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 Fuite fuite ! Comment ça je suis poursuivi ?! [If et Wil]

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Ghozwi
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MessageSujet: Fuite fuite ! Comment ça je suis poursuivi ?! [If et Wil]   Mar 18 Aoû 2015 - 20:44

Sérieusement, Ghozwi, mais qu'est-ce que tu fiches ? Ma vie n'est pas suffisamment bien que je me suis senti obligé d'accepter la proposition de cette brunasse ?!

Non, attendez, je vais respirer un coup... Voilà, comme ça, c'est très bien. Et je vais m'asseoir aussi, là, tranquillement. Réfléchis, Ghoz'... Si tu suis cette pirate, tu devras certes supporter les voyages, les matelots, les humeurs d'une capitaine capricieuse et les mandales de son Orc de compagnie. Mais tout ceci ne sera que pour un temps, hein ? Et à côté de ça, tu verras du monde, tu pourrais devenir reconnu. Attends, un gobelin qui construit une forteresse, c'est pas commun ! Et tu deviendras riche... Grâce à cette argent, tu pourras continuer tes projets, tes expériences personnelles. Via cela, tu seras respecté... Et puis, n'ais crainte du danger, après tout les pirates sont plutôt doués pour aller le chercher mais pour s'en réchapper aussi bien, vite fait... Vite fait bien fait...
Oh merde, mais pourquoi j'ai pensé à ce dernier point ? Non mais ça va, calmes, le danger c'est rien. C'est pas comme si j'allais voyager dans un bateau, avec des humains, sur la mer... Sur la mer...

D'accord, ce soir je prends quelques affaires et je me tire de Quetaïn sans laisser de trace !


~~~


Dès que j'ai une idée en tête, je l'entreprends, et avec beaucoup de minutie. Oh, vous pouvez le dire, je suis un lâche. Sachez que j'ai horreur de ne pas tenir aux promesses que je fais, mais ma vie avant toute chose. Je ne peux pas, mais définitivement pas voyager sur la mer... Même si je survis, rien que de m'imaginer dessus me donne un haut-le-cœur. J'ai récupéré quelques affaires dans mes quartiers de la Collaboration, ainsi qu'une caisse avec mon matériel. Je vais embarquer dans la première charrette que je croise. Peu importe où elle va, du moment que je me retrouve loin de Quetaïn pendant quelques temps, je m'en porterais bien.
Je trouve le transport idéal qui part pour Akeraï. Ce n'est pas un pays que je porte dans mon cœur, mais il fera un bon exil. La charrette part très tôt, dans la matinée, où je prends le temps de me reposer, vue la courte nuit que j'ai passé. Le voyage va durer à peu près une semaine, en y allant tranquillement. Je ne peux pas m'empêcher de rouvrir les yeux, jetant un coup d'œil vers le paysage de Quetaïn qui s'éloigne petit à petit, lumineuse sous les rayons du soleil. Pourvu qu'ils ne me retrouvent pas...


4 jours plus tard

Le chemin est bien dégagé. La charrette est arrivé au niveau de la mer, vers le nord de la région d'Akeraï. Il nous reste quelques jours avant d'arriver à destination, et le plus dur reste à venir... On ne rentre pas si facilement dans ce pays. Oh, pas tant parce qu'ils contrôlent les entrés et sorties de leur ville, mais surtout parce que l'on risquait de croiser les nombreux brigands qui trainent dans les environs de cette ville remplis de détrousseurs, d'assassins, et de marchands très peu scrupuleux. Le conducteur préfère contournons les zones à risque en passant par un chemin moins praticable. Pourquoi mon instinct a toujours raison lorsque je me dis "ça va mal se passer" ?! Et bien parce que ce qui doit arriver arrive toujours lorsqu'on ne le souhaite pas.
Je ne sais pas c'est quoi le pire entre l'fait que la charrette se soit fait percuter par un animal sauvage du bois et qu'une roue se brise au choc ou l'fait que ma caisse de matériel dégringole parmi les autres affaires des voyageurs et qu'elle s'ouvre pour laisser s'étaler tous son contenu. Bordel. Fais chier. Il faut attendre plusieurs minutes avant que je puisse sortir, me libérant d'un homme qui est tombé sur moi. M'étirant le dos, tandis que ce dernier s'excuse auprès de moi frénétiquement, je finis par me tourner vers les autres. Aucun blessé à première vue, à part le conducteur qui a reçu un poque sur l'épaule mais rien de grave. Le voyageur me regarde, nerveux et inquiet, et je lui souris, signifiant que je ne suis pas blessé. Il se rassure, un peu, mais reste encore sous le choc des évènements soudain. Bon, pas de panique... Déjà, personnellement, je vais ranger tout ce bazar, et vérifier que le monstre ne soit pas encore dans les parages. Punaise, ça a dû être une sacré bestiole... La charrette est pour le moment hors d'état de continuer le chemin. En tout cas, pas tant que la roue soit changée. J'ai largement le temps de rassembler les affaires de tout le monde. Et en ramenant une marchandise d'un des voyageurs que je lui tends poliment, je remarque l'un de mes propres outils ..... Glisser et tomber dans le bois ?! Mais non !!!
Je cours à la poursuite de l'outil perdu, que j'entends chuter. Faut vraiment être taré pour courir derrière un bout de ferraille, vous allez m'dire, mais cet outil est unique en son genre et il me sert pour fabriquer un tas de truc. Je vous épargne les détails... Mais bon sang, ce bois est impraticable ! Il me rappelle les chemins rocheux dans les montagnes de Fanoesia... J'ai plus l'habitude de faire ça, mais je m'en sors assez bien.

Je suis la piste au son de l'outil qui percute toute sorte de chose sur le chemin de sa chute quand soudain... "Plouf". Plouf ?!
Comment ça plouf... ?
Oh non...
Je m'arrête de justesse pour éviter de tomber dans l'horreur-sans-nom-que-je-n'ose-même-pas-tremper-le-pied-dedans ! Un lac, bon sang, de l'eau. Mais pourquoi ? Pourquoi ça m'arrive à moi, là, maintenant, et pourquoi de l'eau ?!
Je m'assoie, regardant avec impuissance l'outil couler, reprenant ma respiration. Bon, calmes toi et réfléchis mon grand. Je regarde autour de moi, comme si j'espère voir une personne pour venir m'aider. Mais, bien entendu, personne n'est là. Je soupire et tressaille. Je vais devoir le repêcher, mais ... Encore faut-il que je sache nager mieux que ce que je suis capable de faire, et avec autant de profondeur, je ne suis pas bien sûr d'y arriver. Non mais regardez moi cette horreur, de l'eau partout, c'est super flippant...
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Sigifrid. H. Génévil
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MessageSujet: Re: Fuite fuite ! Comment ça je suis poursuivi ?! [If et Wil]   Lun 24 Aoû 2015 - 21:21

Ça fait des jours qu'il marche.

Pas que ça le gêne, notez. Vagabond modèle, il a parcouru routes et chemins de terre, laissant la chance le guider, ou plus pragmatiquement les panneaux quand l'alcool venait à manquer. En tout cas, quand il a un panneau sous les yeux, il sait parfaitement où il ne doit pas aller, et c'est vers Feïral. Là, If le poche vient de refaire le plein de mauvais vin et peut se permettre de marcher là où ses pas le mènent.

En l'occurrence, vers Akeraï et ses marécages.

Un sourire sinistre retrousse ses lèvres, invisibles sous sa barbe. Vingt ans plus tôt, il aurait évité l'endroit comme la peste, ou bien s'y serait précipité pour y faire couler un bain de sang. Il voit le spectacle que ç'aurait été. Une armée derrière lui. Lui gueulant un discours à la con, inventé sur l'instant et qui aurait ressemblé indéniablement au précédent, pour motiver les troupes. Et en réponse, eux aussi auraient gueulé à plein poumon des « Sigifrid ! » ou des « Sacreguerre ! Sacreguerre ! », pour se débarrasser de la terreur qui leur aurait tordu les entrailles. Et la poigne de la peur mêlée d'excitation se aurait aussi resserrée sur son estomac, et un sourire dénaturé aurait étiré ses lèvres. Peut-être qu'il aurait eu George à ses côtés. Rien de tel que la présence de leur prince pour redonner du courage aux hommes. Mais combien seraient morts dans une telle entreprise, un tel combat stérile ? Des familles auraient perdu père, oncle, frère, cousin, amant...

Le sourire devient rictus amer. Hilde la picole sort une bouteille bien entamée et avale une gorgée de la piquette qu'il a acheté. L'alcool lui brûle la gorge et l'estomac, mais calme pour un moment les tremblements de sa main, et le distrait de pensées sombres et fielleuses. Les rares brigands qu'il croise sur sa route le laissent en paix. On ne détrousse pas quelqu'un qui n'a plus rien, et qui en plus possède certainement des poux et autres vermines. S'il récolte la pitié sur son chemin, If s'en fiche. Pour l'instant, il veut juste arriver près d'un port pour travailler aux docks et pouvoir acheter sa boisson.

C'est en longeant un bois aux arbres noueux qu'il tombe sur une caravane ayant subi une avanie. De base, Hilde la picole ne se serait même pas arrêté, mais après tout, si par son aide il peut convaincre le chef de la caravane de lui donner une petite pièce ou d'épargner ses pieds en le prenant à l'arrière d'une charrette, il ne va pas se priver. Sa voix cassée s'élève :

« 'jour, z'avez b'soin d'un coup de main ? »

On lui retourne des regards d'abord méfiant, mais sans arme et avec son air pouilleux, on baisse très vite sa garde. Pas trop, parce qu'on les connaît bien, ces mendiants d'Akeraï, parfois assez désespérés pour essayer de voler de quoi s'acheter un repas chaud, ou ceux qui mettent des nippes dissimulant une dague bien effilée pour mieux s'approcher des honnêtes gens. Mais assez pour le laisser approcher, échanger quelques mots avec un ou deux passagers, et ramasser deux ou trois bricoles qu'on accepte avec un sourire poli et forcé, avant de les frotter frénétiquement une fois que l'ivrogne a le dos tourné. Enfin, If réussit à approcher assez du conducteur pour parler un peu. L'homme le remercie, le nez retroussé. Le visage d'If la picole ne bronche pas. Il sait très bien qu'il n'a pas la fragrance parfumée et racée d'Al-Vyr, la plus belle femme au monde – ou du moins le dit-on. Hilde hausse les épaules

« Si on s'entraide pas sur les routes, on l'fait pas, à Akeraï, d't'façon. »

Et l'autre de lui retourner un sourire vague. Hilde le sait très bien, de toute façon, que ça aurait été plus gratifiant de recevoir l'aide d'un véritable garde en armure brillante. Manque de mot, c'était un héros de guerre de Feïral. Pour l'armure brillante et la belle parlotte, c'était rapé.

« Nous... Hum, allons changer la roue, ça ne prendra pas longtemps, si tu pouvais rassembler les voyageurs qui se sont éloignés et leur dire de retrouver leurs affaires rapidement... Tu auras un sou pour ta peine.
- Sûr m'sieur, et généreux avec ça. »

Incapable de dire si le vagabond fait preuve d'ironie ou non – ce qui était le cas –, le chef de la caravane le laisse s'éloigner d'un pas traînant, à la recherche de derniers passagers qui seraient peut-être partis se soulager la vessie dans le bois à côté. Un homme lui fait signe.

« Tout le monde est là, sauf le gobelin qui nous accompagnait, il est parti de ce côté. »

Le poche hoche la tête, grommelle un vague remerciement et s'enfonce dans le bois à la recherche de la peau-verte. Il sort de nouveau sa bouteille, avale de longues gorgées et titube à moitié à cause de l’irrégularité du chemin. A travers le feuillage grisâtre, If repère un vert qui n'a rien à voir avec la chlorophylle et s'en approche. Les longues oreilles le renseignent assez vite sur la nature de ce vert. Les gobelins à Akeraï, de toute façon, on n'en voit pas des masses. D'un rot, il se débarrasse du poids du mauvais vin sur son estomac.

« Hey, la caravane m'envoie. Ils vont bientôt changer la roue, donc r'partir, faut arrêter d'regarder l'eau, l'gamin. »
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Wilwarin Gwilwileth
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MessageSujet: Re: Fuite fuite ! Comment ça je suis poursuivi ?! [If et Wil]   Dim 30 Aoû 2015 - 18:58

Afin de trouver des volontaires pour construire sa forteresse, Nuhada Long John Silver créa des groupes de ses marins qu'elle envoya aux quatre coins d'Aranor pour lui rapporter les candidats idéals. Elle donna à chaque groupe une liste de personnes à trouver. S'étant porté volontaire, Wilwarin se retrouva dans l'un d'eux. Pourquoi ? Parce qu'il se dit que ça pourrait être drôle, qu'il aimait bien se sentir utile au sein de l'équipage, et que ça faisait longtemps qu'il n'avait pas parcouru la terre ferme du continent d'Aranor.

Il mit des chaussures pour la première fois depuis des mois.
Ne serait-ce que pour éviter de déchirer inutilement ses pieds palmés.
Il se munit également d'une cape à capuche taillée dans un tissu d'un gris presque blanc.
La capitaine a dit que ce serait pas le moment de se faire repérer par des esclavagistes, mais Wil n'a pas très bien comprit le rapport entre ça et la cape. Peut importe, il trouvait l'idée bonne, car elle protégeait sa peau de poisson du soleil asséchant.

Il avait également, pour une fois, mis une chemise.
Seul son bas restait inchangé, une sorte de short de ce sombre tissu étrange résistant à l'eau.
Il s'était également équipé d'une sacoche dans laquelle il fourra quelques cartes de la région, plusieurs bouteilles d'eau (il se desséchait rapidement), un couteau et un coquillage.

Wil était donc partit quelques jours plus tôt en direction d'Akeraï, après être resté quelques jours à terre pour régler les derniers détails. Une seule demi-journée leur fut nécessaire pour entrer dans le royaume des marais, mais il leur restait encore deux jours de marche avant Akeraï.

Lorsqu'ils y arrivèrent enfin, les pirates, loin de mettre leur mission en premier plan de leurs priorités, semblèrent tous d'accord pour profiter de l'argent de leurs derniers larcins dans une taverne/auberge/bordel, au choix. L'elfe les aurait bien suivis, car il aimait bien boire, contrairement à la majorité des membres de sa race, mais il n'était pas aussi abruti que ces hommes qui plaçaient leur queue avant leur loyauté.

Wil, quand à lui, décida tout simplement de les laisser à leur sort, et s'en alla chercher leurs futurs compagnons. Il était certain que tout un chacun serait ravi d'une telle offre, comme lui-même l'a été il y a quelques temps. À la vérité, plusieurs jours passèrent sans qu'il trouve personne qui corresponde à la liste.

¤

Wilwarin ne savait pas trop comment il en était arrivé sur cette route de campagne.
Il avait commencé par aborder des gens dans la rue, ceux du moins qui lui semblaient avoir des chances de correspondre avec les critères du capitaine Long John Silver. Mais de fil en aiguille, il avait fini par passer les portes de la ville, puis était allé beaucoup plus loin qu'il ne l'avait prévu. Au final, épuisé mentalement par ses recherches infructueuses, il s'était laisser tenter par une balade le long d'un sentier, loin de l'agitation de la ville.

C'est alors qu'au détour d'un bois, il aperçu un convoi arrêté.
Wilwarin songea qu'ils étaient peut être tombés dans une embuscade.
Excité à l'idée d'une bonne bagarre contre quelques brigands, il grimpa aux arbres.
Jamais il n'a oublié l'époque où il était sylvain, et il s'accrocha aux branches avec une simplicité et une fluidité liquide ou bien animale. Ou elfique. Mais il déchanta rapidement, personne ne semblait se battre, il n'y avait à déplorer qu'une roue cassée. L'elfe songea à prendre le chemin du retour, quand il entend des voix dans le sous-bois, loin de la route.

Curieux de nature, Wilwarin redescend un peu de la hauteur à laquelle il est parvenu.
Il termine ses acrobaties à l'envers sur une branche, tenu uniquement par les genoux, la tête à deux ou trois mètres de celle d'un gobelin, c'est-à-dire tout à fait au-dessus de la flaque. Enfin, du lac pardon, mais vous comprendrez que par rapport à l'océan, cette petite marre ne méritait même pas l'attention de l'elfe marin.

Il cligna des yeux, deux fois, avec ses deux paires de paupières, verticales et horizontales.
Sa cape pendait, uniquement accrochée à son cou et à une agrafe de sa chemise, sur le même angle que sa sacoche qui se balançait au gré des mouvements de l'elfe et de ceux du vent.

– Bonjour, maître gobelin ! fit-il, tout sourire comme si absolument tout était normal. À tout hasard, seriez-vous un Ingénieur ?

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Ghozwi
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MessageSujet: Re: Fuite fuite ! Comment ça je suis poursuivi ?! [If et Wil]   Mer 23 Sep 2015 - 15:58

L'hydrophobie, lorsqu'on ne la possède pas, on se demande si la personne qui là ne fait pas exprès d'être si effrayé par de l'eau. Après tout, à part vous mouillez, elle ne fait pas grand chose... Mais je vous assure, quand je suis confronté à l'eau, je suis angoissé. C'est comme ça depuis tout petit. Rien que sentir l'odeur me retourne le bide. Je ne vais pas jusqu'à être malade, je suis plus solide que ça, allons. Mais je ne peux pas m'empêcher de la fuir, comme si elle représente la mort. Ce qui n'est pas loin d'être le cas, car les rares accidents que j'ai connu, du genre tomber à la renverse dans l'eau à cause d'un farceur de mauvais goût, j'ai bien failli me noyer... J'ai appris, du coup, que cela ne sert à rien de battre des bras et des pieds comme un déjanté si vous ne savez pas garder votre calme pour vous sortir de l'eau... La fois où j'ai coulé, j'ai été rattrapé in extremis par un collègue qui n'a pas pu s'empêcher de rire de la situation en me disant "Tu ressemblais à un poisson uni-nageoire aveugle qui coulait comme une enclume". Quel est le rapport entre un pauvre poisson handicapé et une enclume ? Je ne le sais toujours pas...

Il a fallu que l'outil tombe dans cet eau... Moi, impuissant que je suis face à cette situation, en pleine réflexion pour trouver une solution à mon problème, je ne peux que le regarder poursuivre sa chute lente vers les profondeurs d'un destin, attention vous allez rire : "de petit poisson dans l'eau". Haha... Franchement j'en ai fait des meilleurs. Voyez dans quel état elle me met, cette saloperie... Est-ce que vous saisissez mieux l'ampleur des dégâts si je dois voyager sur un bateau, sur la mer ! Pire que des moqueries, je serais prisonnier par mon propre malaise, ne pouvant même pas espérer en sortir, vue qu'il n'y aura aucun lopin de terre à dix lieux à la ronde lorsque le Capitaine aura mené la barque loin de Quetaïn ! J'ai le blues rien qu'en pensant à ces instants... Bon, allez Ghoz ! Reprends toi un bon coup ! Récupères ton bien et vas t'en d'ici, rejoindre les autres et décamper vite fait avant qu'un pirate de l'équipage de Nuhada Long John Silver ne te retrouve.
Mais, zut, comment je vais m'y prendre... Je regarde autour de moi, pour trouver... Je ne sais pas, un bâton, une liane, un truc pour repêcher mon outil. N'importe quoi, du moment que je ne touche pas ce fichu, satané, maudit lac ! Et les surprises, bonnes ou mauvaises confondues, arrivent toujours lorsqu'on s'y attend le moins... C'est toujours comme ça. Elle a démarré par un simple : «Hey  »
Oh bon sang de bordel d'un petit gob's qui court tout nu sur une place, autant vous dire un fou ! J'ai fait un bon d'un mètre au moins, et je me suis instinctivement réfugier vers l'arbre le plus proche... C'est quoi, c'est qui, quand où ?! Calmes, calmes... C'est rien. Lorsque la voix grave, bien humaine, me parvient aux oreilles, je souffle un bon coup. Non mais, vraiment Ghozwi, t'es vraiment un angoissé de première...
Je penche la tête sur le côté pour pouvoir le regarder, alors que l'homme me dit avoir été envoyé par la caravane. Bien. Ce n'est donc ni un brigand,  ni un pirate. Je sors de ma cachette pour me rapprocher de lui. Je le regarde attentivement, une fois à ses côtés... Et la première chose qui me vient à l'esprit c'est : Etait-il malade qu'on a l'impression qu'il tient mal sur ses jambes ou ? ... Ouah, non, mon nez m'indique qu'il a plutôt sacrément bu ... A voir son état vaseux, il doit être ivre, et ça depuis un sacré moment... Que fait un homme tel que lui en plein milieu d'un bois pour qu'il est trouvé la caravane accidentée ? Il faut que je reste prudent... Peut-être joue t-il la comédie ? Si c'est le cas, il le fait vraiment bien.

Euh, hey, voyageur... , lui répondis-je, un sourcil levé, alors que je continue de l'examiner du regard. Il ne ressemble pas à n'importe quel homme... Il me paraît assez pauvre, rien qu'à voir ses vêtements. J'ai l'habitude de voir des tenus colorés et riches en bijoux des quetaïniens... Il déparait complètement l'image que j'ai d'un homme entretenu, droit et fier. Que peut bien faire la vie pour rendre un être humain aussi triste à observer, rien que dans sa façon de se tenir, de me parler et... Et... Attendez une seconde...

Un gamin ?! - Je lui présente un large sourire amusé - T'as pas dû voir beaucoup de gobelin pour m'appeler comme ça... - Non, il n'est pas comme les autres... Ce qui m'intrigue le plus, c'est sa carrure général, qui peut être bien plus impressionnante s'il daigne mieux se tenir - Tu peux m'appeler Ghozwi ! Pourrais-je savoir qui tu es ? Un homme seul, dans cette région... C'est dangereux. Tu n'as pas peur des brigands ?

Il doit être sacrément fort pour être à l'aise. Ivre ou non, il peut être la cible de n'importe qui ou de n'importe quoi ! Il doit être très fort, ou alors complètement fou. J'ai toujours été curieux de nature, quoi que très prudent, mais parler avec autrui ne m'a jamais posé de problèmes jusque là. Cependant, quelque chose me dit que ça ne sera pas très simple de taper la discute avec lui... Et je n'ose même pas lui demander son aide pour récupérer mon outil... Au bout d'un moment, il faudra que je finisse par lui demander, vue qu'il est le seul humain à s'être présenter devant moi... Bon, je sais que ça te gêne, mon p'tit, mais il faut se lancer vers l'inconnu en prenant ton courage à deux mains et - MAIS QUOI ENCORE ?!?
Mon visage s'est levé vers cette voix douce et posée qui s'est élevée juste au dessus de nos têtes. Pour sûr, ce n'est pas un arbre qui m'a demandé si je ne suis pas Ingénieur... Je m'en vais me cacher derrière l'étrange homme, lançant des regards intrigués vers... Le drôle de personnage, perché à une branche la tête en bas. C'est un bois de fous, ouais, je ne vois que cette explication.
Après l'avoir observé plus attentivement, je pus remarquer des signes qui trompent rarement sur sa nature. Sa carrure fine, ses longues oreilles pointues, son visage gracile, ce n'est pas un elfe ?! Mais, il est bizarre. Je ne sais pas pourquoi, j'ai comme l'impression qu'il n'est pas comme tous les autres elfes que j'ai déjà pu rencontrer. Toussotant un coup pour faire passer la légère (seconde) frousse que j'ai eu, je m'éloigne de l'humain, qui ne sent pas vraiment la rose, je relève la tête vers "l'elfe", lui répondit d'un léger sourire.

Salut... En effet, je le suis. Mais pour le moment, j'ai comme un doute sur l'utilité de mes talents, en plein milieu d'une forêt. Que puis-je faire pour toi ?

Je peux lui demander de descendre de son arbre, car j'ai mal au crâne pour ce pauvre bougre rien qu'en le regardant... Mais je n'ai pas vraiment osé. Je ne sais jamais comment me comporter avec les elfes... Toujours un peu peur d'aller trop loin, tellement ils semblent si sérieux.
Quelle journée riche en émotions, dites moi ! J'espère que je vais tenir le choc et survivre à ces deux là ! ...


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MessageSujet: Re: Fuite fuite ! Comment ça je suis poursuivi ?! [If et Wil]   Sam 3 Oct 2015 - 18:09

Le gobelin est un peu trop stressé pour If le poche. Ça commence bien. Faut qu'il tombe sur un petit  énervé qui saute au moindre bruit. Heureusement pour lui, la peau-verte se calme vite. Faut dire qu'If n'est pas impressionnant. Si les gens sursautent quand ils se font surprendre par lui, ils ne restent pas longtemps effrayés. Les réactions varient entre le dégoût, la peur de se voir demander l'aumône ou la pitié. Ce qui surprend Hilde, c'est que le gobelin, lui, a plutôt l'air amusé. Parce que la Picole l'a appelé gamin. Bah. A sa remarque, le Poche hausse les épaules. Il en a vu, des gobelins, tous petits et tous excités. Et tous avec une propension à faire exploser des choses. Mais si Hilde appelle la peau-verte « gamin », c'est surtout par habitude. Parce que ceux qu'il a croisé ont tous été, pour l'instant, plus jeunes que lui. A sa question, il marmonne.

« J'intéresse pas les voleurs. »

On dépouille rarement ceux qui n'ont rien. Et l'odeur d'alcool suffit généralement à renseigner les probables brigands que celui-là n'a qu'une bouteille sur lui.

La plus grosse surprise vient cependant d'une forme qui émerge de la frondaison des arbres. Plus précisément, If fait un bon en arrière, sa main cherchant machinalement une arme qui ne se trouve pas là où elle doit être – à savoir à sa hanche gauche. Pour la première fois depuis longtemps, son cœur a émis un battement plus fort que les autres. Et pour quoi ? Quand ses yeux font enfin la mise au point sur ce qui a forcé son corps aviné a avoir un pic d'adrénaline, il en est presque déçu. Un elfe. Un putain d'elfe qui se trouve trop bon pour marcher au sol comme tout le monde.

If a eu peur. If s'est laissé surprendre par un original. Les effets de l'alcool se sont étrangement dissipés, et trop rapidement pour l'ivrogne. If est donc de mauvaise humeur. Enfin. If est toujours plus ou moins de mauvaise humeur. Il râle tout le temps. Mais disons que là, il va râler un peu plus fort que d'habitude.

« Bordel, mais c'est pas bientôt fini ces elferies ? Descends de là, l'oreille-pointue, t'arrives juste à prendre l'air dinde, et marche sur le sol comme tout l'monde, tu vas fiche des mal de cou à ceux qui t'regardent, si tu t'brises pas les vertèbres à te déplacer comme un gland. »

Bientôt, sa verve se dirige vers le gobelin, qui est sorti de derrière son dos et tape la discute à l'elfe comme si de rien n'était. Ça, en un sens, ça le fout sur le cul, et ça le fait râler encore plus. A croire qu'il est le seul à remarquer que ça a l'air con.

« Et toi, lui cause pas comme si c'était normal qu'il se balade dans les arbres, gamin ! J'sais qu'les elfes agissent comme des tantouses mais quand même, là ça vaut du babouinage haut niveau.»

Comme quoi, il faut un elfe qui joue à l'acrobranche pour le faire sortir de son apathie.
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