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 Esmeralda Al'Hiyaah, la bâtarde

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Esmeralda Al'Hiyaah
Mortel
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Messages : 9
Date d'inscription : 26/12/2012

Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Demi-Elfe/ Enetari/Assassins
Âge: 30 ans
Signes particuliers: tatouage au fer rouge sur la partie droite du visage et sur son bras droit

MessageSujet: Esmeralda Al'Hiyaah, la bâtarde   Mar 1 Jan 2013 - 16:44

Identité





Nom : Al’Hiyaah

Prénom : Esmeralda

Surnom : Esmée

Âge & année de naissance : 30 ans / née en l’an 823

Race & Royaumes : mi-elfe, mi-humaine / originaire d’Énétari

Guilde & Rang : Guilde des Assassins / Maître-assassin (si possible :$ )



Descriptions





Description Physique :
Esmeralda se penche au dessus du lac. L’eau calme et limpide lui renvoie son reflet, lui tirant une grimace. Elle n’a rien d’une elfe.
Elle n’est pas aussi grande que ceux de sa race, du haut de son mètre soixante-dix, et ses cheveux, si ils tombent en cascade brune le long de son dos, n’ont rien de fins ou de soyeux, sauf peut-être les reflets roux qui illuminent cette épaisse chevelure quand elle passe sous les rayons du soleil. Elle n’a pas non plus hérité de leur physique fragile : des muscles fins et puissants se dessinent le long de sa silhouette élancée, sous sa peau hâlée. Tient, voilà un autre trait elfique dont elle n’a pas hérité : le teint pâle et immaculé.
Son regard croise celui de son reflet dans le lac. Beaucoup d’elfes ont les yeux de couleur plutôt claire... Ses prunelles à elle sont plus dérangeantes : si sa pupille droite, argentée, respecte à peu près cette règle, ce n’est pas le cas de sa pupille gauche qui, elle, est de la couleur des flammes, c’est-à-dire d’un orange éclatant qui contraste superbement avec son autre œil.
«Tu fais peur !» se dit-elle en grimaçant. Elle n’aime pas ses yeux, malgré ce qu’en disent certains... Beaucoup se laissent hypnotiser, fascinés par ces deux étranges prunelles... Un rictus mauvais tord les lèvres d’Esmeralda, elle doit bien l’avouer, ses yeux sont un atout pour piéger ses victimes...
Son regard glisse sur le côté... Jamais personne ne devinerait qu’elle a des origines elfiques... ses oreilles sont rondes ! Enfin presque, elles sont légèrement pointues, mais pas assez pour dépasser de ses cheveux, pas assez pour qu’on la considère comme une elfe. Esmée regarde avec dégoût l’endroit où la pointe de ses oreilles aurait dû dépasser de ses cheveux.
Elle n’a rien d’une elfe.
Elle serre les dents et se détourne du lac, non sans avoir auparavant jeter un coup d’œil au tatouage rouge qui lui couvre la partie droite du visage et qui descend le long de son bras. Elle jette aussi un dernier regard dans l’eau pour apercevoir la délicate chaine argentée, sertie d’une ambre au niveau de son front, qui fait le tour de sa tête. Une chaine semblable parcourt son bras droit.
Un détail encore qui la distingue de ceux de sa race... tout porte à croire qu’elle a l’espérance de vie d’une humaine. Elle vieillit plus vite que ses congénères.
«Jamais tu ne ressembleras à une elfe... jamais tu ne seras une véritable elfe. Et tu vas mourir trop vite.»

Vêtements :
Esmeralda porte souvent un corset et un pantalon en cuir sombre (dans les tons marrons et noirs), ainsi qu’une pair de bottes en cuir qui montent jusqu’en dessous des genoux.

Armes :
Un arc et deux poignards qu’elle porte le long de ses cuisses.

Description Psychologique :
Haine.
Elle hait les nains de naissance. En même temps, elle a été élevée par les elfes, elle en est à moitié une... il ne faut pas trop lui en vouloir de détester l’ennemi de son peuple.
Elle hait les elfes. Ce peuple, son peuple, qui ne l’a jamais accepté, croit-elle. Ce peuple qui n’a jamais su comprendre qu’elle détestait ce qu’elle était, qu’elle aurait tout donner pour que sa mère sit encore vie et qu’elle soit morte... Ils ne l’ont pas cru et l’ont banni. Is l’ont laissée seule avec tout le poids de sa souffrance. Ils l’ont abandonnée.
Et par dessus tout, elle hait les humains. La race de son père. La race à laquelle elle ressemble le plus et celle qui lui donne envie de vomir. C’est à cause d’eux, à cause de son père, si elle est ce qu’elle est aujourd’hui. C’est à cause d’eux que les elfes l’ont chassée, que sa mère est morte. C’est eux qui sont à l’origine de sa souffrance. Et elle ne leur pardonnera jamais.

Esmeralda est rempli de haine. Elle est renfermée sur elle même et parle peu aux inconnus. Elle n’a pas d’amis. Si elle a eu des amants, ce n’était que pour mieux les tuer au lever du jour.
Ce qu’elle aime ? Tuer. Elle aime voir les autres souffrir, elle aime leur sang. Elle aime jouer avec eux avant de les massacrer. Elle est sans pitié. Jamais personne n’en a eu pour elle, pourquoi devrait-elle en avoir pour eux ?
Mais, sous sa carapace de pierre, sous ce regard de haine, elle cache un amour immense pour la nature. Elle a du sang elfe ne l’oublions pas. Et si elle hait chacune des races humanoïdes qui peuple le monde, elle ne souhaite pas pour autant détruire la nature. Au contraire, elle évolue toujours en lien avec elle. Elle sait s’ouvrir aux arbres, aux plantes, au vent,... Pour elle, c’est la chose la plus pur qui existe, la seule chose qui mérite le respect. Et elle la respecte, comme jamais elle n’a respecté quelqu’un, pas même son Maître. La nature lui a tout donné : de quoi se nourrir, de quoi se vêtir, de quoi s’abriter,... La nature est le seul cadeau que lui ait fait la vie. Et c’est sa beauté qui l’a empêchée de mettre fin à ses jours.
Elles ont un ennemi commun : l’Homme. Et, secrètement, Esmeralda s’est promis une chose : elle débarrassera la nature de la soif de puissance et de contrôle de la race humaine.

Don & Particularités :
Si elle n’a pas hérité de leur physique céleste, Esmeralda possède en revanche leur incroyable souplesse et leur agilité remarquable.



Histoire





Un soir de printemps, un homme vêtu de noir est apparu à l’orée de la forêt. Ëtirina l’a tout de suite remarqué. Personne ne peut entrer dans la forêt sans qu’un elfe sans rende compte. Elle est descendue de son arbre et s’est glissée silencieusement dans les buissons pour voir cet inconnu. Il était beau dans ses habits noirs. Ses yeux de feu regardaient attentivement autour de lui, guettant le moindre bruit, le moindre danger qui aurait pu surgir. Mais, malgré ses sens en éveil, il n’a pas repéré la présence d’Ëtirina. L’elfe était envoûtée par cet homme, cet Humain. Il a tourné la tête vers elle, sans réfléchir, elle s’est relevée. Il lui a sourit et elle a attrapé la main qu’il lui tendait. Il l’a emmenée avec lui. Loin.

~ * ~


Ëtirina court. Elle court depuis des heures déjà et son ventre arrondi ne fait que la ralentir. Il est lourd... elle a mal... la gorge lui brûle, l’air n’arrive plus à rentrer dans ses poumons. Il fait froid, la neige recouvre le sol et sa morsure glacée lui brûle la plante des pieds. Une violente douleur lui déchire le ventre. Elle serre les dents... elle doit continuer... il faut qu’elle rejoigne la forêt, elle n’est plus très loin... Au bout de ce qui lui semble être des heures elle se glisse enfin sous le couvert des arbres, retrouvant l’odeur familière des feuilles humides, de la neige dans les bois... Elle court encore un peu, mais très vite une autre douleur fait pression sur son ventre. Un liquide chaud coule entre ses jambes... Non ! Pas maintenant...
L’elfe s’écroule dans la neige. Elle hurle de douleur, tandis que les crampes se font plus nombreuses. Les larmes roulent sur ses joues... Elle entendant un bruit de pas... Elle essaie de se relevé, elle doit fuir... mais elle n’y parvient pas, la douleur est trop forte. Elle serre la mâchoire pour ne pas crier... il ne faut pas qu’on l’entende... Les pas se rapprochent... Quelqu’un se penche au dessus d’elle... Elle ferme les yeux... non...

- Ëtirina ?

L’elfe ouvre les yeux. Ce n’est pas la voix qu’elle attendait, cette voix là est douce et mélodieuse, elle tinte comme du crystal à ses oreilles...

- Ëtirina ! Qu’est-ce que tu as ? Où étais...

L’autre s’arrête brusquement de parler quand elle comprend ce qu’il se passe.

- Mais qu’est-ce que...

La fin de sa phrase est couverte par le hurlement d’Ëtirina. Elle a l’impression que tout son corps se déchire... Du sang coule entre ses jambes... Elle faiblit... Elle se sent partir... Elle a froid...

- Tient bon Ëtirina !

Elle reconnait la voix... C’est la voix de son amie Isméa... son ton cristallin lui fait l’effet d’un baume apaisant. Elle lui agrippe le bras.

- Isméa...

Un hurlement déchire l’air. Mais ce n’est pas celui de l’elfe. C’est celui d’un bébé. Isméa s’en saisi et le pose doucement sur la poitrine de sa mère.

- C’est une fille Ëtirina...

- Isméa... promet-moi d’en prendre soin... promet-moi de t’en occuper comme de ta propre fille... elle... elle ne mérite pas de...

Ëtirina ne finit pas sa phrase... le souffle lui manque... la force lui manque... elle sent que la vie la quitte... elle a si froid...

- Promet-le moi...

- Je te le promets Ëtirina... je te le promets...

Un faible sourire se dessine sur les lèvres de l’elfe tandis qu’elle regarde une dernière fois la petite fille posée sur elle. Bizarrement, elle ne pleure même pas.

- Adieu... Esmeralda...

Elle mourut sur ces mots.

~ * ~


Isméa est partit il y a quelques heures déjà... Djin commence à s’inquiéter pour sa sœur... Depuis la disparition d’Ëtirina, il a peur pour sa petite sœur. Il est près à partir à sa recherche quand il la voit à l’entrée du village... couverte de sang. Il se précipite vers elle.

- Isméa ! Que t’est-t-il arrivé ?

Il arrête sa course net. Qu’est-ce qu’elle tient dans ses bras ? Un cri de bébé retentit... tout le village se regroupe soudain autour de sa sœur. Il s’avance à son tour.

- Qu’est-ce qu’il se passe Isméa ?

Elle lève sa tête et pose sur lui un regard grave.

- Ëtirina... elle est revenue...

Une lueur s’allume dans les yeux de Djin : Ëtirina !

- Où est-elle ?

- Djin... elle est morte.

Un silence froid s’abat sur le village. La perte d’un elfe est toujours très douloureuse, surtout pour ce peuple peu fécond... La perte d’Ëtirina est bien pire : c’était une prétendante au rang de reine du fait de son affinité puissante avec la nature. L’annonce a l’effet d’un coup de poignard àr Djin pour qui la mort de l’elfe cause plus de souffrance qu’à n’importe qui d’autre : c’était la femme qu’il aimait, plus que tout au monde.

- Et ça, c’est quoi ? demande-t-il en désigna la petite chose pleine de sang qui repose dans les bras d’Isméa.

- C’est Esmeralda, la fille d’Ëtirina. Elle est morte en lui donnant naissance. Je lui ai promis de la protéger.

Djin regarde la petite fille d’un air mauvais.

- Fais ce que tu veux avec cette chose... mais que je ne la vois pas me trainer autour...

Il fait demi-tour en fulminant. Pourquoi Ëtirina et pas cette fille ? Pourquoi est-elle en vit alors que celle qu’il aimait est morte ? Elle ne ressemble même pas à une elfe.

- Cette Esmeralda est maudite... C’est la fille de l’homme qui m’a pris Ëtirina. C’est la fille d’un démon ! Je la tuerais un jour, de mes propres mains, comme cet Homme a tuer Ëtirina.

~ * ~


Une larme roule silencieusement le long de sa joue, puis une autre et encore une autre... Esmeralda pleure en silence devant le corps sans vie de sa mère adoptive. Isméa était tombée malade l’hiver dernier. Une maladie inconnu que personne n’avait pu guérir... Les elfes n’avaient réussi qu’à la maintenir en vie pendant un an. Un an au bout duquel elle a rendu les armes, elle a arrêté de sa battre. Elle s’est éteinte dans le froid de l’hiver. Les traits de la souffrance marquent encore son visage.
Esmeralda serre les dents... les derniers mots de sa sauveuse lui reviennent à l’esprit.

- Esmeralda... Je suis désolée... tellement désolée... tout est ma faute... non attend, ne dis rien, laisse moi parler, ce sont certainement les derniers mots que je pourrais prononcer alors écoute moi bien... Tu sais que tu n’es qu’à moitié une elfe... Tu t’en es toujours douter, ton père est un humain... Je... Je l’ai vu tu sais... J’étais là quand il a emmené ta mère... Je n’ai rien fait pour l’empêcher... j’étais terrorisée... je ne comprenais pas ce qu’il se passait... je n’y croyais pas... c’est ma faute si ta mère a souffert autant à cause de lui... Il était beau... Il était magnifique... Avec des cheveux noirs qui volaient autour de son visage... et des yeux... deux feus ardents qui brûlaient ses iris... c’est de lui que tu tiens ton œil orange tu sais... Je n’ai rien fais... pardonne-moi ma Esmée... pardonne-moi... Quand j’ai vu ta mère neuf mois plus tard... je l’ai vue te mettre au monde, elle est morte en te confiant à moi... Je lui ai promis de m’occuper de toi, de te protéger... Je me sentais tellement coupable... Je suis désolée Esmeralda... pardonne-moi...

La jeune elfe a serré les dents en regardant Isméa fermer les yeux. Et maintenant, les larmes coulent sans pouvoir s’arrêter.

- Comment pourrais-je t’en vouloir Isméa ? Tu m’as donné tant d’amour... Jamais je ne penserais que tout ceci est ta faute... Jamais...

Isméa a tenu sa promesse, elle a élevé Esmeralda comme si c’était sa propre fille. Elle a appris leur langue, leurs coutumes et leur croyances. Ils lui ont donné leur amour de la nature et elle a appris à la respecter.
Isméa a tenté de lui enseigner leur magie... mais Esmeralda n'a jamais été très réceptive... Elle ne sait pas pourquoi, mais elle n'aimait pas la magie... aussi Isméa a très vite abandonné.
Isméa l’a protégée aussi. Elle l’a protégée de son frère ainé, Djin, qui n’a jamais accepté qu’elle ait survécu et pas sa mère. Il a toujours vu en elle la fille du démon et s’est juré de la tuer. Les autres elfes ne lui ont jamais fait de mal, même si ils préfèrent l’éviter. Surtout que Djin est le représentant du village... Elle a subit aussi les moqueries des quelques enfants, menés par le fils de Djin. Jusque là, elle a toujours trouvé refuge dans les bras de sa protectrice.
Esmeralda réprime un sanglot. Elle sait parfaitement ce qui l’attend maintenant qu’Isméa est morte.

~ * ~


- Je ne pourrais dormir tranquille que lorsque tu seras morte. C’est Ëtirina qui méritait de vivre... Pas une bâtarde comme toi !

Les mots claquent, durs et froids, dans le dos d’Esmeralda. Elle se retroune doucement pour faire face à Djin.

- Ne fait pas ça Djin... Les elfes te bannieront, ils n’aiment pas la violence, tu le sais.

- Je m’en fiche. Je suis le représentant du village, ils ont confiance en moi, je leur ferais croire à un accident. Ils préfereront me croire plutôt que de prendre la défense d’une enfant maudite.

La jeune elfe serre les dents. Elle sait qu’il a raison.

- Alors fais-le pour ta sœur. Elle n’aurait pas voulu que tu me tues.

- Ma sœur était une idiote, elle a fait la plus grosse erreur de sa vie en te premant sous son aile. Tant qu’elle était vivnte, je ne pouvais rien te faire... c’est bien pour cela que j’ai attendu sa mort... J’aurais pu attendre une éternité, tu sais, mais...

Il bondit sans finir sa phrase. Elle serre les poings. Quelles chances a-t-elle face à un elfe âgé de plus de cent ans, armé et bien plus musclé qu’elle ?
Elle se baisse pour éviter les grosses mains qui voulaient lui briser le cou et ramasse une pierre. Elle n’attend pas que Djin reprenne son équilibre pour lui envoyer en pleine figure. Désorienté, il ne parvient pas à l’éviter et la reçoit entre les deux yeux. Tandis qu’il bascule en arrière, Esmeralda se jette sur lui et lui arrache son poignard. Elle se dresse au dessus de son torse et lui enfonce la lame dans la poitrine sans hésiter. Il la regarde avec des yeux étonnés. Il essaie de parler mais n’y parvient pas. Il meurt avec un rictus mauvais sur les lèvres.

~ * ~


- Je vous dit que c’est lui qui voulais me tuer ! Je n’ai fait que me défendre !

- Et tu as été obligée de le tuer ? Tu n’aurais pas pu te contenter de l’assomer pour t’enfuir ?

- Il a tuer Isméa !

- Arrête de dire des bêtises, Isméa est tombée malade, tout le monde le sait.

- Esmeralda, je sais qu’il ne t’aimait pas, mais il ne t’a jamais fait de mal, pourquoi l’avoir tuer si sauvagement ? Tu sais très bien que l’on ne tolère pas la violence.

- Mais vous êtes bouchés ou quoi ?! Je me suis défendue ! Il allait me tuer ! Comme il a tuer sa sœur ! Combien de fois...

- Stop !

Les quelques elfes qui se trouvent dans la petite maisonnette se tournent vers celui qui venait d’élever la voix. C’est Fernun, un elfe grand et bien bâti qui a pris le contrôle de la situation et qui a fait envoyer un message à la reine pour lui dire sa décision. Étant à plus de vingt jours de marche, la reine laisse le jugement à Fernun.

- Esmeralda, écoute-moi bien. Djin était le représentant de notre village, tout le monde ici avait une totale confiance en lui et notre reine encore plus. Il n’a jamais fait de mal a une mouche et, si il a été particulièrement frappé par la tragédie qui a touché ta mère, jamais il ne t’aurait fait du mal. Je sais qu’il ne te portais pas dans ton cœur, mais je le connais bien et je le vois très mal tenter de te tuer. Et encore moins tuer sa propre sœur.

- Mais puisque je vous dit que...

- Ne m’interrompt pas. Je ne sais pas pourquoi tu l’accuses comme tu le fais, je ne sais pas ce qui te motive. Tu sais très bien pourtant que l’on rejette la violence. Je ne comprends pas Esmeralda, nous t’avons recueilli, accepter, soigner. Je sais, les enfants t’ont un peu malmené, mais ils ne grandissent pas aussi vite que toi, ils sont encore jeunes et immatures.

Il marque une pause. Esmée n’ose pas intervenir. Djin avait raison. Les elfes ne la croient pas. Ils ont plus confiance en lui et jamais il ne verront en lui un tueur. Surtout que c’est un vrai elfe, lui. C’est plus facile de dire que son sang humain remonte plutôt que de penser qu’un elfe puisse faire preuve de violence... Elle serre les dents.

- Pourquoi Esmeralda ?

- Vous ne me croirez jamais n’est-ce pas ? Sauf que je n’ai pas d’autre explication à vous proposer. Vous ne m’avez jamais aimé et vous avez enfin une raison de vous débarassez de moi. Finalement, vous n’êtes pas aussi parfaits que tout le monde le pense.

- Tu fais fausse route. Nous sommes très désolés que tu ne te sentes pas chez toi.

- Et moi je suis désolée d’être venue au monde.

Un silence de mort envahit la pièce.

- Va-t-en Esmeralda. Quitte la forêt et ne reviens pas.

La jeune elfe se lève prend ses armes et c’est la tête haute qu’elle passe devant Fernun et tout les villageois. Arrivée dans l’encadrement de la porte elle se retourne et tir une flèche. Elle lance un dernier regard noir au grand elfe avant de s’enfuir en courant.

Les elfes ne la regardent pas partir. Ils ont les yeux rivés sur autre chose.
Une flèche aux plumes noires est plantée devant le groupe d’elfes.
Comme une malédiction.

~ * ~


- Je sais, tu détestes les humains. Tu détestes tout le monde. Mais je peux t’offrir un moyen d’assouvir ta haine petite. Et un moyen de te venger.

Esmeralda regarde l’homme qui se tient devant elle. Elle sent une puissance et une force émaner de cet homme... Elle sait qu’il dit la vérité.

- Je n’ai que seize ans, réplique-t-elle.

- Cela n’a aucune importance. Offre-moi sept ans de ta vie et je ferai de toi une assassin que tout le monde craindra. Viens et tu seras plus puissante que n’importe qui.

Esmeralda ne réfléchit pas longtemps.

- Je vous suis.

~ * ~


Sept ans ont passé. Sept ans de douleur, de difficulté. Sept ans d’apprentissage et de perfectionnement. Sept ans au bout desquels son corps s’est endurci. Sept ans sous la tutelle de son Maître Khâan, qui a tenu sa promesse.

Cela fait maintenant sept ans qu’elle a fini son apprentissage. Elle est devenue une assassin redouter et rechercher dans tout le pays. Trois ans auparavant, elle a même pris un élève sous sa tutelle. Manque de pot, celui-ci est mort au bout d’à peine deux ans. Depuis, elle n’a pas rechercher de nouvel apprenti.
Elle prend plaisir à tuer. Homme, nain ou elfe, elle savoure toujours leur souffrance et se délecte de leur sang. Ayant passé son enfance chez les elfes, elle a été élevés dans le haine envers les nains et elle est particulièrement dégoûter par cette race, aussi ne refusera-t-elle jamais de tuer un nain. A quinze ans, quand elle a été rejetée par son peuple, elle s’est juré de tous les détruire. Elle s’est juré aussi d’exterminer tous les humains, jusqu’à ce qu’elle retrouve celui qui est à l’origine de tous ses malheurs : son père.

Sa vengeance ne fait que commencer.

~ * ~

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Shaya Pyrius
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Race/Nation/Guilde: Humaine/Feïral/Cartographe
Âge: 36 ans
Signes particuliers: Un papillon tatoué en haut de son buste.

MessageSujet: Re: Esmeralda Al'Hiyaah, la bâtarde   Jeu 3 Jan 2013 - 10:30

Tout d'abord bienvenue parmi nous ! Ensuite, il n'y a cette fois absolument rien à redire, cette fiche est très intéressante.
Je te valide donc et te donne le rang de maître assassin.

Amuses-toi bien ici et au plaisir de te retrouver au détour d'un Rp !

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Philip Sartin
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Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Humain/ Feïral /Ordre des Chevaliers
Âge: 35 ans
Signes particuliers: Une large cicatrice barrant son torse.

MessageSujet: Re: Esmeralda Al'Hiyaah, la bâtarde   Jeu 3 Jan 2013 - 10:54


Officiellement Bienvenue parmi nous!

J'ose espérer que tu nous raviras de rp aussi bien pensé que cette présentation!
De plus, Aranor restant à approfondir, je t'invite à nous proposer tes idées, les plus brillantes comme tes moindre soupçons!

Et surtout! Amuse-toi!
Et assassine bien Twisted Evil

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Deryn Basalt
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Race/Nation/Guilde: Humaine/Inconnue/Assassin
Âge: 33 ans
Signes particuliers: yeux blancs, moitié de l'œil droit rouge

MessageSujet: Re: Esmeralda Al'Hiyaah, la bâtarde   Jeu 3 Jan 2013 - 21:32

Bienvenue parmi nous ! *_* han, une assassin ! Bienvenue chez nous très chère x3 et au plaisir de partager les souvenirs de nos meurtres <3

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