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 Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)

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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Lun 20 Juin - 1:36

Le grand désert était un endroit que peu d'hommes aimaient. Hadrian était cependant l'un de ces rare hommes.

C'était chaud le jour, froid la nuit, invivable pendant les tempêtes de sable... Mais le désert ne jugeait personne, en cet endroit, riche ou pauvre, tous étaient égaux. L'ex chevalier avait été embaucher par la caravane qui se reposait non loin dans une des tours désolés de l'étendue mortelle comme protecteur, mais surtout comme pratiquant de l'eldar.

Oh il ne valait pas un elfe ayant suivi l'apprentissage elfique complet, mais un homme sachant se battre et pouvant créer ce qui était vu comme de petits miracles, c'était assez rare pour qu'il ais été engager presque sur le champ. Il était un des rare mercenaires du groupe, les marchands ayant préférés la qualité à la quantité, et ils n'avaient qu'un guide, ce qui était plutôt suicidaire...

Levant le regard vers la jeune femme qui regardait dehors comme si elle pouvait lire dans le sable, le demi-elfe se dit qu'elle avait intérêt à savoir ce qu'elle faisait, sinon ils seraient tous morts... Et soupira en se levant, il était évident qu'elle ne voyait presque rien, le vent dehors ayant créer un petit tourbillon de sable qui semblait décider de rester devant la seule fenêtre de cette partie de la tour...

S'approchant, il s'arrêta aux côtés de la guide en regardant le petit tourbillon. Il aurait préféré ne pas gaspiller des forces en utilisant l'eldar pour une tâche qui pouvait sembler peu utile et qui demandait un effort quand même considérable, selon son expérience, mais si elle tentait de voir dehors... Et bien il était là pour s'assurer qu'elle leur permettes de ne pas se perdre.

S'ils se retrouvaient perdus et sans eau, il n'aurait jamais pu produire assez d'eau pour toute la caravane en plein désert de toute façon, à peine assez pour quelque personnes, peut-être, et encore.


celume sûl-litse, rúma forod... Chauta.

La dépense d'énergie le frappa presque immédiatement alors que, lentement, le petit tourbillon se déplaça vers le nord, donc à droite de la petite fenêtre, puis stoppa une fois qu'elle n'encombrait plus la vue.

Le demi elfe se retint au mur malgré lui, demander une chose comme de bouger vers le nord à une entité de vent et de sable n'était pas exactement facile, surtout dans un endroit où il y avait tellement des deux et il avait dut combiner trois mots pour être aussi précis que possible, ne connaissant pas le mot exacte pour un tourbillon de sable, puis combiner une demande de bouger à celle de s'arrêter au bon moment.

Un marchand, ayant vu la scène, lui apporta immédiatement un peu d'eau, ne sachant que faire d'autre, et l'homme le remercia avant de boire tranquillement, prenant un peu de temps pour se remettre pleinement de l'effort, ça devait être la troisième fois qu'il faisait ce genre de chose en une journée, ce qui était inhabituel pour lui et sans les runes de l'ordre pour le protéger, il préférait garder un peu d'énergie juste au cas où il aurait à dévier une volé de flèche...

C'était peu probable, en plein milieux du désert, mais il préférait ne pas risquer le coup, se dit-il en s'adressant à la guide qui semblait utiliser sa nouvelle vue pour se situer il ne savait trop comment.


Alors, y a-t-il quelque chose permettant de nous situés..?

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Yllianna Lunéa
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Lun 20 Juin - 18:48

Quelle poisse!
Avec cette petite tempête de sable, je n'arrive pas à distinguer la moindre constellation. Bien sur, il me reste toujours ma boussole. Et je me souviens plus ou moins des étapes importantes, cette ancienne tour par exemple. Mais les étoiles restent mes repères de prédilections. Enfin, à conditions, que je puisse les voir bien sur. En plissant bien les yeux, je crois discerner la constellation du Serpentaire, ou à moins que ce soit celle de la Vierge? Aaah, je vais devenir folle...
Occupée comme je le suis à essayer de voir au travers du sable, je n'ai même pas remarqué un des mercenaires s'approcher. C'est lui qui nous a permis de rejoindre la Tour en calmant la tempête de sable quelques heures plus tôt. Il regarde à travers la fenêtre. Semblant s'adresser à un interlocuteur invisible, il marmonne :

-celume sûl-litse, rúma forod... Chauta.

Le tourbillon qui prenait un malin plaisir à me gâcher la vue se déplace alors sur le côté, me permettant de voir le ciel à nouveau! Je suis émerveillée. Comme j'aimerais savoir parler l'eldar moi aussi... Sauf que cette prouesse semble avoir sérieusement entamé les forces de l'homme. Il blêmit, vacille et s'appuie au mur. Un marchand lui apporte de l'eau. Ne sachant pas quand le tourbillon reviendra à sa place initiale, je me replonge rapidement la tête dans les étoiles. La constellation que j'ai repéré était bien la Constellation du Serpentaire. Elle était placée pile où je m'y attendais : on est en bonne voie!

À côté de moi, le garçon semble se remettre. Son visage reprend déjà des couleurs et ses mains ont cessé de trembler. Il me demande.

-Alors, y-a t'il quelque chose permettant de nous situer?

-Grâce à toi oui. Tu vois le groupe d'étoiles la-bas? C'est la constellation du Serpentaire. Si on suit sa direction, on arrivera  pile au nord-ouest de Sipheaï. Je la suis souvent quand on arrive à cette étape de la traversée du désert. Il y a pas mal de mirages dans le coin. En revanche, ces étoiles sont uniques... On peut avoir confiance quand on les suis. Généralement, je préfère faire cette étape de nuit mais aujourd'hui, je crois qu'on aurait eu du mal à marcher ne serait-ce qu'une heure de plus.

Enfin, je dis ça mais c'est vrai que sans son eldar, nous n'aurions pas parcouru la moitié du trajet que nous avons fait aujourd'hui, cet homme était un véritable cadeau pour cette expédition... Il s'appelle Hadrian je crois...Je ne suis même pas  sure de son nom! C'est vrai que jusqu'à maintenant, avec le stress d'être seule à guider le convoi, je n'ai même pas pris le temps de faire connaissance avec qui que ce soit! J'ai un peu honte... Bon, mieux vaut tard que jamais. Après tout, on est sur le bon chemin. Je peux bien me détendre un peu ce soir. Je vais farfouiller dans ma sacoche, à la recherche de ma boîte d'herbes à thé... Je finis par les trouver. Je rejoins Hadrian. Il est toujours à la fenêtre, fixant l'horizon, l'air pensif. Il est bel homme, il me rappelle un peu les elfes que je voyais à Weranoï étant petite...

Ne cherche pas à prendre des repères parmis les ruines ou les dunes.Demain, on en verra partout avec les mirages. Ahem, je peux t'offrir un thé? Ca te fera du bien je pense.
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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Lun 20 Juin - 20:24

L'ex chevalier, en entendant la guide lui dire de ne pas tenter de trouver de repères, sourit un moment.

Forcement, de vue, on pouvaient croire qu'il était humain, mais son corps étant elfique carrément au complet, bon, sauf pour les oreilles non pointues, il pouvait entendre beaucoup mieux que la plupart des gens... De plus, les mirages ne répondaient pas à l'eldar, mais il n'avait eu qu'une courte conversation dans sa jeunesse, ce qui l'avait épuisé, et il était loin d'être un expert pour déchiffrer les réponses des choses, au pire les animaux ça passait encore, mais remarquer une réponse dans une dune de sable..? Elle avait bien raison, sans elle, ils seraient tous perdus.


Je ne dirais pas non à un thé, en effet. J'use rarement autant de cette langue, surtout pour demander des choses aussi floues, continuer une heure aurait été possible, mais avec les sorts que je maintenais, je n'aurais pas durer 15 minutes de plus...

Et puis vu la tête des marchands, une pause est la bienvenue, je crois.


Il ne dit rien, mais il devait avouer que le fait qu'il porte une armure de métal complète sous sa cape de voyage n'aidait pas à conserver ses forces. Cependant, face à un danger incertain, il aurait bien endurer de porter plus lourd encore si cela lui avait permis de gagner ne serait-ce qu'un quart de la protection runique des cuirasses de l'ordre qu'il avait quitté.

Il avait déjà penser y retourner, à l'ordre, quitte à refaire l'entraînement, mais cette stupide peur d'être reconnu et blâmer par ses anciens comparses ne lui permettait pas ce genre de chose.

Attrapant la tasse chaude que la guide lui tendit un moment plus tard, le garçon en but une longue rasade puis soupira d'aisance, remarquant au passage que les autre mercenaires le regardait d'un air un peu mauvais. Forcement, il s'était habitué à ce genre de regards, les gens du métier n'étaient pas tous des lumières et, pour certains, la magie était source de peur extrême.

Surtout que, pour eux, il devait sembler être un humain, hors les humains pratiquant l'eldar ne courraient pas les rues. Mais bon, au diable ce qu'ils pensaient, au fond, ça ne changeait rien pour l'instant, se dit-il en retournant son attention vers la jeune femme.


Moi c'est Hadrian, et toi..?

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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Mar 21 Juin - 17:58

Je lui tends sa tasse, le garçon la prend et commence à boire et soupire doucement en se laissant aller contre le mur. Il semble que mon thé ne soit pas trop mal ... J'avais peur de l'avoir sur infusé. Je finis de remplir ma tasse et vais m'asseoir à côté de lui. De loin, les autres mercenaires de l'expédition le fixe d'un air mauvais, méfiant... Savent-ils seulement à quel point il nous a facilité la tâche aujourd'hui?

Il les a remarqué aussi, mais ça ne semble pas le toucher plus que cela... Peut-être est-il habitué à ce genre de regards... Il tourne la tête vers moi et me demande :
-Moi c'est Hadrian, et toi..?

Héhé, j'avais vu juste pour son nom!  Je ne peux m'empêcher de sourire.

-Je m'appelle Yllianna. Enchantée!

N'empêche, j'avoue qu'il m'intrigue vraiment... J'ai vraiment l'impression que cet Hadrian est bien plus que ce qu'il ne veut bien admettre. Depuis que je guide des caravanes, j'en ai rencontré pas mal des mercenaires et de tous les genres. Mais lui sort vraiment du lot... Voir un humain manié l'épée et parler l'eldar est déjà une chose rare... Alors en voir un si jeune réussir cet exploit, ça relève de l'impossible. Aurait-il été élevé par des elfes ?
Je remarque cependant le silence qui commence à s'installer... Je ferais mieux de relancer la conversation avant que l'un de nous ne s'endorme... Et ça me donne une occasion de mieux connaitre ce mystérieux voyageur.

-Dis-moi, où est-ce que tu as appris à parler l'eldar?

Je m'empresse d'ajouter : Si ce n'est pas indiscret bien sur!!

Je suppose aussi que pas mal ont du lui poser la question... M'enfin, j'ai le droit d'être curieuse aussi!
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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Mar 21 Juin - 18:41

Le jeune homme hésita un instant... Mais bon, dire qu'il était un elfe aurait pu éteindre un peu la méfiance des autres tout aussi bien que l'augmenter alors... C'était un risque calculer.

Avec mon père... C'était un elfe.

Ponctuant sa phrase d'une gorgé du délicieux thé, l'ex chevalier ne manqua pas la seconde de surprise dans les yeux de son interlocutrice et ne pu d'empêcher de sourire.

Ma mère était humaine, je suis un demi-elfe, d'où l'apparence humaine.

Ceci expliquait cela, se dit-il, bien que cette révélation devait allumer d'autre questions dans le crâne d'Yllianna, mais après tout, il avait répondu à sa question, il ne pouvait pas vraiment anticiper les autres.

Le demi-elfe allait reprendre une gorgée quand il fronça les sourcils et tendit l'oreille avant de lever la main, faisant taire tout les gens dans la tour d'un petit ''Ssshhh...'' puis déposa sa tasse en faisant signe au chef des marchands et à celui des mercenaires pour qu'ils s'approchent et chuchoter à eux deux et à la guide.


Un bruit venant de l'ouest, des bottes dans le sable et un bruit que je ne reconnais pas. Les pas sont trop lourds pour des marchands et il y a un cliquetis de métal, avec la tempête, qui que ce soit doit se diriger ici...

Ça peut être des bandits du désert ou bien simplement une troupe de mercenaire revenant de la ville...

Alors on fais quoi?


Lui, il aurait foutu le camp vite fait, mais avec la tempête, justement... Et puis les mercenaires semblaient tous avoir le manche de l'épée qui leur démangeait.

Les marchands, eux, seraient probablement juste d'accord avec n'importe quel plan qui ne leur coûtait pas plus d'argent. Autant dire qu'ils seraient d'accord avec les mercenaires, ni l'un ni l'autre des groupes ne comprenant qu'ils n'avaient pas vraiment de chance de gagner dans la tempête de sable qui s’annonçait face à des bandits habitués.

Et avec l'effort de la journée, Hadrian pouvait leur donner cinq minute de calme relatif tout au plus après quoi il s’effondrerait d'épuisement.

Ils étaient dans de beau draps, vraiment...

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Yllianna Lunéa
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Mar 21 Juin - 22:11

Hadrian est un demi-elfe? Je n'en croit pas mes oreilles! Vient-il d'Enetari? Quel âge a t'il vraiment?.... Les questions se bousculent dans ma tête, c'est une vraie cacophonie! J'aurais du m'abstenir de poser cette question. Mais bon, maintenant que je suis lancée... Je bois une gorgée de thé en prévision de la longue discussion qui s'annonce. Un demi-elfe à côté de moi ! Je n'en reviens pas. Ça me rappelle un peu Weranoï, quand je jouais près de la forêt d'Enetari.
Je m'apprête à poser ma première question quand Hadrian lève soudainement la main. Il nous intime le silence, pose sa tasse et fais signe au chef des mercenaires et à l'un des marchands de s'approcher. Vu son expression, la situation a l'air grave. Je ne peut réprimer un léger soupir... C'est déjà rare que je réussisse mon thé, si des galères débarquent les rares fois où ça arrive....

Le demi-elfe, les représentants des marchands et mercenaires et moi-même formons une petite ronde. Le jeune homme nous murmure : "

-Un bruit venant de l'ouest, des bottes dans le sable et un bruit que je ne reconnais pas. Les pas sont trop lourds pour des marchands et il y a un cliquetis de métal, avec la tempête, qui que ce soit doit se diriger ici...

Il marque une pause pour nous laisser digérer cette information puis reprend :

-Ça peut être des bandits du désert ou bien simplement une troupe de mercenaire revenant de la ville...

Alors on fais quoi?


Les chances qu'on rencontre des bandits ici vu l'heure sont largement plus élevées que celles de croiser des mercenaires. Le problème est que nous sommes tous fatigués et la tempête de sable va clairement donner l'avantage à ces bandits s'ils sont bien originaires du désert... La fuite est impossible, ils nous rattraperaient. Hadrian pourrait peut-être calmer la tempête mais dans son état, il ne tiendrait pas longtemps... Le combat? Nous ne sommes qu'une poignée à savoir nous battre et on ne connait pas le nombre exact des ennemis. De plus, ce "cliquetis de métal" ne me dit rien qui vaille. La diplomatie? Je doute que ces marchands daignent à abandonner leurs cargaisons, même contre leur vies.

Il faudrait probablement tenter la diplomatie mais le chef mercenaire semble en décider tout autrement. Il dégaine son épée et s'exclame d'un ton bourru : "-Qu'il viennent! On va leur montrer de quel bois on se chauffe! Vous regretterez pas de nous avoir embauché!

Je ne suis pas vraiment surprise de cette réaction. Le marchand semble assez d'accord aussi... Tu m'étonnes! Il pense sauver son argent comme ça. Sauf que parti comme c'est, on a une chance sur deux  de finir en sous-nombre et désavantagés... Je jette un coup d'oeil au demi-elfe, à sa moue, je crois deviner que nous sommes d'accord sur la stupidité de cette décision.
-Peut-être que la diplomatie pourrait aussi payer? Ou si ça ne marche pas, cela donnerait au moins le temps à la caravane de s'éloigner de....

-Tu as fais ton travail jusqu'ici, guide. Maintenant, laisse-nous faire le notre! Avec mes gars, on va s'occuper de leur botter le train. Toi, tu reste ici avec les marchands et tu admire, ok? coupe le mercenaire.

-Vous pensez battre des hommes du désert dans leur propre élément?

-Bah, on va utiliser la Tour pour se protéger un peu du temps. Et au pire, ton copain saura bien utiliser ses tours de passe-passe pour dégager ce sable, hein?

Cet idiot se rend-il compte du risque que nous prenons? Apparemment non. Je crois qu'Hadrian s'apprête à intervenir mais le balourd s'en retourne déjà vers les mercenaires. Le marchand ne dit rien, il jubile de voir ses chiens de garde s'apprêter à tailler les potentiels ennemis en pièces... Ou l'inverse. Il rejoint aussi ses paires et les rassurer. Au final, on a pas vraiment eu de discussion. On a envisager ni solution de retraite, ni quelconque plan de secours... Je n'aurais pas du nous emmener jusqu'ici... Si je nous avait arrêté au point prévu quelques lieues auparavant, nous ne serions pas dans une telle galère!
À côté de moi, mon ami prépare son épée... Il ne va quand même pas se battre? Il y a trente minutes, il ne tenait pas debout! Je ne vais pas le laisser y aller comme ça... Je vais chercher mes lames, et mon cheval. Mieux vaut se préparer au pire...
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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Mer 22 Juin - 0:22

...Sauf que la lame du jeune homme n'était apparemment pas pour se préparer à sortir puisqu'il la jeta par terre.

Peredhil hechta dagor.

Parler l'eldar sans faire de demande ne demandait pas vraiment d'énergie avec son niveau plus que correct dans la langue et était une bonne façon de se faire comprendre, puisque même si personne d'autre ne connaissait la langue, tout le monde en comprendrait le sens : Le demi-elfe les abandonnais s'ils se battaient.

Les hommes se regardèrent un instant, semblant surpris d'avoir compris plus ou moins ce que l'homme venait de dire. C'était fou à quel point peu de gens comprenaient tout le pouvoir de cette langue.

Faisant quelque pas vers la fenêtre, l'ex-chevalier se pencha à la fenêtre pour parler de nouveau.


Sére, mere macar cotuma!

Son cris retentit dans le désert un moment, porter par une incantation qu'il avait chuchoter juste avant, lui causant un peu de fatigue additionnelle, puis il se retourna vers la guide, le chef des mercenaires et un marchand qui venait voir ce qu'il faisait, bien que tous avaient l'impression qu'il ais appeler au négociations.

S'il s'agit là de bandits, ils vont envoyé un négociant. Si vous voulez attaquer, ce sera sans moi et sans Yllianna. Nous ne sommes pas suicidaires, merci bonsoir...

Alors, qui veut attaquer sans guide pour les ramener et sans Eldar..?


L'un des hommes pointa son épée vers Hadrian comme s'il voulait indiquait qu'il commandait, ici, et non le demi elfe, mais n'eu pas le temps de se mettre en mouvement pour le menacer que l'entraînement de chevalier de sa cible l'avait promptement désarmé. Le demi-elfe en question lui remit son arme en lui offrant de recommencer mais, cette fois, le désarma d'un simple mot.

Lanta!

Alors, tu commande toujours?


L'homme, rouge de rage, ramassa son arme qui venait de tomber de sa main et s'éloigna en grognant.

Hadrian était épuisé, mais il ne le montrait pas bien qu'il se doutait que la guide, plus prêt de lui que les autres, devait bien voir ses épaules qui s'étaient relâchés et se douter de son état. C'était un fait, il aurait donner n'importe quoi pour retirer son armure, se rouler en boule dans une couverture et dormir longtemps et tranquillement...

Mais il n'avait pas ce luxe.

Se passant une main sur le visage, le jeune homme avala rapidement un bâtonnet de viande séchée, il n'aimait pas du tout le goût, possiblement à cause de ses origines mis elfiques, certaines rumeurs disaient que le beau peuple ne mangeait pas de viande, mais c'était mieux que rien, se dit-il en regardant la jeune femme non loin de lui, prêt à négocier, quand l'homme qui entra dans la tour, justement pour négocier, surement, eu une réaction des plus inattendues...


Yllianna!?

HRP:
 

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Yllianna Lunéa
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Mer 22 Juin - 20:25

Je n'en reviens pas de la façon dont le demi-elfe a renversé la situation. Les mercenaires semblaient déterminés à déverser un bain de sang... Mais quelques mots d'eldar ont suffi à calmer les choses. On peut dire que ses mots ne laissait pas vraiment place à la moindre contestation. Et il faut dire que la facilité avec laquelle il a désarmé ce mercenaire n'encourage pas à se rebeller contre sa volonté.

Enfin, je dis ça mais Hadrian a visiblement atteint sa limite. En même temps, ce n'est pas comme si s'asseoir cinq minutes et boire un thé allait lui rendre suffisamment de forces pour ré-enchaîner les ordres d'eldar... Je doute qu'il soit trop capable d'intervenir si la situation dérape à nouveau. Il sort un peu de nourriture de son sac et la grignote.
Espérons que le négociateur soit un peu moins barbare que nos gros bras...
Justement, j'entends le bruit de ses pas se rapprocher. Une silhouette massive entre dans la tour. L'homme nous dévisage tous à tour de rôle. Son regard s'arrête cependant sur moi. Une voix familière se fait entendre sous le capuchon :

-Yllianna?!

Attends voir, je la connais cette voix!

-Taeris? C'est toi?

Il ôte son capuchon. C'est bien Taeris! Je l'ai rencontré lors de ma dernière visite à Sipheaï. J'ai passé la majeure partie de mon séjour en sa compagnie. Il était garde au service de la ville. C'est un homme d'apparence stricte et un peu grognon mais au fond, c'est quelqu'un de très doux. J'ai bien envie de lui sauter au cou mais bon, on est en pleine négociation! Alors laissons l'affectif de côté pour l'instant. Un marchand prend la parole, d'un ton hésitant :
- Ecoutez, nous souhaitons une issue pacifique. Notre caravane transporte de biens maigres possessions mais nous sommes prêts à payer ce....

Ce ne sera pas la peine, le coupe Taeris.En fait, mes camarades et moi pourchassons un groupe de voleurs. Ils ont quitté la ville il y a quatre jours avec un joli paquet d'or. On nous a envoyé les ramenés, eux et leur butin. Vous ne semblez pas correspondre à la description de ces vauriens. Nous allons tout de même procéder à une fouille de vos affaires pour nous en assurer.

Toujours aussi direct, ce gars... Il n'a pas changé depuis ces huit mois. J'ai l'impression que c'était hier. En tout cas, je suis bien soulagée. Au fond, nous avons eu peur pour rien! Ce groupe était en fait composé de soldats de Sipheaï. Les mercenaires bougonnent, les marchands soupirent de soulagement. Hadrian se détend. Taeris sort faire signe à ses camarades. Très vite, une quinzaine de soldats, armés de sabres et de mousquets entrent dans la pièce. Le colosse négociant enlève sa cape, révélant une imposante armure de plates noire. La fouille commence. Tous les sacs, toutes les poches, tous les recoins de la tour sont passés en revue.  Pendant que ses camarades s'affairent, Taeris me fait signe de le rejoindre.  Il m'emmène dans un coin de la pièce. Une fois à l'écart, on ne peut s'empêcher de s'enlacer, amicalement certes, mais c'était devenu une petite habitude entre nous.

-Ça fait plaisir de te revoir Ylli ! Désolé qu'on se retrouve dans de telles conditions!

-Allons, il n'y a pas de soucis! Par contre, qu'est-ce que c'est que cette histoire de voleurs? Vous avez vraiment besoin d'être si nombreux pour une simple affaire de voleurs en fuite?

-En fait, on ne vous a pas vraiment tout dit... Ces voleurs ne se sont pas contenter de voler de l'or. Ils ont tuer une trentaine de personnes dans leur fuite. Pas que des gardes, mais aussi des civils, adultes comme enfants. Ces types sont des malades. Je te conseille d'être prudente pour la suite de ton trajet...

- Ne t'en fais pas, j'ai prévu de passer par les ruines de la tour des aigles puis de suivre la route principale jusqu'au portes de la ville. Il y a peu des chances qu'ils se montrent dans des endroits si fréquentés s'ils se savent poursuivis. Et puis, on a une bonne escorte!

-Avec un mage de la langue, je me fais effectivement peu de soucis. Surtout que je sais que tu es bien plus dangereuse que ce que tu laisses croire! Mais quand même, je doute que ces braillards armés d'épées vous servent à quelques chose... Sois prudente, c'est tout! Je veux pouvoir trinquer de nouveau avec toi à la taverne à mon retour de mission.

Un soldat vient à notre rencontre. M'ignorant complètement, il s'adresse à Taeris d'une voix formelle : "-On a tout retourné, aucune trace, commandant.

-Alors nous n'avons pas de raison de les importuner plus longtemps. On se remet en route. Quand les mirages commenceront à apparaître, on aura bien plus de mal! Dépêchons!

Une dernière accolade puis mon ami repart comme il est venu. Quel dommage, je suis sure qu'il se serait bien entendu avec Hadrian. Je pars justement rejoindre le demi-elfe et le reste de la troupe. Tout le monde à l'air fatigué. Il faut dire qu'on a eu une sacrée journée... Je pense qu'il est temps de s'arrêter là :

-Bon, Demain, nous aurons encore une bonne marche à faire avant la prochaine étape. Dormez autant que vous le pouvez! On va en avoir besoin.

-Excusez-moi, mais que vous a dit le soldat en privé tout à l'heure? demande un marchand.

-Rien de plus que ce qu'ils vous ont expliquer. Il souhaitait s'assurer que l'on ne passe pas dans des endroits peut fréquenté où l'on aurait pu faire de mauvaises rencontres... Rassurez-vous, je n'ai pas prévu de nous emmenez sur des chemins dangereux. Aller, un peu de repos! Je pense qu'on l'a tous mérité!

Enfin, je dis ça mais je vais devoir recalculer tout mon itinéraire cette nuit moi... Je ne pensais rejoindre les routes principales qu'à la fin du voyage... Mais avant, je fermer un peu les yeux. Juste un moment...
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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Ven 24 Juin - 14:13

Ah, des gardes...

C'était beaucoup mieux que des voleurs ou des mercenaires et Hadrian se détendit imperceptiblement sur le coup. Au final, un des hommes lui pose quelque questions sommaires, mais il fallait avouer qu'il ne savait rien pour les aider et, bientôt, la guide décréta une pause.

Il fallait dire que, de toute façon, avec la tempête de sable qui s’annonçait dehors, même avec cinq elfes maîtres de l'eldar, ils auraient peut avoir du mal alors avec un demi elfe de niveau correct...

S'enroulant dans sa cape dans un coin, l'ex chevalier ferma les yeux pour s'endormir, pas besoin de tours de garde, avec son ouïe, il aurait put entendre une tentative de quoi que ce soit presque avant même qu'elle ne commence.

Il pensait que, peut-être, les mercenaires tenterais quelque chose en vengeance pour leur avoir ruiner la mort, mais au final, il passa une nuit paisible qui lui permit de très vite récupérer ses forces.

Le lendemain, cependant, tout le monde s'était à peine réveiller que, déjà, le ton montait...

Parce que la bande de mercenaires demandait une augmentation, d'abord, et aussi parce qu'ils disaient que rejoindre les routes principales les rendaient inutiles.

L'arrivé dans le groupe du demi-elfe jeta cependant un petit voile de silence pendant qu'il regardait Yllianna, qui semblait être en mauvaise posture dans les négociations, avec les marchands qui disaient qu'il devait y avoir un chemin plus rapide et les mercenaires qui demandais un chemin plus dangereux. L'homme regarda sa nouvelle amie un moment encore puis, enfin, brisa le petit silence installer dans le groupe.


Quel est le problème, messieurs, nous avons été engager pour mener des marchandes à bon port et avec un minimum de danger...

Je crois que le trajet proposé détient tout ces éléments, non..?


Et si non, se dit Hadrian, il s'occuperait d'abord de convaincre les mercenaire... Ceux qui étais armés et qui ne l'aimait pas beaucoup, c'était eux, principalement, alors...

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Yllianna Lunéa
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Dim 26 Juin - 18:38

La nuit a été plutôt courte vu que j'ai du me lever avant tout le monde pour préparer un nouvel itinéraire. Je suis plutôt fière du nouveau. On va certes faire un détour pour rejoindre les routes principales mais une fois qu'on les aura atteintes, on ne risquera pas de croiser  la bande de voleur psychopathes. De plus, grâce à l'avance qu'Hadrian nous a permis d'avoir, on arrivera plus ou moins dans les temps...

Sauf que je semble être la seule à penser ainsi puisque quand j'ai annoncé le changement, les marchands ont commencé à se plaindre au sujet de leurs délais et les mercenaires du fait que je cherche à éviter le danger... Ils sont drôle eux... Je cherche juste à arranger tout le monde, moi. Si on peux éviter de rencontrer une bande de criminels qui attaquent à vue, c'est toujours mieux, non? Et bien selon eux, on dirait que non... Ca fait bien une demi-heure que je tente d'apaiser les choses sans succès...

- Voilà ce qui arrive quand on confie la direction d'une caravane à une fillette! braille un mercenaire. Pour danser et afficher un petit air de je-sais-tout, elle sait le faire! Mais quand il faut prendre des risques, alors là...

- Nous avons des mercenaires! Pourquoi devrions-nous rallonger le trajet juste pour une bête affaire de voleurs? Pour faire plaisir à vos amis gardes? renchérit un marchand.

Les questions et reproches continuent de fuser. Ah, si seulement je pouvais me la jouer "demi-elfe" : dire trois mots d'eldar et damer le pion à un mercenaire... Je pourrais les ramener à la raison! D'ailleurs quand on parle du loup, je vois Hadrian nous rejoindre. Il a l'air en bien meilleure forme qu'hier. Ça fait plaisir à voir. Quand il s'introduit dans le groupe. Les voix se taisent un petit moment.  D'un air détendu, il demanda simplement :

-Quel est le problème, messieurs, nous avons été engager pour mener des marchandes à bon port et avec un minimum de danger...

Il marque une pause, puis ajoute :
Je crois que le trajet proposé détient tout ces éléments, non..?

Enfin un qui semble accorder un peu d'importance à ce que je dis! Si seulement on en avait plus de ces gentilshommes dans le monde, plutôt que ces brutes qui parlent avec leurs poings plus qu'avec leur tête.

-Le trajet va effectivement nous amener à destination et va nous éviter pas mal d'ennuis... Il va nous demander une bonne journée de marche supplémentaire en revanche. Mais sachant qu'on a une bande de voleurs dans les parages, mieux vaut ne pas jouer avec le feu.

Je me suis forcée à prendre un ton le plus calme et le plus professionnel possible. Le demi-elfe semble plutôt d'accord. Personne n'a l'air de vouloir s'opposer à lui. Bien que certains ronchonne dans leurs barbes. Quelle autorité ! Il m'a bien rendu service, encore.
Puisque personne ne répond, je bondis sur mes jambes et décrète :

--Bon! Si tout le monde est d'accord, on range nos affaires et on part dès que possible ! On a une bonne distance à parcourir et la route n'est pas la plus agréable qui soit

Je m'éloigne aussi vite que possible. Il ne faut pas que le débat se relance. Je rejoins Röhesia. Avec un soupir, je me laisse aller contre le ventre de la bête. Ces types me mettent les nerfs en pelote. D'abord, ils n'engageaient qu'une guide dans ce désert. Une guide qui se décarcasse pour eux et maintenant, ils s'en plaignent. Heureusement qu'Hadrian est là. Je jette un oeil vers lui. Il se relève, murmure quelque chose et s'en va vers faire ses affaires. Je ferai mieux d'en faire de même !
Mais après, il va vraiment falloir que je le remercie...
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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Mar 28 Juin - 23:17

Avec cette bande d'idiot, le demi-elfe avait presque crut qu'il aurait eu à étrangler quelques imbéciles pour qu'on l'écoute, mais tout se déroula pour le mieux et, bientôt, ils repartaient tous de la tour, avec leurs capuches pour camoufler le soleil et apporté un peu de fraîcheur à leur peau, le groupe avançait à un bon rythme malgré la chaleur.

S'approchant de la guide qui menait toute la troupe, en partie pour voir s'il aurait besoin de l'eldar pour ouvrir un peu la voie bientôt, ce qui ne fut pas le cas puisque tout était calme, l'homme offrit enfin une réponse à la question qu'il devinait bouillante sous le crâne de la jeune femme.


716.

Son regard interrogateur qui se retourne soudain vers moi me tire un sourire invisible sous mon vêtement de tête.

Mon année de naissance.Je suis né en l'an 716, j'ai 137 ans.

Cette fois, sa réaction ne tarde pas et ressemble un peu à celle qu'elle a eu quand j'ai annoncé mes origines...

C'est sûr que le mec qui a l'air d'un humain normal et d'avoir 25 ans au plus qui dévoile soudain avoir 137 ans et avoir du sang elfique, ça ne ce voit pas tout les jours.

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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Mer 29 Juin - 19:52

Les conditions météorologiques se sont bien améliorées depuis hier. Ça m'arrange bien parce que vu la distance que j'ai prévu de nous faire parcourir aujourd'hui, sous une tempête on en aurait bien bavé !
J'avance tranquillement en tête, les yeux rivés sur l'horizon... C'est drôle de voir ces mirages partout. On se croirait dans une ville en ruine. On s'y perdrais mais malheureusement pour eux, ma boussole n'est pas du genre à se laisser prendre au jeu. Elle continue de m'indiquer obstinément notre direction : Le sud/sud-est.
Je me laisse aller tranquillement sur ma selle en soupirant. J'adore voyager ! On regarde filer le paysage, on a du temps pour se vider la tête, pour penser.... Parlant de penser, la révélation d'Hadrian me tourne dans la tête depuis ce matin... S'il est demi-elfe, vieillit-il au même rythme que moi? Ou au rythmes des elfes? Peut-être à mi-chemin? Est-ce qu'il vient d'Enetari? A t'il appris à se battre avec les elfes?  Comment en est-il arrivé à vivre ainsi parmi les humains? Depuis combien de temps vit-il parmi les humains?
Absorbée dans mes pensées, je ne l'ai pas entendu arriver. Il s'arrête à ma hauteur. Ses yeux sont rivés vers l'horizon. Il a l'air si jeune. Bien que les elfes ne vieillissent pas aussi vite que les humains, l'écart entre lui et moi ne doit pas être si grand.

-716

Quoi? J'ai parlé à voix haute? Ça ne m'était encore jamais arrivé pourtant. Mais attend, que veut-il dire par 716? Il n'a pas 716 ans quand même! Je devine un sourire sur son visage. Ou dans l'intonation de sa voix quand il explique :

-Mon année de naissance.Je suis né en l'an 716, j'ai 137 ans.

137 ans?! Il pourrait être mon grand-père! Non... Mon arrière grand-père!! Les elfes sont vraiment géniaux ! Tout ce qu'il a du voir pendant ces années. Tous les endroits qu'il a pu et qu'il pourra visiter. J'aimerais vivre aussi longtemps... Mais attends voir, serait-ce une façon de me faire comprendre qu'il est d'accord pour que je lui pose les innombrables questions que je me pose à son sujet?
Effectivement, durant les heures qui suivirent, je l'ai bombardé de questions sur ses origines, son enfance, ses capacités... Bien qu'il me parle bien volontiers de Feiral, il resta très évasif quand je l'ai questionné au sujet de l'ordre. Je crois comprendre qu'il vaut mieux ne pas trop s'attarder sur le sujet... Tout le monde a ses secrets après tout.
Un peu avant le zénith, nous passons devant une petite oasis. Le soleil va être intenable d'ici peu. Autant se mettre à l'abri dans ce petit havre de vie et de paix, non? Vu les réactions générales du groupes, c'est une bonne idée...
Cette oasis semble malheureusement inhabitée... Dommage, rencontrer des nomades a toujours été une expérience agréable jusque là.
Nous amenons nos chevaux se désaltérer vers l'étendue d'eau. Ensuite, tout le monde se débarrasse de la plupart de ses capes, capuchons et autres protections contre le sable. Nous sommes dans une cuvette, il y a moins de risque que du sable s'infiltre partout dans nos vêtements. Pour ma part, ma tenue de tous les jours y est déjà imperméable. Je me contente juste d'enlever le voile que j'avais devant le visage et de me défaire de mes bottes. On se sent plus libre ainsi. D'un pas sautillant, voir carrément dansant, je rejoins mon ami, occupé avec sa monture. Il la félicite, la réconforte en eldar. Je reste en retrait à admirer ce spectacle. C'est drôle de sentir le sens et les sentiments de chaque mots alors qu'on ne les comprends pas vraiment. Je ne m'y habituerais jamais. Une fois qu'il a fini, le demi-elfe me rejoint. Quand je repense à sa tête d'hier soir, j'ai du mal à croire qu'il soit si rayonnant aujourd'hui. Je lui lance tout de même d'un ton joyeux :

-Alors, pas trop fatigué? Surtout après ce long interrogatoire!

Il me répond d'un clin d'oeil malicieux. Je crois que j'ai trouver mon homme pour faire la discussion tout le voyage. Même si la suite de la conversation sera moins à sens unique puisque j'ai pu poser (presque) toutes les questions que j'avais en tête. De plus, je ne voudrais pas le saouler avec mon inapaisable curiosité.
Au-dessus de nous, le vent se lève. Le demi-elfe jette un œil légèrement anxieux. Normal, je devine qu'il n'a pas envie de s'épuiser toute l'après-midi avec l'eldar pour nous protéger d'une éventuelle tempête...

-Rassure-toi. Ces mini-tempêtes sont légions dans le coin. On est dans un couloir de vent. On en aura donc pas mal mais elles ne resteront pas longtemps sur nous. Aller viens te reposer. On va rester ici deux bonnes heures je pense. Ça nous permettra de récupérer

Enfin, je dit ça mais c'est surtout que quand le vent se lève ici, on en a pour une à deux heures de mini-tempêtes de sable non-stop. Alors autant rester à l'abri ici. Mieux vaut préserver ses forces. On pourrait avoir besoin de l'eldar plus tard alors autant éviter de le gaspiller ainsi... Je ne sais pas si je l'ai bien convaincu. Ses yeux restent tournés vers le ciel. Je le saisit par le bras et l’entraîne avec moi. Peut-être est-ce du à la surprise mais il ne résiste pas.

-Aller, on se détend j'ai dit ! Tu verras, tout ce passera bien! Et pour ma part, je commencerais bien par tremper mes pieds dans l'eau. Ça te fera du bien aussi, t'inquiètes!

Il semble se détendre un peu. Comme quoi, un peu de bonne humeur peut souvent redresser le tir quand les soucis nous prennent la tête...

HRP:
 
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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Ven 1 Juil - 3:34

Le jeune homme sourit devant la bonne humeur de la guide tout en retournant ses pensées milles fois et suivit son conseil à propos de l'eau, ce qui lui fit en effet un bien fou, puis il soupira avant d'enfin se décider.

Elle lui inspirait drôlement confiance, quand même, car il s'apprêtait à lui révéler ses pensées les plus secrètes, un vieux rêve d'enfant qui nageait dans l'impossible... Un rêve que certains de ses pères adoptifs ne comprenaient pas, que son véritable père, dans les quelques souvenirs qu'il avait, détestait.


Le nom de la vie. C'est ce qui me préoccupe la plupart du temps.

Yllianna le regarda un instant. Pour la plupart des gens, la vie était la vie, il n'y avait pas besoin de trouver un autre mot pour, mais elle semblait comprendre qu'il ne parlait pas d'un simple nom en commun...

Le principe même de l'eldar est qu'il y a un nom pour chaque chose, chaque concept, et que ce nom a un pouvoir ultime, un pouvoir presque complet sur cette chose ou ce concept, si l'on fournit l'énergie nécessaire.

Plusieurs crois qu'être un demi elfe est parfait, que cela me permet de voir du pays, d'apprendre énormément de choses...

Mais ils oublient le côté moins amusant, je n'ais presque pas connu ma mère puisqu'elle est morte vieille alors que moi j'étais jeune et mes plus grands amis sont soit morts soit tellement vieux qu'ils se dirigent vers celle-ci.

Un humain a une vie courte, certes, mais vous avez la possibilité de vivre une vie généralement heureuse et pleine de nouveauté.

Une fois tout cela passé, un fois que j'aurais fait le tour du monde huit fois, que me restera-t-il d'autre qu'une pile de poussière et de souvenirs oubliés avec les cadavres de ceux à qui je tiens..?

Voilà pourquoi je veux maîtrisé l'eldar, non pas pour son pouvoir ou son utilité... Mais pour trouver le nom dont je crois bien que personne ne connaisse ne serait-ce que la première syllabe : Le nom de la vie.

Si dire un nom nous permets de communiquer... Alors j'aime à pensé que ce mot, le nom de la vie, me permettrait de devenir un avec elle, de ne plus avoir à chercher quoi que ce soit, de ne plus jamais être seul ou triste, mais bien d'avoir une paix ultime.


Le mercenaire se retourna la tête vers cette humaine à qui il expliquait une chose plutôt difficile à comprendre pour un être qui vivait si peu longtemps avec un sourire un peu éteint dans les yeux et sur le visage, sourire qui démontrait toute la fatigue qui venait avec ces fameuses 137 ans.

J'ai aimer, une fois... Une femme merveilleuse, pleine d'énergie, douce comme la rosée et belle comme une rose...

Une humaine.

Tu comprends..? Pendant plus de 30 ans, j'ai maudit mes origines, pendant plus de 30 ans je l'ais vu ici et là sans jamais oser dire quoi que ce soit...

Pendant plus de 30 ans je l'ais regarder vieillir, complètement impuissant, avant de la voir mourir, chétive, frapper par une maladie inconnue.

Il n'y a nulle-part plus lourd fardeau que celui d'un elfe dans la société humaine, croit moi.


Les yeux de l'homme se dirigèrent encore vers le ciel... Et il se dit qu'il aurait dut pleurer, au moins produire une larme devant ces souvenirs... Mais en fut incapable.

Voilà, se dit-il, le lot d'un homme de 137 ans : l’indifférence.

Il avait tellement vécu, tellement vu de choses...

Trop de choses horribles, énormément de choses merveilleuses, pas assez de choses joyeuses...

Mais trop vécu, surtout.


Je crois que je devrais apprendre à me taire, non? Je dois t'ennuyer avec ma philosophie sur ma longévité, haha...

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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Dim 3 Juil - 11:06

Le nom de la vie? J'admet ne jamais y avoir réellement pensé. À mes yeux, la vie était la vie. Je marchais à ses côtés. Elle est une force qui nous pousse à aller de l'avant tant que nous en sommes capables. Mais je ne suis qu'humaine. J'ai pensé ainsi comme une créature éphémère qui pourrait courir sans jamais s'arrêter. Oui, ça résume assez bien ma vie. Une course contre le temps. Une course effrénée où je me suis efforcée de ne jamais m'attacher...

Hadrian est à l'opposé de cela. Il a vécu mais il est loin d'être un éphémère. Pendant toute sa vie, il a vu ses proches subir les ravages du temps. À côté de cela, lui était condamné à vivre, à rester jeune. La lassitude l'a gagné au fil des ans. Là où ma durée de vie limitée me contraint à aller de l'avant, lui a une éternité qui le tourmente. Sa quête du nom de la vie n'est est probablement née de son envie d'être aux côtés de quelqu'un qui pourra le suivre jusqu'à sa mort.

Je sens une larme rouler sur ma joue. La solitude de mon ami m'a vraiment touchée. Je le prends dans mes bras. Qu'aurais-je pu dire? Moi, je suis là? Je te comprend? Ridicule! C'est justement ça le problème. Je ne pourrais être là assez longtemps pour lui, même si je le voulais et je ne pourrais en aucun cas comprendre la lassitude d'une vie si longue. Moi, qui en possède une si courte.

Nous restons ainsi pendant plusieurs minutes, enlacés l'un contre l'autre. Il finit par briser le silence :

-Je crois que je devrais apprendre à me taire, non? Je dois t'ennuyer avec ma philosophie sur ma longévité, haha...

-Je... Non, ça ne m'ennuie pas. Je voulais mieux te connaitre après tout! Et je suis heureuse que tu m'aies dit ce que tu as sur le coeur.

-Jusqu'ici, j'ai toujours cru les elfes privilégiés par leurs longues vies. Mais je ne pensais à ça... Au fait que tu nous vois dépérir, génération après génération... Je suis désolée. Mais, est-ce qu'il y a une raison qui te pousse à vivre parmi les humains plutôt que parmi les elfes?

J'espère que je n'ai pas soulevé un autre sujet sensible... Mais à voir son regard, j'ai des doutes. En même temps, quelle idiote je fais! Bien sur qu'il doit y avoir une raison. Je doute qu'il vive avec les humains juste parce qu'il n'a pas pensé à l'idée de vivre avec ceux qui ont la même espérance de vie que lui....
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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Dim 3 Juil - 14:34

Le racisme... Et la peur, par extension.

Sont regard dit tout ce que le demi elfe voulait savoir, racisme de qui? Envers qui ou quoi? Pour quelle raison..? Et peur de quoi? Tant de questions, si peu de réponses.

Les elfes ont une société ancré dans la tradition, mais aussi en partie dans la solitude. Ils ne se mêlent que rarement aux autres races et la plupart du temps, ceux qui quitte la terre de leurs ancêtres n'y reviennent jamais...

Alors laissé un demi-elfe dont le nom du père est inconnu et qui a grandit dans des familles et un monde humain entrer sur cette terre?

Oh bien sûr personne ne me le dit directement, mais pour la seule fois où j'y ais été, on ne m'a laissé aucun doutes, les elfes ne veulent pas d'un humain parmi eux pour donné aux nouvelles générations des idées... Humaines. Surtout pas d'un ex chevalier, pour eux un combattant est un combattant, qu'il soit chevalier ou assassin, tout ça n'est qu'une question de point de vue.


Le demi-elfe avant franchement envie de les traités d'imbéciles égoïstes, mais se retenu.

Et puis de toute façon, je préfère votre société. Certes, j'y marche seul, mais jamais je n'ais rencontrer de race plus... Spontanée. Vous vivez des vies courtes, c'est un fait, mais chaque vie humaine est une flamme brûlant mille fois plus fort que celle d'un de ces elfes qui ne fait qu'étudier l'eldar pour des centaines d'années.

Ainsi, j'aime à penser que je suis là pour ça, voir toute ces flammes, me souvenir de ceux dont personne ne se souvient... C'est pour ça que je suis devenu chevalier, à l'époque. Je voulais défendre toute ces flammes. Plutôt stupide comme rêve, non? Comme si je pouvais protéger le monde seul...

C'est un peu pour ça que je suis mercenaire, d'ailleurs. Maintenant que je ne suis plus chevalier, j'aide ceux qui ne savent plus vers qui se tourné.


Il aurait bien aimer savoir que ce poids sur ses épaules était une armure de l'ordre, cela dit, puisqu'elles protégeaient bien plus que la simple cuirasse de métal qu'il portait, aussi résistante soit-elle.

S'étirant un moment, Hadrian se leva en remettant ses bottes puis parla d'une voix forte et sans équivoques, discuter de la vie était bien et tout, mais ils devaient reprendre la route avant la nuit, si les froides nuits du désert les prenais par surprise, ils seraient tous morts avant d'atteindre la ville, eldar ou pas eldar.


Bon! Assez bavardé, on se remets en route! Lärk! Je veux trois hommes de chaque coté de la caravane en formation serrée! Mern! Tu prends deux hommes et tu ferme la marche! Les autres en avant avec moi, marchands, préparés vous à vous protéger, il va y avoir de l'action dans environ huit cent mètres!

Ah le vent des étendues de sable... La bande d'imbéciles qui avaient envoyé l'un des leurs en reconnaissance pour trouver des voyageurs ne devaient pas avoir compter sur des oreilles d'elfe, oreilles qui avaient captés le bruit de sabots derrière une dune, le bruit d'une gourde qui coule sur une langue et, surtout, un léger cliquetis qu'un sabre avait fait.

Autant Hadrian aurait préféré éviter les ennuis, autant cette attaque tombait à pique, les mercenaires de la caravane étaient drôlement impatients et s'il n'y avait pas eu d'attaque, ce serait sûrement eux qui auraient finis par attaquer.

Et puis l'annonce d'un peu d'action les avaient échauffés et ils n'avaient même pas grogner devant les ordres... Un demi elfe venait de prendre les reines et personne dans le groupe, pas même le véritable chef de la bande, n'avait bronché.

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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Lun 4 Juil - 17:05

Euh, j'admet que nous avons un peu dépassé les deux heures de pause initialement prévues... Mais nous sommes encore bien dans les délais. Pourquoi se presser ainsi?
Le demi-elfe bondit sur ses jambes et lance d'une voix autoritaire :

-Bon! Assez bavardé, on se remets en route! Lärk! Je veux trois hommes de chaque coté de la caravane en formation serrée! Mern! Tu prends deux hommes et tu ferme la marche! Les autres en avant avec moi, marchands, préparés vous à vous protéger, il va y avoir de l'action dans environ huit cent mètres!

Quoi? Il a vu quelqu'un? Je jette un regard alentour mais aucune silhouette en vue... Je me demande s'il n'a pas rêvé mais apparemment, cette nouvelle a enflammé les esprits de nos mercenaires. Ils s'agitent, montent en selle, braillent... Hadrian a levé le branle-bàs de combat. Je monte à mon tour et viens me place près de lui, à l'avant. En me voyant arriver, il secoue la tête :

-Tu es notre seule guide. Si tu es blessée ici, on sera dans de beaux draps. Reste en arrière.

Moi? Rester en arrière? Il me prend pour un poids mort? Je sais tout aussi bien me battre que n'importe lequel de ces mercenaires ! Mais je dois admettre qu'il n'a pas tort... Et je me vois mal contester son ordre. Sa voix ne laissait pas sous-entendre que c'était négociable. Je retourne donc avec les marchands. Ils se sont tous entassés dans la caravane. Je ne vais pas me cacher avec eux non plus, je reste à côté mais je ne compte pas descendre de cheval non plus.
Les mercenaire ont appliqué la formation dictée par Hadrian. Celui qu'ils méprisaient tous hier encore semble être en passe de devenir notre chef. Cette pensée ne peut m'empêcher de me faire sourire. Lentement, nous nous mettons en marche, laissant l'oasis derrière nous. Je crois voir du mouvement derrière une dune... Serait-ce la-bàs que se cachent nos ennemis?
À supposer qu'ils s'agissent effectivement d'ennemis... Bien que je n'ai pas particulièrement de contredire mon ami, on ne peut pas vraiment savoir à qui nous avons à faire tant qu'on ne les a pas vu, non?
Nous avançons toujours. Nous sommes à quelques dizaines de mètres de la dune où j'ai repéré le mouvement. En tête, le demi-elfe jette son regard dans trois directions fixes. La dune devant nous, une autre sur la gauche et encore une autre à notre droite. Nous avons pratiquement passé celle de droite. C'est étrange, il ne se passe rien. Est-ce qu'il y a vraiment des gens autres que nous ici?

Attends, quelqu'un apparaît derrière la dune devant nous. Un homme massif, sombre, armé d'un large sabre. Ce n'est quand même pas...
Si, c'est Taeris.

Qu'est-ce qu'il fait là? Il ne devait pas traquer ses voleurs? Tout le cortège se détend un peu, à l'ecxeption d'Hadrian. Lui fixe le géant d'un air froid, tout en continuant de jeter des coups d’œil vers les deux autres dunes. La voix du garde résonne alors dans l'air :

-Messieurs, votre voyage va s'arrêter là. J'ai bien peur que votre marchandise ne nous intéresse. N'espérez pas fuir, vous êtes cernés!

À ces mots, ses hommes surgissent derrière lui et sur nos flancs, pile derrière les dune que surveillait l'ex chevalier. Sabres à la main, ils se rapprochaient lentement de nous avec un air menaçant. Je suis sure qu'il s'agit d'un malentendu. Je m'avance.

-Taeris, tu dois faire erreur! C'est moi, Yllianna! Tu fais erreur, ces marchands viennent de Quetaïn! Ce ne sont pas tes voleurs!

Il glousse.
-C'est toi qui fait erreur, Ylli. En fait, nous ne sommes plus vraiment à la solde de la cité. Les malheureux salaires que l'ont nous versaient ne nous permettait pas de vivre. Alors nous avons choisi un métier disons... Plus payant.

-Tu... Tu es devenu brigand?

-En fait, je dois te remercier. Grâce à toi, on a pu voir tout ce que vous transportiez. D'habitude, je n'aime pas attaquer sans savoir si les risques encourus en valent la peine! Mais grâce à toi, on a bien pu repérer ce qu'il y a dans cette caravane. Tu nous a fourni une couverture parfaite! Haha! Et je savais que tu passerais par ici pour rejoindre la Grande Route vers Sipheaï. Je n'avais qu'à broder un peu une histoire de criminels sanguinaires pour te convaincre du danger et tu aurais immédiatement changé vers les axes plus protégés.
Ne t'en fais pas... Je n'ai pas oublié notre amitié. Viens avec nous, quitte ces poltrons! Tu sais comment ça va finir, non? On est quize et vous quatorze, si on compte le gosse qui vous mène.

-Euh, je... Non, non je n'y crois pas ! Ce n'est... Pas vrai... non?

Pourquoi? Comment est-ce que lui, un homme si droit et si gentil avait-il pu devenir bandit? Je n'arrive pas à comprendre. Il a pourtant une famille, une maison, des amis... Qu'est-ce qui l'a poussé à... Qu'est-ce qui a pu?

-On ne va pas attendre la nuit ! Tu viens maintenant ou tu restes avec eux... Et crois moi, te tuer me fera plus de mal qu'à toi.

Une larme se forme au coin de mon oeil. Une bulle semble se former autour de moi, je ne sais plus vraiment quoi dire, quoi faire... J'ai l'impression d'avoir une tempête qui se forme dans ma tête. Que dois-je faire? Je ne peux pas abandonner la caravane, je ne veux pas. Mais je ne peux pas me dresser contre Taeris, il est amplement plus fort que moi, et il est mon ami. Non! Il n'est pas mon ami! Il s'est servi de moi ! Il m'a utilisée pour piéger le groupe entier! Quelle idiote!
Mon cheval se retourne et se dirige tranquillement vers la caravane. Mais, je ne lui ai rien dit! Qu'est-ce qui lui prend? onze ans qu'il est avec moi et il commence à prendre des initiatives maintenant? À moins que, Je jette un oeil vers l'avant du groupe. Hadrian me regarde, d'un air soucieux. Est-ce lui qui a ordonné à Röhesia de faire marche arrière? C'est vrai... Je risque d'être une gêne au milieu de la mêlée. Je... Je sais me battre, mais là, est-ce que j'y arriverais? Contre quelqu'un que je connais?

-Désolé Yllianna... J'aurais aimé que ça ne finisse pas ainsi. dit la voix lourde de Taeris.

Je crois y avoir déceler une certaine tristesse. Regrette t'il? Oui, j'en suis sure! Il ne veut pas faire ça. Ce n'est pas dans sa nature. Il n'est pas comme ça.
Les brigands se ruent maintenant sur nous. Les mercenaires rugissent. Les deux partis s'apprêtent à en découdre. Peut-être devrais-je sortir mes épées... Elles émettent un joyeux tintement lorsque je les sors du fourreau. Mais je n'ai pas le cœur à les utiliser... Pourquoi suis-je si engourdie? En fait, je ne veux pas voir ça, je baisse la tête...
Seuls les bruits me parviennent, des pas, des cris, du métal qui s'entrechoque...
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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Lun 4 Juil - 19:52

Hadrian observe Yllianna d'un oeil compréhensif... Il connait cela, la trahison, c'est la partie caché, la raison secrète qui lui a fait quitté l'ordre. Son cheval semble détecté l'hostilité dans l'air et recule, intelligentes, ces créatures, bien plus que les gens ne le crois. La guide ne veut pas se battre, c'est clair, donc la monture recule, se protège.

Fermant les yeux, le demi elfe entends les mercenaires s'élancer pour aller à l'encontre des assaillants trop nombreux, mais se dirige vers la jeune femme plutôt qu'au combat. L'autre, Taeris, se dirige vers elle à toute allure, surement préfère-t-il en finir au plus vite. Il lève son arme et l’abats...

Sur du vide. L'ex chevalier ayant attraper la jeune femme au passage dans ses bras, elle lève des yeux un peu éteins, pleins d'incompréhension devant le geste de celui qu'elle croyait son ami, et Hadrian se contente de chuchoter un mot à son oreille tout en lui expliquant alors que ses yeux se fermes, une suggestion plus qu'un ordre, suggestion à laquelle son corps tout entier veut se plier pour s'échapper de cet instant.


Sére, dort mon amie...

Le corps inconscient dans les bras, l'homme la confie au chef des marchands sans se préoccupé de Taeris, toujours en garde derrière lui. Une fois qu'elle est en sécurité, il retourne devant l'homme en laissant se déchaîné dans son âme toute sa colère et sa haine pour les traîtres en dégainant son arme lentement.

Il y a plusieurs choses que je ne supporte pas en ce monde...

La nourriture pas assez cuite, les confitures de toute sortes, les armes mal entretenues, la chasse pour le plaisir, les crimes dans des buts purement égoïstes et non nécessaires...

Mais il y a une chose que ne tolère absolument pas.

Ce sont les traîtres.


À peine la phrase terminer, les épées s'entre-choquais, le bandit semblait avoir crut qu'il ne s'agissait là que d'une formalité, qu'il affrontait un gamin de mage qui ne portait une armure que pour faire joli...

Mais il se retrouvait devant un homme beaucoup plus vieux que lui, former au combat et habitué du danger. Le demi-elfe siffla entre ses dents entre deux échanges, juste avant de se jeter de nouveau dans la bataille.

Tevenyel, Taeris i ava-indo.


Le message était clair, au moins, se dit-il en retournant pour un autre échange de coups. Même ce traître devait comprendre une phrase si simple de façon certaine... Et puis il n'y avait pas plus direct que de dire ''Je te hais, Taeris le sans-coeur.'' donc...

Il était doué, ça c'était sûr, mais l'entraînement d'un garde contre celui d'un chevalier, l'issue n'était pas vraiment si difficile à deviner, selon les marchands qui regardaient la scène. Cela dit, quand le dernier coup fut donner, le chef de caravane, qui était toujours près d'Yllianna qui commençait à se réveiller, souleva un sourcil. Le combat avait été assez rapide, mais Taeris n'était pas mort.

Plutôt, Hadrian lui avait rapidement attaché les mains et les pieds de façon solide, l'avait jeté conte la caravane en étant très clair sur le fait qu'il ne fallait pas le toucher puis avait été aider les mercenaires, qui se débrouillaient extrêmement bien malgré le surnombre de bandits, il était clair que ces hommes n'étaient pas habitués à se battre dans un terrain si à découvert contre des mercenaires assoiffés de sang et de violence.

Une quinzaine de minutes, à peine, et l'assaut fut terminer. Les bandits étais pour la plupart morts bien que certains s'étaient rendus et que les mercenaires négociais déjà avec les marchands pour l'argent que leur capture pouvait leur valoir en ville.

Le demi elfe, lui, se dirigea droit vers la guide qui s'était réveiller en traînant l'homme qui l'avait trahis devant elle. Peut-être lui en voudrait-elle de l'avoir endormie ainsi, mais il voulait lui donner une chance qu'il n'avait pas eu.

Celle de comprendre.


Il nous a attaqués, mais c'est toi qu'il a trahis. Je te laisse donc le choix de son châtiment, et tu peux poser toute les questions que tu veux, il répondra.

Par peur, il répondrait. Parce qu'elle détenait la vie de cet homme entre ses mains et parce qu'il ne savait probablement pas qu'il n'était pas vraiment possible à Hadrian de le faire souffrir le martyre d'un seul mot comme il l'avait prétendu.

En fait, il était très fatigué, car même s'il n'avait fait que conseiller à son amie de dormir, c'était quand même toujours difficile d'influer un être vivant, si elle n'avait pas eu, au fond, envie de s'échapper du monde autour d'elle vers le sommeil si doux, il serait probablement mort malgré tout à l'instant même où il lui aurait chuchoter cette suggestion à l'oreille...

Heureusement qu'il connaissait assez le sentiment pour avoir compris qu'elle le voulait un peu, se dit-il.

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Yllianna Lunéa
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Mar 5 Juil - 22:48

Taeris est là tête baissée, devant moi, pieds et poings liés. Hadrian l'a traîné sans ménagement devant la caravane.
Je n'arrive pas à croire qu'il m'ait trahie. Il a été jusqu'à essayer de me tuer ! Si mon ami ne m'avait pas attrapée juste avant, je serais morte. Des frissons me parcourent l'échine à cette idée.
Doucement, je me remet sur pieds et vais m'approche de cet homme que je croyais mon ami. Du bout des doigts, je lui fait relever la tête. Il faut que je le voie dans les yeux. Sa mine est assombrie. Son regard, fuyant.

-Je peux au moins savoir pourquoi?

Aucune réponse. Il réagit à peine. Ses lèvres remuent mais sa voix est inaudible.

-L'homme que j'ai connu n'aurait jamais sali ses principes ainsi. Devenir bandit, tuer les gens que tu avais juré de défendre. Tu étais respecté à Sipheaï, non? Tu as une femme, une fille, un foyer. Alors pourquoi? Tu vaux quand même mieux que ça, non?

-Ma fille est en âge de se marier maintenant... Ma femme est serveuse dans une taverne et moi un garde. Je voulais lui assurer un bel avenir avec un homme digne d'elle. Mais avec les maigres sous qu'on a pu réunir, sa dot aurait fait rire un clochard. J'avais besoin de cet argent pour elle. J'ai donc fait ce que j'ai pu.

-C'est pour ça que tu t'es rabaissé à travailler avec des bandits? Que tu as enterré tes principes? Que tu as tué les marchands qui avaient le malheur de croiser ta route? Et que moi aussi tu allais...

-Personne en ville n'est au courant. Quelques gardes m'accompagnaient pour des missions de surveillance des axes commerciaux du désert. Nous étions complices avec une bade de bandits. En ville, nous nous renseignions sur les arrivées de caravanes, et avec les brigands, nous les attaquions. Laisser des survivants risquerait de tout faire révéler. Ce n'est plus important aujourd'hui. Mes camarades sont morts et moi aussi. Que vas-tu faire Yllianna? Ton petit ami t'a laissé décider la manière dont je mourrais. Ici de ta main, ou à Sipheaï en prison lorsque l'un de vous me dénoncera.

Sa voix d'habitude si puissante est devenue terne. Il a abandonné. Je me sens coupable. Il ne fait ça que pour sa fille. Bien que je ne cautionne pas son geste. Je le comprends un peu. Mais au fond, nous avons ruiné cela. Il a raison. Tout est fini pour lui. Je ne le dénoncerais pas aux autorités de la ville mais un des idiots de la caravanes le fera. Et s'ils tiennent leurs langues, ce seront les brigands capturés qui le vendront. Je hais Taeris pour ce qu'il m'a fait. Mais pas de là à souhaiter sa mort. Il doit sentir mon hésitation car il reprend en décrochant sa bourse de sa

-Tu n'as pas à t'en faire Yllianna. Je connaissais les risques quand j'ai commencé. À vrai dire, c'est mieux ainsi. C'est ce que le garde que je suis souhaiterait. Les marchands survivent et les brigands reçoivent le sort qu'il méritent. Mais je suis heureux de te revoir en cet instant.
Prend mas bourse. Elle contient ma part sur nos derniers larcins. Il y a peu mais peux-tu déjà donner ça à ma femme? ce que j'ai fait jusque là n'aura pas servi à rien comme ça.

Ma main tremble lorsqu'elle saisit la petite bourse de cuir. Elle n'est pas très lourde en effet. Et elle fait un piètre message d'adieu pour sa femme. Sait-elle ce que son mari se livre à ce genre d'activité? J'en doute. Ça va lui faire un choc quand elle l'apprendra. Mais c'est mieux que de voir revenir le cadavre de l'homme qu'elle aime.

-Voilà comment nous allons procéder Taeris. À notre arrivée à Sipheaï, je te dénoncerai aux autorités. Tu seras traité comme un criminel la-bàs. Et les gardes qui patrouillent dans le désert t'attaqueront probablement à vue. Tu ne seras plus le bienvenu ici.
Quitte le désert, dis adieu à Sipheaï. Pars et ne reviens jamais.


Je prends la dague d'un des marchands et le détache. Il se redresse maladroitement. Me lance un ultime regard. Dans ses yeux se mêlent reconnaissance et douleur. Reconnaissance d'être épargné. Douleur de tout perdre. Il se dirige lourdement vers son arme, quelques mètres plus loin.

-Tu as fait couler trop de sang avec elle. Laisse-la ici.

Il ne dit rien. Ses pas se réorientent. Vers le nord. Vers Quetaïn. Il s'eloigne. Rapetisse. Encore... encore... encore. Notre groupe semble s'être figé. Personne ne parle. Beacoup le regardent. Taeris faisait souvent cet effet à Sipheaï. Un force de la nature qui imposait une certaine forme de respect, même dans la déchéance. Il se retourne une fois. Puis disparaît derrière une dune.

Le charme se brise alors.
-Si nous sommes prêts à repartir, alors allons-y. Il nous reste encore beaucoup de chemin aujourd'hui.

Tous opèrent, en silence. Je sens les regards compatissants des mercenaires autour de moi. C'est drôle, il faut qu'ils versent des flots de sang pour devenir humains eux?
Hadrian semble exténué. Il a probablement du user de l'eldar. Dommage, j'espère qu'on en aura pas besoin plus tard. En tout cas, mieux vaut l'aider à préserver ses forces. Je m'en vais le rejoindre.

-Je préfererais que tu ne continues pas à pied. Préserve tes forces pour plus tard. Prend mon cheval et essaie de récupérer un peu. D'accord?

Röhesia est de bonne nature pour un cheval de Weranoï, il ne cherchera pas à l'envoyer au sol. Le demi-elfe ne réagit pas tout de suite, qui a t'il? Attends, j'ai toujours la bourse de Taeris dans la main... Elle est là, je la serre encore fermement. Piètre message d'adieu, hein... Piètre mais efficace. Le noeud au fond de ma gorge se libère. Ma vue se brouille. Je ne sais pas qui de nous deux a avancé. Moi, il me semble. Mais je me retrouve blottie contre Hadrian. Mes larmes affluent à nouveau...
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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Mer 6 Juil - 14:28

La compassion. Voilà une chose que le demi elfe respectait et dont Yllianna avait fait preuve. Il la serra dans ses bras alors qu'elle vidait son chagrin à coups de larmes. Les marchands les regardaient un peu interdis, mais Hadrian voyait approché un des mercenaires avec un air déterminé sur le visage et celui-ci, l'un de ceux qui les avais invectivés un peu plus tôt à coups de méchanceté pure, attrapa la bourse dans les mains de la guide et, avant qu'elle ne proteste, y lâcha un peu d'argent en la lui redonnant.

J'ai p'têt' pas grand chose à offrir, mais j'suis dans les même draps que c'mec, si Lärk m'avait pas accueillit dans sa troupe, je serais un bandit de grand chemins...

L'ex chevalier remercia l'homme d'un mouvement de tête et d'une poignée de main bien forte alors qu'un autre s'approchait pour déposer également quelques pièces.

Voilà le véritable aspect des groupes de mercenaires. Des hommes pour la plupart brisés, ayant tout perdus et se regroupant en famille improvisée pour oublier, ensemble, leur problèmes. S'ils aimaient la bagarre, c'était surtout parce que ça leur empêchais de penser à la raison pour laquelle ils étaient tous là.

Certains avais une famille, d'autre l'avait perdue, mais tous étaient prêt à mourir pour celui qui leur avait tendu la main quand ils en avais le plus besoin, l'homme en question, le dénommé Lärk, s'approcha d'ailleurs pour déposer une contribution plus grosse que celle des autres encore, remplissant presque complètement ce qu'il restait de vide dans la bourse, ébouriffa les cheveux de la jeune femme qui pleurait toujours un peu d'une de ses grosses mains qu'il tendit ensuite à Hadrian, un sourire à moitié dissimulé dans sa barbe.


Mon gars, on peux dire que tu sais te battre! Si jamais tu cherche du taff, hésite pas à nous retrouver.

Le mercenaire remercia le chef de groupe pour l'offre alors que le chef des marchands, grognant un peu dans sa barbe sous le regard pressant de ses protecteurs, déposa aussi une contribution qui valait le coup dans la bourse presque à contre coeur avant de reprendre sa place sur la caravane.

Déposant également quelques pièces dans la bourse, le demi elfe ferma celle-ci dans les mains de son amie et lui sourit gentiment. Finalement, la femme de Taeris serait capable de survivre un bon moment, si elle ne faisait pas de folies... Et c'était un peu une déclaration de paix, voir d'amitié, de la part des mercenaires les accompagnant. Une façon de dire qu'ils écouterais, désormais, les conseils judicieux de la jeune femme et la considérait bien comme une égale.

Serrant une dernière fois Yllianna pour s'assurer qu'elle soit calmée, l'homme jeune de 137 ans accepta enfin son offre en montant en scelle, il devait d'ailleurs pensé à s'acheter un nouveau cheval, celui qu'il utilisait par le passé profitant d'une retraite bien mérité dans l'écurie d'un ami, et remettant la troupe en marche d'un simple ''En avant!''.

Cette fois, cependant, la caravane entière était accompagné d'une genre de fraternité, presque de joie. Même le maître marchand s'occupant de la caravane avait un demi sourire sur le visage.

La compassion... L'une des rares choses qui réunissais les gens facilement et rapidement.

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Yllianna Lunéa
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Mer 6 Juil - 23:01

Nous avançons depuis près de cinq heures maintenant. L’atmosphère du groupe a changée du tout au tout. Les mercenaires, hier distants s'étaient ouverts et discutaient tranquillement avec nous. Après ce qui nous est arrivé avec Taeris, ils se sont adoucis. Ils ont révélés une face plus sensible, plus humaine d'eux. Je les voyais comme des brutes qui faisaient parler leurs épées à leur places. En fait, ce sont des hommes qui ont tous un jour connus la détresse. Ils ont trouvé dans leur troupe un peu de réconfort. Quand ils étaient seul, Lärk leur a offert une famille. Quand ils n'avaient plus de but dans leurs vies, il leur en a offert un. Dans tous les récits que les mercenaires ont racontés de leur vies passées, de la façon dont ils ont rejoint la troupe ou de certaines de leur missions, on sent la reconnaissance et le respect qu'ils éprouvent pour Lärk. Cet homme, un peu bourru, ressemble à un père qui veille sur ses enfants.

J'admet les avoir jugés trop vite. Lorsque je pleurais contre Hadrian après que Taeris soit parti, tous ont offert un peu de leur argent. Ils ont offert l'argent pour lequel ils risquent leurs vies. À leurs yeux, Taeris devait être un criminel sans valeur. Sa femme et sa fille ne resteraient guère plus que des noms vaguement évoqués au détour d'une conversation. Pourtant, ils n'ont pas hésité à donner.

À côté de moi, Hadrian ouvre la marche. Röhesia semble accepter son cavalier avec enthousiasme. C'est possiblement de la reconnaissance parce qu'il m'a sauvé la vie, qui sait? En tout cas, le demi-elfe semble s'être bien remis du combat. Tant mieux car nous arrivons sur la dernière portion du trajet, celle que je redoutais le plus. Heureusement, on a de la chance aujourd'hui.

Au loin, se dessine les ruines de ce qui était autrefois un corps de garde. On aurait pu s'arrêter avant mais celle-ci a deux avantages : elle borde la route principale du désert, donc si on l'atteint, la marche sera plus agréable par la suite. De plus, elle a été construite sur une oasis. Nous aurons donc de l'eau la-bàs. La principale difficulté réside dans les deux vallées que nous devrons cependant traverser. Elles ont été creusées par le vent et lorsque celui-ci se lève, elles se transforment en véritable maelströms de sable. De jour, l'une d'elles est également le terrain de chasse d'animaux carnivores de la région. Mais les conditions climatiques sont favorable et nous sommes le soir, donc les prédateurs vont peu à peu se replier vers leurs antres. Il nous reste donc une heure de marche assez simple et nous pourrons nous reposer.

La première vallée est vraiment agréable à franchir quand la météo s'y prête. En fait, le vent qui la dessine vient de la mer et il n'est pas rare d'y voir quelques petits coquillage. La seconde en revanche est une vraie plaie. Creusée bien plus profondément, le sable forme des trous et des bosses dans tous les sens. La caravane n'a probablement jamais autant tangué de sa vie et nous devons nous méfier lorsque l'on pose les pieds au sol pour ne pas se tordre les chevilles. Sans compter le dévers à l'entrée et à la sortie du couloir. Mais nous arrivons à la passer sans encombres, si l'on omet que des caisses sont tombées de la caravane et qu'il a fallu aller récupérer tout leurs contenus dans une pente raide avec les marchands catastrophés derrière.

La soirée dans le corps de garde fut des plus agréables, nous avons ri, mangé, bu et même dansé ensemble. Alors que tous allèrent se coucher les uns après les autres. Une fois qu'on se retrouve à trois devant le feu. Nous terminons la soirée. Je repère Hardian qui dort adossé contre dans un coin de la pièce, près d'une fenêtre. Il s'est encore bien démené pour nous aujourd'hui.
Il est parfaitement détendu. Il est beau. Vraiment beau. J'ai peine à croire qu'il ait presque cinq fois mon âge. Lärk qui passe derrière moi me donne une légère bourrade et me fait signe d'aller le rejoindre. Je bredouille.

-Ce.. ce n'est pas

Il m'adresse un clin d'oeil.

-Qu'il a t'il de pire dans la vie ma ptite? Des risque ou des regret? Si t'en pinces pour lui, te gêne pas, tente ta chance!

Il s'éloigne d'un pas tranquille. Il est drôle lui... Mais j'avoue qu'il a raison. Je respire un grand coup et m'en vais rejoindre mon ami. Après tout, nous ne faisons que dormir l'un à côté de l'autre, non? Il n'y a pas de mal à ça. Enfin, je ne sais pas. Si je ne ressentais que de l'amitié pour lui. Peut-être que c'est la journée qui a été difficile, je dois être embrouillée. Peut-être est-ce la coup de foudre... Je secoue la tête. Je suis fatiguée. Je ferais mieux d'oublier l'idée d'avoir des pensées cohérentes ce soir...

Je suis à côté du chevalier. Il ne bronche pas. Il ne réagit pas non plus quand je m'installe à côté de lui. Son visage est la dernière chose que je vois avant que le sommeil ne m'emporte...J'espère ne pas faire quelque chose de stupide. Rectification, je SUIS en train de faire quelque chose de stupide. J'espère alors qu'il ne hurlera pas demain en se réveillant...
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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Jeu 7 Juil - 22:08

Hurler? Non, il ne hurla pas, d'abord parce que ce n'était pas vraiment son style, ensuite parce qu'il ne dormait pas vraiment quand elle l'avait rejoint, surtout parce que, quand il s'éveilla, il était beaucoup trop tôt pour crier.

Ouvrant doucement les yeux, Hadrian ne put retenir un léger sourire et un sourcil haussé quand il posa ses prunelles sur la forme endormie de la jeune femme qui avait déposer la tête sur son torse pendant son sommeil. Lärk, apparemment seul autre éveiller à cet heure, peut-être parce que c'était son tour de garde ou un truc du genre, ricana dans sa barbe en voyant la tête du demi-elfe avant de retourné à la tasse de café qu'il s'était préparé avec un petit ''les jeunes'' content qui n'échappa pas à une paire d'oreilles très fines dont le propriétaire retint un ricanement.

L'ex-chevalier se dit que, après tout, dormir un peu plus ne pouvait nuire à personne et referma les yeux une paire d'heures.

Paire d'heure qui passa en flèche et, quand il rouvrit les yeux, la caravane se réveillait vraiment, tout le monde commençant à se préparer pour une autre journée de voyage et l'odeur du café, breuvage que l'homme ne tolérait pas vraiment, emplissait leur bout de désert. Levant un bras, il secoua Yllianna sur l'épaule opposé légèrement alors qu'elle sortait de la brume de la nuit et de ses rêves.


Hep, belle au bois qui dort, on se réveille, y'a une grosse journée qui nous attends...

Son chuchotement porta ses fruits et la jeune femme s'éveilla... Puis réalisa qu'elle avait la tête sur son nouvel ami comme un oreiller vivant, ce qui la fit se redresser plutôt vivement pendant qu'Hadrian souriait en s'étirant.

Bien dormi, j'espère..?

Probablement pas, sachant qu'il portait une armure qui devait avoir été drôlement dure sous sa tête, mais bon, autant papoter un peu.

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Yllianna Lunéa
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Sam 9 Juil - 0:59

J'entends la voix d'Hadrian m'appeler. Sa main secoue doucement mon épaule... Mmmh, je m'habituerais vite à ce genre de réveil ! En revanche j'ai le cou un peu bloqué et mal à la tête comme si j'avais dormi sur des pierres. Enfin, je ne sais pas si ce sont des pierres, mais mon support est effectivement bien dur! J'entrouvre un œil. Bizarre, on dirait une sorte de draps... Peut-être une cape? Mon regard se relève est je finis les yeux dans les yeux avec un demi-elfe qui a le sourire jusqu'aux oreilles. Comment ça se qu'il se trouve au-dessus de moi comme ça? Attends voir...
C'est là que je remarque que mes mains sont sur sa poitrine et que les pierres sous ma tête s'avèrent en fait être son armure. Mince ! Je crois que je me suis un peu trop retournée dans mon sommeil. Je  me redresse presque d'un bond. Heureusement, mon ami a l'air de l'avoir plutôt bien pris. Il s'étire et me lance d'une voix enjouée :

-Bien dormi, j'espère..?

-Pas mal... Mais s'il te plait, la nuit prochaine, contentes-toi d'un gilet.

Nous échangeons un clin d'oeil. Mais j'avoue quand même que s'il me prenait à nouveau l'idée de m'endormir sur lui, son armure ne me manquerait pas.
Nous nous levons et allons rejoindre les mercenaires. Ils ne prennent pas la peine de dissimuler leurs sourires. Lärk m'adresse même un clin d'oeil. Je ne peux empêcher un petit sourire gêné apparaître sur mon visage. Hadrian reste plus calme. En même temps,lui est juste aller se coucher et ne devait pas s'attendre à trouver une femme vautrée contre lui à son réveil...
On nous propose du café. Ils peuvent me faire confiance, ils ne veulent pas me voir quand je bois du café. Je suis pire qu'une enfant après. Ils ne m'arrêteront plus pendant six à sept heures puis je finirai la journée avec guère plus de conscience qu'un somnambule... C'est l'expérience qui parle !

Après avoir mangé et bu un peu, nous sommes prêts à repartir. Quand je vois le temps qu'il fait dehors, je suis plutôt heureuse qu'on soit venu jusqu'ici hier. Le vent s'est levé et forme de petits tourbillons de sable. Heureusement, la route semble un peu épargnée. J'en connais un qui va pouvoir garder ses forces.
La journée commence bien. Dans la même ambiance de camaraderie qu'hier soir. Bien que les marchands restent entre eux, les mercenaires ne laissent pas leurs parts de boutades, histoires et autres plaisanteries.
L'avantage de la route principale est que je n'ai plus réellement besoin de m'inquiéter pour l'itinéraire. Je garde quand même ma boussole à l’œil au cas où, mais pour le moment, ça va... La route suit bien le chemin.
Nous avançons remarquablement bien. Moi qui pensais que nous en avions pour trois jours de voyage, à ce train-là. On arrivera en à peine deux jours.

Malheureusement, quand on pense être tranquille dans le désert, il y a toujours des ennuis qui viennent nous rattraper. Alors que nous prenions une courte pause sur une oasis pour remplir nos gourdes, deux marchands s'évanouissent. Ils sont pris de fièvre, de tremblements. Ils se mettent à délirer.
Ça ressemble à la fièvre du désert. Ce n'est pas une maladie trop dangereuse, si on veille à ce que le malade s'hydrate, ne s'expose pas trop au soleil et  avec quelques herbes, ça passe en une journée... Le seul souci c'est que c'est assez contagieux et qu'en plein désert, ce ne sera pas évident à traiter.  En temps normal, on aurait continuer notre route en prenant soin de garder les contaminés au frais dans la caravane. Mais là, je crois que d'autres marchands tremblent déjà. Mieux vaut voir avec nos chefs encore en état, le chef marchand étant l'un des deux évanouis.
Hadrian me fait justement signe de les rejoindre. Lärk et lui sont entrain de s'entretenir à ce sujet.

-Je dirais qu'il vaut mieux qu'on continue d'avancer. Plus vite on atteint Sipheaï, plus vite on pourra les soigner. On a à peine de quoi en soigner deux ou trois. Si ça se propage et qu'on a une demi-douzaine de malades, on sera fichus.

-Le problème Lärk est que la prochaine oasis est à sept heures de marches environ si je me souviens bien. D'autres marchands ont déjà des tremblements. Si la maladie se propage, on ne pourra plus avancer. La fièvre du désert est quand même assez violente. Si la moitié de l'expédition est touchée, on se retrouvera paralysés. Autant rester près d'une source d'eau. De mon côté, en cavalier seul, je suis sure de pouvoir atteindre la ville en une journée et demi. Je devrai pouvoir ramener de quoi nous soigner.

-Sans la caravane tu iras peut-être bien plus vite. Mais tu seras seule. Si jamais tu fais une mauvaise rencontre, nous serons fichus ici. Et si jamais tu tombes malade pendant le trajet?

-J'ai de quoi me maintenir en forme pour le temps du trajet. Mais on ferait mieux de le tenter avant que tout le monde ne soit vraiment malade.

Je doute qu'on se mette d'accord là-dessus. Lärk semble du même avis. D'un air entendu, nous nous tournons vers le demi-elfe. Sa voix fera basculer la décision vers un choix ou l'autre. Et après tout, c'est lui le chef...
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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Sam 9 Juil - 13:20

Purée, manquait plus que ça, se dit le demi elfe. Surtout que pour le coup tous attendais sa décision... Il serait bien partit avec Yllianna, mais elle était habitué au désert, elle, alors que le reste de la caravane, sans lui, pouvait tombé victime d'une tempête... La solution s'imposait d'elle même.

Lärk, va avec elle, comme ça elle seras protéger, en plus ça empêchera quiconque de douté de votre retour sans risquer de se faire passer dessus par ta troupe... Et puis je suis le seul, ici, capable de résister un moment à l'effet contagieux de la maladie. Prenez ce dont vous avez besoin et partez au plus vite, je ne pourrais me protéger longtemps sans user de plus en plus d'énergie, alors partez dès que possible et revenez vite.

Il échangea une étreinte rapide avec la guide et une poignée de main ferme avec le mercenaire qui expliqua en quelque mots à peine a ses gens qu'il les confiais à Hadrian. Personne ne protesta, ils n'étais pas idiots, un mage de la langue devait bien être le seul être capable de garder le contrôle sur la situation qui empirait de seconde en seconde.

Leurs deux sauveurs futur disparurent à l'horizon sur leur monture en quelques secondes à peine et déjà, d'autres membres de la caravane commençais à tousser. L'homme se retourna vers ceux-ci et les guidèrent à l'intérieur pour les isoler du groupe autant que possible tout en leur donnant de l'eau puis ressortit pour évaluer la situation. Quelque minutes à peine et un autre se mettait à toussé, à ce rythme là...

L'ex chevalier soupira en priant en pensées pour que les secours arrivent au plus vite en escortant les nouveau malades à l'intérieur aussi malgré leur protestations, tout ça sans arrêter de marmonner en eldar, sa seule protection contre ce mal... Protection qu'il ne pourrait pas tenir plus de quelques heures s'il continuait d'utiliser toute son énergie à porter des gens à l'intérieur et à leur donnés de l'eau.

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Yllianna Lunéa
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Dim 10 Juil - 23:29

Nous filons à toute vitesse vers Sipheaï, laissant derrière nous Hadrian et les autres. Mon cheval est lancé au galop et laisse derrière lui un impressionnant nuage de poussière. Nous traversons actuellement la dernière lieue sur la route principale. Pour le moment tout va bien.
Par la suite, nous nous engagerons dans des sentiers peu fréquentés histoire de ne pas suivre les détour de la grande route. Là ça risque de se compliquer car nous franchirons les coupe-gorges, les failles et les terrains de chasse de divers prédateurs... Bref, ce que le désert a de plus charmant à offrir ! Mais on ne peut pas vraiment se permettre de perdre du temps ici. Bien qu' Hadrian m'ait certifié que tout irait bien pour lui, je suis vraiment inquiète à son sujet. Je ne sais pas si son eldar pourra le protéger de la maladie. Peut-être est-il déjà malade? Non, je ne dois pas y penser! Je ne dois pas me retourner! Le mieux que je puisse faire pour le moment, c'est de ramener ces herbes et médicaments. Et le plus vite sera le mieux !
Lärk me donne une petite tape sur l'épaule. Je tourne la tête.


-Je suis aussi inquiets pour eux. Mais ne t'en fais pas ! Hadrian va savoir gérer tout ça! Il en a dans le ventre.
-Mais... Et si lui aussi tombe malade? Comment vont-ils faire? On doit faire au plus vite !
-Il tiendra bon. Aucun doute la-dessus.

Un sourire se dessine sur mes lèvres... C'est vrai. Hadrian est un battant! Je doit croire en lui. Au début, je n'était pas vraiment enchanté que Lärk vienne avec moi. Le surpoids allait ralentir mon cheval mais sa présence me rassure. Et pas seulement grâce à son épée... Bien qu'il doive s'inquiéter autant que moi, il dégage une sorte d'aura apaisante. Je comprends de mieux en mieux l'admiration que lui portent les autres mercenaires.

L'entrée du sentier se dessine. Il va falloir me concentrer à partir de maintenant. Nous allons commencer par longer le bord d'une faille. Si c'était une belle ligne bien dessinée ça irait. Mais là, ça ressemble plus à une courbe sinueuse et au contour aléatoirement dissimulés par le sable. Pourtant, nous ne ralentissons pas. En se concentrant, on peut deviner un peu les arêtes cachées. Röhesia en voit la plupart, je le guide pour éviter les autres plus sournoisement voilées. Dire que même les hommes du désert hésitent à passer par ici, moi je traverse la zone au semi-galop. Seul la coordination entre ma monture et moi, et un bonne dose de chance nous permet de ne pas tomber. Heureusement, le sentier s'écarte assez rapidement de l'abîme pour s'engager vers  les dunes... Après cette demi-heure de calvaire, je suis plutôt contente de pouvoir souffler. Surtout que dans une heure, ça va reprendre... Canyon avec avalanche de sable possible, éboulements et bandits... C'est bien l'étape que je redoute le plus. Il faut longer les parois pour éviter les chutes de sables d'en haut, tout en anticipant les pierres qui risquent de se décrocher du mur. Enfin, vu que ce canyon est à environ un jour de marche de Sipheaï mais qu'on ne peut voir se qui s'y trame de l'extérieur, c'est un repaire idéal pour toute la racaille de la région. Avec un peu de chances, si on passe assez vite, on arrivera à tracer la route avant qu'ils ne se mettent à notre poursuite. Je l'ai déjà fait une fois, c'est passé comme sur des roulettes. Il n'y a pas de raisons que ce soit différent cette fois.
On va en avoir pour trois à quatre heure à passer le canyon... Mais ensuite, on aura une belle ligne droite quasi-tranquille si on oublie les animaux pour rejoindre Sipheaï.... Peut-être qu'on arrivera pendant la nuit? J'espère...

Malheureusement, j'entends Lärk étouffer un toussotement derrière. S'il est malade, il va me contaminer à coup sur. Heureusement, j'ai de quoi me tenir en forme au cas où... Mais ça ne va pas être plaisant pour la suite du voyage.
C'est avec cette mauvaise nouvelle que nous entrons dans le canyon.  C'est dommage que cet endroit soit mal fréquenté et si dangereux car il est vraiment magnifique ! Je ne me lasserais jamais de ces hautes falaises de pierres. Mais bon, on est pas là pour se reposer. Nous partons dans un galop plus franc. Bien au bord des murs naturels. On voit déjà de petits filets de sables tomber depuis les hauteurs. Il suffit d'un rien pour que cela deviennent le temps d'une seconde, d'importantes colonnes. Derrière, le mercenaire tousse de plus en plus.

-Ca va aller Lärk? Il y a une grotte la-bàs, tu veux qu'on s'y arrête cinq minutes?
-Tu sais comme moi que mon état ne va pas s'améliorer avec le temps, petite. Le mieux qu'on puisse faire maintenant, c'est foncer. Ne tourne pas la tête vers moi. Il vaut mieux que tu chopes pas ça.
-Je suis probablement déjà contaminée. Mais ça ira, j'ai de quoi tenir. Tu vois ces herbes? Elles peuvent fournir un sacré regain d'énergie. En revanche, le contrecoup ne sera pas agréable... Désolée de te le demander, mais prends-en une. Quand on aura passé le canyon, ce sera plus tranquille. Mais pour le moment, j'aurais besoin de toi.

Il s’exécute. Il prends les feuilles que je lui tends. Quelques instants plus tard, il s'accroche déjà plus fermement. Ce qui est sympa avec ces herbes, c'est qu'on a pas besoin d'attendre deux heures pour qu'elles agissent. C'est d'autant plus heureux que devant nous, il y a un bivouac de quatre bandits. Ils réagissent incroyablement vite et nous barre la route.  Lärk descend d'un bond et dégaine. Je le suis. Il a beau être bien remonté, à un contre quatre, il aura du mal.
Les bandits semblent ne pas me prendre au sérieux. Tandis qu'ils se mettent à trois sur Lärk, l'un d'eux vient vers moi, sabre à la main, sourire au lèvres. Quel idiot! Je vais lui faire ravaler son sourire moi! J'envoie ma lame vers son visage. Il la pare aisément. Cependant, il semble oublier mon autre épée, dirigée vers ses jambes. Il tombe au sol. Sans plus de cérémonie, j'enfonce mes doubles lames dans sa poitrine.
Ca n'a pas échappé à ses camarades. L'un d'eux se détache de la mêlée. Je crois qu'il ne va pas me sous-estimer celui-là. En effet, dès les premiers chocs, je sens que je vais avoir du mal à prendre la main. Peut-être, que mon pistolet pourrait m'aider à le mettre à terre...
Pas besoin, la lourde épée de Lärk le tranche en deux. Le mercenaire a finit son combat en si peu de temps? Quel talent ! Nous remontons en selle sans plus de cérémonie. Si le vacarme en a attirer d'autres, on ferait mieux de s'éloigner au plus vite.
-Une fois cette histoire terminée, tu pourras me filer quelques combines? Je crois que niveau escrime, je suis qu'une amatrice à côté de toi!
-Frappe plus franchement... Tu l'as touché ici et là ce gars, mais c'était superficiel. T'es assez rapide mais si t'y mets pas du coeur, tu les auras jamais.

Frapper comme un boeuf? Mouais, chez lui ça semble porter ses fruits en tout cas... La suite de la traversée du canyon fut plutôt calme. On a bien rencontré d'autres criminels mais ils n'ont pas su réagir assez vite pour nous arrêter. À deux reprise, on a failli se ramasser des chutes de sables mais on a pu y échapper de justesse.
Je commence à tousser à notre sortie du canyon. La fin de la route ne sera pas aisée mais on ne peut pas s'arrêter si près du but. J'avale quelques une de mes précieuse herbes. L'énergie afflue vite en moi, chassant fatigue et affaiblissement dû à la maladie. Au bout d'une heure, j'en reprends... Tant que je me maintiens à flot, je ne ressentirais pas le contrecoup.
Au loin se précisent les formes des murailles de Sipheaï. On touche au but! En plus, le soir tombe. La plupart des prédateurs vont rentrer dans leur terriers, et on a deux heures environ avant que les noctambules ne se mettent en chasse.
Au final, j'ai quand même du utiliser mon pistolet pour faire fuir une bande de bêtes qui nous avaient pris en chasse. Mais on est quand même arrivé presque sains et saufs aux portes de la ville. L'un des gardes nous accoste.

-L'heure du couvre-feu est dépassée. Qu'est-ce que des civils font dehors à cette heure?
-Nous sommes des membres de l'escorte d'une caravane. Nos compagnons ont été atteints par la fièvre du désert. Nous sommes venus chercher de quoi les traiter. Mon camarade est malade lui aussi.
-A cette heure-ci ma pauvre dame, vous trouverez rien... On va vous conduire à la caserne. Il y a une infirmerie et une écurie pour votre cheval. Mais vous êtes sure que vous allez bien aussi? Vous êtes toute pâle...

Si je lui explique que je me tiens debout avec des herbes, je vais me faire enfermer dans leur infirmerie. Mieux vaut garder ça pour moi.
-Le voyage m'a fatiguée. Mais je vais bien. Je vais accepter votre offre. Mais je devrais repartir au plus vite. Mes camarades sont sans défenses la-bas.

Il hoche la tête et nous fait entrer. Lärk s'est depuis longtemps endormi derrière pourtant, il entrouvre un œil quand nous franchissons les portes. Demain, j'irais chercher ces fichus herbes et nous repartirons à la première heure.
Courage Hadrian...
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Hadrian Torasil
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MessageSujet: Re: Le bien jeté dans une rivière seras rendu dans un désert (PV Yllianna)   Lun 11 Juil - 5:00

Le matin... Ce damné soleil de plomb recommençait à frapper quand le demi-elfe se leva en grimaçant, la toux au bord des lèvres. Il n'avait évidemment pas eu assez d'énergie pour se protéger longtemps et, de toute façon, il était sans protection la nuit alors...

Cependant, contrairement aux autres, lui, il était fonctionnel. Plus de 9 membres de la caravane sur 10, mercenaires inclus, étaient malades et consignés à des lits, il n'y aurait bientôt plus d'eau et ils commençais à manquer de place malgré les tentes improvisés et l'ombre qu'elles procuraient.

Ceux encore debout tentais de l'aider autant que possible, chacun savait, bien qu'il tentait de le cacher, qu'il était malade aussi depuis le soir précédent, c'était inévitable, à force de s'occuper de tout le monde, mais personne ne savait vraiment comment il continuait de s'activer...

Forcement, seul ceux comprenant la nature de l'eldar auraient put comprendre. En fait, il était debout seulement par volonté et par magie, son front couvert de sueur à aller partout pour prendre soin des gens. En concentrant son énergie magique sur ses articulations, l'ex chevalier se contrôlait lui-même comme une marionnette à fils, ça prenait de l'énergie, évidemment, mais cette méthode réduisait justement l'énergie dépensée au maximum puisque toute articulation qu'il n'utilisait pas à un moment était simplement laissé à elle même.

Une technique rare, car difficile à maintenir puisqu'il fallait être en conversation d'eldar avec sois-même, une chose qui demandait un calme extrême, presque de la méditation, en temps normal. Ce servir d'une telle technique ainsi lui donnerait un mal de crâne de fou et le forcerait à rester cloué dans un lit pendant des jours, voir des semaines, une fois qu'il serait presque à cours d'énergie puisqu'il forçait son corps à se surpasser, mais ça, le demi-elfe le savait très bien.

Infusant un peu d'énergie dans les articulations de son bras droit, de sa main et de son poignet, Hadrian attrapa une de leur dernières gourdes pour en donner un peu à un malade qui ne pouvait presque plus bougé puis sortit en entendant son nom pour aider ceux encore en santés à entré un nouveau malade dans les tentes... C'était horrible, dans quelques heures, tout le monde serait malade, dans un jour, il serait le seul capable de bouger le moindre muscle et dans deux, trois tout au plus s'il avait beaucoup de sommeil, ce dont il doutait...


Bon sang Yllianna, Lärk, faites vites...

Le murmure presque grogné qui s'était échappé de ses dents tirèrent des regards lourds de sens à ses partenaires du moment... Tous savais que si de l'aide n'arrivait pas vite, ils déploreraient bientôt leur premier mort.

Sans grande réserve d'eau, sans véritable tente et sans remède, la fièvre du désert raserait tout, jusqu'à ce qu'il ne reste de l'oasis qu'un tombeau à ciel ouvert...

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