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 Les écuyères du commandant I : Présentation & Escapade

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Philip Sartin
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MessageSujet: Les écuyères du commandant I : Présentation & Escapade   Sam 24 Mai 2014 - 13:59

Une journée des plus importante de sa vie commençait pour Philip. Même prendre la tête de l'Ordre ne s'était pas avéré aussi stressant que de devoir prendre en charge un écuyer. Non pas un écuyer, deux écuyères. Il était des plus inquiets alors qu'un jeune page l'aidait à revêtir son armure.

Pouvait-il vraiment le faire ? Il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il allait leur apprendre, lui même n'avait pas été écuyer puisque son entrée dans l'Ordre s'était faite en des temps difficiles. Qu'est-ce qui avait bien pu passer par la tête du vétéran Samuel pour vouloir lui confier ainsi deux apprentis ? Un seul aurait été mieux pour commencer et encore ! Peut-être n'était-il juste pas prêt. Il aurait aimé demander son avis à Riven, son avis était toujours sincère et elle était certainement la mieux placée pour le jauger. Mais Riven était au nord quand il devait être au Sud et il n'avait pas le temps de lui faire parvenir un message. Encore moins le loisir de lui rendre visite.

De toute façon, c'était son devoir de Chevalier que de former la génération future. Grâce à ses dernières actions, l'Ordre s'est vu grandir en nombre et désormais beaucoup de jeunes gens parcourent les couloirs d'Utop et d'Avalon. Il fallait donc les former et tous n'étaient pas en âge de devenir page, aussi le nombre d'écuyer en attente de maître à atteint des sommets. Certains chevaliers ont acceptés de s'occuper de deux écuyers et lorsque l'on vint le proposer à Philip il s'était senti contraint d'accepter.

Un soupir perce la poitrine du commandant. Il avait peur de trahir les espoirs de ses nouveaux élèves. Depuis qu'il siégeait à Utop, Philip n'avait qu'une vie paisible et calme. Ses quelques sorties ne lui ont pas apporté de grandes batailles ni de périlleuses quêtes. Il était loin le tueur de dragon !


-Voilà commandant, s'est fait. On m'a dit que vous sortiez aujourd'hui, dois-je faire préparer votre cheval?

Philip hausse un sourcil curieux vers le jeune garçon qui lui rend un sourire enjoué.

-Je ne pensais pas en avoir parlé à d'autres que le vétéran Samuel.
- Et son écuyer commandant. C'est un de mes amis, il nous arrive de manger ensemble.
-Et qu'a-t-il dit d'autre ?
-Que vous alliez chevaucher avec vos nouvelles écuyères. Il était fort heureux d'en être au courant puisqu'il s'agit d'une sortie officieuse.
-S'il en a aussi parlé à ma garde, ça risque de ne plus l'être. Moi qui comptait leur faire faux bonds.
-Allons commandant, ne le jugez pas si durement, il sait fort bien que je suis votre page ! Il a beau être bavard, il sait encore quand garder un secret. Et puis, comment aurais-je pu demander aux écuries de se préparer à la présentation s'il ne me l'avait pas dit?
-Tu prépares ça, mais tu n'as pas encore fait préparer mon cheval?
-C'est que je me suis dit que vous voudriez peut-être montrer à vos écuyer comment faire, ça fera parti de leur travail à l'avenir.
-Le jour où tu souhaiteras devenir Intendant, rappelle moi d'appuyer ta demande.
-Navré de vous décevoir commandant, j'ai bien l'intention de devenir chevalier un jour!
-Quelle perte pour l'Ordre ! Un si grand sens de l'organisation voué à porter l'armure.
-L'Ordre s'en remettra commandant. Alors ce cheval?
-Fais le préparer, elles auront déjà assez à faire avec le leur aujourd'hui.


Le chevalier se redresse, appréciant le poids de l'armure sur ses muscles. Ce poids familier ne cesse de lui rappeler la force qu'il a développé pour en arriver à ce poste. Une force qui ne peut que s'accompagner de courage. Comme le courage de se lancer dans une nouvelle aventure.

-Et fait mander les écuyères Luciole et Nalyna aux écuries.
-Bien commandant. Faites bon voyage.



Lorsque Luciole et Nalyna arrivèrent aux écuries, Philip était là. Rien de bien étonnant puisque c'est lui que leur avait donné rendez-vous. Toutefois, il était là et en même temps il était autre que le chef de l'Ordre en ce moment. Il souriait gaiement à son cheval, cette perle de son pays natal qu'on lui avait offert. Comme tout homme de Feïral, il avait été élevé sur le dos d'un cheval et appréciait grandement leur compagnie. Quant en plus il s'agissait de son partenaire de bataille et d'un présent d'un roi qu'il pouvait presque considérer comme un ami, il ne pouvait que ressembler à un garçon jouant avec son chien. En plus imposant et calme peut-être. Mais tout aussi enthousiaste.
Il regrettait presque d'avoir enfilé l'armure pour cette sortie, car il ne pourrait pas jouir de toute la vitesse de la belle bête avec ce poids. Mais même s'il faisait une escapade toute improvisée et proche de la fugue aux yeux de sa garde personnelle, il sortait en tant que chevalier de l'Ordre.

Prenant conscience de la présence des deux jeunes femmes, Philip abandonna son insouciance pour prendre un air plus serein et froid, comme il lui était de coutume dans ses fonctions.


-Bonjour à vous, Luciole, Nalyna. Comme vous le savez sûrement déjà, c'est moi qui vous aurait à charge. A partir de maintenant, vous devrez me suivre comme mon ombre et apprendre de mes actes. Vous obéirez à mes ordres sans jamais rechigner, même s'il vous sera autorisé d'en douter. Vous pouvez considérer cet apprentissage comme votre première réelle mission et comme la dernière si vous ne l'achevez pas. Il sera de votre devoir d'apprendre et de chercher à apprendre, de poser des questions et d'analyser les réponses.
Tout chevalier, commandant fut-il, fait des erreurs, si vous n'avez pas le droit de m'empêcher d'en faire, il reste de votre responsabilité de ne pas les reproduire. A l'inverse, je punirais vos erreurs, car elles seront aussi miennes et que tout chevaliers à le devoir de se corriger.
C'est un chemin difficile et peu s'en rendent compte à temps. Pourtant, aucun chevalier ne l'a jamais regretté, quelque soit les coups durs qu'il a pu rencontrer. Si vous parvenez à la fin de cette apprentissage, vous obtiendrez la fierté de vos frères et sœurs d'armes, ainsi que leur soutient éternel. C'est ce que vous devez rechercher en premier lieu, car nul chevalier peut se prétendre juste s'il ne se bat que pour ses désirs. Et jusqu'à ce que vous revêtiez l'armure, je serais derrière vous pour vous soutenir.
Si vous acceptez d'abandonner vos désirs personnels et vos droits sur votre vie pour le temps de votre formation, alors suivez moi dans cette écurie.
Sinon, vous pouvez d'ors et déjà quitter Utop.


Les mots étaient durs et les règles strictes, pourtant c'était de l'espoir et des promesses qu'ils transportaient. Philip avait bien l'intention de faire d'elles des chevaliers. Cela le forcerait certainement à les éduquer, alors même qu'elle n'étaient plus des enfants.
Il fut néanmoins ravis de voir que Nalyna lui emboîtait immédiatement le pas, sans l'once d'un doute. Peut-être même sans avoir pris la peine de penser toutes ces paroles qui avaient été prononcées. Cette jeune femme devait rêver de devenir chevaliers depuis longtemps puisqu'elle avait déjà rejoint les pages quelques années plus tôt. En revanche, cela remettrait-il Luciole en doute ? Elle qui n'avait fait son apparition dans l'Ordre que récemment..

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MessageSujet: Re: Les écuyères du commandant I : Présentation & Escapade   Jeu 12 Mar 2015 - 18:38

Luciole était arrivée à Utop depuis presque trois semaines maintenant, date à laquelle elle avait fait irruption en demandant une seule chose : devenir chevalier. Au début, on lui avait gentiment fait remarquer qu'elle n'avait pas forcément l'âge pour savoir si c'était réellement ce qu'elle voulait ou si c'était juste un caprice. Par ailleurs, plusieurs personnes tentèrent de lui faire dire d'où elle venait pour pouvoir éventuellement l'y ramener, mais elle tint bon, n'ayant pas envie qu'ils la croient folle. Et au bout d'un moment, on lui céda.

Cette journée, comme toutes les journées depuis lors, commença tôt. D'elle-même, la jeune fille avait cherché à se rendre utile, et chaque jour, elle allait prêter main forte aux différents artisans qui aidaient les chevaliers. Pour commencer, elle aidait les palefreniers qui allaient nourrir, panser, soigner et envoyer dans les prés les magnifiques chevaux des chevaliers. Ensuite, elle se rendait chez le cordonnier, pour l'aider à réparer les selles, puis chez le forgeron pour l'assister, même si elle se méfiait un peu de l'immense forge qui crachait continuellement une chaleur infernale.

Luciole, comme tout Animi, aimait les animaux, mais elle n'avait auparavant jamais vu de chevaux, ou de très loin, en survolant Quetaïn par exemple, c'est pourquoi elle était fascinée par les grands équidés.
Un jour qu'elle était en train de les observer, perchée sur une clôture, l'un des bienveillants maîtres palefreniers lui proposa de monter. Il lui présenta un jeune cheval qui n'avait pas encore atteint sa taille adulte et lui donna tous les conseils pour parvenir à monter –et à y rester.
Cela s'était passé il y a quelques jours seulement, mais l'animi, qui connaissait les animaux mieux que quiconque, s'était rapidement liée d'amitié avec celui qu'elle avait appelé Flocon. Au bout d'un jour ou deux, le maître palefrenier, agréablement surprit, se rendit compte qu'il n'avait plus besoin de les surveiller, tous les deux, et s'en retourna vaquer à ses occupations, revenant seulement quand Luciole lui demandait de l'aide pour choisir la posture qui ferait le moins de mal à Flocon dans telle ou telle situation –au trop, au galop, en tournant, dans une descente ou une montée...– et bien qu'elle ne soit pas encore –du tout– une cavalière émérite, elle aimait Flocon, Flocon l'aimait et leurs attitudes respectives étaient pleines de bonnes intentions, même si parfois maladroites.

Mais ce midi, Flocon devrait manger seul son avoine et se passer du morceau de salade qu'elle lui apportait quotidiennement depuis qu'ils se connaissaient.
Car elle avait été appelée. Oui, appelée, pour être prise en apprentissage ! Son rêve se réalisait enfin ! Elle qui toute sa vie n'avait eut que des maîtres séniles tout juste bons à glorifier le Don de ses camarades tandis qu'elle n'était qu'une mauvaise élève, un vilain petit canard –comparée aux membres de sa famille, qui eux n'avaient aucun problème avec le Don.
Son rêve était donc de pouvoir s'accomplir elle-même, toute seule, juste en travaillant et sans être évaluée sur un don inné sur lequel elle n'avait aucune emprise... Et il se réalisait enfin ! Elle allait avoir un mentor ! Inutile donc de vous dire qu'elle le déifiait déjà en grande partie.

Lorsque Luciole se rendit aux écuries, elle y arriva en même temps qu'une jeune fille, ou plutôt devrait-elle dire une jeune femme. Grande, la vingtaine, aux longues mèches de la même couleur que ses yeux, et souriante, aussi. Très souriante.
La première chose qui mit Luciole mal à l'aise, c'est sans doute qu'il y ait quelqu'un d'autre.
Mais très vite, quelqu'un éclipsa la première arrivée. Grand, très grand, trop grand, et massif, musclé. Une montagne. Une montagne recouverte d'une armure, qui plus est.
Plus que jamais, Luciole, petite pour son âge, se sentit ridicule, minuscule, insignifiante.
Terrifiée, ses yeux virèrent fugitivement au blanc.

Et c'est ce moment que choisit l'immense chevalier pour se mettre à parler.
À leur parler, semblait-il, puisqu'il s'adressa à Luciole et à la dénommée Nalyna, qui l'écoutait sans quitter son sourire.
Plus il parlait, plus il faisait peur à la jeune et menue animi. Peut être à cause de cela, chaque mot qu'il prononça se grava en lettres de feu dans l'esprit de l'apprentie.

Pour conclure la tirade, de grands yeux d'un bleu glacial vinrent se planter au plus profond de ceux de l'animi, qui frissonna. À contrario, Nalyna, sans un mot mais sans quitter son sourire amène, vint se planter aux côtés de la montagne, du chevalier, du mentor... si naturellement qu'une poigne invisible s'empara de la cage thoracique de Leharpiartilla.
Elle n'était là que depuis trois semaines, et elle pensait vraiment faire partie d'eux ?
Luciole se rendit alors compte qu'elle avait beaucoup trop idéalisé son futur mentor. Tous les chevaliers ne pouvaient pas être aussi gentils que le maître palefrenier qui lui avait présenté Flocon.
Mais la poursuite de ses rêves valait bien qu'on essaye de se surpasser, aussi essaya-t-elle de répondre du mieux qu'elle pouvait à la question du chevalier :

– Je... suis venue ici dans le but d'apprendre, commença-t-elle, peu assurée, tout en songeant : *de panser mes blessures, accessoirement*, et de rendre ce monde un peu plus pacifique *un peu moins cruel* et surtout un peu plus juste...

La jeune fille s'arrêta, terrorisée et se sentant ridicule, ne sachant pas quoi ajouter. Comme souvent, les mots s'envolèrent là où elle ne pouvait plus les attraper. En désespoir de cause, elle les chercha pendant de longues secondes, puis ne les trouvant pas, elle termina, sincère :

– Je... je... je ne sais pas qui vous êtes mais ce n'est pas la peine de vous embêter avec moi si vous avez déjà une apprentie, je... ne suis probablement pas digne de recevoir votre enseignement ! Navrée de vous avoir dérangé !

D'un coup, alors que le dernier mot résonnait encore dans l'air, elle fit volte-face et se mit à courir en sens inverse, des larmes dans les yeux.
Flocon... elle voulait Flocon...

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Philip Sartin
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MessageSujet: Re: Les écuyères du commandant I : Présentation & Escapade   Mar 22 Sep 2015 - 8:44


C'est avec joie que Philip vit Nalyna s'avancer sans la moindre hésitation, démontrant qu'elle avait fait son choix bien avant les mots du chevaliers et qu'elle s'y tiendrait. Cependant, il vit la  jeune Luciole hésiter, trembler. Il ne s'y attendait pas et il ne pensait pas que son discours pourrait ébranler les convictions de cette recrue prometteuse dont on lui avait dit tant de biens. Les premiers chevaliers avaient vanté sa détermination, les Intendants l'avaient rapportée travailleuse et même le palefrenier, bon ami Philip, ne tarissait pas d'éloges sur elle. Pour dire vrai, tout portait à croire qu'elle serait une apprentie prometteuse.

Pourtant, les yeux de Philip avaient déjà lu la réponse qu'elle s'apprêtait à donner, avant qu'elle ne quitta ses lèvres. Abandon. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi et c'est ce qui l'empêcha d'agir avant qu'elle ne se mette à s'enfuir. Encore une fois, il se dit qu'il n'aurait pas du mettre l'armure pour cette première rencontre, comment peut-il espérer rattraper ces jeunes jambes fougueuse dans cet attirail ? Utiliser une rune ? Il n'en connaissait aucune pour ce genre de situation et ce n'était sans doute pas une très bonne idée pour commencer.

Le fait qu'il lui avait fait peur et qu'il a omis de leur parler de ce double apprentissage qu'il va maintenir. C'est de la faute de Philip si elle se retrouve a abandonner son rêve de devenir chevalier et c'est un fait injuste. C'est une faute que le commandeur refuse catégoriquement d'accepter. C'est une faute qu'il doit corriger.

- Nalyna, rattrape la et ramène la.

Un joyeux sourire se dessine sur le visage de l'écuyère et elle s'élance sans hésitation à la poursuite de Luciole, l'appelant par son nom pour essayer de la faire stopper. C'est un étrange spectacle qui anime la cour d'Utop.
Quand enfin elle parvint à  rejoindre celle qui devait devenir sa camarade, Nalyna se saisit de son bras pour être certaine qu'elle ne s'envolera plus aussi soudainement qu'elle venait de le faire. Sa poigne était cependant délicate et une secousse aurait sûrement suffit à la défaire. Elle prit le temps de reprendre son souffle avant de s'adresser à Luciole avec une joie qui était sienne et qu'elle aurait voulu faire leur.

-Tu ne peux pas partir ! Pas encore, pas du tout si tu es comme moi. Je ne te connais pas, mais je crois que tu n'es pas venue ici sans raisons ni sans rêves. Peut-être que je me trompe, mais le commandant Sartin semble le croire aussi. Il m'a envoyé te chercher et il t'attend. Écoute le, s'il te plaît, et si là encore tu sens que ce n'est pas ta place, alors j'essaierais de ne plus me mêler de tes choix. Tu veux bien?

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