'offusquer la femme. C'est surtout qu'il est toujours curieux de bien des choses. Le commandement de l'Ordre lui a été remis trop tôt à son goût, mais il a conscience des attentes de son mentor et puisque les autres Chevaliers s'y sont pliés, il ne peut qu'assumer le rôle important qu'on lui a offert. Bien sûr, le temps viendra pour lui de passer la main, plus tôt que pour l'ancien Commandant espère-t-il.
Il a encore envie de courir le monde, d'être sur le terrain et d'aider les autres pour assouvir ses idéaux. Sa Généralissime s'est montrée encore moins joyeuse que lui à l'idée de son poste. Mais s'il l'a choisie, c'est parce qu'il n'y a qu'elle qui aura le cran de le secouer lorsqu'il le faudra. Ils ont combattus ensemble assez souvent pour se vouer une franchise inébranlable et un petit soupçon de confiance. Mais aucun d'eux n'a encore assouvi sa soif d'aventure.


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Shaya Pyrius
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MessageSujet: Re: Le papillon et le dragon. [PV Shaya]   Dim 10 Fév - 21:14


    Se penchant un peu plus au-dessus du papier légèrement jaunit par le temps, je plisse les paupières pour y voir un peu plus clair, les rayons lunaires ne m’offrant pas toute la luminosité que j’aurai désiré avoir pour travailler sur ma carte. Lentement, je sors de nouveau mon crayon de bois de son étui et le fais doucement glisser sur le papier, précisant des contours et dessinant de nouvelles lignes épousant avec plus de précision le magnifique paysage s’étendant devant moi.

    Sans véritablement me soucier du chevalier désormais assit à mes côtés.
    Mais sans pour autant l’oublier.

    D’ailleurs cela serait impossible au vu de l’aura de puissance qui se dégage de sa personne.

    Impressionnante.

    Finalement satisfaite, je me redresse et m’étire sans retenu, faisant craquer plusieurs de mes articulations.



    -Dit-on toujours que la peau d'un Chevalier n'a d'égal que sa volonté d'acier ? J'y croyais fermement étant enfant, même si je ne pensais pas à l'Ordre en bien en ce temps.


    Tournant un regard surpris vers lui, je l’observe un instant, restant silencieux. Penser du mal de l’Ordre ? Comment pouvait-on avoir de telles pensées ? Surtout étant enfant. Je n’avais jamais eu de chance au cours de ma vie. Ni même reçu une éducation décente. Mais je savais que l’Ordre était une des guilde les plus respectée sur tout le territoire. Il n’y avait pas de petits garçon qui un jour, n’avaient pas rêvé de devenir chevalier.

    Il faut croire que tout le monde se trompe.

    Et en y réfléchissant bien, il me rappel ma propre personne. Une pauvre enfant qui crois dur comme fer que le monde s’arrête à une ville et qui maintenant passe son temps à parcourir un royaume plus vaste qu’elle n’aurait jamais pu l’imaginer.

    Ironie ?

    - D'ailleurs, je ne pensais pas qu'un Archimage pouvait être aussi jeune que vous. Êtes-vous une exception où me reste-t-il encore tant de choses à découvrir?

    Cette fois, ce sont mes sourcils qui se haussent. Mon sourire amusé s’agrandi tandis que je secoue doucement la tête. Quel âge devait-il avoir ? Au vu des traits d son visage, à peu près le même que moi, voire légèrement plus au vu de sa carrure et de l’aura qui s’en dégage. Et il croit avoir déjà tout découvert ?

    Et puis quoi encore ?


    - Parce que vous croyez avoir déjà tout découvert ?

    Je me tourne vers lui, laissant un léger gloussement s’échapper de mes lèvres. Pas le moins du monde méprisant. Ni même moqueur. Juste amusé.

    - Vous êtes bien arrogant de prétendre cela. Ou ignorant.

    Je lui lance un petit regard de défi. Avant de reporter on regard sur l’horizon.

    - Et vous savez, les Archimages ne sont pas tous des vieux gâteux. Il n’en existe effectivement que peu d’aussi jeune. Mais cela n’a rien à voir avec l’âge. Plutôt la volonté. Tout personne le désirant peu atteindre ce range. Il faut juste y passer le temps qu’il faut à étudier. Mais les tous jeunes diplômés partent souvent de longues années sur les routes pour découvrir par eux-mêmes. C’est le propre des cartographes.

    Je laisse un instant de silence se glisser sur mes paroles, des souvenirs de ma formation remontant doucement en moi. Un sourire nostalgique se dessine sur mes lèvres.

    - Contrairement à d’autre, j’ai eu la patience d’attendre et d’apprendre avant de pouvoir voler de mes propres ailes. Et cela me permet également de plus a avoir à m’arrêter dans mes découvertes contrairement à ceux qui doivent un jour retourner à la dur réalité de l’apprentissage pour accroitre leur pouvoir et ainsi avec les capacités de déceler tous ce que ces terres nous cachent.


    Un petit rire se glisse dans ce monologue.

    - Enfin… Je me demande moi-même où j’ai trouvé la patience dont je vous parle. Sans doute que mon ancien mentor y est pour quelque chose…
    Mais bon, je parle, je parle… Vous devez être fatigué.


    Reportant mon regard sur le jeune homme, je lui offre un sourire, tout en commençant à remballer mes cartes.


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Philip Sartin
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MessageSujet: Re: Le papillon et le dragon. [PV Shaya]   Ven 1 Mar - 16:44

Il s'amuse de la réaction de l'Archimage.
Les Cartographes passent leur temps à courir après les nouveautés, c'est bien connu. Il n'est pas très étonnant qu'elle s'offusque de sa remarque, puisqu'après tout lui même aurait aimé courir au loin, visiter de nouvelles contrées. Mais l'Ordre des chevaliers se doit de porter un peu plus de son attention sur les mondes connus. Il y a encore bien des terres non sécurisées et les routes n'ont rien de bien sûre non plus. La preuve en est de cette journée.


- Parce que vous croyez avoir déjà tout découvert ? Vous êtes bien arrogant de prétendre cela. Ou ignorant.

Il ne retient en rien son amusement, un large sourire fendant son visage. Elle ne semble pas se moquer de lui, plutôt vouloir lui ouvrir les yeux. Elle doit en avoir des choses à conter qu'il ignore encore. Il aimerait grandement qu'on lui dépeigne un peu ces paysages qu'il n'a jamais vu.

- Et vous savez, les Archimages ne sont pas tous des vieux gâteux. Il n’en existe effectivement que peu d’aussi jeune. Mais cela n’a rien à voir avec l’âge. Plutôt la volonté. Tout personne le désirant peu atteindre ce range. Il faut juste y passer le temps qu’il faut à étudier. Mais les tous jeunes diplômés partent souvent de longues années sur les routes pour découvrir par eux-mêmes. C’est le propre des cartographes.

Tient donc, peut-être n'en sait-elle pas beaucoup plus que lui sur le monde finalement, si elle a passé tant de temps à étudier qu'elle le sous-entend. Mais des études chez les cartographes doivent être chargée de bien des découvertes aussi. Ils ne doivent pas passer tout leur temps à dessiner des cartes tout de même. Ne serait-ce que pour ces cours de magie dont-ils ont le secret ! Bafur à eut l'occasion d'y goûter et il faut avouer qu'il en est resté peu heureux. Ce nain devrait d'ailleurs se pencher sur la question de la magie dans les années à venir. Il est promit à devenir un vétéran de talent, il conviendrait qu'il associe à sa force quelques qualités occultes, puisque la ruse lui fait défaut. Bien sûr, il y a fort à parier qu'il se tourne vers ses origines et donc vers les runes. A moins qu'il ne se penche du côté de son compagnon elfe pour en découvrir les secret du langage ?

- Contrairement à d’autre, j’ai eu la patience d’attendre et d’apprendre avant de pouvoir voler de mes propres ailes. Et cela me permet également de plus a avoir à m’arrêter dans mes découvertes contrairement à ceux qui doivent un jour retourner à la dur réalité de l’apprentissage pour accroitre leur pouvoir et ainsi avec les capacités de déceler tous ce que ces terres nous cachent.
Enfin… Je me demande moi-même où j’ai trouvé la patience dont je vous parle. Sans doute que mon ancien mentor y est pour quelque chose…
Mais bon, je parle, je parle… Vous devez être fatigué.


Levant les yeux vers le ciel, Philip prend le temps de jauger les heures qu'il lui reste à dormir avant de se poser la question. Au bout d'un certain temps à courir les routes et à monter la garde, on ne dort plus que par tranches d'heures. Il lui semble qu'une heure encore peut être glanée et il meurt d'envie d'entendre encore plus de choses. Surtout sur les terres qui lui ont échappées. Mais il se demande s'il va oser la déranger alors qu'elle semble ranger ses affaires, comme pour aller trouver le repos. Après tout, elle était blessée il y a quelques heures.

-Eh bien, vous avez raison. Demain sera aussi de chevauchées et d'aventures ! J'espère avoir la joie de découvrir encore des choses demain.
Que la nuit vous porte la sérénité.


Se faisant, il la raccompagna jusqu'au camp, d'aller se trouver un endroit pour coucher, se servant de sa selle comme oreiller. Qui aurait bien put reconnaître là le Commandant de l'ordre, sans armure, dormant à même le sol comme n'importe lequel de ses chevaliers. Dormant dans la paix de ses rêves jusqu'au petit matin.

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Shaya Pyrius
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MessageSujet: Re: Le papillon et le dragon. [PV Shaya]   Mar 16 Avr - 20:18

    -Eh bien, vous avez raison. Demain sera aussi de chevauchées et d'aventures ! J'espère avoir la joie de découvrir encore des choses demain.
    Que la nuit vous porte la sérénité.


    Je hausse légèrement les sourcils, un peu surprise par sa docilité. J’aurai presque parié qu’il aurait nié les faits. Les hommes ne possèdent peut-être pas tous la même forme de fierté qui leur bouffe le cœur au point de les rendre exécrable. Cette fierté même qui a tant de fois essayé de m’enchainer à eux, me coupant mes ailes.

    Un doux sourire apparait sur mes lèvres. Cet aspect de notre cher chevalier me plait. Et je dois avouer l’avoir un peu trop vite jugé, l’imaginant plus arrogant du fait de son immense stature et de son appartenance à l’Ordre des Chevaliers. En effet, ces derniers ont souvent tendance à en faire un peu trop, hurlant à qui veut bien l’entendre qu’ils sont les protecteurs de toutes âmes vivantes d’Aranor.

    Etrangement, je n’ai jamais eu une bonne image de cet Ordre. Et il est le premier à avoir engagé une conversation, même courte, avec ma personne, alors que voyager à leur côté n’est pour moi pas inhabituel.

    Ramenant mes cheveux en arrière, je range ces préjugés dans un sombre tiroir et lui offre un doux sourire.


    - Merci, qu’elle soit clémente avec vous également.

    Emballant mes dernières affaires, je charge mon étui sur mon épaule et le suit jusqu’au camp. Inclinant légèrement la tête, je lui adresse quelques ultimes paroles.

    - Au plaisir de vous retrouver demain.

    Et je me dirige vers le chariot que je squatte depuis la veille. Le propriétaire semble dormir profondément. L’image de cette montagne de muscle dormant tranquillement me tire un petit sourire et c’est à pas de loup que je me glisse vers Brise, ma petite jument. Caressant lentement son encolure, je viens glisser mon front contre le sien.

    - Tu dors avec moi ma belle ?

    Secouant joyeusement la tête, elle courbe les genoux et s’allonge à moitié à terre. Tout sourire, je me glisse contre elle, ma tête dans sa crinière. Et je m’endors là, bien plus épuisée que je n’aurai pu le croire.

    ~~~~~

    Pluie légère.
    Doux vent.

    Rabattant ma capuche sur mes épaules, je tourne mon visage vers le ciel larmoyant, laissant l’eau y ruisseler sans gêne. Je sens Brise secouer sa fine tête, y chassant les gouttes indésirables.

    Nous sommes repartis tôt ce matin, profitant d’une brève éclaircie matinale pour plier le camp. Mais la pluie nous a rapidement rattraper et c’est maintenant dans une boue naissante que nous évoluons lentement vers notre destination. Un petit village se trouvant à une demi-journée de chevauchée d’ici.

    Malrak.

    Sentant la caravane ralentir, je me dresse sur ma selle et fait accélérer Brise, passant ainsi à l’avant du cortège.


    - Quel chemin Mademoiselle ?

    Devant nous, la route se sépare en deux. L’une continue tranquillement vers le nord-est tandis que l’autre s’enfonce au sud. Fermant un instant les yeux pour me remémorer ma carte que je ne sortirais pas en tant de pluie, je leur indique le premier chemin.

    - Par ici. Encore quelques heures et nous devrions apercevoir les premières maisons.

    Et nous reprenons lentement notre route. J’aperçois alors sur la gauche l’éclat d’une armure avant de reconnaitre la stature du chevalier avec lequel j’ai conversé l’autre nuit. Me rapprochant de lui, je remets ma capuche.

    - Bonjour, j’espère que votre nuit fut bonne.

    Lui offrant un franc sourire.

    - Dites-moi, je ne crois pas que nous soyons présenté malgré notre brève conversation. Je me nomme Shaya Pyrius.

    Et je lui tend une main amicale, par-dessus l’encolure de Brise qui secoue la tête amusée.


[Désolée pour le manque de qualité de cette réponse...]

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Philip Sartin
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MessageSujet: Re: Le papillon et le dragon. [PV Shaya]   Ven 19 Avr - 14:50

Dès le jour où on il rencontra une armure, à cette époque si lointaine où il rêvait d'être cavalier plutôt que chevalier, il s'est demandé si elle était vraiment faite d'acier. Le travail est si fin, si parfait, qu'il aurait cru une œuvre d'art, pas une protection.
Aujourd'hui encore, il se le demande. L'acier peut-il réellement chanter ainsi ?

Ce sont des gouttes de pluies qui l'ont réveillée, bien avant qu'on n'entame le départ ou le repas. Il n'eut pas à s'en plaindre, son sommeil était sans rêves, c'est sans un regret qu'il s'est levé.
Dans les heures de son inconscience, des nuages gris se sont faufiler au dessus de sa tête, menaçant la caravane de se fendre en gerbes d'eau. Sans doute Bafur leur a-t-il rit au nez, puisque les voilà qui affirment leurs menaces d'une rosée agréable et caressante.
La terre fraîchement humidifiée commence à susurrer aux narines quelques unes de ses fraîches fragrances. Le Commandant se sent de bien belle humeur de ce bon matin, il en oublie de chasser la brume qui, dans ses yeux d'aciers, rappelle à quiconque qu'il n'a pas entièrement quitté le monde du rêve.
L'envie d'y replonger le prend. Quel doux plaisir se serait que de profiter encore un peu du temps, sous cette pluie tendre.


-Par la barbe de d'Arafolt le Forgeron ! Comment peut-on fumer la pipe par un temps pareil ! Je viens à peine de l'allumer qui plus est ! Quel gâchis ! N'y a-t-il pas un dieu pour nous porter un peu de respect dans cet amas de de grisaille ?!

Pourtant, malgré la beauté de ce réveil, d'autres apprécient moins le paysage et les caresses des gouttelettes. Le brave Chevalier, mais néanmoins insupportable nabot, dénommé Bafur se met à invectiver le ciel et tout ce qui l'habite avec un ton outré qui n'aura pas manqué de réveiller ses pauvres voisins. Outrés à leur tour d'ailleurs.
Oubliant sa quiétude, Philip lève son corps massif dans un soupir fatigué. Peut-être que plus tard il en rira, sans doute avec Tenebrin qui ne manquera pas de se moquer de l'audace du nain. Il faut avouer qu'attendre du respect de la part du temps est une première de sa part. Mais loin de l'écouter, la pluie semble aller en forcissant.

Un peu plus tard, après que la pluies, ou les jurons d'un nain, eurent éveillé toute l'assemblée, la caravane s'ébranle à nouveau. Les chevaliers ne font pas exception, reprenant leur escorte avec un professionnalisme digne de leur Ordre. Bien que Bafur ait toujours besoin de trouver quelqu'un a qui conté les histoires de son peuple. Ah, un bon nain est un nain vantard ! C'est bien connu. Cependant, les nouvelles oreilles qui s'offrent à lui ont aussi des bouches munies d'intéressantes nouvelles. Voilà longtemps qu'il n'avait pas pu parler commerce et prix avec quelqu'un, hors voilà qu'il accompagne des marchands.

Pendant ce temps, Philip se perd dans ses pensées.
Se perd dans le clapotis répétitifs des gouttes qui s'abattent sur son armure. Il regrette un peu la libertée de galoper qu'il avait avant d'accompagner la caravane. Mais sans doute finira-t-il par la reprendre, prétendant partir en éclaireur. Il en meurt d'envie, pourtant il sait que ce ne serait pas très bien vu par Loranne qu'il parte seul en avant. Cette jeune femme fait partit des Chevaliers le voulant sous bonne escorte en dehors de la forteresse.
Il faut la comprendre, guérisseuse en plus de combattante, elle apporte toujours ses soins à ces confrères blessés. Elle n'a peut-être pas assisté à la dernière guerre, mais avant de rejoindre les Chevaliers, son village a fait les frais d'une incursion Orc dans le Royaume de Feïral. Les Chevaliers ne sont pas arrivés à temps pour stopper les flammes du village, ni même pour sauver ses parents. Encore une fois, on ne peut que déplorer qu'il y en ait si peu.
Rassembler des forces susceptible de repousser une troupe Orc n'est pas aisé et, si Feïral aurait pu le faire, les villages de la partie Ouest de Feïral sont principalement protégés par les Chevaliers.

Un homme qui en vaut vingt ne peut-être à vingts endroit à la fois. Ça a toujours été la grande faiblesse de l'Ordre. Sans cesse obligé de disperser ses éléments puis de les rassembler quand les temps s'assombrissent. La dernière guerre a vraiment coûté cher à leurs effectifs, pourtant elle remonte à loin.

Il est prévu que, bientôt sans que l'on sache quand, le Commandant se déplace dans les divers Royaume pour s'entretenir avec les souverains et, si l'accord est donné, recueillir quelques orphelins dans l'Ordre. Peut-être même que la vision de tant d'armures suscitera des volontaires. Car oui, il faudra encore qu'il se fasse accompagner et pas seulement par une poignée d'hommes cette fois. Il va devoir batailler dur pour qu'on ne vide pas la forteresse. Les volontaires ne manqueront certainement pas !


- Bonjour, j’espère que votre nuit fut bonne.

Le Chevalier sort de ses songes et tourne sa tête casquée vers la cavalière qui s'approche de lui. Encapuchonnée, il met un temps pour reconnaître la Cartographe, sans sa chevelure rouge elle devient beaucoup plus discrète. Mais l'éclat de son regard ne trompe personne. Philip prend le temps de retirer son casque pour lui retourner un franc sourire.
Ayant du calmer son ami Nain et enfiler sa lourde armure, il n'a pas encore eu l'occasion de saluer l'Archimage. Par galanterie, ou par préférence, il n'aime pas parler au gens à travers sa protection d'acier. Et puis, la pluie sur son visage n'est pas pour lui déplaire.

-Les nuits calmes sont les meilleures, madame.
- Dites-moi, je ne crois pas que nous soyons présenté malgré notre brève conversation. Je me nomme Shaya Pyrius.

Tiens donc.. Elle n'a pas tord. Sans doute à cause de l'enchaînement d’événement, il avait l'impression que c'était chose faites. Mais maintenant qu'elle le dit, il n'avait pas la moindre idée de son nom, sans doute ne le lui a-t-il pas donné le sien non plus.
Mais avant de répondre, il pose un regard amusé sur la main qu'elle lui présente, espérant sans doute une poignée de main. Dans Utop, les nouveaux venus apprennent à ne plus s'y risquer, une poigne gantée saisissant leur main nue et vulnérable.
C'est pourtant avec une infini douceur qu'il glisse sa main de métal sous celle de la jeune femme, et qu'il soulève ses doigts jusqu'à ses lèvres. Originaire de la belle citée blanche et apprenti de la cavalerie royale, il n'a pas oublié les belles manières, dont il usait dans sa jeunesse. S'il avait rencontré la Cartographe à l'époque, nulle doute qu'il aurait essayé d’empocher son cœur ou au moins de glaner ses lèvres. Mais même sans ses jeux d'enfant, le geste reste si beau et chevaleresque qu'il ne s'en est jamais défait. Sauf peut-être pour saluer ses sœurs d'arme. Certaines auraient été capable de lui en faire perdre ses dents.

-Philip Sartin, pour vous servir.

Se redressant sur sa selle, il glissa un regard autour de lui, recherchant ses confrères du regards. Il semble que Loranne soit de l'autre côté du convois, l'occasion où jamais d'échapper à sa surveillance.

-Je me plaît à vous croire bonne cavalière, voudriez vous m'accompagner ? J'aimerais prendre un peu d'avance et assuré la sécurité de la voie.

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Shaya Pyrius
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MessageSujet: Re: Le papillon et le dragon. [PV Shaya]   Dim 28 Avr - 13:10

    Le jeune chevalier se libère de son heaume, offrant son visage à la pluie. Et à ma personne par la même occasion. Ce que je préfère par ailleurs. Il est toujours frustrant de parler à un homme dont le visage est dissimulé. C’est comme avancer à l’aveugle, on ne peut prévoir une réaction. Lire un sentiment. Sentir l’effet de ses paroles.

    Je sens un petit sourire presque reconnaissant naitre sur mes lèvres tandis que je laisse glisser mon regard sur lui.


    -Les nuits calmes sont les meilleures, madame.

    Je lui lance un petit regard surprit. Les meilleures ? Calme. Je ne suis absolument pas d’accord avec lui. Mais bon, venant d’une femme qui ne peut rester en place plus d’une journée, cela se comprend. Et les nuits agitées ne m’ont jamais dérangée. Loin de là.

    Après tout dépend de l’agitation…

    Un sourire amusé étire mes lèvres tandis que quelques souvenirs me reviennent en mémoire. Et cela me rappelle que cela fait un moment que je ne me suis pas amusée. Mais nous verrons cela plus tard.

    Alors que je m’attends à recevoir une poignée de main plutôt ferme venant de la part de la montagne de muscle se trouvant à mes côtés, j’ai la surprise de le voir poser délicatement ses lèvres sur le dos de cette dernière. Cela me tire un petit rire et un regard presque moqueur. Est-ce un essai de séduction ? Ou une simple coutume. Peu habituée de ces manières je secoue doucement la tête amusée et retire doucement ma main.


    -Philip Sartin, pour vous servir.

    « Pour me servir » Hein ? Voilà bien des manières de chevalier. Moi qui pensais que cela n’était qu’un stéréotype… Il faut croire que cela existe bel et bien. Et pour tout avouer, je ne sais comment le prendre. Cela flatte toujours de ce voir ainsi honoré. Mais d’un autre côté cela lui donne un petit air hautain presque désagréable, même s’il ne l’a sans doute pas voulu. Mais bon, autant bien le prendre… S’en amuser… Et surtout en profiter un peu…

    - Heureuse de vous avoir à nos côtés Philip.

    Sourire presque moqueur. Mais absolument pas mauvais.

    -Je me plais à vous croire bonne cavalière, voudriez-vous m'accompagner ? J'aimerais prendre un peu d'avance et assurer la sécurité de la voie.

    Je jette un coup d’œil aux alentours, me remémorant ma carte. Nous venons à peine de sortir d’un petit bosquet et le soleil arrive maintenant bientôt à son zénith. A mon souvenir, aucun croisement ne devrait se présenter à nous avant notre arrivée au prochain village. Et puis lâcher un peu Brise ne lui fera pas de mal. La pauvre n’a pas pu s’offrir une vraie chevaucher depuis le début du voyage.

    - Ça te tente ma belle ?

    Je me penche légèrement, lui flattant l’encolure. Le hennissement qu’elle m’offre vaut toutes les réponses du monde.

    - Je crois que si je refuse, il ne me restera plus qu’à terminer le chemin à pied. Vous me voyez donc forcée de me suivre.

    Le ton ironique de ma voix et le regard amusé que je lui lance dément toutes mes paroles. Car c’est rester au pas et suivre cette caravane qui est une torture. Et que cette proposition est un véritable rayon de soleil en cette matinée pluvieuse. Lui offrant un sublime sourire sous ma lourde capuche, je lance Brise sur le chemin, suivant la monture de Philip.

    ~~~~~

    - Du calme ma belle !

    Tirant légèrement sur mes rênes, je fais ralentir Brise jusqu’à la stopper non loin d’une petite plaine traversée par un ruisseau serpentant entre les bosquets. Ramenant ma capuche en arrière, je constate avec plaisir que la pluie a cessé pendant notre chevauchée. Faisant un petit signe de main à Philip pour lu indiquer de s’arrêter ici, je mets pied à terre et jette un regard alentours. Puis je lève les yeux au ciel.

    - La caravane n’arrivera pas avant ce soir au village. Je pense qu’il serait bon de les attendre ici pour s’arrêter pour le déjeuner. Qu’en pensez-vous ?

    Et, sans vraiment attendre sa réponse, j’amène Brise vers le ruisseau et la libère de son filet que je pose sur une pierre.

    - Tient donc chevalier, vous qui êtes « à mon service », ne pouvez-vous pas m’attraper une pomme sur cet arbre ? Je crains de ne pas avoir la taille requise pour cette tâche.

    Un sourire plein de malice sur les lèvres, je lui désigne l’arbre à quelques mètres de lui.

    - Vous serez bien aimable…

    Moquerie ? Non… Jeu.


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Philip Sartin
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MessageSujet: Re: Le papillon et le dragon. [PV Shaya]   Jeu 30 Mai - 18:12

En traversant la cité de Quetaïn, Philip à mainte fois entendu dire que les chevaux de Feïral peuvent courent plus vite que le vent et sont aptes à traîner un Troll de Sipheaï aux cités naines sans faiblir. Bien sûr, se sont des propagandes de commerçants. Il ne faut jamais se fier aux dires du vendeur, une règle d'or pour toute personnes pénétrant dans le royaume du centre. Mais, il n'est pas faux que les chevaux de Feïral sont d'une rare puissance. Nul ne saurait dire si cela est dû à la terre ou au talent des éleveurs de la noble cité, mais de tels étalons ne peuvent être comparés aux autres. Raison pour laquelle ils ne s'échangent que contre d'incroyables sommes d'argent ou des objets de grandes valeurs.
L'Ordre se fournit majoritairement auprès de Feïral quand il s'agit d'offrir un cheval à un nouvel écuyer. Heureusement, les relations avec Feïral permettent d'obtenir de telles montures pour de faibles sommes, et même gratuitement lorsque l'écuyer vient lui même du beau royaume. Mais la gestion des caisses fait tout de même qu'une partie des bêtes n'ont pas d'aussi nobles origines. Mais pour l'écuyer, cela fait peut de différence. Choisis jeunes, les chevaux vieillissent souvent avec leurs propriétaires et le lien qui se tissent entre l'homme et la bête vaut bien toutes les étoiles du monde.
Pourquoi pense-t-il a des étoiles en ce moment ?

Peut-être parce qu'il doit en paraître une lorsqu'Alean file aussi vite, portant une armure brillant sous le regard d'un grand soleil. Vengeur, ce dernier a chassé la pluie pendant que les sabots de deux montures fuyaient droit devant sans un regard en arrière. S'il n'avait pas cette armure sur le dos et les armes qui l'accompagne, sans doute le cheval aurait-il distancé la jument et abandonnée avec la caravane. Au lieu de quoi il soutient son allure, dans ce que Philip voit un sursaut d'orgueil.

Les plaines sont immenses dans cette partie du vaste royaume de Feïral. Galoper n'est jamais un soucis, si l'on oublie les nombreuses créatures qui se cachent dans les moindres recoins de la région. Il est difficile de penser que les forêts de l'est sont plus sécurisées que les plaines, mais la proximité de la puissante cité justifie tout.

Finalement, c'est bien hors de vu de la caravane que le Chevalier s'arrête, revenant au petit trot rejoindre la Cartographe près du ruisseau où elle semble décidée à se reposer. N'ayant pas de raisons de dire non, et sans doute plus de dire oui en sentant le cœur d'Aelan raisonner fortement dans sa poitrine, Philip pose pied à terre et libère son fier compagnon du lourd poids de l'armure. Une pointe de fierté le parcourt lui aussi lorsqu'il pose son regard sur sa robe éclatante. Personne ne pourrait rester insensible à la possession d'un tel cheval.


- La caravane n’arrivera pas avant ce soir au village. Je pense qu’il serait bon de les attendre ici pour s’arrêter pour le déjeuner. Qu’en pensez-vous ?
-Je m'en remets entièrement à vous pour ces questions là.


La course avait été joyeuse et assez longue pour qu'il n'ait pas de regrets à l'arrêter, aussi ne peut-il que se ranger de l'avis de la Cartographe. Après tout, il avait déjà assez de facéties en abandonnant la caravane et sa garde en arrière. Le plus sage serait de les attendre maintenant.

- Tient donc chevalier, vous qui êtes « à mon service », ne pouvez-vous pas m’attraper une pomme sur cet arbre ? Je crains de ne pas avoir la taille requise pour cette tâche. Vous serez bien aimable…

Le Chevalier prend le temps de scruter le regard de la jeune femme avant de répondre. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle soit ce genre de femme. Ses yeux ont l'habitude de jauger les hommes et les femmes, souvent avec raison. Il s'était fait à l'idée d'une femme plus intrépide. Le genre à grimper dans les arbres juste pour cueillir un fruit. Il lui retourne cependant bien vite son sourire. Il n'a pas loupé le ton moqueur qui a imprégné la références à ses mots.

-C'est pour moi un honneur de vous aider.

Le Chevalier tire alors son épée qui semble tournoyer un instant dans les branchages avant qu'une pomme bien verte ne tombe dans l'autre main de Philip. Dans un dernier sifflement chantant, la lame retourne se cacher dans son fourreau et le Chevalier s'avance vers la Cartographe pour poser un genoux à terre et lui tendre son trésors.

-Archimage, permettez moi de vous offrir l'une de mes possessions les plus chères. Et si vous le permettez, j'aurais une requête à mon tour. Vous qui n'êtes pas à mon service, êtes vous capable de m'offrir un autre de ces fruits ? C'est que j'en suis très friand.

Tout sourire, Philip se sent comme quinze ans plus jeune, insouciant et légèrement insolent. Le genre d'attitudes que sa fonction ne peut lui permettre maintenant.

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Shaya Pyrius
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MessageSujet: Re: Le papillon et le dragon. [PV Shaya]   Mar 16 Juil - 14:04


    Air doux.
    Cadre idyllique.
    Un vrai plaisir.

    Une large flamme moqueuse dansant dans mon regard, je fais flotter un petit sourire malin sur mes lèvres, plongeant mes yeux dans ceux du chevalier.


    -C'est pour moi un honneur de vous aider.

    Je retiens un petit rire. Un vrai prince charmant… Un peu trop même. Je n’arrive pas à me persuader de sa sincérité. En fait, elle est trop flagrante pour paraitre vraie. Et pourtant… Je ne décèle aucun jeu ni aucune défaillance dans son attitude. Ce genre d ‘homme existerai donc encore ?

    Intéressant.
    Amusant surtout.

    Reculant instinctivement le buste lorsque le chant de l’acier s’élève, je le regarde avec de petits yeux amusés se diriger vers l’arbre pour en fouiller le feuillage. Un éclat vert tombe alors soudainement d’une branche basse et atterrit dans la main – ou plutôt le gantelet – de métal du chevalier, comme si le fruit se devait de tomber à cet endroit précis.

    Hasard ?

    Cela ne fait que grandir mon amusement. Je plisse légèrement les yeux quand l’épée de Philip accroche un rayon lumineux pour le diriger vers moi avant e rentré dans son fourreau. Ce que je préfère de loin. Je n’ai jamais aimé les armes à l’air.

    Un éclair de surprise éclate alors au creux de mes pupilles. Face à moi se trouve maintenant  un immense chevalier, un genou à terre, me tendant une pomme. Moi qui m’attendais à devoir la rattraper… Toujours assise en tailleur sur mon rocher, je ne sais comment prendre la chose.

    Sérieux ?
    Ou non ?

    Il faut avouer que ce n’est pas tous les jours qu’une montagne se met à genou devant vous.


    -Archimage, permettez-moi de vous offrir l'une de mes possessions les plus chères. Et si vous le permettez, j'aurais une requête à mon tour. Vous qui n'êtes pas à mon service, êtes-vous capable de m'offrir un autre de ces fruits ? C'est que j'en suis très friand.

    Je reste un moment étonnée, sans esquisser un geste, avant qu’un rire frai s’échappe de mes lèvres. Une pomme, sa possession la plus chère ? J’aurai jurai sur son armure, sur son épée ou encore sur sa magnifique monture. Mais une pomme…

    Me penchant vers, je lui fais refermer ses doigts sur le fruit.


    - Si vous la chérissez tant, gardez là.

    Je lui offre un clin d’œil amusé.

    - Quand à votre requête… Cela va dépendre de Brise.

    Me redressant, je siffle entre mes doigts. Un bruit de glot s’élève alors.

    - Ah, vous avez de la chance !

    Sautant sur le dos de ma jument, je me dresse sur la selle avec souplesse et, tendant le bras, j’attrape une pomme à l’arbre alors que Brise passe en dessus.

    - Deuxième passage ma belle.

    M’accroupissant tandis que ma monture fait demi-tour, je ne me redresse qu’au dernier moment pour cueillir un deuxième fruit. Me remettant en selle avec un petit soupir d’aise, je dirige Brise avec les genoux jusqu’à Philip avant de descendre en riant.

    - Merci ma grande.

    Je dépose un baiser sur le nez de Brise, lui glissant un fruit entre les dents avant de la libérer de nouveaux. Toute sourire, je lance un regard amusé à Philip et, me fondant dans une révérence bien trop prononcé pour être sérieuse, je lui tends ma pomme.

    - Voila chevalier.

    Et je retourne m’allonger sur le rocher, m’tirant ave un petit bâillement.

    - Bon, il ne nous reste plus qu’à attendre le reste de la caravane…


[Désolée la fin n'est pas super...]

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Philip Sartin
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MessageSujet: Re: Le papillon et le dragon. [PV Shaya]   Dim 10 Aoû - 13:30

Avec sa gaieté habituelle l'archimage retourne son rire à la demande de Philip et referme délicatement le gants de métal sur l'offrande qui lui était faite. C'est à ce moment que le commandant s'étonne. Non pas qu'il soit vexé ou même déçu, encore qu'un peu déçu sûrement. Dans son idylle Feïralienne, ce genre d'échange de cadeau était un pas dans l’approfondissement de leurs liens. Il parlait de trésors, certes parce qu'il adorait ces fruits, mais surtout pour flatter Shaya en le lui offrant. Mais il avait oublié qu'il n'était pas à Feïral. La dame devant lui n'est pas une précieuse, elle n'attend pas qu'on la couvre d'intention. Au contraire, elle semblait tenir à son indépendance.

Au moins eut-il la joie d'une démonstration d'équitation qui aurait pu faire pâlir bien des chevaliers. Il applaudit avec un grand sourire pour accueillir le deuxième passage de la Cartographe et de sa monture qui s'emparent d'un autre fruit. Comme si elle avait grandit sur un cheval, elle Shaya ramène sa jument sans user de la bride et se laisse tomber au sol avec ses deux prises. L'une revient à la jument en guise de remerciement, l'autre est tendue au chevalier avec étonnement.


- Voila chevalier.

Il hésite un moment avant de s'emparer du deuxième fruit. N'était-ce pas elle qui désirait une pomme un peu plus tôt? Elle aurait pu en garder une pour elle, ,il n'était pas goinffre au point de vouloir priver les autres. Au contraire cela le gênait plus qu'autre chose.
Elle semblait s'être désintéressée des fruits, maintenant qu'elle s'allongeait sur une large pierre. Quelle drôle de femme.


- Vous ne devriez pas vous en priver.

Il pose les fruits à côté de la jeune femme, et s'asseoit aussi légèrement que le lui permet l'armure sur le bord du roc. Ce n'est pas un poids facile à porter en dehors de ses fonctions, toutefois c'est un attirail qui met du temps à s'enfiler et se retirer sans aide, il n'est donc pas question de le retirer pour une simple pause.
Néanmoins peut-il retirer ses gantelets et les poser à ses côtés. Une main nue est bien plus habile pour saisir une pomme, et c'est d'ailleurs bien plus agréable pour manger.


- Je dois dire que vos talents d'équitations sont impressionnants, on a du mal à vous imaginer cloîtrer dans une tour. Puis-je supposer que vous n'avez pas toujours été aussi calme et posée qu'on pourrait le penser aujourd'hui?

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Le papillon et le dragon. [PV Shaya]

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