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 Entre deux rps

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Deryn Basalt
Dieu de l'Origine
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Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Humaine/Inconnue/Assassin
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MessageSujet: Entre deux rps   Dim 3 Nov 2013 - 12:53

Voici ce qu'il s'est passé entre ce rp-ci et ce rp-là.


La jeune femme aux cheveux caramel passa au coin du couloir menant aux salles supérieures. Elle descendit les escaliers comme si elle se sentait parfaitement à l'aise et tourna à gauche au carrefours des salles d'entraînement et des bains. Elle entra finalement dans une salle, après avoir essayé plusieurs portes et vérifié à chaque fois que personne ne se trouvait dans le couloir, d'où on aurait pu la voir. Mais il était exigu, vide, et chaque son y triplait littéralement de décibels. Il n'y pouvait donc y avoir personne. La jeune femme recommença à respirer.

Elle entra enfin dans la salle qu'elle cherchait.
Des étagères et des étagères comprenant livres et parchemins, tout cela très bien classé, mais selon un ordre qu'elle ne connaissait malheureusement pas. Elle aurait sûrement pu le retrouver, mais cela lui aurait demandé beaucoup de temps et elle n'en avait pas. Sans compter qu'elle devait absolument sortir de là vivante pour...

– Que cherches-tu ?

Une voix venait de résonner derrière la jeune femme.
Elle sursauta, se crispa, avant de se rendre compte de la teneur de la question.
On ne l'avait ni reconnue ni démasquée. On lui proposait simplement de l'aide, quelle aubaine ! C'était dangereux, mais c'était aussi une véritable chance. Elle se retourna vers la provenance de la voix, dans le but de continuer la conversation qu'avait entamé la femme derrière elle.

Une opale et demi et la moitié d'un rubis se fichèrent dans ses yeux couleur châtaigne.
Non, plus loin que ça. Ils se fichèrent jusque dans son âme. Un frisson lui parcourut l'échine. Elle s'obligea à respirer normalement. Sourit amicalement à l'assassin en essayant d'oublier que c'était un assassin. Peut être même celui de ses parents. Le sourire resta cependant amical.

– Euh, oui ! Je cherche...
– ...le troisième volume de l'archivage annuel de l'an 852.
– Euh... oui, comment le savez-vous ?


Un air triste emplit le visage de l'assassin au regard étrange.
– Parce qu'ils cherchent tous cela...
– Q... qui ça, tous ?


Elle sentit une sueur froide d’appréhension lui dégouliner le long du dos.
L'assassin lui donna raison. Raison d'avoir peur.

– Tous les espions qui viennent ici ces derniers temps en ont après ce livre...

La jeune femme sentit son dos butter contre l'étagère qu'elle s'était apprêtée à fouiller.
Qu'elle ne fouillerait jamais. Mais l'assassin ne faisait pas mine de bouger, nonchalamment appuyée contre le mur en face de la jeune femme, à une distance d'un mètre et demi environs.

– Je... je... fit l'espionne, le souffle coupé.

L'assassin sourit doucement, presque tendrement.
– Tu as raison d'avoir peur. La peur garde en vie. Pour l'instant, je veux juste que tu me dises pourquoi tu es réellement là.
– Je suis là pour chercher le troisième v...

Cette fois, l'assassin ne sourit pas, et une grimace inhumaine transparut une seconde sur ses traits tandis qu'elle l'interrompit d'une voix forte, calme et glaciale comme la mort.
– Cesse de me mentir.

La jeune femme gémit.
– Je... non, vous vous trompez, je...

L'assassin bougea. Non, avait bougé.
Si vite que l'espionne n'avait pas eut la moindre chance de l'esquiver.
Le souffle brûlant d'un brasier en fusion luisait dans son regard, à quelques centimètres seulement du sien. Une main l'avait plaquée plus encore contre les étagères et refusait de la laisser partir, ou même d'esquisser le moindre geste.

– Continue de me mentir et je te traîne hors de cette bibliothèque pour t'exécuter sans plus de sommations. Dehors parce que le sang et les livres ne font pas bon ménage, et je n'aimerais pas que tu me causes encore plus de soucis que tu ne le fais en ce moment.

Dans un éclair de lucidité, la jeune femme se demanda pourquoi l'assassin ne l'avait pas encore dénoncée à ses supérieurs. Il n'y avait pas beaucoup de choix : soit elle ne les prévenait pas car elle ne prévoyait pas de la tuer, ce qui était en soit une assez bonne nouvelle quoique peu probable malgré les dires de l'assassin, soit... soit elle n'avait pas de supérieurs. Ce qui était assez mauvais signe –mais qui cela dit ne signifiait pas forcément qu'elle allait mourir... la torture lui faisait beaucoup plus peur que la mort.

– Réponds, articula froidement l'assassin qui commençait à s'impatienter.
– Je... Je suis là parce que mes parents ont été tués par un membre de cette guilde...

La femme vêtue de cuir noir haussa un sourcil sceptique.
– Alors tu es venue pour te faire tuer à ton tour ?
– Non ! C'était pour... tenter de trouver celui qui avait fait ça...
– Donc tu voulais bel et bien un des volumes d'archivage, mais pas celui de l'an 852... fit-elle en réfléchissant. Puis elle eut un nouveau haussement de sourcil, amusée. Et... que comptais-tu faire après avoir trouvé l'assassin ? Le tuer ?

Un large sourire étira ses lèvres tandis qu'un grand éclat de rire débordait de son regard.
– Je... peut être, je ne sais pas...
– Tu ne sais... pas ?

Étonnée, elle recula légèrement, laissant à la jeune fille la place de respirer normalement à nouveau. Elle plissa ses yeux si étranges, plongée dans une réflexion dont elle seule avait la clef. Le cœur de la jeune fille était, lui, à deux doigts de lâcher, et elle se retint à l'étagère en respirant par de petits à-coups précipités.

¤

C'était on ne peut plus étrange.
Déjà, la fille ne mentait pas... ce qui était inhabituel chez un espion prit la main dans le sac.
Mais je ne pouvais décidément pas continuer plus longtemps à l'interroger ici. La bibliothèque n'était certes pas le lieu préféré des assassins, mais à un moment où à un autre quelqu'un finirait pas entrer, et je ne pourrai plus questionner la jeune femme à ma guise...

– Aller, viens, commençai-je en tentant de l'entraîner vers la porte.

Les yeux de la jeune femme s'écarquillèrent comme ceux d'une biche effarouchée, et elle résista de toutes ses bien maigres forces.
– N... non, vous... vous avez dit que vous me tueriez en sortant d'ici !

Elle avait parlé beaucoup trop fort. Si jamais quelqu'un était passé dans le couloir... Grand soupir.
– Ah, oui, c'est juste... fis-je en fermant les yeux avant de les rouvrir. Eh bien... Écoute, je me doute de la valeur qu'a la parole d'un assassin pour toi, mais là, il va falloir me faire confiance. Tu n'as pas vraiment le choix, personne ne te sauvera, ici. Cette bibliothèque est libre d'accès à quasiment tous les assassins –sauf les apprentis. Ce qui veut dire que nous ne pouvons pas rester ici sans risquer que tu sois découverte à un moment ou à un autre. Donc je vais te sortir d'ici, discrètement, pour t'emmener dans une autre salle, pas très loin, où nous ne serons pas dérangées. Mais tu as ma parole que je ne te tuerai pas... pour l'instant –disons que tu as au moins 24h devant toi, du moins tant que tu ne me mentiras pas.

Un éclat dur avait brillé dans mes prunelles dissymétriques.
Et je n'avais rien fait pour le cacher. Comme je l'avais dit, la peur était une bonne chose.
Mais pas pour les assassins, cependant. Car à partir du moment où un assassin, ou même un voleur –ou quelqu'autre personne travaillant dans des métiers illégaux et dangereux–, avait peur, il devenait un mort en sursit.

Mais passons.
Elle accepte finalement de se laisser entraîner sans gémir.
Ne serait-ce que les larmes silencieuses qui creusent ses joues. Mais, ce dont elle ne se rend pas bien compte, c'est que des gens pleurer, supplier pour leurs vies, j'en ai vu un nombre incalculable. Et pourtant, je n'ai pas flanché une seule fois avant d'exécuter un contrat. Même les cris des gens que j'ai torturé ne m'ont pas fait baisser mes lames. Alors elle se leurrait si elle pensait m'apitoyer.

Je l'avais repéré depuis les premières minutes où elle était entrée, l'avait suivit, parfaitement invisible et silencieuse, allant jusqu'à parfois m'accrocher au plafond. Évidemment, je n'avais eut aucun mal, car ce labyrinthe est mon domaine. Je ne la traquais pas vraiment, je jouais avec, comme un chat avec sa proie. Juste pour le plaisir. C'est quand elle avait parlé de vengeance que mon intérêt avait été piqué. Je me demandais bien de qui il s'agissait... Peut être de moi, qui sait ?

J'ouvris doucement la porte de la salle.
Comme je m'y attendais, elle était vide. Mais je préférais m'en assurer. Au cas où...
Je fermai également par mesure de prudence la porte derrière nous. Moins par peur que ma captive s'échappe plutôt que quelqu'un entre ici. Certes, quasiment tous ici pouvaient venir à bout de n'importe quelle serrure complexe, mais en voyant une porte fermée, dans ces couloirs, mieux valait passer son chemin... ce que beaucoup faisaient sans se poser de questions. À part moi. J'adorais ouvrir les portes fermées...


¤

Lohane.
Le nom que ses parents lui avaient offert.
La seule chose qu'ils lui aient jamais offert...
Il n'avaient jamais vraiment été là pour elle. Toujours en voyages d'affaires, l'un et l'autre à l'autre bout du monde. Ils ne s'aimaient plus assez pour passer de longs mois à voyager cote à cote. Le silence... le silence leur faisait trop peur. Ce silence s'était installé entre eux depuis si longtemps que Lohane ne se souvenait plus quand elle avait entendu leurs rires pour la dernière fois.

Des seigneurs marchands.
Pourquoi était-ce tombé sur elle ?
Elle avait voulu être heureuse. Vivre dans le luxe de Quetaïn ne suffisait pas à satisfaire tous les besoins d'un enfant. Mais à présent elle n'en était plus une, et eux étaient morts. Assassinés tous les deux, exactement au même instant, malgré la distance. Enfin réunis... Et maintenant, elle s'était promit de les venger. Tous ses proches lui avaient dit que c'était du suicide, mais elle n'avait rien voulu entendre. Elle ne voulait simplement pas continuer à entendre ce silence. À le sentir transpirer de tous les pores de sa propre peau.

Elle s'était dit qu'une fois l'assassin mort, le silence s'envolerait. Peut être...

La pièce était grande, simple mais belle et presque trop bien décorée, pour un fond d'égout puant... Bon, elle devait admettre que les couloirs de la guilde ne puait pas, contrairement à ce à quoi elle s'était attendue, mais... mais c'était un égout, normalement, voire une partie des catacombes. C'était pas fait pour être joli ! Le sol de la salle était recouvert d'un grand tapis qui cachait les dalles froides en dessous. Au fond, une cheminée y dispensait de la chaleur. La pièce était quant à elle remplie de coussins et de tables basses aux formes arrondies, à la mode de Sipheaï.

Elle s'assit docilement sur un des coussins, sage d'apparence.
Pendant que l'assassin vêtue de noir et aux yeux dissymétriques fermait la porte à clef.
Ses yeux rencontrèrent un motif bleuté sur le bord d'une des tables basses et s'y fixèrent, comme refusant la réalité. Elle entendit l'assassin soupirer.

– Il faut vraiment que je mette un garde en faction dans la bibliothèque. Et des verrous complexes sur les livres dangereux.

La jeune femme frissonna en entendant cela.
Car cela signait probablement son arrêt de mort. Ne rien cacher à un captif, même ses plans futurs, était en général mauvais signe pour la vie du captif en question. Lohane s’aperçut qu'elle était à présent trop lasse pour geindre ou pleurer, de toutes façons.

– Eh ! Nom de... (l'assassin prit une inspiration pour se calmer) L'Ombre ! On n'a pas idée d'apparaître comme ça !

La jeune femme avait sursauté lorsque l'assassin s'était exclamée.
Et son sang se glaça lorsqu'elle aperçut une deuxième silhouette nonchalamment installée sur les coussins, de l'autre côté de la table. Elle n'avait rien vu venir. Comment était-il arrivé ici ? L'assassin rousse semblait le savoir, mais elle, elle était prise au dépourvu. Un ricanement aigu répondit à la remarque de l'assassin.
– Mais apparaître dans le dos des gens, c'est notre métier, non ?

La femme eut un sourire amusé.
– En effet. Mais tu n'es pas venu ici pour parler boulot, non ?
– Eh bien... aussi étrange que cela puisse paraître, si...

Et son regard dériva de celui de la rousse pour venir se planter dans celui de Lohane.
Malgré la température agréable de la pièce, un long frisson la parcourut de la tête aux pieds. Et c'est à cet instant qu'il commença à parler...

¤

Amusée, je haussai un sourcil sans répondre.
Il n'attendait de toutes façons pas de réponses. Par contre, j'étais attentive aux changements d'expression de l'Ombre et de la jeune fille, et à leurs échanges de regards. Lohane, elle, n'osait pas vraiment regarder l'homme plus de quelques secondes dans les yeux, et elle commençait à devenir légèrement rouge. Elle qui paraissait si amorphe quelques minutes auparavant, la voilà qui s'empourprait.

Il faut dire que l'Ombre est...
Eh bien, parfait, en fait ; dans un côté sombre de la perfection.
Il a un corps qui par certains côtés semble emprunté aux plus belles statues des artistes de Sipheaï, et qui par d'autres cotés pourrait aussi rivaliser avec les idoles héroïques qu'on peut croiser à Weranoï. Et ses vêtements de cuir et de lin noirs plutôt moulants ne faisaient que souligner sa musculature puissante –à ne pas confondre avec imposante. Tout cela précédé par une ossature des plus fines mais denses.

Semblable à un corbeau, en plus séduisant.
Des cheveux noirs lui arrivaient dans le creux des reins, parfaitement libres, à l'exception d'une mèche, tressée d'un fil bleu, qui à elle seule me rappelait bien des souvenirs. Ses yeux, quant à eux, aussi d'un noir de jais, s'étaient plantés dans les miens, si dissymétriques. Il m'était si... différent, et si complémentaire à la fois.

Il était le seul être en ce monde à savoir autant de choses sur moi.
Du moins, à ma connaissance, et en vie –Sen avait longtemps occupé ce poste, il y a des années... il y a une éternité. L'Ombre était au courant pour ma perte de mémoire, pour mes années chez les historiens puis chez les cartographes. Au courant de la manière dont j'avais rencontré Sen, et pire que tout, au courant qu'une étrange force munie de coïncidences m'avait poussée toutes ces années durant vers Akeraï et vers la Guilde. La seule chose dont il n'était pas encore au courant, c'est qu'à présent j'étais maître de guilde, comme l'avait été Sen avant moi. Du moins espérai-je qu'il n'était pas encore au courant.

Après notre première rencontre, il y a si longtemps, nous avions beaucoup discuté.
Dans un premier temps en comparant simplement nos apprentissages respectifs, puis nous versâmes petit à petit dans des discussions plus personnelles, ce que nous avions fait avant, où nous étions nés, avions grandit... Je lui dévoilai son amnésie, chose que je n'avais pas faite depuis des années, et lui m'avoua son problème mental de schizophrénie, ce que lui non plus n'avait pas fait depuis longtemps –bien que nous ne dîmes ni l'un ni l'autre l'entière vérité, dans les premiers temps...

Cela peut paraître assez étonnant pour deux assassins.
Si nous nous étions rencontrés plus vieux, sans doutes aurions-nous été beaucoup plus secrets l'un envers l'autre. Là, nous étions simplement deux jeunes gens presque du même âge se rencontrant, et se racontant leurs vies. Parce que l'être humain était fait ainsi. Plus tard, nous échangerions nos expériences, et il m'enseignera, bien plus que Sen, la soif de sang, le plaisir de tuer, et bien que mon maître fut sans doutes au courant, il nous laissa faire, pour quelque obscure raison.

À présent, l'Ombre n'était plus ce jeune assassin de cinquième année que j'avais rencontré.
Entre temps, quelque chose avait changé. Cela s'était passé deux ou trois ans après la fin de son apprentissage. Je ne savais pas ce qu'il s'était passé, et je n'avais pas cherché à en savoir plus parce que je considérais cela comme un viol de sa vie privée. Mais j'avais été profondément affectée que celui connu sous les noms de Chasseur, de Mangeur d'âmes et du Régicide, un être que j'adorais comme un grand frère, peut être plus, choisisse de tout laisser tomber, son métier, son maître, toujours en vie à cette époque, et... moi ; pour partir. Pourquoi ? Où ? Seuls les dieux le savent.

Mais j'étais repartie le chercher, il y a quelques semaines de là.
Et c'est en le cherchant que j'avais éveillé accidentellement la méfiance d'une bande de pirates, qui me pourchassèrent et finalement arrivèrent par un coup de chance à m'enlever. Plus tard, l'Ombre m'apprit que c'était grâce à eux qu'il avait sut que j'étais en ville. Il était monté à son tour sur leur bateau, où les pirates m'enfermèrent pour m'interroger. Parce que, même si il trouvait ma situation cocasse, il préférais, selon ses propres paroles "voir ses amis vivants que morts". Je lui avais ensuite expliqué pourquoi j'avais besoin qu'il revienne. Ce qu'il a accepté de faire bien plus facilement que ce à quoi je m'attendais.

Après ce qui me sembla une éternité, l'Ombre cessa de parler à la jeune espionne.
Ce qu'il comptait faire me dépassait. Pourquoi se donner tant de mal ? Il suffisait de la tuer, et c'était terminé, non ? C'était du moins mon intention, avant qu'il ne débarque et ne bouleverses tous mes plans une fois de plus. L'idée principale qui avait émergée de son discours très élaboré était la suivante : elle voulait se venger ? Il allait lui en donner le pouvoir. Seul un assassin pouvait arriver à tuer un autre assassin. Il lui demandait "simplement" d'être son élève pendant les sept années qui suivraient. Il avait aussi parlé du Silence et de doutes et d'espoirs, mais je n'avais pas très bien écouté cette partie-là, même si elle semblait avoir beaucoup fait réagir la petite.

J'étais, pour ma part, persuadée qu'elle refuserait.
Elle ferait mieux de refuser. Elle devait refuser... mais refuse, idiote !
Mais non. Elle avait regardé l'Ombre avec des yeux brillants pendant toute son explication, et une fois qu'il eut terminé, une joie immense s'était reflétée sur l'ensemble de son visage, et si elle n'avait pas sauté au cou de l'Ombre, c'était sans doutes parce qu'elle était trop intimidée pour le faire. Elle avait bien sûr répondu oui de toutes ses maigres forces. Elle me faisait penser à un oiseau. Autant d'espoir et de fragilité dans un même corps, cela ne fait jamais bon ménage.

De plus, pour quelqu'un comme elle, mieux valait être mort qu'assassin.
Dans huit ou neuf ans, elle se vengerait, et soudain se réveillerait, se dégoûterait d'elle-même et se suiciderait. Et toutes ces années que la Guilde aura patiemment passé à l'entraîner n'auront servit à rien. C'était ce qu'il se passerait, selon moi. Il faudra que j'en parle à l'Ombre, et pas trop tard, si son souhait était réellement de la prendre pour apprentie. Après, si c'était juste pour jouer, ou pour la faire parler plus facilement, ça ne me posait aucun problèmes. Mais, malheureusement, je pressentais que ce n'était pas juste pour ça...

Je haussai les épaules, donnant mon aval à la formation de la jeune fille.
Assez à contrecœur, mais après tout, ce n'était pas moi qui allait en prendre pour sept ans.
Et j'avais un ou deux apprentis qui m'attendaient à la fin de la semaine. Sachant que j'avais aussi proposé cette formation à l'Ombre, après notre aventure chez les corsaires, il devait se douter qu'à présent j'avais monté en grade parmi les assassins. Mais je doute qu'il soupçonne l'entière vérité au sujet de mon grade...

Je me demandai aussi si il arriverait à coordonner l'enseignement qu'il s'apprêtait à donner et celui que moi, je m'apprêtais à lui donner. Car oui, si vous vous posez encore la question, il a accepté d'être un Assa'Sinh.

Un assassin du feu, manipulateur du Sinh ancestral.

¤

Espérons juste qu'il ne fasse pas n'importe quoi avec, et cesse de se comporter en gamin. Particulièrement s'il a, comme je le pense, prit cette apprentie uniquement pour me contrarier.

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