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 Le chant des hippocampes (Wilwarin)

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Silvan Garret
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MessageSujet: Le chant des hippocampes (Wilwarin)   Dim 30 Aoû 2015 - 19:13

Silvan soupira et repoussa la carte qu'il étudia un instant plus tôt. Il avait beau chercher comme un fou, il ne voyait pas où diable il pouvait bien établir un quartier général... Et puis bon, le boucan qui venait du pont n'aidait en rien. Le capitaine du Brume D'Ombre passa un large manteau bleu dérober un an plus tôt à un capitaine de la marine et prit son tricorne sur sa table. Il prit le temps de bien couvrir son torse, préférant toujours ne pas montré la brûlure, même à ses hommes, puis sortit de sa cabine pour trouver un spectacle bien curieux... Une dizaine de ses hommes était réunis autours d'un elfe marin auquel ils avaient attacher la mains et les pieds. Déjà les elfes marins étaient plutôt rares, en plus il ne voyait pas la raison pour laquelle ses hommes en capturerait un, si ils le voyait...

''Si je puis me permettre de vous interrompre, qu'est ce que vous faites et pourquoi y-à-t'il un elfe marin que je n'ais pas invité à bord de mon navire?''

''On l'as r'péché cap'tain! C't'un espion, j'vous l'jure!''

''Ouais capt'ain! Il dit qu'i' chantait! À des hippocampes en plus! Il aurait put inventer mieux!''

Le demi-elfe dut se retenir pour ne pas tous les faire passer par dessus bord. Il se pinça l'arrête du nez, essayant de trouver un moyen d'expliquer la situation à ses hommes, puis décida d'appeler son second. Une poignée de secondes plus tard, une jeune femme habillé d'un habit qui avait évidemment été dérober à un marin masculin débarqua sur le pont en poussant même les plus costauds hors de son chemin... Et aperçue l'elfe. Un regard vers Silvan et une dizaine de secondes qui paraissait durée une éternité plus tard, la femme vira au rouge et commença à distribuer une paire de claque à chaque membre de l'équipage qui avait participer à ce... Kidnapping.

DE TOUT LES IDIOTS DE LA TERRES JE ME SUIS PRIS LA SEULE BANDE QUI CAPTURE UN ELFE MARIN! ÇA SE BOUFFE PAS! ET C'EST UN ELFE BON SANG! LES ELFES ÇA CHANTE À TOUT! AU ARBRES, À L'HERBE! AUX HIPPOCAMPES! JE M'EN TAPE!

Mila continua d'injurier les hommes alors que Silvan, lui, se demandait quoi faire de l'elfe... Il ne savait pas qui il était, mais il traînait dans les eaux entourant Akeraï... Et il y avait cette nouvelle qu'il avait reçut, quelque jours plus tôt... Nuhada Long John Silver, seigneur corsaire, et une femme, ce qui était assez rare habituellement, surtout à un tel rôle,  avait recruter un elfe marin. Il n'y avait pas beaucoup de chance que ce soit le même mais...

Le demi-elfe déglutit et enleva son tricorne le temps de passer une main dans ses cheveux et le remit. La dernière chose dont il avait besoin était de chercher des noises à Nuahada. Il voulait devenir seigneur corsaire à son tour, et ce n'était pas en kidnappant l'équipage d'un d'eux que l'on en devenait un. Il devait être sur de lui. Il ordonna à Mila de se calmer et de faire transporter l'elfe à sa seconde cabine, celle, plus libre, où il avait un vrai lit. Sa cabine sur le pont était plus un bureau... Et puis de toute façon, il dormait habituellement très peu, ses nuits étant hanter de cauchemars. La lune monta dans le ciel, le soir laissant tranquillement le pas à la nuit. L'elfe semblait avoir essayer de parler, mais avec le boucan qu'il y avait, rien ne semblait atteindre les oreilles du capitaine.


La cabine était légèrement décorée, une bibliothèque, une table, un violon et une douzaines d'ouvrages de musiques éparpillés sur celle-ci était les seules choses en vue. Le prisonnier fût attaché à une chaise, mais le demi-elfe ordonna qu'on lui laisse les jambes libres et que ses poignets ne sois pas trop serrés. Il enleva son manteau et son tricorne, les laissant tomber sur le lit qui résidait dans un coin non loin de la porte et prit place sur une chaise qu'il avait placé à l'envers devant son ''Prisonnier'', les bras sur le dossier.


''Alors... Que diable est-ce qu'un elfe marin fait dans le coin?''

Un homme vint bientôt briser le silence en entrant dans la salle, une bouteille à la main et un cache-oeil sur son oeil droit. Il paraissait mécontent de devoir laisser le capitaine seul avec un prisonnier et dût être encourager d'un ''Ce seras tout, Alik, Merci.'' pour le faire partir. Silvan soupira, se doutant bien que l'enseigne avait en fait prit la bouteille à un autre pour se donner une raison de venir voir si tout allait bien. Il prit deux verres que l'homme avait déposé sur la table avec la bouteille et versa deux verres de rhum. Il attrapa un couteau sur la table, se dirigea vers son captif, et coupa ses liens avant de déposer la lame et de lui offrir un verre.

''Au cas où tu aurais une idée folle, je ne suis pas capitaine pour rien et puis, de toute façon, tu est au milieux d'un navire remplis à craquer de pirates qui ne demande rien de plus que de te descendre, alors je n'y penserait pas trop.''

Le jeune homme attrapa son violon et laissa son cousin marin parler. Il devait surement avoir quelque chose à dire, après tout...

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Wilwarin Gwilwileth
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MessageSujet: Re: Le chant des hippocampes (Wilwarin)   Lun 31 Aoû 2015 - 14:29

Le soleil était encore haut lorsque l'elfe marin s'étira.
Il se réveillait de la sieste qu'il avait fait au bout du pont à l'ombre d'une voile.
Ou plutôt, le soleil venait de frapper ses paupières d'elfe poisson, le forçant à rouvrir les yeux.
Cela faisait quelques heures qu'ils avaient accosté à Akeraï, quelques heures et les marins en avaient déjà profité pour partir chacun de leur côté, à la recherche d'une paire de jambes pour satisfaire leurs instincts et dépenser leur solde durement pillée.

Wilwarin ouvrit un œil.
Il faisait un peu trop chaud, au soleil.
Il tourna la tête d'un côté, puis de l'autre, mais il n'y avait guère que quelques matelots sur le pont, et le navire n'allait pas partir avant un moment. L'elfe se décida enfin à retrouver son compagnon le plus cher, l'océan.

Son plongeon fut parfait.
Silencieux, il ne créa presque pas de vagues.
Sous la surface, l'elfe sombrait encore et encore vers les profondeurs.
La magnificence silencieuse des fonds marins était telle que l'elfe allait de rochers en rochers sans accorder la moindre pensée à autre chose. Comme au temps qui passait par exemple. Il chantait. Et les poissons, les anémones, tous les êtres vivants lui répondaient. Il fit cela pendant longtemps, lui-même ne sut pas vraiment combien de temps il y passa.

Au bout d'un long moment, ayant calmé sa soif de découvertes marines, il regarda autour de lui.
Il s'apprêtait à retourner au bateau, mais évidemment, il s'était perdu. Non que cela l'inquiète beaucoup, remarquez. Wilwarin n'était pas du genre à s'inquiéter ou à avoir peur.

Il en fallait beaucoup pour arriver à ce résultat.
Et c'est probablement la raison pour laquelle, alors qu'il était en train de demander en chantant son chemin à un père hippocampe et ses enfants chamailleurs, et lorsqu'un filet lui tomba dessus, il ne se débattit pas vraiment. Il pouvait respirer dans l'air aussi bien que dans l'eau, et un filet ne se lançait pas seul. Au bout du filet, il y aurait quelqu'un, probablement un pêcheur, à qui il pourrait demander le chemin du port d'Akeraï.

Il fut hissé non sans maladresse, récoltant peut être quelques contusions, à bord d'un navire.
La première impression de Wilwarin fut que le bateau était légèrement trop haut pour être un bateau de pêcheur. La seconde, fut qu'il n'avait en effet pas affaire à des pêcheurs. Certes, tous les marins se ressemblaient un peu, mais Wil avait suffisamment l'habitude des pirates pour savoir à qui il avait à faire.

Sitôt qu'on le sortit du filet, il se retrouva les poignets et les chevilles liées.
L'elfe rigola, mais surtout il se demanda si tous les pirates attachaient les elfes marins qu'ils croisaient. Ça commençait à devenir une habitude. Malheureusement, les hommes qui l'entouraient n'apprécièrent pas vraiment le rire de leur prisonnier, et il récolta quelques coups.

Il aurait pu chanter en Eldar pour tranquilliser un peu ces marins nerveux, mais ils avaient arrêté de le molester, alors il s'en abstint. Il voulait toujours leur demander la direction d'Akeraï, alors il pouvait bien jouer le jeu, même s'il aurait pu se débarrasser plutôt facilement des cordes qui l'entravaient.

Mais c'est alors que l'un d'eux l'attrapa au collet –enfin, à la gorge car il n'en avait pas.
– Alors ? Qu'est-ce que tu fichais à nous espionner depuis ton recoin de vase, sale monstre ?

Un homme bien vulgaire et peu amène au demeurant.
Mais mieux vaut faire contre mauvaise fortune bon cœur et lui répondre.
Même si le marin ne le croirait probablement pas.

– Je chantais à des hippocampes.

Ce qui était objectivement vrai.
Mais comme vous pouvez vous en douter, cela ne passa pas.
L'elfe eut le temps de se prendre encore quelques coups et de recevoir d'autres questions auxquelles il ne sut répondre –ce qui entraînait d'autres coups– avant qu'une voix ne déchire le silence.

– Si je puis me permettre de vous interrompre, qu'est ce que vous faites et pourquoi y a t-il un elfe marin que je n’ai pas invité à bord de mon navire ?

Oh, tiens, le capitaine...
Ce pouvait à la fois être une bonne et une mauvaise nouvelle.
Bonne si il arrêtait l'action de ses subordonnés. Mauvaise s'il en rajoutait...
Une toux à peine perceptible secoua l'elfe. Merde... ils n'y étaient pas allé de main morte.
Entre ses paupières mi-closes, Wilwarin aperçu une silhouette donner des baffes à d'autres silhouettes tout en criant très fort.

Il tenta de se faire entendre, mais le bruit ambiant l'en empêcha.
Puis le ciel paré des couleurs de l'aube apparu d'un coup au-dessus de l'elfe.
Tiens, où était passée la mer d'humains bruyants qui s'étaient tenus au-dessus de lui ?
Sans beaucoup de ménagement, il fut soulevé du sol et transporté pendant un moment qu'il ne saurait définir, jusqu'à une cabine dans le ventre du navire.

Saletés de pirates...
S'il avait utilisé son chant quand il en avait eut l'occasion...
Wilwarin cligna des yeux, avec ses deux paires de paupières, verticales et horizontales.
Il se trouvait bien dans une cabine, de ce qu'il en voyait. On l'avait assit sur une chaise, enlevant les liens de ses chevilles et desserrant ceux de ses poignets. Quelle délicate attention.

Celui qui semblait être le capitaine était là, en face de lui.
Wilwarin en profita pour faire le tour des dégâts. Il ne pressentait aucune hémorragie interne et aucun os brisé, ce qui lui fit dire qu'il avait déjà vu pire, et retrouver automatiquement sa jovialité. Il avait eut le temps de se remettre mentalement, et était à nouveau comme toujours : têtu, gamin, joyeux et légèrement agaçant.

– Alors... Que diable est-ce qu'un elfe marin fait dans le coin ?

Wil hésita... "Je me suis perdu", ça passait ?
En tous cas, ça n'était pas très bien passé auprès de son équipage.
Heureusement, l'elfe fut sauvé par l'arrivée d'un membre du-dit équipage, venu poser une bouteille de rhum sur la table. Les verres cliquetant comme des os qui se rencontrent n'intimidèrent pas franchement l'elfe, mais ce n'était probablement pas non plus l'effet recherché.

Les liens tombèrent, et le Telerin d'adoption pu enfin ramener ses mains devant lui.
Peu de temps après, c'est un verre qui se retrouva entre ses doigts palmés. Si Wil regarda le récipient un peu bizarrement, c'est surtout parce qu'il ne s'y attendait pas, et pas vraiment parce qu'il hésitait quant à savoir si il contenait du poison ou non –il était beaucoup trop naïf pour ça, il aurait accepté un verre de n'importe qui.

– Au cas où tu aurais une idée folle, je ne suis pas capitaine pour rien et puis, de toute façon, tu es au milieux d'un navire rempli à craquer de pirates qui ne demandent rien de plus que de te descendre, alors je n'y penserais pas trop.

Wil haussa un sourcil.
Pourquoi ferait-il une chose pareille ?
Il était au chaud, au sec, et avec un verre de rhum à la main.
Que demander de plus d'un accueil pirate ? Ça dépassait toutes les attentes qu'il aurait pu avoir.
Dans son innocence, il avait presque déjà oublié le rudoiement des pirates, un peu plus tôt.
Il regarda l'homme attraper un violon, se demanda s'il allait en jouer.
Mais son hôte semblait plutôt attendre une réponse.
L'elfe la lui offrit avec un grand sourire.

– Tout d'abord, merci pour votre accueil ! Je n'ai pas l'intention de fuir ou de tenter quoi que ce soit, pour une raison très simple : en fait... il se peut que je me sois perdu. Je cherchais mon navire, et demandais mon chemin à une famille d'hippocampes quand un filet m'est tombé dessus. Vos gars ont des caractères un peu rêches, non ?

Wilwarin babille sans presque attendre de réponses.
Ou en tous cas, c'est souvent l'impression qu'il donne à ses interlocuteurs.
S'il a déjà complètement oublié le rudoiement de l'équipage, quelques traces subsistent : une lèvre fendue, un peu de sang qui avait coulé depuis sa bouche et avait été étalé depuis, ainsi que des hématomes violets qui commençaient à apparaître sur la peau bleue de son torse –nu, comme à son habitude.

– Vous vous appelez comment ? Moi c'est Wilwarin Gwilwileth ! Il est joli votre navire, il ressemble un peu à ceux qu'on construit à Sipheaï. Oh ! Est-ce que c'est un livre de Melin Awindler sur votre étagère ? J'ai travaillé avec lui, quand j'étais à la Tour, un homme comme on en rencontre trop peu ! Il faudra que je relise ses écrits un de ces jours. On ne le dit jamais assez mais le...

L'elfe-océan continua son babillage, passant du coq à l'âne.
Peut être qu'avant la fin, son geôlier en aura tellement marre qu'il le jettera par dessus bord.
Même si ce n'était absolument pas le but recherché. Wil était un être... dans son monde.
Après tout, lorsque le capitaine en aura assez, il n'aura qu'à l'interrompre.

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Silvan Garret
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MessageSujet: Re: Le chant des hippocampes (Wilwarin)   Mar 1 Sep 2015 - 6:38

Silvan en resta presque sans voix... Pour un type qui avait, il y as de ça quelques minutes, les pieds et les poids liés, il était loquace, la poisson. Le capitaine l'écouta un moment tout en accordant son violon tranquillement, puis se demanda comment l’interrompre d'une autre façon qu'en criant ''La ferme''. Doucement et d'un mouvement agile, pratiqué, parfait, il fit tournoyer son archet et le déposa du même coup sur son instrument musical, caressant les cordes doucement.

Une chanson assez connue, au final. Commune, même. Le genre qu'on peux facilement trouver dans une taverne quelconque... Mais avec quelque chose de plus, de camoufler. Un sentiment, une émotion. Comme si le demi-elfe avait enfermé tout ses voyages sur les mers et toutes ses batailles dans chacune des notes. Les yeux fermés, un sourire sur les lèvres, on aurait presque dit que c'était le violon qui jouait de lui, et non le contraire. Dans le couloir et même sur le pont, d'où l'on entendait une ou deux notes venir mourir, les pirates normalement bruyant se turent. Tous sauf à bord sauf l'elfe marin avait entendu l'homme jouer plus d'une centaine de fois, pourtant, à tout les coups ça les hypnotisait. Il jouait avec grâce et douceur, il jouait comme un elfe chante, sauf que lui il ne changeait pas la réalité, il ne faisait que la faire oublier.

Quelques minutes passèrent, Silvan avait à peine remarquer si l'elfe c'était tût ou non, mais quand il ouvrit les yeux, l'homme à la peau d'océan le regardait.


Nous somme en ce moment même non loin de la côte d'Akeraï. Vu comment mes hommes t'on traiter, je t'offre d'y appareiller en matinée, si tu le souhaite. Et si tu veux te reposer, tu peux prendre cette cabine, je ne m'en sert carrément jamais de toute façon. Je veillerais à ce qu'on ne t'importune pas et tu seras rentrer à Akeraï à l'aube.

Il savait bien qu'un elfe marin pouvait facilement y nager beaucoup plus rapidement, mais quelque chose comme une conscience, si il en avait une, lui chuchotait de bien traiter l'elfe. Probablement cette histoire d'elfe marin engagé par Nuhada qui le chicotait, mais après tout valait mieux être prudent... Et puis, les elfes, marin ou pas, était habituellement pacifique... Pas exactement le genre à traîner dans Akeraï, bref. Il s'écrasa dans sa chaise, d'ailleurs quand diable c'était-il levé? En jouant?, et attendit tranquillement une réponse de l'elfe... Tout en pensant à quel punition il allait infligé à l'idiot qui l'avait mit dans cette situation en décidant d'aller à la pèche aux elfes comme si il ne s'agissait que d'un vulgaire poisson.

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MessageSujet: Re: Le chant des hippocampes (Wilwarin)   Jeu 10 Sep 2015 - 15:32

Wilwarin avait une certaine habitude des pirates.
À sa première rencontre avec Nuhada, ils l'avaient attaché au mât, et molesté aussi.
Mais également, l'elfe ne se souciait pas vraiment de son corps, le voyant plus comme un matériau à sa disposition, qu'il pouvait manipuler à loisir : elfe-loup, puis elfe-océan, peut être un jour elfe-arbre ou elfe-dragon, qui sait ?

Et qui pouvait se targuer de savoir ?
Certainement pas lui. Ce n'était pas du tout le but du jeu.
Si un jour il revenait sur son apparence, il ne voulait pas déjà imaginer ce que ça donnerait.
Il aimait les surprises, même celles qui allaient de lui à lui-même.

Il avait arrêté net son babillage dès que la première note avait résonné dans l'espace.
Il s'était laissé hypnotiser par le rythme, le son qu'il tirait de son instrument. Fugitivement, il s'était même demandé ce que cela donnerait si son chant accompagnait ce violon. Probablement quelque chose d'harmonieux, mais il n'osa bien sûr pas interrompre son hôte, bien trop fasciné par les sons qu'il tirait du bout de bois et de cordes entrelacés.

Ses yeux se plantèrent dans ceux du capitaine à la seconde où ce dernier les rouvrit.
C'était beau. Harmonieux –presque, dirait-on, malgré la chanson choisie– il allait d'ailleurs probablement complimenter le pirate surprenant, quand celui-ci prit la parole, achevant d'étonner l'elfe-océan.

– Oh.

Wil s'était attendu à beaucoup de choses.
Qu'on le jette du navire la tête la première, qu'on essaye de le vendre...
Mais que le capitaine soit aussi prévenant, c'était une première –de part son expérience des pirates tout du moins. Bien sûr qu'ils étaient géniaux et cools ! Mais en général ils étaient surtout sans grande pitié et s'arrangeaient pour être menaçants et méfiants.

L'elfe cligna des yeux.
Là, non seulement il s'excusait –presque– pour les mauvais traitements, mais en plus il lui proposait un lit, ainsi qu'une... escorte ? pour le lendemain ? Tant d'attentions et de prévenance était très étrange en soi, mais aussi très sympathique. Wil n'était, pour un pirate, pas du genre méfiant.

– Ne le prenez pas mal, car j'en suis moi-même un, mais pour un pirate vous êtes sacrément gentil !

Wil avait dit ça avec toute l'innocence et toute la gentillesse du monde.
Il offrit son air le plus charmant à l'homme au violon. Enfin, homme. Semi-homme plutôt.
Mais ce n'était pas comme si ça changeait grand chose. L'elfe-océan préférait largement les humains aux membres de son peuple, trop précieux et hautains à son goût. Les demi-elfe l'étaient déjà plus rarement, même si il y avait des exceptions.

– Mais, dîtes-moi, pourquoi ne me donnez-vous pas tout simplement la direction du port ? Je peux facilement m'y rendre par mes propres moyens. Bon, c'est vrai que mon bateau ne s'en va que dans deux jours, mais la capitaine risque de s'inquiéter, elle a menacé de me mettre une laisse la dernière fois que je me suis perdu... lança-il avec simplicité, en plus d'une moue presque boudeuse sur la fin.

Wil pencha la tête sur le côté, étonné de la réaction de l'homme assit en face de lui.

– Dîtes vous... vous allez bien ?

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Silvan Garret
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MessageSujet: Re: Le chant des hippocampes (Wilwarin)   Lun 14 Sep 2015 - 7:08

Silvan dut se frapper la poitrine à plusieurs reprises, s'étant étouffer sur sa gorgé de rhum. Son inquiétude avait été fondé, il en était désormais certain.Une femme, capitaine pirate qui avait un sale caractère et qui avait un elfe marin sous ses ordres: Tout indiquait Nuhada. Après un énième coup de son poing droit, il cracha le liquide qui lui brûlait la gorge dans un bol délaissé là il ne savait pas trop quand, et il s'en fichait un peu. Ses coups et étouffement lui avait fait ouvrir et déplacé sa chemise légèrement, révélant sans qu'il ne s'en rende compte le contour supérieur de son énorme cicatrice qui avait toujours la même apparence brunâtre et étiré de peau brûlé.

Je vais bien, je vais bien... Dit, ta capitaine, elle ne s’appellerait pas Nuhada, par hasard?

Il connaissait la réponse d'avance, pourtant le capitaine eu un instant fou où il espéra entendre un ''Non.'' Franchir la paire de lèvres bleus sur laquelle ses yeux était braqués. Il s'étira légèrement, histoire d'essayer de faire passé le choque de étouffement, découvrant un peu plus de sa cicatrice, qui commençait à laissé paraître une courbe lorsqu'il s'en rendit compte et reboutonna sa chemise avec un juron, replaçant la broche qui tenait habituellement son col fermé. Il pensa une seconde sortir une histoire ridicule pour expliquer la cicatrice que son invité du moment n'avait surement pas manqué, mais décida plutôt de se réduire au silence... Avec un peu de chance, l'elfe marin n'avait pas remarquer qu'ils avaient tout deux du sang elfique et penserait simplement qu'un capitaine humain devait avoir bien des cicatrices... Après tout, il ne savait pas comment expliquer qu'il ne pouvait pas la réparer par l'eldar. Un elfe pur sang qu'il avait interroger avait parlé de traumatisme lattant ou un truc du genre, il s'en fichait un peu. Pour l'instant, il avait de plus gros problèmes: Ses hommes avait molesté un membre de l'équipage de Nuhada Long John Silver. Il ne doutait en rien de l'habileté de son navire, ni de la sienne et encore moins de la précision de ses canonniers... Mais par l'enfer, si il devait se frotter à une seigneur corsaire, il aurait préféré attendre d'en être un, lui même! Ce rêve semblait soudain beaucoup moins proche... Et sachant qu'il était déjà loin à l'origine, ca en disait long sur sa situation! Silvan ne put s’empêcher de laisser glisser un soupir suivit d'une réflexion à voix basse.

T'est dans d'beaux draps, Garret... La reine des mers de l'ouest et ton équipage tabasse son dernier membre..

Pour tout dire, il n'était même pas sûr de la gravité de sa situation. Il aurait put s'expliquer, mais si les rumeurs était vraies, Nuhada était une femme avec une beauté aussi mortelle que son caractère. Le demi elfe pensait tellement rapidement, essayant de tout prévoir, qu'on pouvait presque entendre les engrenages de son esprit tournés dans sa tête. Il finit par s'en remettre à l'évidence: Il n'avait aucune idée de quoi faire. Le capitaine se laissa tombé dans sa chaise, se coula un autre verre de rhum et en prit une longue rasade après en avoir offert de nouveau à l'homme poisson. Il ne croyais pas que la dite renne des mers le tuerais, ça aurait été à la fois trop facile et trop difficile. Mais après tout, pour ce qu'il en savait... Le demi-homme demanda rapidement à son invité si il voulait du thé, le gout du rhum lui semblant soudain bien moins réconfortant, puis sortit une pochette des herbes nécessaires, une petite fortune en feuilles, tout en écoutant, l'elfe marin semblait aimer parler et maintenant qu'il en avait l'occasion, il dirait surement quelque chose, après tout...

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