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 Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)

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Yllianna Lunéa
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Lun 11 Juil - 23:22

Quelle chance que Sipheaï ait besoin des marchands pour se fournir. Une fois les papiers prouvant notre appartenance à la caravane sortis, les gardes se sont montrés sitôt plus avenants avec nous. Il faut dire que l'on transporte entre autres des ingrédients pour les alchimistes de la ville alors forcément, ça aide.
Nous avons pu passer la nuit à l'infirmerie de la caserne. Lärk a reçu un début de traitement et la nuit dans un vrai lit semble l'avoir déjà bien remplumé ! Malgré les protestations du médecin, il refusa de rester alité pendant que je retournerai auprès des autres.
Pour ma part, j'ai refuser d'être examinée. Si j'ai trompé les gardes en arrivant, un médecin se rendrait vite compte de mon mensonge. J'ai juste pris une faible de dose de médicament, pour "ne pas prendre pas prendre de risques". Bien que l'effet soit limité, ça m'a quand même fait du bien.
La nuit, je n'ai pas dormi... Mes pensée orientées vers Hadrian ne cessaient de me tourmenter. La fièvre a déjà du l'atteindre. Dans quel état est-il? Est-ce que son eldar peut faire quelque chose pour le protéger?....

Après quelques heures à tourner dans mon lit, je me suis levée et suis allée acheter le nécessaire auprès d'un herboriste. L'argent que m'ont donné les marchands n'a évidemment pas suffit... Quels radins ceux-là. Mais ce qui compte maintenant, c'est que j'ai de quoi traiter nos malades.
Je sors de l'échoppe et vais rejoindre Lärk à la caserne. Il est en bien meilleur état qu'hier !  Il a dormi à peine six heures pourtant. Il a préparer mon cheval pour le voyage retour. Victorieuse, je brandis ma sacoche pleine à craquer. Lui me montre deux outres d'eau d'une taille assez impressionnantes. Nous échangeons un bref clin d’œil entendu puis montons en scelle. Il vaut mieux partir tôt. Déjà parce qu'on va pouvoir voyager un peu avec la fraîcheur de l'aube. Ensuite, parce qu'on ne peut pas se permettre de faire attendre les autres.
Les gardes nous mettent en garde contre les prédateurs nocturnes qui traîneraient encore un peu dehors, profitant des dernières heures  avant le lever du soleil. Je les remercie mais je sais ce que je fais. Nous nous élançons au galop dès que nous avons franchi les portes. Cette fois-ci, ce sera un peu plus long : Röhesia est fatigué d'avoir galopé toute la journée d'hier et en plus, il a une charge d'eau supplémentaire.
Sachant qu'on va refaire le même trajet qu'hier en sens inverse, on devrait arriver en fin d'après-midi. D'ici là, que les anciens les protègent...
Je sors quelques unes de mes feuilles de ma sacoches, en porte deux à ma bouche et commence à les mâcher. Lärk marmonne :
-Tu en es à combien de ces feuilles?

-Depuis hier? Je ne sais plus... Une quinzaine je crois.

-Tu te rends seulement compte de ce que tu fais ! ? T'es en train de te surmener, petite! À t'imposer un rythme pareil, ton corps va pas tenir!

-Je sais ce que je fais Lärk! J'ai déjà pris ces herbes auparavant. Tant que je les prends à intervalle régulier, elles me tiennent éveillée. Une fois arrivés, j'aurais juste besoin d'un peu de sommeil et ça ira mieux. Ne t'en fais pas!

-T'en prends de plus en plus souvent... Tu es brûlante et tu trembles comme une feuille. T'arrives à ta limite, petite. Je crois pas que tu sais vraiment ce que tu fais.

-On doit y arriver, Lärk... Il le faut... Et au plus vite !

Il se met à bougonner.
-Je vois pas pourquoi j'essaie de vous faire entendre raisons. Les jeunes, c'est déjà la misère. Alors quand ils en pincent pour quelqu'un, c'est plus la peine...

Malgré la fatigue, l'inquiétude et le stress, il arrive encore à me faire sourire. C'est vrai, j'aime Hadrian... Ça ne sert à rien de se le cacher. Je doute que ce soit réciproque, surtout à cause du souci de la longévité. Il ne souhaite pas voir des gens qui lui sont chers dépérir. Je ne veux pas non plus lui infliger de spectacle... Pourtant, j'éprouve des sentiments pour lui. C'est drôle cette lubie que j'ai de vouloir des choses inatteignables...
Nous approchons du canyon. Ça y est, il est temps de se re-concentrer sur le voyage. On a eu de la chance, on a croiser aucun animal jusque maintenant.

La traversée a été compliquée. Pas par d'éventuelles rencontres, ni par des éboulements ou chutes de sables... Mais même avec toutes les herbes que j'avais ingéré, mon corps commençait à vraiment réclamer du repos. Il ne fallait pourtant pas me relâcher. J'ai réussi à rester concentrée pour la durée du trajet dans le canyon. Mais entre la sortie du canyon et le début du chemin où nous longions la faille, j'ai erré entre l'inconscience et la réalité. Lärk a du s'en rendre compte car il m'a pris les rennes. Je me suis donc laissée un peu aller. J'ai quand même repris le contrôle pour le passage de la faille. On l'a fait au pas ce coup-ci. Etant plus lourds, les risques que le sol cèdent sous nos pas augmentaient méchamment.
Par chance ou parce qu'il le fallait, nous avons une fois de plus franchi cette étape. Les deux dernières heures furent plus calmes. Mais mes peurs au sujet d'Hadrian revinrent au triple galop. Lärk ne disait rien. Il devait s'inquiéter aussi...

La lumière commence à decliner quand nous arrivons. Vivement que je transmette ces herbes à quelqu'un et que j'aille me coucher! Au milieu du bivouac, quelqu'un s'active entre les tentes, gourde à la main. C'est Hadrian ! Quel soulagement ! Il a l'air de bien aller.
Je bondis à terre et me jette contre lui, le serrant dans me bras! Il vacille. C'est étrange, il a pourtant un bon équilibre d'habitude... Je comprend mieux en voyant son visage.
Si je l'avais déjà vu fatigué auparavant, ici on pourrait carrément le comparer à un cadavre ! La situation est pire que je le craignais? Je crois que je n'ai pas le choix. Ma main sort machinalement deux feuilles de la sacoche et les porte à ma bouche. Le sommeil va devoir attendre....
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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Mar 12 Juil - 0:55

Saloperie de maladie à la con pas foutue d'épargner au moins une personne...

Déjà, tout les membres de la caravane étaient tombés sous l'effet de la grippe et seul la magie tenait Hadrian debout, et encore, il commençait à être à bout, même de ça. L'état des premiers malades s'empirait à vu d'oeil, certains commençais déjà à cracher du sang... Et lui aussi.

Oh ça aurait dut être plus long, mais il forçait son corps et dépensait l'énergie qui aurait combattue la maladie pour réduire les symptômes immédiats. Il devait avoir très mauvaise mine, mais ça ne changeait rien, se dit-il en crachant encore une tâche rougeâtre sur un mouchoir déjà bien mal en point. Une nouvelle gourde, la dernière, à la main, le demi-elfe résista à l'envie d'en déposer le contenu sur ses lèvres craquer par la chaleur et la maladie. Se dirigeant vers l'une des tentes, les tympans en feux par son propre coeur qui y battait, il n'entendit pas les chevaux et faillit presque tomber à la renverse quand il se prit une Yllianna de plein fouet. Il aurait voulu sourire, lui dire au moins merci... Mais il n'avait plus la force de parler depuis quelque heures déjà, même avec la magie. Lärk, qui l'accompagnait, dut se rendre compte de son état - peut-être avait-il déjà combattu des elfes utilisant cet art? - car il s'approcha et l'attrapa juste à temps puisque son énergie vacillait et que l'homme tombait de tout son poids vers le sol, inconscient... Il avait réussit à tenir alors maintenant, il pouvait enfin... Se... Reposer...


Comment diable... Il est mal, petite, très mal, t'étais pas la seule à te surmener, bon sang, son coeur bat à peine!

~~~

Dommage.

Voilà ce qu'Hadrian pensa. C'était très dommage. Il savait bien qu'il était dans un état d'inconscience duquel il y avait peu de chance qu'il ne revienne, et c'était dommage.

Il aurait voulut voir tellement de choses encore, faire tellement plus... Il avait entendu dire que le commandant des chevaliers, Philip Sartin, avait tué un dragon pour protéger le monde... Le demi-elfe aurait tant aimer rencontrer une telle créature, même si ce n'était que pour un seul combat, pouvoir parler à une telle créature, pouvoir faire l'expérience d'une telle force aurait été merveilleux... Il aurait voulut découvrir des contrés éloignés, apprendre le secret des runes chez les nains... Vivre l'amour à nouveaux. Tant de choses presqu'impossible qu'il aurait adoré compter dans ses exploits, pourtant tout se finirait là, il le savait. Il y avait très peu de chance qu'il revienne à lui avec l'épuisement magique de ses forces...

Et pourtant quelque chose... Quelque chose l'appelait, il avait l'impression d'oublier quelque chose de plus important que sa mort possible.


~~~

Je suis désolé petite... On a fais tout ce qu'on pouvais...

Lärk serra Yllianna contre lui, Hadrian était paisible, devant eux, dans une simple boite en bois, cercueil improvisé avec des planches tirés de la caravane elle même, même les marchands avait été d'accords. Sans ce jeune homme, personne n'aurait survécu, il méritait bien un repos final digne de ce nom...

Deux mercenaires parmi ceux qui s'étaient remis dans la journée vinrent avec la dernière planche pour déposer le couvercle, tout le monde avait l'âme un peu morte de cette perte. Ils clouèrent en place la pièce de bois et s'éloignèrent doucement pour prendre le repas avant d'enterrer ce dernier lieu de repos, personne n'avait vraiment faim, mais il fallait également donné une dose de médicament au malades, que ce sacrifice ne soit pas en vain...


~~~

Tient, une voix... Il ne pensait pas que c'était vrai, ce qu'on disais, que ceux à l'article de la mort entendais encore ce qu'on disais, pourtant il en était sûr, son coeur battait si faiblement que personne ne devait le sentir de l'extérieur... Il entendit même une petite voix sanglotante qu'il crut reconnaître suivit par une autre, plus grave... Puis un bruit de cognement et plus rien.

Le demi elfe se concentra sur son entourage, le sable, la vie autour...

Il venait de se rappeler ce qui était si important; il s'était promis de ne pas laissé quelqu'un qui le regretterait derrière lui. Selon le froid, il devait faire nuit, il ne pouvait donc pas tirer grand énergie de l'air, mais sa méditation et le repos de mort, c'était le cas de le dire, qu'il avait eu lui redonna rapidement de l'énergie.

Une énergie nouvelle, plus forte, plus complète. Dans son sommeil profond Hadrian entendit un cris puis un bruit de lames sorties de leurs fourreaux. Une attaque? Des bandits ici? En même temps ça faisait du sens, c'était une oasis après tout, mais malgré tout ça voulait dire qu'il devrait se dépêcher, plutôt que de prendre une heure ou deux pour prendre une réserve complète d'énergie magique tirée du sable et du vent, il ne prendrait comme réserve additionnelle à son énergie normale que ce dont il avait besoin pour un sort qui en brûlerait probablement plus que le reste de ce qu'il ferait...

Un sort de réveil.


~~~

Nir-tavar!

Lärk, comme le reste des combattants et des marchands, même leurs assaillants qui commençais à prendre la main, forcément ils se battaient contre des malades en rétablissement, s’arrêtèrent en plein mouvement pour se retourner vers l'endroit d'où une planche venait de faire un vol plané vers le ciel pour s'écraser quelques mètres plus loin.

Que diable était-il arrivé à---

Impossible... Écarquillant les yeux, le mercenaire regarda de ses propres yeux l'ex chevalier dont il avait lui même constater que le coeur ne battait plus avant de lui remettre l'armure pour l’enterrement se lever comme s'il s’éveillait simplement d'un long sommeil, avec une mine drôlement mieux que n'importe quel autre mercenaire de la caravane puis attraper son épée planté dans le sable juste à côté pour la faire tourbillonner un moment... Et s'élancer dans la baston.

Il ne savait pas comment ce jeunot avait fait, mais bon sang! Il leur avait assuré la victoire! La moitié des bandits s'enfuyais déjà devant le ressuscité et l'autre moitié était sous le choque. De plus avec cette nouvelle lame que chaque assaillant semblait redouter - après tout qui pourrait tuer un mort avec une épée de fer? - ils étaient certains de gagner... Et rapidement!


~~~

Cold and black inside this coffin,
Cause it all tried to keep me down...

How it feels to be forgotten,
But they'll never forget me now.

Light it up,
Light it up, now I'm burning.

Feel the rush,
Feel the rush of adrenaline.

We are young,
We are strong,
We will rise...

Cause I'm back,

Back,

Back from the dead tonight.

~~~

Cuivë.

Le mot fut chuchoté à peine par le corps presque sans vie et la conscience d'Hadrian ressentit son effet avec bonheur. L'énergie accumulée se répandait dans son corps et il sentit de nouveaux chaque articulation... Il avait réussit, s'était réveillé.

Cela dit l'heure était grave, il était enfermé dans ce cercueil et ses amis étaient attaqués, dehors, il en était sûr maintenant, les bruits lui parvenait beaucoup plus clairement... Pas le temps de penser ou de trouver un moyen moins extrême, la surprise de son prochain sort serait son plus grand atout, surtout puisqu'il ne prendrait pas tellement d'énergie, la planche étant plutôt légère, mais serait grandiose. Respirant un bon coup, le demi-elfe cria son ordre à plein poumons, histoire que l'effet soit encore plus fort.


Nir-tavar!

Comme prévu, le couvercle s'envola à plusieurs mètres sous l'effet de la poussé et les bruits de bagarres stoppèrent. Ça faisait toujours de l'effet, un cercueil dont le couvercle s'envolait... Se levant aussi souplement que possible, partiellement camouflé par le nuage de sable que le couvercle avait soulevé en s'envolant puis en retombant, il attrapa son épée et testa rapidement ses réflexes... Pas à 100%, mais bien assez pour une bande de bandits ayant la trouille, son réveil n'était pas miraculeux du tout, loin de là, surtout pour quelqu'un connaissant la méditation elfique, mais l'effet était présent néanmoins. Pour les assaillants, il venait de ressuscité.

Quand il s'élança vers eux, la moitié au moins s'enfuit en criant de prières quelconques et les autres firent pour la plupart de même quand il commença à découper leurs camarades. Moins de cinq minutes plus tard, le calme était revenu bien que l'air de tout le campement était entre la fête et l'incompréhension... Et le demi-elfe se prit de nouveau une Yllianna en pleine poire presque dès que les combats furent finis... Bah dites donc, il semblait lui avoir manqué... Elle leva les yeux vers son visage comme si elle voulait confirmer qu'il était bien vivant ce qui tira un petit sourire à son visage un peu fatigué.


T'as une sale tête... Et c'est le mec qui sort de sa tombe qui dit ça. Tu devrais te reposer un peu, tu sais...

Il aurait bien ajouté un petit ''le surmenage, c'est pas bien'' mais lui qui avait faillit s'y tuer, au surmenage, il ne pouvait pas parlé...

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Yllianna Lunéa
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Mer 13 Juil - 22:22

-T'as une sale tête... Et c'est le mec qui sort de sa tombe qui dit ça. Tu devrais te reposer un peu, tu sais...

Je n'en reviens pas... Il revient d'entre les morts, met fin à un combat, nous savant une fois de plus au passage. Et c'est tout ce qu'il trouve à me dire?! J'ai la main qui me démange subitement... Pourtant au final, c'est un rire qui m'échappe. Plus un rire nerveux dû à l'émotion et la fatigue que par sa boutade.
Les boules qui se sont formée dans ma gorge et mon estomac se desserrent. Je me sens affamée, exténué, euphorique, soulagée... Un peu de tout à la fois en fait. Je me sens revivre. Me laissant aller contre lui, je pousse hors de moi avec un soupir satisfait, mes dernières angoisses...
Hadrian est revenu, nous avons de quoi traiter nos malades... Après tout ces ennuis, la chance semble enfin nous sourire.

Le reste de la soirée ne fut par très long. Après avoir éloigné les cadavres de nos assaillants du campement, nous partageâmes un repas. Hadrian, Lärk et moi étions au centre du groupe et reçûmes les honneurs de tous.
La fatigue me gagnant de plus en plus, je décidai de me retirer pour la nuit. Hadrian me rejoignit peu de temps après.

Je ne dors pas encore quand le demi-elfe entre dans la tente. Je me redresse. Il me sourit quand il s'assoit à côté de moi.

-Je pensais que tu dormirais déjà.

-Ma tête fait à ce point peine à voir?

Il m'adresse un clin d’œil révélateur...

-C'est incroyable ce que tu as fait aujourd'hui. Je commence à m'habituer à ce que tu nous sauves des pires situations mais là, je ne m'attendais pas à ça !

-Je me suis promis de ne pas laisser derrière moi quelqu'un qui me regretterait.

Il tourne la tête vers moi en disant cela. Nos regard se croisent. Bien que ses yeux luisent toujours d'une petite lueur malicieuse, je devine bien qu'il est sérieux. Il est revenu... Pour moi ?
Je me sens vraiment bizarre. Ce n'est pas une sensation désagréable, loin de là. Comme si une vague douce et chaude me parcourait le corps.
Je pose ma main sur sa joue. Il a juste le temps de hausser un sourcil avant que je ne dépose un baiser sur ses lèvres. Ses lèvres sont douces.
Je prends soudain conscience de ce que je suis en train de faire, je recule maladroitement.

-Je... Euh, je suis désolée. Je ne voulais pas...

Quelle idiote. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Il m'a pourtant expliqué comme il avait souffert lorsqu'il avait prévu lorsqu'il avait vu mourir celle qu'il aimait autrefois. Et qu'est-ce qui me dit qu'il m'aime? Je me suis laissée entraîner pas mes sentiments, sans pour autant faire attention aux siens. J'ai honte pour le coup...

HRP:
 
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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Jeu 14 Juil - 0:01

''Le premier baiser, c'est le lien entre le silence des sentiments et leur mélodie.''
Khalil Gibran


Plus jamais je n'aimerais.

Voilà la promesse, très égoïste, vraiment ridicule, qu'Hadrian s'était fait à lui même après la mort de son dernier amour, promesse qu'il n'avait jamais douté de garder.

Alors pourquoi est-ce que, à ce moment précis, alors que son esprit lui criait ''Elle va encore vieillir avant toi'' il pensait ''Ce serais de belles années''? Pourquoi est ce qu'à l'exclamation ''Elle mourra en te laissant brisé.'' la première chose à quoi il pensait c'était ''Comme la plupart des alternatives''?

Cela dit, et malgré l'éclat de désir qui passa dans son regard à lui fixer dans le siens à elle, il réussit à se dire que c'était la fatigue, qui faisait ça, et à prononcer sa prochaine phrase de façon presque normale et presque pas déçue de celle-ci.

Presque.


Nous avons encore du chemin à faire avec plusieurs malades en cargo supplémentaire... Nous devrions dormir.

Sa cape d'hiver dont il se servait comme couverture à cause du froid du désert lui sembla bien mince et peut rassurante quand il s'y enroula pour fermer les yeux... Beaucoup moins rassurante de les bras dans lesquels il aurait put se réfugier un moment...

Mais il ne voulait pas risquer d'ainsi prendre avantage des sentiments de la jeune femme pour se réveiller le lendemain en mode ''C'était une erreur''. Et puis il ne semblait pas être totalement consciente que, autant que la douleur qu'il ressentirais en la voyant vieillir si un amour fleurissait, elle souffrirait tout autant de se voir dépérir elle même alors que lui, il resterait jeune comme le premier jour. La jeunesse était un fardeau drôlement énervant, quand on y pensait.

Enfin, la nuit porte conseil, disaient certains, alors autant tenter d'effacer ce visage de son esprit et dormir... Autant que possible.


~~~

L'ex chevalier se réveilla tôt... Pourtant, Yllianna était déjà debout et hors de la tente et, devant ses yeux encore endormis, la silhouette de Lärk sur une chaise, une pomme dont il coupait des morceaux avec un couteau pour les mangers entre les mains, apparue.

Dis moi, qu'est ce qui est pire..?

Une vie de solitude, de regrets et de douleur ou bien une vie où il y a certes de la douleur, des regrets et de la solitude, mais où il y a aussi de la joie, du bonheur et de l'amour..?


Se levant, l'homme rangea son couteau et mordis dans sa pomme, mâchant lentement avant de se diriger vers la sortie et de s'arrêter juste avant de celle-ci.

Y'a qu'un elfe pour ne pas pouvoir répondre à ça... Et t'es pas un elfe, pas dans ton coeur.

Tout était dit et l'homme, qui semblait s'être remit drôlement vite pour donner des leçons comme ça, quitta la tente en criant un ordre quelconque.

L'ex chevalier, lui, se passa une main sur les yeux puis se leva et passa ses gants de voyage, de gros gants de cuir fais pour atténuer les chocs et empêcher son armure de le blesser à la longue, puis le gant de métal par dessus, plaçant sa longue cape rouge sur son dos et la joignant à son armure par une broche dorée.

S'étirant une dernière fois, l'homme se dirigea pour sortir de la tente et rejoignit le joyeux bordel du matin, criant au moins autant que Lärk des ordres à gauche et à droite. Au final, il ne parla ni ne vit pas vraiment Yllianna avant le départ, et encore, avec les malades, il n'y eu pas occasion de parler, seulement un genre de silence malaisé qui apparaissait cinq seconde avant et après les rapports.


Comme un fil entre l'autre et l'un,
Invisible, il pose ses liens,
Dans les méandres des inconscients,
Il se promène impunément.

Et tout un peu tremble
Et le reste s'éteint.
Juste dans nos ventres,
Un nœud, une faim.

Il fait roi l'esclave
Et peut damner les saints,
L'honnête ou le sage...

Et l'on n'y peut rien.

La journée passa vite, très vite, presque trop vite en fait, là où tous s'attendais à un voyage lent et une journée bourré de problèmes et d'arrêts, la caravane parcourue plus de chemin en cette seule journée qu'en une et demi avant la maladie, comme si le retour de la vie donnait une vigueur nouvelle à tout, le désert leur apporta même une petite brise fraîche en après midi et, bientôt, le campement temporaire de la nuit s'ouvrait de nouveau. Le chef marchand s'occupant de la caravane s'était éveillé et semblait aller bien mieux et, autour du large feu de camp qui brûlait un peu trop vite à cause du peu de bois trouvé qui était bien trop sec, l'atmosphère était tellement à la fête que ce même marchand, normalement grognons, sortit une guitare, un violon et une flûte des marchandises et les offris en cadeau à quiconque en jouait de façon acceptable pour améliorer encore la soirée. Deux mercenaires ne se firent pas prier pour montré leur talent et, bientôt, un petit air enjouer réchauffa l'air plus encore que le feu.

Sans plus de questions, une marchande entraîna un mercenaire, une mercenaire un marchand, ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il y ais une petite danse bien farfelue où certains s'échangeais de partenaires de façon un peu maladroite qui fit danser Lärk avec un de ses hommes un moment, ce qui ne les empêchèrent pas de rire largement, avant de changer pour une dame qui, au passage, entraîna un peu de force Hadrian, occupé à faire tapisserie, dans la danse. Il était perdu dans ses pensées et manqua de tomber en se faisant tiré, mais à part ça il avait appris à danser, évidemment, comme la plupart des chevaliers pour au moins ne pas marché sur les pieds des gens l'hors des bals.

Malgré tout perdu en pensées, il rata presque le changement de partenaire, mais le sourire un peu trop fier de Lärk lui fit comprendre avec qui il danserait dans un instant et...

Et il ne se trompait pas, Yllianna l'attrapa en tournant, probablement par réflexe puisqu'elle ne semblait pas avoir tout de suite capter qui était désormais son cavalier. Quand ses yeux frappèrent les siens, il crut y lire une demi seconde de panique et de surprise, puis une seconde de gène et une autre demi de joie mélanger à la résignation... Tout ça en deux secondes, quoi.

Évidemment, tout les couples dansant arrêtèrent les échanges en rigolant devant le semi malaise qui les avais pris d'assauts alors que le demi elfe rata presque un pas.

Sans vraiment le faire exprès, il la tenait un peu plus près de lui que ses autres compagnes de danse, était moins ferme dans sa poigne, la regardait plus... Il se rendit compte qu'il était plus romantique en décollant un instant ses yeux d'elle pour reprendre ses esprits et comprit que son rythme cardiaque s’accélérait un peu...

Bon dieu, se dit-il, si tu tient à elle ne serais-ce qu'un petit peu ne lui inflige pas ça... Ne t'inflige pas ça non plus...

Son coeur tenta de se refermer, de se reglacer, mais cette glace n'était qu'une seconde et elle avait déjà une craquelure en plein centre...


Il s'invite quand on ne l'attend pas,
Quand on y croit, il s'enfuit déjà...
Frère qui un jour y goûta,
Jamais plus tu ne guériras.

Il nous laisse vide
Et plus mort que vivant,
C'est lui qui décide,
On ne fait que semblant.

Lui, choisit ses tours
Et ses va et ses vient,

Ainsi fait l'amour...

Et l'on n'y peut rien.

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Yllianna Lunéa
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Jeu 14 Juil - 13:37

Et bien, la journée est passée bien plus vite que je ne le pensais... On a bien bien avancer en plus. À ce rythme, on sera à Sipheaï demain dans l'après-midi. De plus, étant sur une route bien tracée et bien entretenue, la marche n'en était que plus agréable.
Les médicaments semblent avoir fait des merveilles. Tout le monde semble en forme. Ce rétablissement général a généré une ambiance conviviale,  familiale presque. Même les marchands se sont ouverts à nous.
Pourtant, je n'ai pas vraiment eu le cœur e me joindre à cette joie collective aujourd'hui. Je m'en veux pour hier soir. Je ne sais pas ce qui m'a prise. Mais maintenant, il y a une gêne entre Hadrian et moi. Nous n'avons pratiquement pas parlé de la journée. Seule quelques question ayant rapport au voyage. En même temps, on se connait depuis quelques jours à peine et j'ai voulu l'embrasser... Pas étonnant qu'il ait réagit ainsi...
À un moment, Lärk me promit de m'aider à réparer les pots cassés. Honnêtement, je ne préfère pas. C'est à moi de dissiper ce malaise. C'est moi qui ai fait la boulette après tout. Il fallait que j'aille lui parler, m'excuser. Mais je n'ose pas vraiment.  Je vais attendre la fin de la soirée pour le voir en privé, sans que Lärk n'intervienne. Il a l'ai plutôt motivé. J'ai tenté de le dissuader de m'aider mais je n'ai pu obtenir qu'un :

-J'm'en mêlerai que si tu attends trop. Y a un moment où on ne peut plus redresser le tir et où le malaise ne part plus. Ce sera trop tard quand tu seras à ce stade.

J'ose espérer que ce moment où il interviendra ne sera pas ce soir. Sinon, il va effectivement me passer devant. Et bien qu'il soit plein de bonnes intentions, j'ai un peu peur de la manière dont il va s'y prendre.
Une fois le repas fini, le chef de la caravane nous sort avec un sourire satisfait une guitare, une flûte et un violon des caisses de provisions. Il les prête volontiers à deux mercenaires qui se mettent à nous jouer un petit air entraînant pas du tout désagréable. Des duos se forment alors entre marchands et mercenaires. Une petite danse commence.
Voilà une bonne idée ! Ça m'aidera un peu à me vider la tête avant d'aller parler à Hadrian. Je me lève et vais proposer ma main à Lärk. Il me regarde l'air de me demander si je me moque de lui. Je lui murmure un bref.

-Comme ça, je m'assure que tu n'ailles pas faire quoi que ce soit d'idiot!

Il éclate de rire et accepte mon invitation. Je crois qu'il ne s'attendait cependant pas à ce que je mène ainsi la danse. Lui qui au début cherchait à nous approcher discrètement d'Hadrian, maintenant il s'accroche  pour me suivre.
Des échanges commencent, Lärk échappe ainsi à ma surveillance. Bah, maintenant je doute qu'il puisse s'échapper de la danse de toute manière. Un marchand me saisit le bras et m’entraîne pour le prochain tour. Au fil des tours, j’enchaîne les cavaliers et cavalières. Je ne peux m'empêcher de rire un peu en voyant certains hommes danser entre eux. Il y a des inconvénients à n'avoir que 4 femmes pour 11 hommes. Ils riaient du fait que ça ne piaille pas. Maintenant, ils sont bien embêtés. Bien que ça les fasse rire aussi.
Alors que nous changeons une nouvelle fois de partenaire, une mercenaire passe à côté de moi, un large sourire au lèvres. Je ne comprends pas vraiment ce qui l'amuse autant. Je comprends mieux lorsque je me ramène contre mon nouveau cavalier... Chevalier en fait. Cette femme  m'a envoyé Hadrian dans les bras. Qu'est-ce que je vais faire maintenant? Dans quel bourbier je suis fourrée? Oh et puis, ce n'est peut-être pas si mal... Ça va peut-être briser un peu la glace. On pourra discuter plus aisément ensuite.
Au loin, je croise du regard  Lärk. Il me fait un petit signe de la main du genre "Je gère ! ". Mes yeux semblent eux lui répondre "Et ma main dans ta figure, tu la gères aussi?".
Je comprend alors le vice de cette opération car à l'instant où nous commençons à danser avec le demi-elfe, l'air de la musique change. Les échangent s'arrêtent alors. Hadrian restons l'un contre l'autre. Bien que la gêne soit quasiment palpable, il semblait me tenir un peu plus délicatement que la normale. Ses yeux étaient rivés dans les miens. Comment faisait-il ? Avec ça, je commence à me souvenir de pourquoi je l'ai embrassé hier. Je commence à ne plus le regretter en fait. Peu  à peu, j'oublie la gêne, la peur... Je me laisse porter par le rythme de la musique et de mon partenaire. Il danse plutôt bien. Il rate quelques pas de temps à autre, mais sinon je n'ai vraiment pas de quoi me plaindre. Je me demande où il a appris... Chez l'Ordre peut-être ? On m'a dit que les bals de Feiral faisaient la fierté du pays et n'avaient rien à envier aux plus grandes fêtes des seigneurs marchands de Quetaïn.
Lorsque la musique s'arrête, nous ne sommes plus que trois couples à danser encore. Les autres sont tous allés se coucher depuis un moment. Je crois que je ferais mieux d'y aller aussi. Mais avant... Mince, je recommence déjà à stresser.
Je vais voir Hadrian. Je lui tapote sur l'épaule.

Ahem, Hadrian? Je.. Je voulais te dire que je suis désolée pour hier. Je me suis laissée emporter... C'est qu'avec tout ce qui est arrivé, la maladie, ta... mort, ton retour ensuite. Il s'est passé tant de choses. J'ai été un peu bouleversée je crois.  Je tiens beaucoup à toi. Mais, je crois que tout est allé un peu vite et je me suis embrouillée.Je ne veux pas t'imposer quoique ce soit. Je... J'espère que tu ne m'en voudras pas. J'aimerais qu'on reste quand même... amis.... Si tu veux bien?

Je lutte pour les dernières phrases. J'ai envie de pleurer. Mais je m’efforce à les garder au fond de ma gorge. Je crois que je n'arriverai pas à les retenir plus longtemps. Je me secoue un peu et enchaîne, rapidement mais efficacement.

- Hum, voilà. Et merci pour la danse. C'était super. Bonne nuit !

Je me suis enfuie plus que je ne suis partie là. Mais au moins je n'ai pas pleuré.
M'allongeant dans ma tente, je réfléchis... À cette soirée, la danse, ce que j'ai dit... Demain nous arriverons à Sipheaï. J'espère que nous ne nous séparerons pas à ce moment. Bah, après ce n'est pas la première fois que je m'entiche de quelqu'un et que tout foire. Mais je ne sais pas... Cette fois j'avais l'impression que c'était différent. Ramenant mes jambes contre mon corps, j'étouffe ainsi mes larmes avant de m'endormir...
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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Jeu 14 Juil - 16:20

Amis non, ni amants, étrangers non plus.

Quand tu danses, quand tu danses...

Mais quel après, après s'être appartenu,

Quand tu danses, y songes-tu?

La danse aussi, passa vite, sans un mot échanger, ce qui sembla énerver Lärk qui vint frapper l'épaule ou le dos d'Hadrian à plusieurs reprises, lui faisant rater quelques pas. L'ex chevalier se jura d'aller échanger deux mots avec lui une fois tout ça terminer, il n'avait pas à se mêler de sa vie, ni de celle d'Yllianna.

Quand la danse fut terminée, le demi-elfe se décolla de sa cavalière un peu brusquement, question de respirer autre chose que son odeur pour pouvoir penser à autre chose qu'à elle et qu'à ses lèvres. Il avait besoin de remplacer émotion et humanité par de la logique pure... Ce qui n'étais pas facile, franchement. Encore plus quand elle s'approcha, lui tapota l'épaule, lui balbutia des excuses et s'enfuie comme une voleuse -de baisers- sans demander son reste. Savait-elle seulement qu'il pensait encore à ses lèvres..?

Probablement pas.


Se rencontrer, séduire,
Quand la nuit fait des siennes.
Promettre sans le dire,
Juste des yeux qui traînent.

Oh quand la vie s'obstine,
En ces heures assassines,
Je suis riche de ça,
Mais ça ne s’achète pas...

Un poing sur le nez. Voilà ce que Lärk reçut pour son ''aide'' avant que le demi-elfe ne se retourne et quitte la tente du mercenaire sans prendre la peine de dire quoi que ce soit ou même de vérifier que l'homme ne soit pas sérieusement blesser, il lui avait probablement casser le nez de toute façon puisqu'il n'avait pas retirer son gant métallique qu'il nettoya du sang qui y avait gicler au passage.

De toute façon, un nez briser, c'était facile à guérir avec les bonnes méthodes et il savait que le mercenaire devait connaître la technique et posséder les herbes nécessaires à se faire un genre de cataplasme pour empêcher les séquelles permanentes.

Se dirigeant vers sa tente, l'Ex chevalier retira son armure un peu par automatisme en jurant contre l'homme en pensées puis attrapa sa cape lui servant de couverture, se retourna pour aller dormir... Et figea... Ah, oui, il partageait sa tente avec elle... Heureusement, elle dormait, donc il ne risquait pas d'avoir à expliquer son arrivé rageuse pour qu'elle ne le prenne pas personnellement...

L'homme hésita un instant, se disant qu'il pourrait piquer un coin dans une autre tente, puis s'écrasa au sol à deux bon mètres d'elle pour tenter de dormir... Tenter sans réussir...

Jura contre lui même en pensées et s'approcha du dos de la jeune femme pour la prendre dans ses bras et fermer les yeux.

S'endormit instantanément après s'être maudit une centième fois.


Matin pour donner ou bien matin pour prendre,
Pour oublier ou pour apprendre.
Matin pour aimer, maudire ou mépriser,
Laisser tomber ou résister...

L'aube arrivait doucement quand Hadrian se réveilla, Yllianna n'avait pas bouger mais s'était tourner dans son sommeil, son visage étant à quelques centimètres du sien à peine. Il n'y avait pas de bruit dehors, tout le monde dormais alors qu'ils auraient dus être en train de tout préparer... Mais si leur mage ET leur guide dormais encore, ils n'y pouvais rien après tout, si..?

Et puis de toute façon, se dit l'homme avant de fermer les yeux à nouveau, les matins, ça ne sert à rien...


Un matin, ça ne sert à rien...

Un matin,
Sans un coup de main.

Ce matin...

Quand il se réveilla, cette fois, la guide était bien éveiller bien qu'il semblait que ça ne fasse pas très longtemps puisque, bien qu'elle ais quitter ses bras, il pouvait entendre son souffle saccadé de là où il était... Forcement, elle n'avait pas dut penser qu'elle se réveillerais face à face avec lui encore endormit.

Il attendit encore un instant, question que son souffle semble ce calmer assez pour qu'il puisse prétendre ne pas remarquer puis ouvrit un oeil...

Qu'il referma aussitôt en virant à moitié au rouge et en se retourna sur lui même.

Forcément, il dormait comme une brique il y avait de cela cinq secondes alors ça n'aurait pas dût le surprendre, ni le gêner d'ailleurs, de la voir de dos en train de changer de chemise. Il attendit lui-même de sentir son sang quitter son visage un peu avant de prétendre se réveiller puis se lever, heureusement elle avait finit de se changer, et il retira lui même sa chemise de voyage pour mettre son haut de cuir qu'il portait sous l'armure puis enfiler celle-ci puis finir de se changer, apposant sa cape sur ses épaules, mais pas celle de voyage normale puisqu'ils arriveraient sûrement en ville dans la journée, choisissant plutôt dans ses bagages une cape ''de ville'', pas assez belle pour les événements officiels mais pas non plus une simple cape de voyage puisqu'il s'agissait là d'un matériel résistant comme le cuir mais souple et doux comme la soie.

Un des seuls cadeaux de départ de l'ordre qu'il avait accepter d'un ancien ami désormais décéder. Il adorait sa teinte d'un rouge plus subtile que celle qu'il portait normalement, il s'agissait là d'une teinte rappelant ses cheveux qui avait souvent été dite comme lui donnant une apparence ''plus noble''.

Observant sa cuirasse un instant, il retroussa la nez, elle commençait à être très usé, et si cela témoignait de ses combats passés aussi bien que les quelques cicatrices qu'il gardait sur le torse, souvenirs de campagnes pour certaines, d'entraînement pour la plupart, de trahison pour une seule, il savait qu'il pouvait effacer les cicatrices en deux mots d'eldar avec un moment de repos ensuite, l'armure, elle, devait être entretenue normalement puisqu'il n'avait pas du tout le niveau requis en eldar pour la réparer ainsi, ni pour y chanter des gravures d'ailleurs, qui était une chose qu'il regrettait un peu...

Cela dit, quand il avait dit à son dernier père adoptif qu'il aurait aimer aller chez les elfes trouver un artisans pour une telle armure, ils avaient reçus, avec l'argent mystérieusement envoyé par son père biologique selon toute logique, une lettre très claire lui stipulant de ne pas risquer le coup...

Il ne savait pas pourquoi, n'avait pas voulu le découvrir et avait simplement accepté les mots de son paternel... Mais là, il se dit un instant que c'était le moment idéal d'y faire un tour pour remplacer son armure si possible... Après tout, il n'avait pas vraiment de plans particulier et, si les elfes pur sang n'aimais pas beaucoup avoir un demi humain chez eux, tant qu'il se tenait à carreau selon des règles strictes, on le laissait perdre quelque jours avec eux afin de chercher ce qu'il voulait... C'était un moyen bien plus facile de se débarrasser de lui, au fond, que de lui refuser l'accès. Et puis il aurait été difficile de trouver une raison pertinente de le repousser puisque les elfes étaient libre d'y aller et les humains étaient généralement bien reçus tant qu'ils respectais les règles de l'endroit...

Sortant de ses pensées avec un soupir, le jeune homme sortit de la tente pour tomber face à face avec Lärk, un gros bandage sur le nez et un encore plus gros sourire stupide sur le visage, qui venait lui dire de faire reprendre de la substance à son cerveau afin de venir les aider, ce qui faillit bien lui valoir un autre coup de poing.

Grinçant des dent, l'ex chevalier contourna l'homme pour commencer les préparatifs finaux et mettre tout ce beau monde en route... En redoutant un peu le calme qui était sûr de pointé le bout de son gros nez bientôt puisque ce calme voudrait dire qu'il retrouverait sa place en tête de file, au cotés de la guide... Quand il trouva cette place, d'ailleurs, Lärk, qui devait avoir fait son espion, l'emmerdeur, lâcha une boutade à son intention.


Alors, le jeune, comment ce fait-il que les deux membres les plus matinaux de la caravane soit si tardif le dernier jour de l'expédition..?

Le gros sourire de l'homme contrastait drôlement avec le grincement de dents qui s'échappa d'Hadrian avant sa réponse.

De toute façon, les matins, ça ne sert à rien...

Ce matin,
C'est le mien, c'est le tien,
C'est le notre...

Un matin de rien,
Pour en faire...

Un rêve plus loin.

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Yllianna Lunéa
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Lun 18 Juil - 0:06

Je dois avouer que je ne m'attendais pas à me réveiller ainsi quand je me suis endormie hier soir.
Mes yeux se sont ouverts à quelques centimètres de ceux d'Hadrian. Ses bras sont enroulés autour de mon corps. Son souffle vient me chatouiller le visage. Ses traits sont si calmes, apaisés, détendus.
Mon visage s'empourpre, je le sens bien. Mon pouls s'accélère. J'ai un peu de mal à comprendre ce qui se passe. Mais pour l'instant je me laisse aller à sa chaude étreinte.
Je me serais bien rendormie mais dehors, j'entends le campement se réveiller. Je glisse donc, à contrecœur hors des bras d'Hadrian. Je me change et sors.
Tout le monde s'active dans tout les sens dehors. La moitié du camps est pliée. Mince ! J'ai dormi si tard?
Je m'apprête à aller les aider quand une grosse mains me tapote l'épaule. Lärk me fixe avec un grand sourire niais. Un large pansement lui barre le visage.

-Alors petite? On est restée un peu au lit ce matin? Ce peut-il que vous ayez continué de danser cette nuit ?

Voyant que mon bras est déjà armé, il s'empresse d'ajouter.
-J'ai déjà été remercié par Hadrian. Pas besoin de le faire. Et avoue que ça a quand même remit les choses sur de bons rails.

-Je dois bien admettre que tu as raison.
Je le gifle du dos de la main.

-J'atténue donc ! Mais tu aurais mérité bien plus. Oh, et Hadrian n'empêcherai pas une dame de prendre sa part de revanche. Il est gentilhomme, lui !

Je lui envoie un clin d'oeil avant de retourner aider les autres. Quelques instants plus tard, le demi-elfe nous rejoint. Avec son aide, le campement est démonté en moins d'une heure. Et, en tête à mes côtés, Hadrian ouvre la marche pour notre dernière journée de marche. J'entends le vieux mercenaire pouffer derrière moi. Je lui mettrai bien une autre claque. Mais honnêtement, c'est moi qui en aurait besoin aujourd'hui. Le revirement de situation avec l'ex chevalier m'a un peu troublée. Peut-être m'aime t'il en fin de compte? Pourtant l'autre soir. Il m'a dit qu'il s'était juré de ne plus aimer. Alors pourquoi? Cette nuit, il m'a prise dans ses bras. Pas pour me réconforter, enfin je ne pense pas. Sait-il seulement ce qu'il ressent?
Il doit avoir besoin de temps tout simplement. Il a souffert par le passé et s'il y a bien une chose que je peux comprendre et respecter, c'est ça. Je m'en veux un peu d'avoir insinuer des doutes ainsi en lui. Il ne m'a pratiquement pas regardé de tout le trajet. Et les rares fois où il l'a fait, ça n'a été que des regards furtifs ou des questions d'itinéraire. J'ai même l'impression qu'il veuille qu'on arrive encore plus vite que mes prévisions. Il nous fait avancer à un rythme soutenu, presque forcé. Est-ce parce qu'il souhaite de séparer de nous au plus vite?
L'ambiance de la caravane est toujours aussi festive. Je m'en mêle évidemment mais mes rires sonnent creux. Mes pensées restent fixées sur le râteau d'avant-hier et sur mon réveil de ce matin.
C'est horrible de se faire jeter pour être finalement accueillie dans les bras d'une même personne. Parce qu'au fond de nous, le doute s'insinue et on finit par avoir peur de la réaction de l'autre.

Lorsque nous atteignons les portes de la ville, les gardes nous conduisent vers un entrepôt où les marchands sont censés déposer leurs marchandises. Les mercenaires et moi-même sont congédiés. Vu que les guides travaillent pour des coalitions de seigneurs marchands, nous possédons un statut un peu particulier et j'ai donc une chambre réservée dans une auberge différente des mercenaires.
Lärk m'invite à les rejoindre une fois mes affaires déposées. J'accepte volontiers l'invitation.
Mon auberge semble un peu plus propre que celle de mes camarades. Ma chambre est simple, lumineuse et assez grande. J'y jette mes affaires sans trop de cérémonie, et prend un bain. Je crois que c'est là le luxe ultime des auberges.  
Une fois propre, je me rahbille plus légèrement : bottes, jupe blanche, une chemise et mon gilet rougeâtre par-dessus. Avant de partir, je me parfume légèrement.
Les rues de Sipheaï sont assez animées. Cependant, un peu avant mon arrivée, c'est une taverne qui retient mon attention. Les clients à l'intérieur sont plutôt agités. Intriguée, je jette un œil. C'est Lärk et sa bande.... Ils me font signe en me voyant. Je repère Hadrian assis au coin de la table. Une place à côté de lui est laissée libre. Bien sur.... Je rejoint le groupe et donne un léger coup de pied dans la chaise de tout les mercenaires qui passent à ma portée. Je m’assois à côté du demi-elfe. Nous échangeons un regard un peu confus.
Est-ce comme ça que va se dérouler notre séjour en ville? Dans la gêne? Pas question ! Je prend une grande inspiration et lui murmure discrètement :

-Que dirais-tu de danser à nouveau? Dans le quartier bourgeois, il y a la place du Perroquet bourré... Le nom est peu engageant mais les ménestrels qui y jouent y mettent toujours une bonne ambiance? Nous pourrions aussi y manger ce soir...
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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Lun 18 Juil - 2:45

Hadrian se sentit soulagé d'arriver enfin, c'était bien au final, plus de truc compliqués, plus de problèmes, il rechercherait un peu avec les alchimistes, question de profiter de son voyage, puis repartirais après coup avec un guide quelconque. On ne l'avait engagé que pour l'aller, de toute façon, alors...

Installant ses choses dans sa chambre, sa vieille armure pas mal cabossé avec, et sortit de l'endroit après avoir mis des vêtements plus nobles, des vêtements de villes normaux pour lui mais forcément, il était habitué à garder une certaine classe même quand il était en permission, puisqu'avant, il représentait l'ordre en tout temps...

Sa cape ne le quitta pas mais ses bottes brunes de voyage furent remplacer par des bottes noires qui lui avait coûté le prix fort parce qu'il y avait une rune, un sort ou il ne savait trop quoi qui empêchait la plus grande partie des saletés de s'y coller, particulièrement utiles dans une ville emplie de sable et le reste de ses vêtements furent remplacer par une chemise en soie très jolie qui se salirai, elle, mais bon, et des pantalons de cuir pour compléter le tout d'une belle coupe. Allure un peu trop princière à son goût mais bon. Il s'apprêtait à aller voir le groupe le plus influant de l'endroit pour demander la permission d'étudier leur science, l'apparence aiderait...


~~~

Tout c'était bien passé, pensa Hadrian en tournant la page de son bouquin. Les alchimistes lui avait prêter plusieurs livres qu'il pouvait étudier sous seule condition d'y faire attention et de ne pas les sortir de la cité et il avait même put leur en acheter un ou deux à un vieil ami avec sa récente paye, l'un desquels il lisait à la table de Lärk, trouvant tout cela fichtrement intéressant.

Tellement qu'il ne remarqua Y'llianna que quand il dut éviter qu'une choppe ne mouille son livre tout neuf et la fixa un instant interdit, l'écoutant lui offrir d'aller danser en restant incertains, un mercenaire non loin lança un ''ÇA C'EST UNE BONNE ID--'' Mais se fit assommer ''accidentellement'' par la choppe descendante de Lärk... Pour une fois il leur laissait le choix...

Le demi-elfe eu drôlement l'envie de dire non, de retourner à son livre et de simplement se simplifier la vie... Mais se dit qu'au pire, il se devait d'au moins garder un bon souvenir sincère à 100% et de lui en laisser un aussi. Un soupire échappa à ses lèvres alors qu'il fermait son bouquin dans un petit ''clap''... Au revoir la soirée d'étude... Et il ne savait pas s'il regrettait ou non.


Allons-y alors...

Et voilà, les dés étaient jetés... Et puis de toute, il préférait manger du perroquet bourré ou peut importe que une des saloperies vendues dans cet endroit... C'était moins risqué, se dit-il.

Se levant, il attrapa la main d'Yllianna en lui signalant qu'il devait passer à sa chambre... Danser avec sa cape dans cet accoutrement, c'était pas exactement le mieux au monde, autant la laisser dans sa chambre, ce qu'il fit, encore une fois désespéré en voyant son armure... En acheté une neuve coûterais un pris énorme, autant abandonner son idée d'acheter une armure elfique graver par le chant. Soupirant devant cette pensée, il déposa son livre sur sa table de nuit avec le reste d'une pile étonnante d'ouvrages sur l'alchimie et les théories en lien avec celle-ci, puis passa devant un miroir épousseté ses habits avant de revenir vers la guide qui l'attendait, apparemment intéressée au moins légèrement par les livres, il sourit avant de parler.


Un peu de lecture légère, autant en profiter... On y vas..?

Il ne se donna pas la peine d'expliquer plus, elle était surement plus intéressée par une danse que par un vieux traité de science alchimique de toute façon...

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Yllianna Lunéa
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Lun 18 Juil - 23:38

La seconde d'hésitation du demi-elfe ne m'a pas échapée... Je ne sais pas vraiment si cette soirée est une bonne idée en fin de compte.
Il ferme son livre, m'adresse un sourire et m’entraîne hors de l'établissement.
Nous passons par sa chambre avant d'y aller. Elle est un peu sombre, très sobre mais semble plutôt confortable.
Hadrian dépose son livre sur sa table de chevet où une bonne pile de bouquins est déjà formée puis va déposer sa cape et jeter un dernier coup d’œil à sa tenue. Pendant ce temps, je regarde un peu ses ouvrages. On dirait des traités d'alchimie au vu des titres... Il est bien courageux de lire ça. Bien que je l'on m'ait appris à lire, je ne me suis jamais attaquées à de tels pavés !

-Un peu de lecture légère, autant en profiter... On y vas..?

Et bien ! Il est habillé comme un prince ! Si j'avais su, je me serais habillée un peu mieux moi aussi. Mais il semble plutôt décidé alors ne perdons pas de temps. J'essaie de ne pousser le plus loin possible mes pensées sombres et mes doutes.

-Tu appelles ça de la lecture "légère"? Il me faudrait au mois un mois pour lire un seul de ces livres... Bref, oui ! Allons-y !

Nous sortons de l'auberge et nous engageons à travers les petites rues enchevêtrées de la ville. Une petite demi-heure plus tard, nous arrivons à la dite place du Perroquet Bourré.  Quelques personnes mangent sur la bordure de l'endroit. Au centre, sur une scène, des musiciens interprètent une musique traditionnelle de Sipheaï. L'air est encore assez doux. Certains couples de danseurs valsent autour de la scène. Hadrian et moi profitons que l'ambiance soit encore tranquille pour manger.
Prendre un vrai repas chaud et un minimum élaboré après des jours de voyages est un plaisir dont je ne me lasse pas !  En plus, je ne sais pas si cela est du à la nourriture ou parce que je commence à me faire à l'idée que je n'ai aucune chance avec l'ex chevalier, mais nous discutons plus tranquillement.
Au fond, je suis quand même heureuse que nous ayons cette petite complicité. Je me fais probablement encore du mal pour rien mais j'ai l'impression que notre relation demeure un peu plus qu'amicale. Mais je ne vais pas m'amuser à ruiner cette soirée en tenter de l'embrasser à nouveau.
Une fois notre repas avalé, nous rejoignons le centre de la place. La soirée avançant, la musique se fait plus énergique, plus entraînante. Et les doux slows que nous partageons font peu à peu place à des valses, rondes et danses de plus en plus active. Là encore, Hadrian me bluffe. Il connait des danses sacrément techniques ! Elles sont traditionnelles de Feiral, ça se sent.
Bien qu'il en faille bien plus pour me mettre en difficulté, je suis obligée de me concentrer pour suivre l'ancien chevalier. Je ne sais pas si c'est du à son entrainement ou à ses origines mais il enchaîne les pas avec souplesse, rapidité et avec une facilité déconcertante. C'est agréable d'avoir un partenaire qui sache s'y prendre. Petit à petit, je me laisse aller à la danse et au final plusieurs heures passent. Notre duo se retrouve au milieu de la piste de danse. Les gens autour nous jettent des coups d’œil presque admiratifs. Il faut bien avouer qu'un ex chevalier qui a été initié à la danse pour les bals et une ex saltimbanque qui a passé neuf ans à pratiquer l'art de l'acrobatie et de la danse, ça fait une sacrée paire. Nous dansons passionnément, comme cherchant à prendre le dessus sur l'autre bien qu'aucun n'y parvienne.

Lorsque la soif et la fatigue se font sentir, nous nous éclipsons discrètement. Après tout, il y a deux jours, nous étions abattus par la fièvre du désert alors mieux vaut ne pas se forcer plus que de raison aujourd'hui. Les gens nous ont regardé partir avec un air un peu déçu. J'admet que je ne me serais pas lassée de cette danse, même si elle avait durer toute la nuit.
Nous prenons chacun une bière et filons avec nos chopes sans cérémonie. Au fur et à mesure que nous nous éloignons de la place, la musique faiblit et le calme se fait maître. Remontant les rues, nous arrivons au bord du lac de Sipheaï. Les rues sont quasiment déserte à cette heure-ci. Nous en profitons donc pour déambuler le long de l'étendue d'eau, contemplant en même temps les riches bâtisses qui se trouvent autour.
Au bout d'une bonne heure, nous revenons vers les auberges.
Nous échangeons une dernière accolade. Avant que nous ne nous séparions, je demande :

- Dans deux jours, je vais devoir repartir vers Quetaïn. Et toi? Que vas-tu faire maintenant ? Tu comptes rester un peu en ville ?
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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Mar 19 Juil - 0:33

Les airs de Feïral tuent doucement ce qu'il restait de doute chez le demi elfe, qu'il le veuille ou non, malgré son départ de l'ordre, cette ville est toujours sa maison dans ses pensées et dès les premières notes, lentes, son corps réagis, sa main gauche allant avec son bras dans le bas de son dos et sa droite se collant à celle de sa partenaire pour les quelques pas doux en cercle, yeux dans les yeux, alors qu'une jeune femme, sur la petite scène, surprends tout les convives, Hadrian un peu moins puisqu'il a déjà entendu les véritables paroles une fois, l'hors d'un bal important...

Il faut dire qu'il était rare, si loin de la capitale ainsi que de leur pays natal, d'entendre une chanson elfique si bien ajuster, si bien chanté. Certains semblent s'inquiéter un instant en entendant l'eldar, évidemment, ils ne savent pas qu'il ne s'agit pas là d'un sort, c'est une très vieille chanson, une histoire dont les gens comprennent au moins le sens général, une histoire parlant de la lune qui voulait un fils, plutôt jolie mais qui en fais pleurer plus d'un alors que la musique devient lentement une valse en fond puis redeviens une simple valse traditionnelle après la chanson, l'homme comprends, en dansant et en apercevant la jeune femme qui vient de chanter aller parler, que c'était pour faire honneur à un alchimiste rentré au bercail, forcement, dans cette ville, les alchimistes sont des princes.

Les danses s'enchaînent alors que les deux amis s'emparent de l'attention de tous malgré eux et, lorsqu'ils quittèrent la danse, toujours pas tout à fait remis de la fièvre, certains semblent déçus.

Au bout d'un moment la question tant redouté sort... Que faire après...


Je dois rester un peu, oui, certains de mes livres ne peuvent sortir de la ville, ce sont des emprunts et j'ai juré de les rapporter sans quitter la ville et de leur faire attention en eldar...

Une fois tout cela lut, je suppose que je quitterais le désert avec un guide quelconque... Je croyais aller chez les elfes question de me payer une nouvelle armure bien jolie, mais à moins de me faire engager pour un prix de dingue, mes fonds du moment ne suffiront pas, donc je ne sais pas trop... Peut-être retourner à Feïral, je ne sais pas trop.

Et puis il me faudra trouver du travail, donc il y a autant de chances que je revienne avec une autre caravane qu'il y a de chances que je ne me retrouve en plein océan sur un navire... Je ne sais jamais ce qui m'attends.


Et c'était l'une des rares choses qu'il aimait vraiment dans son travail, l'imprévisible... Mais pour le coup il se rendait compte que ce n'était pas vraiment une très bonne réponse et soupira un instant en levant la tête au ciel pour regarder les étoiles. Il avait toujours aimer la nuit... Il en souhaita d'ailleurs une bonne à la guide avant de retourner à sa chambre pour dormir, ou du moins tenter de dormir... Mais surtout pour cacher la larme qui glissa le long de sa joue, il n'avait pas vraiment envie de la quitter ainsi mais...

Il le fallait.

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Yllianna Lunéa
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Mar 19 Juil - 22:10

Allongée sur mon lit, je fixe le plafond repensant à notre au revoir.
Je crois que c'est clair. Après demain, je partirais de la ville et nous ne serons pas prêts de nous revoir par la suite.
Cette soirée était presque magique. Nous avons dansé comme des amants, nous avons ri comme des enfants. Et nous nous sommes quittés en simples amis... Peut-être est-ce mieux ainsi... Parfois mieux vaut sauvegarder une amitié que de ruiner une histoire avec un amour bancal.
Pourtant, je ne peux m'empêcher de sentir une pointe d'amertume dans ma poitrine. De l'amertume et surtout un vide très profond. Quel idiot ce demi-elfe ! Il arrive à me mettre dans tout mes états...
Et puis non, ce n'est pas contre lui que je devrais être en colère... C'est ma faute tout ça. Si je ne me faisais pas  des histoires sans cesse et que je ne m'entichais pas aussi simplement, ce genre de choses n'arriveraient pas.
Je n'ai pas vraiment dormi cette nuit-là. Ces regrets m'ont tourmentée jusqu'au matin. Et au final, je baille encore quand je me lève. J'ai malheureusement pleins de choses à faire aujourd'hui.
Je commence par la tâche la plus désagréable : aller voir la femme de Taeris, lui raconter ce qu'il s'est passé dans le désert et lui remettre d'ultime cadeau de son mari. Ça m'a pris toute la matinée ainsi qu'une bonne partie de l'après-midi. Le choc avait été moins dure pour elle que ce que je craignais. Elle m'a expliqué avoir eu des soupçons lorsque son mari a commencé à ramener d'assez grosses sommes d'argent à la suite de patrouilles dans le désert. Elle me raccompagne finalement à la porte en milieu de journée. Une main sur l'épaule, de nouveaux encouragements... Que puis-je lui offrir d'autre de toute façon? D'un pas lourd, je pars acheter quelques provisions pour le voyage.

Mes achats sont plutôt rapides à faire. Mais au final, je m'attarde sur l'étal d'un bijoutier. Pendant près d'une demi-heure, je fixe un petit pendentif représentant une feuille de thé en argent. Ça me rappelle le premier thé qu'on a partagé... C'est ridicule, je parle comme une vieille femme se remémorant sa vie avec son mari avant qu'il ne passe de vie à trépas. Je me détourne de l'étal et reprend ma route... Mais je fais demi-tour quelques secondes plus tard et au final, je rentre avec le pendentif dans ma poche.
Après un détour par mon auberge où j'ai déposé mes trouvailles, je m'en vais chercher Hadrian. Il n'est pas dans sa chambre cependant... Génial, le cadeau aussi commence bien. Je glisse le bijou sous la porte de sa chambre et m'en vais.
Le bourdon m'a repris. Je déambule un peu dans les rues de moins en moins fréquentées à mesure que la lumière du jour décline. Cette marche visant à me détendre s'avère au final complètement inutile. Du moins, jusqu'à ce que Lärk surgisse derrière moi.

-Et bien, et bien ! Ça part demain et ça ne dit même pas au revoir aux copains? Voyons petite, tu nous as quand même pas déjà oublié !

-Oh, bonsoir Lärk ! En fait, j'allais...

-Bla bla bla ! Tu n'allais rien du tout ! Tu vas passer la soirée avec nous et tant que tu n'auras pas eu ton soul, on te laissera pas filer, même si on doit cogner sur les marchands que tu vas escorter. Et oui, c'est ça l'amitié petite !

Je n'ai pas vraiment envie de passer toute la soirée à boire vu que nous partons à l'aube demain. Mais je doute de pouvoir contester la volonté du vieux mercenaire. Et puis, après tout, quoi de mieux qu'une soirée entre amis pour chasser ses idées noires?

-Had nous rejoindra ptêt... Il avait des trucs à faire en ville aujourd'hui. J'espère que vous ne vous êtes pas déjà dit au revoir!

-Toujours à te mêler de nos vies sentimentales, hein?

Qu'est-ce qui vaut mieux dans la vie petite? Avoir une vie de regrets et de douleur? Ou...

-... Ou bien vivre une vie faite de douleur, mais aussi d'amour et de joie.... terminai-je.

C'est ainsi bras dessus, bras dessous que nous nous dirigeons vers une taverne d'où résonnent les cris des mercenaires.
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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Mer 20 Juil - 0:49

Le demi-elfe soupira en déverrouillant sa porte, il avait espérer pouvoir emprunter plus de livres s'il ramenait ceux terminer, mais l'un des responsables de la bibliothèque des alchimistes croyait apparemment qu'il était impossible pour un ''non initié'' de lire si vite leurs traités, ce qui était plutôt ridicule mais bon, au moins il lui en restait quelques uns et ceux qu'il avait acheté.

Ouvrant la porte, l'homme déposa la clef de sa chambre sur une petite table à l'entré de celle-ci puis referma la porte en avançant pour mettre sur le lit de la chambre les provisions qu'il avait acheté pour refaire ses stocks d'urgence, surtout du matériel pour prendre soin de son armure et de son épées du mieux qu'il le pouvait, et déposa le tout dans un petit sac qu'il portait sur une ceinture à la taille de son armure puis s'occupa de celle-ci de son mieux, lui redonnant son aspect plus ou moins reluisant bien qu'elle était toute cabosser par endroits et, plus ou moins satisfait, se retourna en se demandant où il mangerait ce soir là, apercevant un truc au sol. S'approchant et le ramassant, il fixa la petite feuille en argent un moment puis se passa une main dans les cheveux en s'écrasant en position assise sur son lit. Il avait promit à Lärk de le rejoindre, lui et sa bande, pour le soir mais... D'un coup il se demandait si c'était une bonne idée...

Soupirant une fois de plus, le demi-elfe attrapa un livre et l'ouvrit pour se changer les idées.


~~~

Et voilà, exactement ce qu'il pensait, il avait été à la petite fête et, devant lui, il y avait Yllianna. Il était un peu en retard, chose non usuelle pour lui, et elle lui tournait le dos, semblant rire d'une blague quelconque d'un des mercenaires l'entourant. Elle se retourna quand quelqu'un lui indiqua la direction du demi-elfe du menton et il croisa son regard un instant, instant qui lui sembla infini, instant qui ne dura qu'une seconde pendant laquelle son coeur failli s'arrêter.

Les yeux de la jeune femme se baissèrent un instant sur son torse... Et sur la feuille en argent qui y pendait. L'homme se fichu une baffe mentale pour s'éveiller de son état léthargique et s'approcha d'un pas qu'il voulait assuré, attrapant une bouteille de rhum que Lärk lui donna au passage. Il ne buvait pas souvent, mais s'il devait passer toute une autre soirée dans son propre mensonge, il aurait besoin d'un remontant bien fort... Même si son instinct lui disait de ne pas boire, pour une fois dans sa vie il décida de ne pas tenir compte de celui ci. Tant qu'à passer la soirée dans une atmosphère fêtarde, autant en faire partie.


~~~

Oh putain.

Voilà ce qui passa par la tête de l'homme quand il s'éveilla.

La tête d'Hadrian sonnait comme les cloches de réveil des chevaliers à Feïral, une vraie gueule de bois comme il en avait rarement eu. Levant une main à sa tête, il frôla quelque chose et ouvrir péniblement un oeil... Pour tomber en bas du lit de surprise. Levant la tête au niveau du lit pour confirmer sa vision, il s'écrasa à nouveau au sol en fermant les yeux. Il devait se rappeler de ce qui c'était passé la nuit dernière, de pourquoi il avait but autant...

Et de pourquoi diable il était, nu, dans le lit de la guide... Avait-il fait une telle idiotie ou était-ce encore un plan foireux de Lärk? Il devait vraiment y penser, et vite, avant qu'elle ne s'éveille pour demander des réponses qu'il n'avait pas.


HRP:
 

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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Lun 25 Juil - 22:44

Je me sens bien... Allongée, au chaud sous une couverture. Contre moi, se tient mon tendre Hadrian. Il me tient doucement dans ses bras. Je suis contre son corps. Je sens sa chaleur, son souffle, son odeur... Que c'est agréable ! Je n'ose pas bouger, de peur qu'il s'en aille. Ma main est posée dans son dos. Sa peau est si douce.
Il commence à bouger, sa main glisse dans mes cheveux avant de se détacher de moi. Très vite, il me quitte aussi... Non ! Reviens ! Ne me laisse pas !
J'ai froid maintenant... Pourquoi les rêves se terminent ainsi? Pour le réveil censé nous ramener à la vie est aussi froid que le marbre lui-même?

Oh, mince... Ma tête. J'ai l'impression d'avoir un carillon dans le crâne. J'ai bu à ce point?
Je me redresse doucement. Je tiens à éviter trop de mouvement brusques, je n'ai pas encore la tête qui tourne, autant que ça reste ainsi. Dehors, le soleil se lève à peine... Dire que la caravane devait partir à l'aube. Heureusement, quand un marchand dit ça, il faut comprendre qu'il va se lever à l'aube.
Mes affaires sont prêtes au coin de la pièce. Mes vêtements ont été lancés sur une chaise en vrac. C'est drôle, pourquoi ai-je dormi nue cette nuit ? Je garde au moins ma chemise d'habitude. Tss, vraiment bravo Lärk! À quel point m'a t'il saoulée hier soir?! Mon verre était sans fond avec cet idiot qui le remplissait à la moindre gorgée que j'avalais... J'espère ne pas m'être vomie dessus. Repoussant les couvertures, je m'apprête à me lever quand je découvre Hadrian, nu, assis à côté du lit me fixer avec des yeux ronds. Il a l'air complètement désorienté. Mais qu'est-ce qu'il fait là?! Et pourquoi me fixe t'il ainsi?
Mince ! En repoussant ainsi les couvertures, il voit tout ! Un cri m'échappe tandis que je la tire en panique contre moi.
J'y crois pas... Mais qu'est-ce que j'ai fait moi?! Il faut vraiment que je m'en souvienne... Voyons voir, la soirée, le concours de descente de pinte avec Lärk, Hadrian et les autres mercenaires... Euuh, le retour en titubant et en chantant des chansons douteuses parlant de lutins appelées leprechauns vers l'auberge...
Pas la peine, je n'ai que quelques souvenirs qui me remontent mais ce ne sont guère plus que des petits flashs. Bien joué ! Ce doit être ma plus grosse cuite depuis au moins deux ans... Et autant, j'ai déjà fait de sacrées boulettes, autant je ne me suis jamais réveillée à côté d'un homme sans que je me souvienne de l'avoir fait venir dans mon lit.

Et dire que je devrais être déjà en chemin vers les portes de la ville. Mais je ne peux pas partir comme ça ! Pas avec autant de questions en tête ! Qu'est-ce qui s'est exactement passé hier ? Comment a-t'il fini dans mon lit ? Et... mon rêve était-il vrai ? Est-ce qu'on a vraiment... On aurait quand même pas...

Rien qu'à cette idée, je sens mes joues devenir écarlates. Je dois en avoir le coeur net. Prenant mon courage à deux mains, je me lance.

-Euh, Had, dis-moi... Tu te rappelles toi? De cette soirée je veux dire...

Bredouillements maladroits... Il est beau mon courage. En même temps, à peine réveillée, commencer déjà dans ce genre d'affaires, c'est plutôt dur quand même.

-Toi et moi ici... On a quand même pas... Enfin, tu sais...

À son regard, je devine qu'il est aussi perdu que moi. Je crois que le départ va attendre un peu. On s'est mis dans de beaux draps. Lärk nous aurait eu en fin de compte? Il a de la chance que je ne reste pas une journée de plus, ou je lui aurais volontiers écraser le nez de nouveau.
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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Mar 26 Juil - 14:02

Je vais lui péter la gueule et un bras avec!

C'est sur ces jolies pensées que l'homme, la tête en vrac, enfila rapidement son pantalon en rougissant légèrement devant ce qu'il avait vu quand Yllianna c'était découverte par erreur. Se prenant la tête entre les mains, il grimaça... Il n'avait jamais été très fan de l'alcool, encore moins de tout ce qui avait été bu le soir d'avant, lui il était plus du genre petite coupe de vin et bon bouquin que bière, rhum, vodka et bagarre...

Bon sang, il allait trucider Lärk. La question de la jeune femme, bien que chuchoter, lui sembla plus forte et résonante que les cloches d'une église et il prit un instant pour comprendre les mots... Et qu'est-ce qu'il en savait, lui, de comment ils étaient arrivés là..? Cela dit... Il y avait bien une solution possible, c'était d'aller trouver Lärk et de lui foutre de châtaignes jusqu'à ce que lui s'en souvienne... Et si ça marchait pas, au moins ça défoulerai-- Oh sa tête... Il se tordit un instant, penser comme ça c'était l'enfer.

Il s’assit sur le bord du lit en passant une main sur son visage puis tenta à nouveau de se souvenir, mais tout ce qu'il voyait c'était son poing défoncer la gueule à Lärk, doux rêve que... Non, souvenir, au moins ça lui revint, ce bout là... Le chef des mercenaires, dans sa tête, prit doucement les traits d'un de ses hommes... Oui voilà, un des mercenaires, ayant trop bu, avait été un peu beaucoup insultant envers Yllianna en mode ''Eh poupée j'ai une épée à te montrer'' Et bien qu'atténuer par l'alcool, ou peut-être à cause d'elle, le sens de l'honneur d'Hadrian l'avait poussé à défonce la tête de noix du mec en question sans même lui laisser finir ses avances à la con...


Je... Je me souviens d'une bagarre...

Bagarre qu'il avait gagnée sans peines puisque, même saoul, il valait plus de cinq imbéciles tenant à peine debout. Il aurait pu le battre avec une main dans le dos, ayant suivi un entraînement beaucoup plus précis que l'autre, mais l'ex-chevalier, quand il tenta se rappeler de plus, ne pus se souvenir que du visage heureux de Lärk, d'une moquerie sur le fait qu'il protège l'honneur d'Yllianna sans lui demander son avis et d'une bouteille que l'homme lui avait remit et qui était beaucoup plus emplie que celle qu'il avait quitté pour défoncer l'autre...

Puis un pique de douleur passa dans son cerveau et il grinça des dents, l'image floue du concours de boisson qui avait continuer après n'étant pas exactement son meilleur souvenir.

Et puis merde alors, se dit-il en s'écrasant dans le lit. Il ne se rappelait de rien de plus et la lumière lui semblait insupportable. Il se cacha les yeux d'un bras, grinçant entre ses dents une promesse faite au vent.


Je vais défoncer la tête de Lärk jusqu'à ce qu'il explique, lui... Mais pas tout de suite...

D'abord se remettre de la gueule de bois... Et puisqu'il pouvait à peine marché sans avoir des épines dans le crâne, il devrait dire ''Merde'' à la pudeur ou peut-importe ce qui lui disait de retourner dans sa chambre... De toute façon, s'ils avaient vraiment couché ensemble, alors le mal était fait et puis zouip, qu'il se repose un peu avec la guide non loin ne changerait rien au passé...

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Yllianna Lunéa
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Mer 27 Juil - 0:28

Mon pauvre Hadrian... On dirait que sa gueule de bois est bien plus colossale que la mienne. Après en avoir bavé pour enfilé un simple pantalon, il s'effondre sur mon lit.
C'est bien ma veine. Le matin du départ, je me retrouve avec un demi-elfe complètement torché dans mon lit. Qu'est-ce que je vais faire maintenant ? Le mettre à la porte? Jamais de la vie ! Je ne peux pas non plus partir et le laisser comme ça.
Bon, il faudra espérer qu'un ou plusieurs marchands soient vraiment en retards. J'enfile une chemise et un jupon tout d'abord. Au stade où j'en suis, il n'y a plus qu'à limiter les dégâts. Je me retourne vers lui et m'en vais m'allonger à son côté. Il ne réagit pas. Peut-être est-il déjà en train de s'endormir à nouveau? Ou que sa migraine l'empêche de trop réagir. Je ne sais pas vraiment mais je m'en fiche un peu... Dans peu de temps, je vais partir et ces instants que nous partageons seront les derniers avant un moment. Alors je tiens à en profiter un peu, sans me bourrer la tête de problèmes et de questionnements auxquels je ne peux apporter de réponses. Et puis, on s'est réveillés nus dans le même lit alors on est pas à ça près...
Je pose mes bras sur sa poitrine et ma tête dans son cou. Je l'entends murmurer de vagues plaintes sur son mal de crâne et sur l'envie de fracasser la tronche de Lärk.

-Ca va aller Hadrian, ne t'en fais pas. D'ici une heure ou deux, tout sera passé.

Il ramène son bras sur moi, me tenant contre son corps. Je me laisse faire. Son étreinte est rassurante je trouve. Plutôt drôle quand on sait que dans son état, même un gosse de 15 ans devrait pouvoir lui coller un coup de pied aux fesses. Au final, si je croise Lärk, je ne sais pas si je lui mettrai un poing dans la figure ou un baiser sur la joue... Bah, pourquoi pas les deux après tout?

-Tu sais Hadrian, dans une ou deux heures, il faudra que je parte... Une fois partie, je ne sais pas quand on se reverra. Mais je suis sure que nous nous reverrons. De tous mes voyages, tu es sans doute la plus belle personne que j'ai jamais rencontré.

Il se tait. Ça y est, il doit dormir. Je suis si assommante? Possible, mais ça me fait quand même du bien d'évacuer ces choses que j'ai gardées en moi pendant tout le voyage. Je continue.

-Quand la fièvre nous a frappé, c'est grâce à toi que j'ai pu aller si vite. C'est ton souvenir, la peur de te perdre, ou les sentiments que j'éprouve pour toi qui m'ont poussé à revenir. Pourtant, c'est toi qui m'a sauvé ce jour-là. Quand tu es revenu. Que tu nous as sauvé de ces brigands. Je n'arrive toujours pas à comprendre comment tu as fais ça. Mais ce que tu m'as dit à ce sujet ce soir-là : Que tu ne voulais pas laisser derrière toi une personne qui te regretterait. Ça m'a tellement émue. Mais surtout, je me suis rendue compte que pendant tout le voyage, tu as pris soin de moi. Tu as veillé sur moi. Tu m'as sauvée. Tu m'as tendu la main. Comme un père l'aurait fait. Je ne saurais jamais assez te remercier pour ça.

Je soupire en regardant le plafond... Je suis un peu fatiguée aussi. Je pense que je vais me reposer aussi.

-Je t'aime Hadrian... Je t'aime tant.

Les ténèbres du sommeil me prennent doucement tandis que je murmure ces mots. Ce petit somme ne dure que peu de temps. Une heure et demi. Il est malheureusement vraiment temps que j'y aille. Hadrian dort encore. Rien n'y fait, le secouer doucement, les mots... Il reste bien ancré dans le sommeil. Poussant un soupir, je finis de m'habiller et descend voir l'aubergiste.

-Mon ami dort encore. Je souhaiterais qu'il puisse finir sa nuit, il a eu une rude soirée. Voulez-vous que je vous paie un supplément?

-Oh, ma bonne dame ! Vous avez payé vot' chambre pour la nuit. Que vous y restiez jusqu'à l'aube ou jusqu'à midi, c'est pas mon problème. Vous m'avez déjà payé ! Vot' petit copain peut dormir.

-Merci beaucoup !

Voilà qui me rassure. Il va pouvoir dormir son soul sans être renvoyé dehors comme un vulgaire ivrogne. Je finis de réunir mes affaires. L'embrasse une dernière fois et murmure à son oreille.

-Nous nous reverrons, je te le promet. Prends soin de toi...

Puis je m'en vais. Les rues sont très calmes à cette heure-ci. Devant les portes de la ville, les deux autres guides et les mercenaires chargés d'escorter le convoi sont assis à attendre. Ils me raillent en me voyant arriver. Mais heureusement, je suis arrivée avant les marchands. Mon honneur est sauf, en quelques sorte.
Les retardataires apparaissent finalement un quart d'heure plus tard. Leurs caravanes sont pleines à craquer mais tout est bien ficelé. C'est plutôt heureux. On va pouvoir couper à travers les petits sentiers escarpés du désert. Plus loin je serais de cette ville, mieux ça vaudra. Je n'ai qu'une envie : les abandonner ici et rejoindre Hadrian. Mais il ne vaut mieux pas.
Dans le calme, nous nous mettons en route. Nous devons nous rendre au Nord de Quetaïn. Il y en a pour quelques jours. Autant commencer directement à se mettre d'accord avec les autres guides sur l'itinéraire. On dirait cependant que je suis la seule à souhaiter passer à travers les petites routes de la région plutôt que pas la route principale. L'idée d'économiser un ou deux jours de voyages incitent les marchands à choisir ma voie. Les deux autres guides traînent la patte mais il retrouve rapidement la bonne humeur lorsque je commence à leur expliquer quelle sera la route. Ils n'ont jamais guidé d'expédition dans le désert... Génial, je suis encore seule pour le retour. Je devrais demander plus de paiement. Mais bon, on apprend tous un jour et je commence à bien connaitre le désert.

J'aime cet endroit. Ces étendues de sable tantôt brûlantes, tantôt glaciales. Elle ne jugent personnes, que nous soyons riches, pauvres, nobles, chevaliers ou mercenaires, nous sommes traiter de façon égale ici.
Avant de quitter la route principale, je tourne une dernière fois la tête vers Sipheaï. Les remparts sont loitains et paraissent si petits. La-bàs, Hadrian doit être en train de se réveiller. Peut-être est-il en train de lire un de ses livres? Peut-être cherche t'il du travail pour se payer une armure ? La prochaine fois, il l'aura probablement.
Secouant la tête, je m’efforce à me reconcentrer sur le chemin que je nous fait emprunter. Si je suis la seule à connaitre le coin, je n'ai pas intérêt à me relâcher. J'envoie des ordres à droites à gauche, pour diriger les conducteurs des caravanes, ils tournent entre les dunes et s'engage vers le raccourci.... Je prends la tête du convoi, un sourire nostalgique au lèvres. Au fur et à mesure que nous nous éloignons, je sens ma déprime se réduire et la sensation exquise du voyage me porter.
Chaque voyage est un nouveau départ. D'autres compagnons, d'autres chemin...

Le désert est le théatre de nombreuses choses. Mais il les garde pour lui. Des rencontres, des sentiments, des promesses.... Il les gardera et se fera garant du passé.
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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Mer 27 Juil - 3:03

Lever sans réveil, avec le soleil,
Sans bruit, sans angoisse, la journée se passe.
Repasser, poussière, y a toujours à  faire,
Repas solitaire, en point de repère.

La maison si nette, qu'elle en est suspecte...
Comme tous ces endroits où l'on ne vit pas,
Les êtres ont cédé, perdu la bagarre,
Les choses ont gagné, c'est leur territoire...

Le sommeil, pour Hadrian, avait deux faces. Celle, normale, qu'il prenait pour simplement se reposer et celle, apprise auprès de son père, d'une méditation si profonde qu'il devenait impossible à réveiller avant la fin, cette second lui permettait cependant d'activer de petits sorts, rien de trop gros sous risque de briser la méditation ce qui pouvait être catastrophique, pour se remettre d'une drogue ou pour survivre plus longtemps que la norme à une maladie en la ralentissant.

C'était de cette seconde option qu'il s'éveilla, Yllianna était déjà partie, ce qui était aussi bien pour eux deux, aussi douloureux que ce soit. Les derniers mots dont il se rappelait avant la déclaration de la guide résonnèrent dans son crâne... Comme un père.

Car oui, il était assez vieux pour être son père et cette pensée le tira dans le passé vers une vision douloureuse de son dernier amour, vieille, ridée, avec les muscles et les os en miettes, sur une vieille chaise sur son balcon, un vieux morceau de pain à la main alors qu'elle jetait des morceaux devant elle pour attirer les oiseaux qui ne venais jamais... Combien de fois avait-il rendu visite à la vieille femme sans jamais lui avouer son amour? Combien de fois était-il rester avec elle longtemps après que le monde ne l'ais oubliée?

Des hivers entiers passés avec elle pour lui couper le bois, s'assurer qu'elle survive encore et toujours pour s'accrocher à elle... Toujours là, sur la même vieille chaise, avec le même morceau de pain qui semblait comme gelé dans le temps avec elle... Il était presque venu à en croire qu'elle ne vivait que pour attendre ses visites, ce qui n'était pas faux, au final...


Le temps qui nous casse, ne la change pas,
Les vivants se fanent, mais les ombres pas.

Tout va, tout fonctionne, sans but sans pourquoi,
D'hiver en automne, ni fièvre ni froid...

Elle met du vieux pain sur son balcon,
Pour attirer les moineaux, les pigeons.

Elle vit sa vie par procuration,
Devant la vue depuis son pavillon...

Elle apprend dans la presse à  scandale,
La vie des autres qui s'étale.
Mais finalement de moins pire en banal,
Elle finira par trouver ça normal...

Tout les hivers et dix jours chaque été, une semaine en automne et un mois au printemps, la saison favorite de la femme. Il venait toujours au même dates, toujours aux mêmes heures... Comme un cadran bien réglé, il se pointait et elle faisait sa surprise, comme si elle ne comptait pas les jours sur son calendrier pour son prochain contacte ''humain''.

Toujours les vieux journaux sur le devant de sa porte qu'elle ne lisait qu'en sa présence... Comme un vieil époux partit bûcher pendant l'année et ne revenant que rarement dont on attends le retour avec l'espoir qu'il ne se soit pas fait écraser par un arbre.

Tout le temps les mêmes jours, toujours à la même heure... Sauf une fois.

Une fois qu'il regrettait depuis toujours, cette fois où il était arrivé en soirée, ce fameux 24 juillet où il l'avait trouvée, assise dans sa chaise, habillé de noir, elle qui détestait cette couleur, elle qui adorait le rouge flamboyant de sa chevelure devenue grise... De la cape de ''Son petit chevalier'' comme elle l'appelait parfois...

Tout de noir vêtue, un bouquet de vieilles roses séchées entre les mains, les mains encore sales de terre devant cette butte de terre avec une croix sur laquelle il y avait son dernier message... ''Ici gît Hadrian Torasil, son corps loin de mon âme, son coeur loin du miens, l'amour d'une vie, séparée par l'éternité.''

Lui qui n'avait jamais avoué ses sentiments, il avait découvert qu'elle avait les mêmes, qu'elle les avaient gardés pour la même raison, sa longévité, et qu'en plus, elle l'avait crue mort par sa faute, à cause de son stupide détour pour se faire quelques piécettes sur un contrat de quelques heures, elle l'avait attendue, l'avait perdu et l'avait ''rejoins'' en le quittant.

Pour le prix d'une miche de pain à peine, il avait potentiellement causé le choc mental et sentimental qui l'avait tué...

Pour quelques quals, il l'avait tuée.

Le demi elfe, dans sa chambre, se prit le visage dans les mains, non pas à cause d'un mal de crâne cette fois, mais bien pour laisser couler ses larmes. Il le pouvait, maintenant, il était seul...

Comme toujours il l'avait été... Comme il le serait toujours... Et il ne pu que penser à cette vieille chaise, ces vieux morceaux de pain, cette vieille bosse de terre...

Dans son crâne une seconde chaise s'ajoutait, synonyme de ce qui arriverait à Yllianna un jour sans qu'il n'y puisse quoi que ce soit...

Encore une fois, il maudissait ses origines le damnant à une solitude éternelle. Lui qui avait la vie d'un elfe, lui qui avait l'apparence d'un humain, lui qui avait les connaissances de dix hommes, lui qui avait été appelé ''Chevalier'', il n'était rien de tout ça...

Il n'était qu'une ombre maudite.


Le temps qui nous casse, ne le change pas,
Les vivants se fanent, mais les ombres pas...

Tout va, tout fonctionne, sans but sans pourquoi,
D'hiver en automne, ni fièvre ni froid.

Il met du vieux pain sur son balcon
Pour attirer les moineaux, les pigeons.

Il vit sa vie par procuration...

HRP:
 

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Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)

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