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 Le vent de la plaine [PV Luciole]

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Teinakh Daergen
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MessageSujet: Le vent de la plaine [PV Luciole]   Jeu 10 Juil 2014 - 21:37

 Elizra virevolte, arrachant au doux vent de la plaine des soupirs d'admiration. A chaque mouvement du jeune homme, l'acier projette des lances de lumières en reflettant le soleil. L'acier volant de lames privées des mains de leurs propriétaires. En une dance experte, l'homme à l'armure de cuire et de métal désarme un à un les cinq bandits qui l'ont attaqué quelques secondes auparavant. En le croisant dans la plaine, ils avaient vu en le jeune homme au visage radieux une proie facile à délester. A tort.

 Quand les menaces ont franchit leurs lèvres, le visage éclairé du jeune homme s'est imprégné d'une concentration discrète que ses agresseurs n'ont pas su relever. A présent, leurs armes s'étalent quelque cinq mètres dans le dos du cartographe. Celui-ci leur fait face, les transperçant d'un regard dont les pauvres brigands ont bien du mal à déterminer la teneur.

 En effet, ses lèvres sont toujours fendues d'un discret sourire. Loin d'être sarcastique ou moqueur, ce sourire tend plutôt à être l'expression d'une certaine pitié. Une pitié douce et bienveillante. En revanche, ses yeux font montre d'une concentration extrême, preuve que le manieur de la chaîne cloutée ne commettra pas l'ombre d'une faute que perpètrerait un cœur trop tendre.

 Figés par ce comportement pour le moins inhabituel, les cinq bandits n'osent pas détacher leurs yeux de ceux de leur adversaire. Ils sursautent quand sa voix s'élève, se mariant au délicat murmure du vent.

- Messieurs, vos silhouettes m'apprennent que vous n'êtes pas des hommes de luttes : vos corps ne sauront pas assumer un combat désarmé face à moi.


 Les intéressés échangent un rapide coup d'œil, désarçonnés par la pertinence de la remarque.

- Vous voilà donc dans l'incapacité totale de commettre votre larcin.


 Le jeune homme aux cheveux de nuit ponctue sa phrase d'un silence durant lequel il s'accorde quelques instants de réflexion. Un silence qui se fait pesant alors que ses agresseurs cherchent à estimer à quel point ce moment de réflexion tend à déboucher sur une issue qui leur sera funeste. Finalement, il plante son regard dans leurs yeux. Ce même regard qu'ils ne parviennent pas à cerner. Ce même regard qu'ils craignent à défaut de savoir  s'ils doivent l'apprécier.

 Sa voix est ample, chaude. Elle porte aussi une pointe de précision dure.

- Votre comportement à mon égard est pour le moins dommageable... D'aucuns affirmeraient à raison que vous châtier ne serait que justice.


 Sans parvenir à saisir le sens de tous les mots qu'il emploie, les brigands comprennent parfaitement le sens global de sa phrase. Une peur sourde s'immisce en eux. L'un d'eux lâche même, d'une voix tremblante de laquelle est absente toute forme d'assurance :

- Seigneur... J'vous en prie... Nous n'sommes que de pauvres hères. On n'possède même pas assez pour vivre à notre bon aise...

- Il est regrettable que vous vous imaginiez que de telles manières vous attirerons les grâces des bonnes gens. J'aurais été enclin à vous apporter mon aide, si vous aviez fait preuve de plus de savoir-vivre.

 Les bandits ne trouvent plus le comportement à adopter. Ils se contentent donc d'attendre que le jeune homme se soit décidé sur leur sort. Ils n'ont pas à attendre la sentence bien longtemps.

- Bien. A présent, je vous demanderai de bien vouloir prendre vos jambes à votre cou. Filez, avant que quelque malheur n'ait raison de votre bonne santé.


 Il ne faut pas un mot de plus pour décider les brigands, qui s'enfuient sans demander leur reste. Le cartographe détend ses muscles tandis que ceux de son visage y dépose un doux sourire, chargé de toute l'empathie qu'il ressent pour ces pauvres malheureux. Lâchant un soupire, il enroule Elizra et l'attache au côté gauche de sa hanche. Il tourne son visage vers le soleil. Celui-ci entame son déclin à l'horizon et offre sa caresse d'adieu au jour.

 Après s'être délecté quelques instants de ces rayons et du vent timide, Teinakh se tourne en direction de l'Ouest. Il espère atteindre Utop avant la nuit car si la plaine peut se montrer accueillante, elle n'est pas moins le refuge d'un danger qui aime à s'éveiller quand la nuit règne.




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Luciole
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MessageSujet: Re: Le vent de la plaine [PV Luciole]   Jeu 12 Mar 2015 - 10:21

Luciole était arrivée à Utop depuis presque trois semaines maintenant.
Cette journée, comme toutes les journées depuis qu'ils l'avaient acceptée, commença tôt. Le matin, elle aida les palefreniers qui allaient nourrir, panser, soigner et envoyer dans les prés les magnifiques chevaux des chevaliers. À midi, elle y chercha Flocon pour manger en sa compagnie, allongée contre son flan sous un arbre. Ensuite, elle se rendit chez le cordonnier, pour l'aider à transporter les selles, puis chez le forgeron pour l'assister.

La fin de l'après-midi approchant, elle revint trouver Flocon, le pansa à fond et, sous les assauts de son chanfrein, lui mit sa selle et la bride dont elle avait discrètement enlevé le mors. Elle le mena d'abord au pré auquel ils étaient tous deux habitués, mais, regardant l'horizon et les plaines infinies qui le tapissaient, Luciole eut soudain envie de les parcourir en volant... puis, levant la tête vers Flocon qui la regardait comme s'il pensait qu'elle allait l'abandonner, elle fondit et le couvrit de caresses et de câlins en lui promettant que jamais elle ne l'abandonnerait.

¤

C'est donc ainsi que Luciole se retrouva, à une heure pas forcément adaptée, avec la tenue d'écuyer qu'on lui avait donnée lorsqu'on l'avait acceptée dans le fort, à chevaucher dans l'immensité des plaines de la partie ouest de Feïral. Il est probable que personne n'ai pensé à lui dire que c'était dangereux, et pour cause, tout le monde était sensé être au courant, sur ces terres.

Mais pas Luciole.
Elle et Flocon caracolaient, crins au vent ; et, pour la première fois depuis des mois, avec une transformation mineure (de la fourrure dans son cou pour le protéger du vent violent de la chevauchée). Ils y passèrent plusieurs heures, sans toutefois perdre de vue Utop ou trop s'en éloigner. À une ou deux reprises, Luciole se demanda si ce qu'elle faisait était permis, mais à chaque fois, elle se dit que si ça faisait autant de bien, il n'y avait pas de raison pour que ça le soit.

C'est alors qu'elle aperçu des silhouettes au loin, à demi cachées par une colline. L'animi demanda à Flocon d'aller dans cette direction, et alors qu'ils étaient encore à quelques centaines de mètres, elle vit l'une des silhouettes agresser les autres avec un fouet ou une corde. Oubliant d'écouter sa peur, elle lança son jeune destrier au galop. Si elle avait prit quelques secondes pour réfléchir, elle se serait rendu compte qu'elle était désarmée, et que la silhouette était probablement dangereuse, mais elle ne le fit pas.

Malheureusement, le temps qu'elle arrive, les autres silhouettes, les victimes, avaient déjà fuit, et heureusement, l'homme debout, seul dans l'immensité de la prairie, ne s'était pas lancé à leur poursuite pour en finir.

En arrivant à sa hauteur, elle se rendit compte que ce n'était qu'un homme semblable à un voyageur, sac à l'épaule. Il portait tout de même une armure de cuir, et même si l'arme qu'il avait utilisé pour agresser les gens à l'instant n'était pas visible, elle préféra se tenir à bonne distance de l'inconnu.
Tout d'un coup, devant ce visage humain et non plus simple silhouette, sa timidité la rattrapa et elle commença lentement à s'empourprer. Mais elle se ressaisit.

Elle avait beau être timide, elle allait devenir apprentie de l'Ordre, même si elle devait rencontrer seulement le lendemain le chevalier qui serait son mentor.
Et l'Ordre ne tolérait pas les agressions gratuites. Elle était dans son droit, et même dans son devoir en faisant ce qu'elle faisait. Elle allait montrer à ce mercenaire qu'on ne narguait pas les chevaliers en agressant d'honnêtes gens sous leur nez.
Elle devait représenter la justice et l'honneur des chevaliers de l'Ordre dont elle faisait (presque) partie.
C'est ainsi qu'elle s'adressa à l'homme.

« Monsieur. Je suis désolée, mais je vais devoir vous demander de me suivre au fort d'Utop pour y répondre de vos agissements. »

Aussi droite que possible sur son destrier et tenant d'une seule main les rênes, dans un port qu'elle espérait impressionnant, la jeune fille avait véritablement l'impression d'être ridicule, mais la pression qu'elle ressentait l'empêchait de trembler.
Flocon, lui, sentant l’appréhension de sa cavalière et en ayant déduit que l'étranger représentait un danger, avait plaqué ses douces oreilles sur son crâne et renâclait en le fixant, furibond.

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MessageSujet: Re: Le vent de la plaine [PV Luciole]   Jeu 12 Mar 2015 - 18:03

La douceur du soir tombant avait envahit ses sens. Il se sentait tellement bien qu'il n'avait pas entendu le galop qui se dirigeait vers lui. Aussi, Teinakh est totalement pris au dépourvu quand la phrase sonne :

- Monsieur. Je suis désolée, mais je vais devoir vous demander de me suivre au fort d'Utop pour y répondre de vos agissements.

Oh. Voilà une situation qu'il n'attendait pas le moins du monde. Sa surprise est totale, mais il prend le temps d'apprécier la voix qui a prononcé ces paroles. Rapidement, son esprit est touché : il ressent une timidité dans cette voix, une faiblesse douce combattue par une grande fierté. Curieux, il ouvre les yeux et se tourne vers son interlocutrice.

Devant lui se tient une jeune femme à l'allure étrange, se tenant sur un cheval au regard assassin. En observant son port et son allure, le jeune homme comprend ce qu'il a ressenti dans sa voix. A voir le rose de ses joues et l'infime tremblement de sa main, la jeune femme semble être d'une nature timide. Pourtant, son regard ne cille pas, son port est droit et sa présence impose l'autorité. Aux yeux de Teinakh, son combat intérieur décuple sa prestance et il ressent immédiatement un respect sans borne pour la jeune femme.

Son visage s'imprègne de ce respect. Il pose sa main gauche à plat sur son torse et incline légèrement la tête.

- Madame, je vous prie de m'excuser. Il semble que nous soyons victimes d'un malentendu.

Il relève sa tête et ouvre d'un geste tranquille son manteau, le rejetant sur ses épaules, afin de découvrir ses armes. Elizra apparaît clairement, suspendue sur le côté gauche de sa hanche. De même, on peut apercevoir le manche de la dague qu'il porte au niveau des reins. Son regard va chercher les yeux de la jeune femme. Son visage est serein, calme, emprunt de respect et de compréhension. Quelles que soient les conséquences, il est prêt à se rendre.

- Vous êtes l'autorité en ces terres et je ne remettrai pas cela en question. Je pense que de l'énergie et du temps peuvent être économisés et en conséquence, je vous prie de considérer ce que j'ai à vous dire.

Sans parvenir réellement à se l'expliquer, il éprouve un immense sentiment de sympathie envers la jeune femme. Ils n'ont encore échangé que quelques mots, qu'un regard. Mais sa voix et ses yeux sont chargés. Teinakh y ressent beaucoup de choses et il y voit les marques d'une souffrance provoquée par l'humiliation. En outre, l'apparence de la jeune femme la drape d'un mystère qui fascine le cartographe. La couleur de sa peau, de ses cheveux et de ses yeux éveille la curiosité dans le cœur du jeune homme et son sentiment est encore renforcé quand il remarque la fourrure dans son cou.

En somme, il ressent un mélange subtil d'émotions face à son interlocutrice. En lui se mêlent la curiosité tendre, propre au peuple des Sryles, ainsi qu'un respect profond et infini. Il ne souhaite le conflit avec cette personne pour rien au monde. Aussi, il se trouve saisit de la crainte que ces mots aient pu être mal compris. Sa voix reprend, douce, posée et empreinte de sincérité autant que l'est son regard :

- Je tiens à préciser encore une fois que je ne remets pas en question votre autorité. Je cherche simplement à relever que certains éléments vous ont certainement échappé.

Il pose son sac à terre et écarte les bras dans un geste pacifique.

- Je ne souhaite pas résister et je peux, si vous le souhaitez, vous éclairer sur les éléments qui vous manquent.



Note : J'ai modifié la couleur de la voix de Teinakh pour une couleur qui lui sied mieux, je trouve ^^

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MessageSujet: Re: Le vent de la plaine [PV Luciole]   Jeu 12 Mar 2015 - 20:56

La voilà donc, droite comme un i, à hésiter entre tenter de calmer Flocon et continuer à sembler digne et fière, et choisissant le deuxième, dans un premier temps.

L'homme ouvrit enfin les yeux, brisant la dernière digue qui retenait la timidité de la jeune fille, qui s'empourpra. Puis il eut le geste le plus incongrus qu'elle s'attendait à voir. Il s'inclina. Sa main se crispa sur les rênes et son compagnon fit quelques pas en arrière et sur place, attendant l'ordre qui ne venait pas. Lentement, elle entreprit de se détendre –autant que faire se peut– pour rassurer Flocon.

– Madame, je vous prie de m'excuser. Il semble que nous soyons victimes d'un malentendu.

Un malentendu ? Qu'entendait l'homme par là ?
Mais aussitôt, l'étranger ouvrit son manteau, découvrant ses armes –une dague et une étrange chaîne– avant de la fixer dans les yeux. Quel est ce manège ? Luciole se crispe, se sachant désarmée, mais incapable de volter pour chercher refuge dans les jupes, enfin, derrière les armures de ses aînés. Trop de fierté.
Il faut avouer que l'homme n'est pas si effrayant que ça. Son visage est lisse de toute émotion, et en se concentrant un peu, elle y décèle même du respect et de la compréhension. Ce n'est pas vraiment le visage type de l'agresseur. Ou alors un agresseur qui ment très très bien.

Une première phrase s'échappe de la voix douce et rassurante de l'étranger. Elle a raté des éléments ? Quelqu'un d'autre se serait peut être offensé d'une telle remarque. Mais la maigre confiance en elle de la jeune animi est toute entière consacrée à son allure. De toutes façons, elle estime et a toujours estimé que les autres –tous, sans exception, même et surtout, les membres de son village– étaient tous meilleurs qu'elle. Et par conséquent, qu'elle avait –très– souvent tord.

Elle n'était donc pas loin de croire l'homme, quand sa conscience se réveilla.
*N'était-ce pas une ruse ?* lui murmurait une voix. *Pour que tu baisses ta garde et pour te planter sa dague dans le dos avant que tu t'échappes. Avec Flocon, tu es beaucoup plus rapide que lui. Une fois le pied à terre, tu ne représenteras plus un danger.*
*Que perds-tu à écouter cet homme ?* lui chuchotait une autre.

– Je ne souhaite pas résister et je peux, si vous le souhaitez, vous éclairer sur les éléments qui vous manquent.

Une histoire a toujours deux versions.
Ayant perdu celle des hommes qui se sont enfuis, elle ne pouvait pas avoir la deuxième.
Mais elle devait avouer que ce n'était certainement pas une raison pour interdire l'inconnu de parler.

Si on interrogeait ses tortionnaires, nul doute qu'ils ne se verraient pas comme tels. Après tout, ils n'avaient jamais porté la main sur elle, ils n'avaient fait que "lui faire quelques blagues", il faut surtout dire qu'ils "plaisantaient", et qu'il n'y avait "rien de bien méchant".
C'était facile, pour eux, de dire ça. Surtout s'ils étaient plusieurs –des témoins, donc, pour corroborer leur version, et aucun du côté de leur victime. Et très dur pour cette dernière de se faire entendre, comprendre... sans parler d'obtenir une réaction. Et une réaction de qui, hein ? De sa famille ? De sa Tribu ?
Non, personne, il n'y avait jamais personne.

À présent, il revenait à elle de faire en sorte de réduire ces injustices où elle le pouvait.
Aussi, c'est avec circonspection qu'elle l'enjoignit à parler –sans encore et toujours parvenir à se départir de sa timidité.

– Je... je vous écoute. Commencez par votre nom, s'il vous plaît,  fit-elle en rougissant.

C'est alors qu'elle remarqua le regard de son vis-à-vis qui semblait s'attarder sur son cou.
Pourquoi...? Qu'est-ce que... Oh non. Non. NON. La main libre de Luciole vint toucher la douce fourrure blanche –de chat– qu'elle avait fait pousser pendant la chevauchée pour se protéger du vent. Dans le feu de l'action, elle n'avait pas pensé à la faire disparaître. Idiote, idiote, IDIOTE !

– Non !... fit-elle, terrifiée, souffle coupé. Si vous pouviez... juste... s'il vous plaît... n'en parler à personne...

Elle se mordit la langue. Triple buse. Quadruple, quintuple...
Si elle avait juste fait semblant de rien, il aurait pu prendre ça pour une mutation, quelque chose de "naturel", plus ou moins... mais elle venait de corroborer la pire hypothèse qu'il puisse avoir dans la tête. Que ce soit un secret. Un pouvoir. Pas naturel du tout.

Flocon renversa l'une de ses oreilles en avant. Questionnement, inquiétude. Qu'avait sa cavalière ?
Il renâcla, confus, tandis qu'elle-même n'en menait pas plus large que lui.

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Teinakh Daergen
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MessageSujet: Re: Le vent de la plaine [PV Luciole]   Jeu 12 Mar 2015 - 23:44

Timidité. Panique. Faiblesse. Les trésors de résistance déployés par la jeune femme pour rester fière s'effondrent en une seconde tandis que des fragments de phrase lui échappent.

– Non !... Si vous pouviez... juste... s'il vous plaît... n'en parler à personne...

Elle est perdue, désemparée. Sur le visage de Teinakh passe un courant d'inquiétude tant le malaise de la cavalière l'atteint. Rapidement, il prend du recul et son esprit crée un moyen d'apaiser sa pauvre interlocutrice. Ses yeux se ferment et sa respiration se pose. Son souffle invite le Vent. Il écarte ses bras tranquillement et les courants d'air alentours accourent, cherchant à jouer entre ses doigts. Un sourire doux fleuri sur son visage tandis que les souffles se mettent à tournoyer avec enthousiasme autour de lui, agitant affectueusement ses cheveux et son manteau. Il ouvre des yeux rieurs. Sa voix est un éclat de vie.

- Jeune dame, vous n'avez rien à craindre de moi.

Sa main se lève vers le visage de la cavalière. Un souffle le quitte pour aller s'engouffrer joyeusement dans la crinière du cheval, si protecteur envers sa maîtresse. La main de Teinakh tourne lentement. Elle est toujours levée en direction du visage de la jeune femme, mais sa paume est à présent tournée vers le ciel. Le souffle s'avance timidement vers elle, pour se transformer en caresse tendre et rassurante qui se perd dans sa fourrure, source de tant de crainte. Son regard se charge de complicité.

- Chacun de nous porte quelque chose qui lui est propre. C'est là la source de la beauté.

Sa main se ferme doucement. Les souffles s'envolent, libres, et se perdent dans l'air. Le sourire du cartographe s'élargit, reflet de la joie sans borne qui règne sans partage dans son cœur.

- Je crois que chacun a le droit d'être heureux de porter sa particularité. Mais je respecterai votre demande.

Son visage arbore soudain une expression solennelle. Il plante le vert de son regard dans les yeux bleus de la cavalière.

- Vous m'avez demandé de ne parler à personne de la nature changeante de votre corps. Sachez que je ne révèlerai pas ce secret sans votre accord, quoi qu'il arrive et quoi qu'il m'en coûte.

Il donne au silence d'envahir l'espace pendant quelques instants, comme s'il laissait à ses mots le temps de se graver dans l'air. Puis sur ses lèvres nait un sourire doux.

- Je crois qu'il est plus que temps que je réponde à votre première requête et que je corrige par là même la fâcheuse impolitesse qui fut la mienne jusque là.

Encore une fois, il pose la paume de sa main gauche sur son torse et il s'incline légèrement.

- Je suis Teinakh Daergen. Humain de sang, Sryle d'éducation, Cartographe de formation et de cœur. Je suis également, comme vous avez pu le constater, autodidacte dans le domaine de la magie du Vent.

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MessageSujet: Re: Le vent de la plaine [PV Luciole]   Dim 5 Avr 2015 - 13:44

Luciole tremblait, mais pas de froid.
Pendant des mois, depuis la nuit où elle s'était présentée aux portes du monastère des historiens, elle avait réussit à cacher son pouvoir aux humains et aux sryles qu'elle avait rencontrés. Depuis qu'elle avait rejoint les chevaliers, pas une fois elle ne s'était transformée, même de manière infime.
Alors comment était-ce arrivé ?

Même si la cause en était probablement sa propre inadvertance, elle arriva à la conclusion qu'il y avait trop d'humains. Même quand on se croyait seul, ils étaient si nombreux qu'on courrait toujours le risque de tomber sur eux. C'était une leçon précieuse, mais qu'elle aurait dû déjà connaître...
Des larmes dans les yeux, l'animi perçu à peine le manège (discret) de son vis-à-vis.

- Jeune dame, vous n'avez rien à craindre de moi.

Les mots mirent du temps à se frayer un chemin dans sa conscience, alors qu'elle gardait les yeux fixés sur l'étranger, qui... jouait avec le vent. Il n'y avait d'autre mot. Des colibri invisibles se pourchassaient dans ses cheveux tandis que les pans de ses vêtements se soulevaient et claquaient sans que Luciole sente la moindre brise.

Alors les humains n'étaient pas seulement des non-initiés en matière de magie...
Ou pas tous en tous cas.

Cette découverte essentielle réchauffa le cœur de Luciole. Elle n'était plus seule.

Flocon redresse la tête quand un souffle caressa son chanfrein, passe sous ses crins, joua avec ses douces oreilles qui se redressèrent comme les antennes d'une fourmi. Puis le souffle arriva sur elle. Ne sachant comment réagir, Luciole ne fit aucun geste, ses yeux écarquillés fixés sur l'homme.

- Chacun de nous porte quelque chose qui lui est propre. C'est là la source de la beauté.

Les volutes s'envolèrent finalement, et la jeune animi n'aurait probablement su dire si elle en ressentit du soulagement ou de la tristesse. Mais déjà l'étranger continuait, encore un peu plus sérieux :

– Je crois que chacun a le droit d'être heureux de porter sa particularité. Mais je respecterai votre demande. Vous m'avez demandé de ne parler à personne de la nature changeante de votre corps. Sachez que je ne révélerai pas ce secret sans votre accord, quoi qu'il arrive et quoi qu'il m'en coûte.

– M... merci, réussit à articuler Luciole, prise d'un profond sentiment de reconnaissance (mâtiné d'un peu de culpabilité).

Le silence se prolongea légèrement, jusqu'à ce que son vis-à-vis reprenne la parole à propos de corriger une impolitesse. Luciole se demanda ce qu'il allait dire. Était-il possible qu'il y ait eut un malentendu ? Qu'il ne soit pas vraiment un criminel ? Parce que, malgré sa propre et manifeste inexpérience en la matière, l'animi était presque persuadée que les criminels ne se conduisaient pas vraiment de la sorte. Il continua, surprenant encore plus son interlocutrice –si c'était possible.

– Je suis Teinakh Daergen. Humain de sang, Sryle d'éducation, Cartographe de formation et de cœur. Je suis également, comme vous avez pu le constater, autodidacte dans le domaine de la magie du Vent.

Flocon piaffa, et Luciole se décida enfin à mettre pied à terre. De la confiance. Elle espérait simplement qu'elle ne la plaçait pas au mauvais endroit... mais avait-elle vraiment le choix ?

– Heureuse de vous rencontrer, même en ces circonstances... On m'appelle Luciole.

Luciole peinait à croire que cet homme soit celui qui venait d'en agresser d'autres. En plus, il venait de dire qu'il avait été élevé en Sryle, et elle avait elle-même fait la connaissance d'une de leurs tribus. Elle était bien placée pour savoir qu'ils étaient pacifistes au plus au point. Il devait donc forcément y avoir une autre explication... Mais elle était encore trop timide pour aborder directement la question.

– La nuit va bientôt tomber, et ces plaines sont dangereuses... voulez-vous profiter de l'hospitalité d'Utop jusqu'à demain ? questionna-t-elle, les joues encore un peu roses.


[un peu en retard et pas forcément très riche, désolée]

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Teinakh Daergen
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MessageSujet: Re: Le vent de la plaine [PV Luciole]   Lun 6 Avr 2015 - 23:23

 Luciole. Cela semble presque trop beau pour être vrai. Parfaitement adapté. La jeune femme émane en effet quelque chose de faible, de fragile mais aussi de vif et d'insaisissable. Mais surtout, elle rayonne. Elle rayonne de légèreté et de pureté. Teinakh se sent envahi de douceur par sa simple présence. Et le sourire que le jeune homme porte est le reflet de cette douceur en lui, qu'il laisse transparaître sur son visage tant il en ressent les bienfaits.

 La jeune femme a mis pied à terre. Le cartographe prend cela comme un acte de confiance et pour montrer combien il souhaite la paix, il laisse son manteau ouvert et veille à ce que ses mouvements soient doux et amples. Sa voix est empreinte d'enthousiasme et de respect quand il prononce :

- C'est pour moi un honneur de recevoir votre nom, Luciole. Je vous remercie de me donner votre confiance et si d'aventure je vous donne l'impression de la trahir, je vous assure qu'il s'agira d'un malentendu.

 La jeune femme remarque alors, d'une voix qui reste quelque peu timide :

– La nuit va bientôt tomber, et ces plaines sont dangereuses... voulez-vous profiter de l'hospitalité d'Utop jusqu'à demain ?

 A ces mots, Teinakh répond avec entrain :

- Oh, je vous suis reconnaissant de m'inviter comme vous le faites. Il se trouve que je cherchais justement à atteindre Utop. Je serai ravi et honoré de partager le reste de la route jusque là avec deux compagnons tels que vous.

 Il ramasse son sac de voyage et emboîte le pas de Luciole. Celle-ci guide son cheval par la bride et leurs pas prennent la direction de la cité. Pendant quelques minutes, leur marche est silencieuse. Teinakh use de tous ses sens pour goûter le soir. La lumière qui décroît, la fraîcheur qui gagne l'air petit-à-petit. La brise caresse son corps et il accueille les derniers rayons du jour comme autant de cadeau adressés à son âme. Un long soupir de bien être glisse entre ses lèvres. Ses mots sonnent comme un murmure.

- Sentez-vous ? Sentez-vous la bonté que la plaine nous offre ?

 Il ouvre les yeux. Sa voix redevient claire et douce tandis qu'il pose son regard apaisé sur le visage de Luciole.

- Je crois que je vous dois une explication.

 Il lui semble que son interlocutrice oublie un instant de respirer, comme s'il abordait là un sujet dont elle n'osait pas parler. Cherchant absolument à lui éviter toute forme de souffrance, il va droit au but.

- Ces hommes m'ont attaqué. Ils souhaitaient s'accaparer mes biens et étaient décidés à porter atteinte à ma vie pour cela.

 Sur son visage passe une ombre tandis qu'il continue :

- Je me suis refusé à leur faire du mal. Ils étaient des gens dans le besoin et leur volonté de posséder ce dont je dispose était certainement justifiée.

 Il laisse un instant les souffles porter ces mots. D'une grande inspiration, il les goûte et puise en eux la force d'exprimer le fond de sa douleur.

- J'ai essayé de leur dire. J'ai essayé de leur expliquer que l'agression n'est pas une manière d'obtenir de l'aide. Je leur ai assuré que j'aurais été enclin à les aider s'ils s'y étaient pris autrement. Mais je doute de l'impact de mes mots.

 Teinakh se tourne vers la jeune femme. Ses yeux sont inondés de tristesse face à son impuissance.

- Que puis-je faire, jeune dame ? Comment puis-je faire au mieux ? Mes paroles vont-elles vraiment changer leurs actions futures ? Aurais-je dû les punir pour être certain que plus jamais ils ne chercheront à faire du mal à quiconque ?

 De nouveau ses yeux se perdent dans le vague. Son regard se trouve chargé d'une brume de résignation.

- Mais peut-être fais-je erreur. Après tout, qui suis-je pour avoir le droit de les éduquer ? Peut-être devrais-je considérer que seule importe ma personne...

 Il se tourne vers l'horizon, devant eux. La lumière décroit et l'incertitude gagne du terrain au fond de son cœur. Il prend soudain conscience qu'il a totalement divergé du sujet principal. Un lueur de gêne allume ses pupilles quand il balbutie :

- Je... Pardonnez-moi, je ne souhaite en rien vous importuner avec mes états d'âmes !

 Un sourire désolé fend ses lèvres.

- Pour en revenir aux faits, ces hommes m'ont attaqué et je me suis contenté de les désarmer et de leur faire la leçon. La seule preuve que je puis vous apporter est l'absence de trace de sang sur mon arme, mais une rapide enquête vous apprendra que je ne vous mens en rien.

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Luciole
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MessageSujet: Re: Le vent de la plaine [PV Luciole]   Lun 1 Juin 2015 - 16:20

Luciole flatta l'encolure de Flocon pour le calmer –et peut être se rassurer elle-même.
Elle sourit à Teinak. Il n'avait vraiment pas l'air méchant.

– Moi de même, balbutia-t-elle, touchée par ses mots.

Puis elle essaya de se reprendre. Ce n'est pas parce que quelqu'un a l'air gentil qu'il l'est, ça, elle le savait. Elle se mit en marche d'un pas qu'elle espérait sûr et noble comme celui d'un chevalier, certaine d'une chose : son devoir était de ne pas accorder aveuglément sa foi, mais également de présumer l'innocence des êtres (on ne parlait pas de races, mais d'espèces, entre hommes, nains, elfes, orcs et autres).
Pendant un temps, ils marchèrent en silence, dans le lumière rasante du soleil orangé qui courait sur les collines de l'horizon.

– Sentez-vous ? Sentez-vous la bonté que la plaine nous offre ?

La jeune animi releva la tête. Pendant la marche, elle s'était agrippée aux rennes de Flocon, ce qui leur avait tous les deux fait baisser petit-à-petit la tête. La future écuyère et sa monture avaient donc eut exactement le même mouvement en même temps : ils relevèrent la tête. Pour n'importe qui, l'action aurait été hilarante, mais toute la concentration de Teinak semblait absorbée par le couchant, les plaines, et le panorama qu'offrait leur union.

Luciole était d'accord. La vue était magnifique.
Sa bonté, elle la ressentait un peu moins, mais elle se dit que c'était probablement une manière de parler de son interlocuteur. Enfin, ce dernier rouvrit les yeux pour les planter dans ceux de la jeune fille.

– Je crois que je vous dois une explication.

Luciole, jusque-là quelque peu apaisée voire détachée par le silence et la beauté du paysage, redonna d'un coup toute son attention au mage, impatiente et curieuse de savoir la raison pour laquelle elle avait eut l'impression qu'il s'en prenait à ces gens.
Il alla droit au but, expliquant que ces hommes ressemblaient à des paysans qui s'étaient improvisés bandits par nécessité. La peine qui paraît alors ses traits eut raison des derniers doutes de la jeune animi.

Elle allait ouvrir la bouche pour tenter de rassurer le mage sur ses intentions, ou le rassurer tout court, quand il sembla perdre toute notion de sa présence pour se prendre d'une logorrhée affligée. Luciole fut touchée en plein cœur par ses paroles, faites de compassion et de regrets, et par le regard qu'il finit par planter dans le sien, emplit de douleur et de ce qu'on aurait pu prendre pour l'ombre de ses larmes.

Encore une fois, la jeune fille hésita à ouvrir la bouche, tenaillée par la certitude de devoir dire quelque chose, mais impuissante à trouver les mots justes face à la douleur de son interlocuteur, dont le regard l'avait délaissée pour se perdre au-delà de l'horizon.

– Mais peut-être fais-je erreur. Après tout, qui suis-je pour avoir le droit de les éduquer ? Peut-être devrais-je considérer que seule importe ma personne...

Il s'interrompit un instant, toujours pas suffisamment longtemps pour que la future écuyère s'autorise à prendre la parole. Il sembla comme se réveiller d'un rêve, et rétablit enfin le contact entre ses yeux et ceux de la jeune fille.

– Je... Pardonnez-moi, je ne souhaite en rien vous importuner avec mes états d'âmes !

– C'est moi qui suis désolée que ces états d'âme vous tourmentent... osa-t-elle alors. Je ne puis vous juger, car je ne suis encore qu'une apprentie, mais je pense néanmoins que ceux qui devraient être désolés, c'est eux, non vous. Et ceux qui sont responsables d'eux, ce sont les gouvernements, voire les chevaliers, pas vous.

– Pour en revenir aux faits, ces hommes m'ont attaqué et je me suis contenté de les désarmer et de leur faire la leçon. La seule preuve que je puis vous apporter est l'absence de trace de sang sur mon arme, mais une rapide enquête vous apprendra que je ne vous mens en rien.

– Je vous crois, ne vous en faites pas ! Vous seriez un menteur bien habile si toute cette histoire était fausse.

Quelques instants passèrent, pendant lesquels la forteresse se rapprocha un peu plus.

– Je... je me demandais... Si vous êtes cartographe, pourquoi avez-vous cette arme ?

La question est innocente, et c'est cette innocence qui se reflète dans les prunelles de Luciole.
Une fois la question résolue, le calme reprit et elle ne sut quoi dire de plus. Elle se surprit elle aussi à goûter à l'ambiance crépusculaire de la plaine avant la nuit, la lumière qui décroît, la chaleur qui s'apaise, le murmure du vent dans les hautes herbes.

À un moment, Luciole eut envie de se remettre à parler. Elle commença par essayer de rassurer une nouvelle fois Teinak sur ses agissements, mais au final se prit à parler de son enfance loin dans le nord (sans pour autant révéler la position de son village et celle de l'Arbre, qu'elle ne connaissait en outre que vaguement), loin de la civilisation, du Don que les siens sanctifiaient, et des tourments qu'elle avait ressentie lorsqu'elle s'est aperçue que le sien ne se développait pas... puis son exil, et son désir de s'illustrer dans une voie qui ne reposait pas sur un don inné.

En fait, elle avait un réel besoin de se confier, et depuis qu'elle était dans ce monde dirigé par les hommes, elle n'avait eut que peu d'occasions de se confier, et à toutes elle se l'était refusé, craignant les réactions de ses nouveaux compatriotes.
C'est peut être le début de confession de Teinak qui l'avait convaincue, à moins que ce besoin n'ait enflé en elle jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus le contenir. En tous les cas, elle parla de tout cela, regard fixé devant elle, honteuse et le feu aux joues.

Lorsqu'elle eut fini, elle parut se rendre seulement compte de ce qu'elle venait de faire, et glissa un œil vers le mage, de peur de sa réaction face à tant de révélations.
Au final, ils étaient presque arrivés au pied de la citadelle, qui prenait à présent une place prépondérante dans le paysage des plaines. La nuit était presque entièrement tombée, n'était-ce les nuages rouges qui tachetaient encore l'horizon.

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Le vent de la plaine [PV Luciole]

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