C H A T



 

Partagez | 
 

 Une flamme d'espoir rallumait dans l'immensité de Quetaïn [pv: Nisha](Terminé!)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Nande'Dareloth
Mortel
avatar

Messages : 44
Date d'inscription : 20/04/2013

Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Elfe/Enetari/Guérisseur
Âge: 130-140 ans
Signes particuliers: Il porte toujours un diadème sur la tête

MessageSujet: Une flamme d'espoir rallumait dans l'immensité de Quetaïn [pv: Nisha](Terminé!)   Mer 8 Mai 2013 - 21:13

Je passai des jours dans cette forêt. Elle m'était si familière, je me sentais chez moi. J'étais bien.
Peu de gens passaient, et lorsqu'ils me croisaient, je leur posais des questions sur la région et s'ils n'avaient pas entendu parlé d'une elfe guérisseuse, qui trainerait près de Quetaïn. Un jour, un homme me répondit, enfin une information utile, qui m'aiderait à suivre sa trace :
"- Vous trouverez pas trop de vie dans c'coin, sir. C'que je peux vous dire, c'est que par ici on est proche d'Enetari est les villages sont plutôt implanté plus loin dans l'est. Vous trouverez sans doute vo'te belle quelque part là-bas"
Et c'est ainsi que je quittais les frontières d'Enetari pour m'enfoncer davantage en Quetaïn. J'atteignis la capitale, où j'avais rencontré l'homme étrange qui me remit ce... Cet étrange diadème...
Je décidai, suite à plusieurs jours, voire des semaines passés dans cette grande ville de la quitter pour rejoindre la nature sauvage de la région. J'allais toujours vers l'est. Pensant la retrouver quelque part dans les villages qui surplombaient les plaines.
J'espérais si fort, que quelqu'un entendit mon souhait. Car il se réalisa.


- Vous venez d'Enetari ? Ouaaaah, super chouette ! Vous cherchez une elfe guérisseuse ? Hmmm, écoutez la première et dernière elfe que j'ai vue dans le coin est partie vers les villages où une maladie sévis depuis un moment. Plus de nouvelles depuis, sir.
- Bien, merci pour vos informations. Je me rends tout de suite sur place.
- Z'êtes sûr ? On raconte des choses horribles sur les malades là-bas...
- Je suis guérisseur, c'est mon devoir d'aider mon prochain.[
- Bien. Bon courage alors, sir.

Et je quittai ce garde pour rejoindre les villages. Peu accoutumé de la région, je m'égarais un peu vers le nord, passant à quelques heures "d'Avalon", je crois. Cette gigantesque forteresse se percevait d'ici, et j'en devinais son importance, sa formidable capacité à protéger. J'en étais ébahis. Rien de tel se trouvait dans la forêt.
Je continue mon chemin, reprenant un peu vers le sud et trouva enfin, après plusieurs jours de marches, les villages...
Infestés
Mornes
Où se trouvaient d’innombrables malades.
Je me sentais déjà dépassé par la masse de travail.
Mais une force intérieur en moi me poussa à avancer et à ne pas perdre espoir.

Je me dirigea vers le premier village, le plus grand semble-t-il pour trouver directement le "chef". Il me raconta quand est arrivée la maladie étrange qui touche de plus en plus de personnes, en me décrivant avec détails les symptômes. Je savais ce qu'il me fallait comme plante, et d'ailleurs je les possédais déjà. Je promis que je ferais de mon mieux et que je soignerais le plus de monde possible. Il fut surpris de voir une telle volonté et générosité, c'est rare disait-il, surtout venant d'un elfe, loin de chez lui.
- En échange, je ne veux pas d'or, juste un toit et... une réponse. Est-ce que vous pourrez me dire si une elfe guérisseuse au nom de Seelen est venue ici ?

Le chef se mit à réfléchir. Il me promit qu'il irait se renseigner, car il n'a pas la mémoire des noms. Mais il lui semblait avoir vue une elfe passer, en effet. Mon sourire fut petit, mais à l'intérieur de moi je flamboyais. Je me mis tout de suite au travail pour commencer ce terrible combat.
Car soigner ces malades fut réellement dur...


Ils étaient atteints de démence pour les plus touchés. Je ne pouvais plus rien faire pour eux, à part les soulager. Ceux atteints de fièvres, et de début d'hallucination, j'ai pu leur concocter des potions qui les aida à guérir. Même si la guérison était lente, elle se faisait, et ma charge de travail s'en voyait diminuée...
- Mon seigneur, vous êtes bon. Cela fait des jours que vous nous aider, sans dormir, ni manger. Vous devriez peut-être vous reposer un peu.
- J'ai encore beaucoup à faire...
- Soit. Je suis venu vous voir car j'ai retrouvé votre Seelen.
- Comment ?! Où est-elle ?
- Au lit...

A cette annonce que je ne compris pas sur le coup, il m'emmena dans une grande maison. Un hospice me dit-il, là où se trouvait encore tous les malades dont je devais m'occuper. Leurs nombres... Je ne pris pas la peine de les compter tellement ils furent nombreux. Il me guida un peu pour me dire de continuer tout droit, qu'elle était vers la gauche.
Je marche doucement, un peu tremblant, le coeur battant vite... J'avais hâte de la revoir et peur d'une erreur, que ce n'était pas elle... J'avais peur aussi que la maladie l'est...
Je préfère ne pas y penser, et continue vers la gauche... Je trouve une elfe, en effet, mais ... Ce n'était pas ma Seelen. Je soupire, à la fois pour évacuer la monté d'adrénaline mais également pour tenter de calmer mes nerfs qui flambèrent aussitôt. Je ne pouvais pas en vouloir à cet humain, il voulait seulement m'aider. Ou me récompenser. Quoi qu'il en soit, je n'allais pas laisser la pauvre malade. Tout comme les autres...
Seelen, où es-tu donc ?





J'étais exténué... Je ne sais plus quand j'ai dormit pour la dernière fois. Un elfe était capable de tenir mais il arrive un moment où nous avons également besoin de nous reposer. Je quittai alors les villages désormais soignés, avec les remerciements chaleureux des villageois. Touché par leurs gratitudes, je me remis en marche avec un léger espoir à nouveau dans mon coeur.
Celui de retrouver ma bien aimée, après tant d'effort dans sa recherche. La forêt me parût si calme, tellement que j'avais envie de me poser et de fermer les yeux. Mais ma volonté est plus forte que mon esprit fatigué et je décide de continuer encore quelques heures pour trouver la sortie du bois. Et voir où j'allais me retrouver.
En chemin, alors que rien ne m'arrêta dans mon périple, je me stoppe net... Et entendit quelque chose...
Je m'approche, je cherche en écoutant, à défaut de voir à travers l'intensité de la forêt. Tout pouvait s'y cacher, mais quelque part rien ne s'y trouvait, car je ne croisais rien, à part des bêtes inoffensives. Mais ce bruit était distinctif à mon ouïe d'elfe. On aurait dit un gémissement, comme si quelqu'un souffrait.
Je me dirige vers les sons et trouve un elfe, vêtu de blanc, respirant un peu vite et à première vue une fièvre l'avait pris.
- Calmez-vous, je sais ce que vous avez. Laissez moi vois soigner !

Je pose mes affaires et commence à sortir ce qu'il me faut de ma sacoche. Si mes doutes sont justes, cet elfe était touché de la même maladie que les villageois que j'ai soigné. Ce qui m'étonna grandement, mais au vue de sa physionomie plus fine que la mienne, il n'avait sans doute pas résisté aussi bien que moi, en s'approchant du village.
Je le devine plutôt âgé, peut-être le même âge que moi. Sa peau claire, voir pâle et ses cheveux un peu humidifié par la fièvre, me met le doute sur ses origines. Mais il ne pouvait que venir d'Enetari, car la frontière à l'ouest n'était qu'à une semaine d'ici.
Je commence à préparer la potion qui me servira à faire baisser la fièvre. En espérant qu'il ne soit pas atteint d’hallucinations...

_________________


I am the Justice itself, you cannot judge me -la Main Ardente


Dernière édition par Nande'Dareloth le Mer 29 Mai 2013 - 23:02, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nishati ya Jua
Mortel
avatar

Messages : 66
Date d'inscription : 12/04/2013

Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Elfe/ Weranoï/ Guérisseur
Âge: 164 ans (689) en paraît 30
Signes particuliers: Albinos - Change de sexe selon le jour (femme) ou la nuit (homme)

MessageSujet: Re: Une flamme d'espoir rallumait dans l'immensité de Quetaïn [pv: Nisha](Terminé!)   Jeu 9 Mai 2013 - 12:36

Après tout ce qu'il s'était passé avec Ushnark et Deryn, et toute cette histoire de caravane, l'épidémie avait repris de plus belle. Je n'en voyais plus le bout, et la fatigue commençait à se faire sentir.

J'avais réussi à soigner un village, et j'étais passé à un autre, et il avait fallu tout reprendre de zéro. Une chance pour moi, la nouvelle s'était répandue d'un village à un autre, et ceux guéris n'allaient pas rendre visite à leur proches des hameaux voisins. Et il y avait maintenant un endroit plus près pour les guéris que la capitale.

Mais voilà, rajoutez ma fatigue, mon stress de me faire découvrir, toute l'émotion de ces derniers jours, et j'avais commencé à développer des symptômes. Je les avais étudiés d'assez près pour les reconnaître. J'avais tenté de les diminuer, de couvrir mon visage pour éviter de retransmettre la maladie, mais en vain. J'avais fini par tomber malade. Ignorant les « je te l'avais bien dit » de Coral, je m'étais réfugié dans un endroit reculé pour faire passer la période la plus grave. Puis j'étais revenu.

Peine perdue, j'étais encore trop affaibli et je retombai bien vite malade. Le cœur serré, j'avais du quitter les villages, avec sur la langue le goût amer d'une tâche inachevée.

- Tu t'inquiète pour rien, Nishati... Tu as déjà fait beaucoup. Tu ne pouvais pas tout faire tout seul. Le point positif, c'est que l'épidémie allait mourir toute seule, sans rien pour la soutenir.
- Tu en es certain, Coral ? croassai-je

Ce fut probablement les derniers mots cohérents que je prononçai avant que la fièvre ne me frappe de plein fouet. Je ne sais pas vraiment comment j'ai pu me débrouiller. Peut-être que Coral m'aida ? Je l'ignore. Toujours est-il que je m'en sortis plutôt bien. Lors de mes moments de lucidité, je bougeai, tentant de me réhydrater, de manger un peu. Je revoyais, douloureusement, ces longues années où je dus me remettre de mes brûlures. Sauf que cette fois, c'était ma langue qui était sèche comme du papier, et ma gorge plus encore.

La tête me tournait à chaque fois que je me relevais, et mes membres pesaient comme du plomb. Oh, quand je disais que je m'en sortais plutôt bien, j'entends que je survécus la première semaine, la plus dure, sans aide. Et un avantage à être écrasé de fièvre, c'étaient que les transformations arrivaient, toujours aussi douloureuses, mais que j'étais trop assommé pour les remarquer. Ou bien alors les hallucinations me les faisaient oublier. Une chance pour moi, ou pour les autres, il n'y avait personne envers qui je pouvais manifester de l'agressivité.

Dans mes rares moments de lucidité, j'arrivais à mâchonner quelques plantes fortifiantes, mais n'ayant pas la force nécessaire pour les préparer correctement, elles avaient un effet minime. Mais un soir, juste après une transformation, arriva quelque chose que j'aurais difficilement pu prévoir.

- Nishati, tu me fais peur. Je vais chercher Ushnark.
- N...Non... J... Je peux...
- Tu n'as rien avalé de... Quelqu'un vient.

Le ton de Coral était devenu pressant, tendu. Il savait qu'il ne pourrait me défendre que si je lui ouvrais la porte du monde mortel, et j'étais trop assommé pour effectuer les bons gestes. Mais avant même que je puisse songer à faire quoi que ce soit...

- Calmez-vous, je sais ce que vous avez. Laissez-moi vous soigner !

Sur le coup, je ne savais pas si j'avais bien entendu ou pas. Cette voix... je ne la connaissais que trop bien. J'ouvris les yeux, les plissant car je voyais flou, puis je me mis à rire. Assez bêtement, d'ailleurs.

- Ha... ha ! Ha ! Ha ! Ha ! T... Tu vois ç...ç...ça ? V...v'là qu'je vois... vois... ha ! Ha ! Ha !

Coral ne pipa mot jusqu'à ce qu'il remarque que mon hilarité ne se calmait toujours pas.

- Hum... Nishati ya Jua, je ne crois pas que ce soit une hallucination, cette fois. C'est vraiment Darel.

Je me tus brusquement, le simple fait de rire m'ayant sapé des forces, mais aussi parce que je savais que la fièvre ne pouvait plus être assez forte pour provoquer d'autres hallucinations. Je savais que j'avais la poisse, mais là... Je trouvais que la Vie pouvait être une sacrée chienne. Enfin, pas comme si j'étais le plus mal placé pour le savoir.

Heureusement pour moi, la nuit venait tout juste de commencer. J'aurais jusqu'au jour pour prendre la fuite. Mais foutredieu, Darel était vraiment ici. Avec moi.

Putain, j'étais dans un sacré merdier, là... !

_________________
"[...]Et le vertueux se souvient que qui sait guérir sait faire périr..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nande'Dareloth
Mortel
avatar

Messages : 44
Date d'inscription : 20/04/2013

Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Elfe/Enetari/Guérisseur
Âge: 130-140 ans
Signes particuliers: Il porte toujours un diadème sur la tête

MessageSujet: Re: Une flamme d'espoir rallumait dans l'immensité de Quetaïn [pv: Nisha](Terminé!)   Jeu 9 Mai 2013 - 21:36

Le rire soudain de l'elfe me fit sursauter. Je regarde mon malade avec de grands yeux, me demandant s'il se fichait de moi ou s'il était atteint d'hallucinations...
- Ça va aller..., lui dis-je doucement, commençant à lui faire boire la potion que j'avais préparé.

Elle allait rapidement faire son effet guérisseur et la fièvre ne serait plus qu'un mauvais souvenir. Je continue à examiner son patient et à lui donner des choses à manger ou à boire pour le nourrir, le réhydrater, et le soigner des séquelles que la maladie lui avait fait. La fatigue se faisait de plus en plus ressentir mais je ne bronchai pas et continuai mon travail. Cet elfe avait besoin de moi... Je ne dois pas faiblir.

Je passe encore deux bonnes heures à son chevet, attendant qu'il se rétablisse un peu. La fièvre baisse progressivement, ce qui finit de me rassurer. Il allait s'en sortir.
- Vous reprendrez vos forces très vite, j'ai tout fait pour..., le rassurai-je, en baillant sur la fin.

Ce bâillement fut terrible et mes yeux se fermaient tout seul. Je secoue la tête un peu pour me maintenir éveillé, mais je sentais mes forces toucher au bout. Combien de temps n'avais-je pas dormit et mangé ?
La dernière fois que j'ai fermé les yeux...
Que j'ai mâcher quelque chose... Ces pensées furent à peu près les dernières que j'eus. J'ai le vague souvenir d'avoir dit à mon patient que j'avais besoin de dormir, de mettre posé contre un arbre et puis plus rien.
Le noir total... Celui d'un sommeil bien mérité.

    ~Un sommeil qui ne va pas être reposant, malheureusement...~
    Les forêts brûlaient derrière lui. Il serrait les poings, rageur, l'envie de tuer monta en lui. Il se retourna, décidé à les massacrer jusqu'au dernier.
    "Vous allez tous mourir !" Criait-il a à se rompre la voix, balayant ses ennemis. Ce feu, ce feu qui brûle, qui jaillit de ses mains.

    Je le sens ce feu en moi... qui brûle... Si fort...
    ~Chhh!... On se calme. Doucement, mon petit. Tu te trouves dans une forêt. Il ne faudrait nous faire griller, tu comprends ?~
    Tout se modifia. Il n'y avait plus rien, plus d'ennemi, plus de forêt, plus l'envie de meurtre... Mais à la place le vide et l'interrogation. Une question brûlante : Suis-je seul ? Qui me parle ? Pourquoi... ma tête... me fait souffrir.......
    ~Ça va passer mon mignon, je vais t'aider à te remettre rapidement avec cette énergie~

    Après une heure et demi de sommeil, j'ouvris les yeux, mon mal de tête était passé. J'avais encore fait un rêve très étrange et... cette voix. Que j'entendais... Ce n'est pas la première fois. Un peu perdu, je regarde autour de moi. Je constatai que je n'étais pas tombé malade, et que le peu de temps de sommeil me permis de... Non... Quelque chose ne va pas.
    Je ne suis pas dans la forêt ? Où étais-je tombé ? Je ne comprends pas...
    Suis-je... toujours entrain de dormir ou suis-je... en pleine hallucination pour voir des mélanges de formes ?!
    ~Mince, tu as été touché... Ton manque de sommeil et de nourriture a laissé la place au virus. Tssss...~
    Quoi ? Je ne suis toujours pas réveillé ? Depuis combien de temps dormais-je ?
    Je veux me réveiller ! Je veux ouvrir les yeux !
    ~Ta fièvre grimpe ? Mais ?! ... Tu ne vas pas te laisser mourir ! Sers-toi de mes pouvoirs !~
    Quelque chose me dit... que cette voix est dans mon crâne, ou alors elle faisait partie de mon hallucination... Que dois-je répondre... ?
    Oui... Je... Je veux m'en sortir.
    Mais la voix s'était tue et ne répondit pas.

    Je me sentais endoloris. L'instant suivant j'avais l'impression d'avoir chaud de plus en plus et je me sentais partir légèrement... Comment j'ai pu en arriver là ?
    Je devais me remettre pour retrouver mon amour. Il faut que je me remette !
    Mais c'était plus facile à dire qu'à faire et mon manque d'énergie n'aidait pas. Même si l'afflux progressif que je sentais s’insuffler en moi me maintenait dans une cohésion de pensée, ce qui m'étonnait et me terrifiait à la fois. Comment je pouvais faire une chose pareille alors que je dormais...?

    ~Je ne te laisserais pas mourir, Nande'dareloth. Il est encore trop tôt pour ça...~

    Pour... quoi ?

_________________


I am the Justice itself, you cannot judge me -la Main Ardente
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nishati ya Jua
Mortel
avatar

Messages : 66
Date d'inscription : 12/04/2013

Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Elfe/ Weranoï/ Guérisseur
Âge: 164 ans (689) en paraît 30
Signes particuliers: Albinos - Change de sexe selon le jour (femme) ou la nuit (homme)

MessageSujet: Re: Une flamme d'espoir rallumait dans l'immensité de Quetaïn [pv: Nisha](Terminé!)   Sam 11 Mai 2013 - 16:10

Le premier sentiment qui me saisissait, c'était la peur. La peur qu'il me reconnaisse. De voir l'incompréhension dans ses yeux clairs, sa voix hésitante, puis raffermie, et... et après quoi ? J'en sais foutre rien. Toujours est-il que Darel était là, et que j'aurais dû être à l'autre bout d'Aranor.

Pendant qu'il me soignait, je réfléchissais à ce qui m'agitait. La deuxième émotion, c'était la douleur. Ça me faisait mal de le revoir. De savoir que ça ne compterait pas. Que cette chienne de Vie me l'agitait sous les yeux pour me rappeler ce que je devais perdre. Et chaque chose qui, chez moi, entraîne la douleur entraîne la colère. Qu'est ce qu'il fichait ici, sérieusement ?! Il n'en avait pas assez, de poursuivre un fantôme ? Moi, en tout cas, j'en avais assez. J'avais envie de le prendre par les épaules et de lui crier à la figure que Seelen était morte. Ou qu'elle n'avait jamais existé. Et qu'il fallait mettre une croix dessus car elle ne reviendrait pas.

Mais, si je regardais sérieusement au fond de moi-même, c'était... de la joie. Assez ambigu, comme réaction, hein ? Mais vous aurez remarqué que de toute manière, tout l'était chez moi. Mais passons.

Je ne prononçai pas d'autres mots, effrayé peut-être que ma voix me trahisse. Oh, pas pas le timbre (sérieusement, même un nain ne confondrait pas la voix de Seelen et la mienne), mais par le ton employé. J'avais peur qu'elle transporte trop d'émotion et qu'elle mette la puce à l'oreille de Darel. Enfin, peut-être y verrait-il la fatigue due à la maladie ?

- Tu gamberges pas mal, Nishati, en fait.

Si lui aussi pouvait me laisser tranquille de temps à temps, ça m'arrangerait...

Darel resta à mes côtés pendant des minutes interminables. Il était fatigué. Des cernes noirs, les traits tirés... Ce n'était pas bien compliqué de deviner qu'il n'avait guère dormi, ces derniers temps. Et il n'avait pas un peu maigri, d'ailleurs ? Une ride d'inquiétude plissa mon front. Le philtre qu'il m'avait préparé m'avait rendu quelques forces et avait dissipé en partie la brume de la fièvre. Aussi, je vis très bien à quel point il était épuisé quand il marmonna vaguement qu'il devait dormir, s'adossa contre un arbre. A peine avait-il fermé les yeux que son souffle s'était fait profond, un peu rauque, et régulier.

La culpabilité commença à poindre. Etait-il dans cet état à cause de moi ? Bah ! Qu'importe ! Il était endormi, j'allais beaucoup mieux, il était temps pour moi de partir. Il venait de la direction des villages, je reprendrai donc la route et partirai au sud-ouest. Je me levai, un peu trop vivement car des tâches colorées et noires apparurent dans mon champ de vision et ma tête me tourna. Je pris appui sur l'arbre qui m'avait soutenu quelques jours plus tôt.

Je ne pouvais pas rester là. Darel... Darel devrait prendre sa propre route, son propre chemin. Là où je n'avais pas ma place.

- Tu vas le laisser là ?
- Il ne lui arrivera rien. Lui, il a une pleine empathie avec la nature. Elle veillera sur lui.
- Ce n'est pas faux... Mais qu'en pensera-t-il ?
- Je m'en fiche, fis-je sèchement.

Il ne fallait pas que je pense. Je l'abandonnais une fois de plus. Mais il le fallait. D'aill... Hé, mais qu'est ce que...

Coral avait senti la même chose, peut-être même avant moi. Je fronçai les sourcils. C'était quoi, ça ? La même sensation que... Merde. Il partait. Il n'était plus là. Je fis demi-tour et m'agenouillai près de lui, posant mes paumes contre ses joues, puis fermai les yeux pour me concentrer. D'une, il était brûlant, de deux, le phénomène que j'avais observé, des années auparavant, recommençait. Il était parti ailleurs.

Un esprit ne doit jamais trop s'éloigner de son corps. Quand il n'est pas mort, j'entends. Il n'y a que les Éthérés d'assez puissants pour le supporter longtemps. Et encore. Mais là... c'était étrange. Il y avait... Hein ? Mais avant que je puisse chercher plus avant l'anomalie, l'esprit de Darel était revenu.

Je brisai le contact. C'était moi ou l'espace d'un instant j'avais bel et bien senti deux âmes... ? Je secouai la tête. J'étais encore fatigué, et l'espèce de pistage que j'avais effectué m'avait laissé les mains tremblantes d'épuisement. Je devais avoir mal perçu.

- Tu en dis quoi, Coral... ?
- J'en dis que c'est...
- Très louche ! compléta Etincelle.

Si je n'étais pas habitué à ce qu'elle apparaisse à n'importe quel moment, j'aurais pu sursauter. Je m'inclinai légèrement pour lui souhaiter la bienvenue.

- Tu as senti, toi aussi ?
- Oui. Surtout parce que je te surveille quand Darel est dans les parages, au cas où tu deviendrais soudainement intelligent et lui avouerais tout.
- Trop aimable, ironisai-je.

Je reportai mon attention sur l'homme. La crise était passée, mais sa respiration s'était faite irrégulière. Il connaissait ce dont quoi j'étais atteint. Il était donc forcément passé par les villages. Une chance que j'ai fait promettre au chef du village, sur la vie de sa petite fille que j'avais sauvée, de ne dire à personne que j'étais venu... Sinon Darel aurait été encore plus acharné. Mais bref, il était possible que lui aussi aie attrapé la fièvre.

Je fouillai ses affaires pour trouver une gourde d'eau. Etincelle glapit brusquement.

- Quoi ? fis-je, affolé.
- Il essaie de... d'attraper la magie.
- Hein... ?
- Il tente de me drainer moi, orc stupide !

Bordel de foutre, c'était possible, ça ? Mais comment ? Darel avait toujours été l'amoureux innocent et qui aime les papillons. Oui, assez caricatural. Mais avouez que ça fait bizarre de se rendre compte que c'était une espèce de vampire à magie. Je me penchai vers lui. Il n'avait pas l'air conscient. Je me tournai vers Etincelle.

- C'est dangereux ? Enfin, je veux dire, pour toi ?
- … Peut-être pas pour l'instant. Pour te décrire la sensation, c'est comme si tu étais mouillé et qu'une mouche tentait de se poser sur toi pour boire. Moi, ça ne me fait pas grand chose ; c'est agaçant tout au plus. Une autre bête aurait moins de chance. Ou même toi, surtout dans ton état. Ne le laisse pas utiliser cette capacité.
- Tu en as de bonnes, je sais même pas comment il fait...

J'attrapai la gourde et lui penchai la tête en arrière pour l'hydrater. Doucement, comme si je donnai de l'eau à un nourrisson. C'était un peu le cas, notez.

- C'est... ça s'est arrêté.
- Plus ça va, plus je trouve ton amant bizarre, ma belle de jour...
- La ferme, Coral.

J'avais déjà soigné des patients atteints de cette fièvre bizarre. Je savais comment faire, et il restait des plantes dans le sac de Darel, ou le mien. Ce serait suffisant. Je lui préparerai assez pour une semaine, puis je partirai. Il ne fallait pas non plus qu'il sache qui je suis, et je n'étais pas certain de supporter, physiquement parlant, une transformation. Il faudrait donc que je sois loin au lever du jour pour gagner de l'avance.

Je pris les herbes, vidai une partie de la gourde dans le plat creux qu'il avait utilisé pour la potion précédente, et accumulai petites branches et amadou dessous.

- Etincelle, si tu veux bien... ?
- Très bien, mais à une condition.

Je le savais... Je soupirai, sachant par avance ce qu'elle allait me demander.

- Laquelle ?
- Reste avec lui jusqu'à ce qu'il soit rétabli. Compter sur l'empathie des guérisseurs avec la nature est une foutaise. Surtout que tu n'y crois pas.
- Hé, pour eux, ça marche !
- Nishati ya Jua...
- D'accord, d'accord !

Les brindilles s'enflammèrent, et l'eau commença à chauffer. J'y jetai les herbes, et attendis que des bulles crèvent la surface de l'eau et l'agitent. Après quoi, je retirai le plat du feu, filtrai le tout, et attendis que le philtre se refroidisse. En attendant, je m'adossai au même arbre que lui, et allumai ma pipe, que je bourrai d'herbes fortifiantes. Tout en fumant, je baissai les yeux, puis fronçai tout d'un coup les sourcils.

Hé, c'était pas de l'herbe brûlée, là, vers ses mains ?

_________________
"[...]Et le vertueux se souvient que qui sait guérir sait faire périr..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nande'Dareloth
Mortel
avatar

Messages : 44
Date d'inscription : 20/04/2013

Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Elfe/Enetari/Guérisseur
Âge: 130-140 ans
Signes particuliers: Il porte toujours un diadème sur la tête

MessageSujet: Re: Une flamme d'espoir rallumait dans l'immensité de Quetaïn [pv: Nisha](Terminé!)   Dim 12 Mai 2013 - 16:28

    Quelle torpeur profonde... Jamais je ne m'étais senti aussi loin. D'habitude dans mes sommeils, je fais une cauchemars, puis une fois finit, je dors tranquillement, tout en restant en communion avec la nature. Je l'entends. Les arbres, le vent, les animaux... J'entends la vie autour de moi, et elle m'apaise, me rassure. Jusqu'au levé du jour, qui me rend souvent joyeux, car je savais que j'avais "vaincu" les ténèbres de la nuit. Non pas que j'ai horreur du soir, mais je préfère voir les belles choses que nous donne la Vie dans toutes leurs splendeurs sous les rayons éclatants du soleil. Même si j'aime bien regarder parfois le ciel étoilé en fumant ma pipe, avec la lune pâle et fraiche.
    Mais je m'éloignais dans les songes alors que je souffre d'un mal que je connais très bien... J'étais seul. Personne autour de moi pouvait... Me... soigner ? Attendez...
    Je sens une présence. Quelqu'un me donne quelque chose, c'est frais et me fait beaucoup de bien. Comme de l'eau.
    ~Hmmm... Je pense que ça suffira~
    Pourquoi ? Mais qui parlait à la fin dans ma tête ?!
    Qu'est-ce que... qui m'arrive ?

    Des chants de guerre retentissaient. Ils étaient à l'image d'une force puissante où l'avantage en nombre était la leur. Les miens se sont repliés, dans la forêt et dans les profondeurs des montagnes pour rejoindre le Monastère.
    "Mages de force ! Mages de guerre !! Protéger les moines et garantissaient leur retraite !"
    La force, l'honneur, le respect de notre ancestral promesse nous poussa à résister conte l'ennemi. J'avais juste des méthodes plus... brûlantes que les autres.
    Je n'hésitais pas à utiliser ma magie pour faire des choses ignobles à ces montres, les incinérant jusqu'à les faire exploser en lambeaux de chaires et d'os, ou encore les fondre en cendres. Qu'ils ne deviennent plus que de la merde, tout autant qu'ils le sont dans leur vivant !
    Certains tentaient de me transpercer avec leurs armes, mais mon sort de protection finissait par leur roussir le poil.
    Je suis une toute puissance.

    ~Oui, c'est ça. Utilises mon pouvoir, Darel~


Je n'en avais pas conscience, la fièvre me rendant inapte et le sommeil très lourd. Mais je serras de mes poings l'herbe encore intacte quelque part à côté du reste très fort. Crispé, tremblant, une énergie élémentaire s'évacua de mon corps et forma un sorte de bouclier autour de moi. J'avais peur au fond de moi, mais la voix dans ma tête me rassura, me disant : C'est normal, tu es ce que tu es, petit.
Je suis... ce que je suis. Mais j'en viens à me demander ce que je suis pour dégager toute cette énergie. Tout en effectuant ceci, je sentais toujours l'afflux venir en moi et me maintenant à moitié conscient, m'évitant sans doute de délirer ou d'avoir des hallucinations.

    ~Nande'dareloth, tu dois rester concentré. Tu n'es pas encore tiré d'affaire !~
    La voix se sentait comme menacée car elle était sur la défense. Je le sentais. Mais alors... Suis-je encore en danger ? Est-ce que la maladie était entrain de provoquer un autre mal ?
    Je me sentais affaibli à mensure que le bouclier persistait... Il perdit de son éclat petit à petit et j'avais l'impression que je n'aurais plus assez de force pour vivre.
    Comme si j'allais mourir.
    Doucement...
    ~Non ! Ne meurs pas !!~
    Je sentis qu'on me retenait, puis qu'on... Je...
    J'avais la sensation de ne plus être à ma place pendant quelques secondes. Que mon esprit n'était plus dans ma tête, qu'une autre présence avait pris la place pour capturer de l'énergie. En "revenant" dans ma tête, je perçus que ma force était redevenue respectable pour rester en vie.
    Que c'était-il passé ? C'était quoi "ça" ?!


Je battis des paupières, voyant un peu flou... J'essayais de voir, de me dire que j'étais encore en vie... Mais je ne retins pas longtemps l'envie de refermer les yeux. Je gémis un peu, essayant de rester éveillé.
Quelque chose n'allait plus chez moi. Quelque chose n'a jamais été bien chez moi et je me rendais compte de plus en plus que je m'approchais vers un point de non retour.
Est-ce que j'avais encore envie de connaître mon passé ? Mes visions ou mes "souvenirs" devenant de plus en plus claires, je finirais par savoir qui j'étais.
- Un... monastère..., murmurais-je faiblement à moitié conscient, ayant retenu ce petit détail.

Elle me semblait importante, cette information. Je ne savais pas où, ni quand, ni pourquoi de ce rêve, mais j'ai perçu le mot monastère. Il ne devait pas en exister beaucoup dans ce monde... Enfin peut-être que si. Mais je sais que je finirais par percevoir plus d'information... D'ailleurs un homme avait parlé. Il avait encouragé ses troupes... Comment les avait-il appelés ?
Ma... mage... Des mages ! Des... des lanceurs de sorts ?
Pourquoi rêverais-je de mages ? Est-ce que cela signifierait que j'en ai côtoyé par le passé ?
Quels genre de secrets cache mon subconscient dans les ténèbres de ma mémoire... Je commençais à me dire que je ferais mieux d'abandonner avant de découvrir des choses que je regretterais m'être rappeler... Mais je voulais savoir, je voulais comprendre qui j'étais.

    ~Mais qu'est-ce qui se passe ? ... Oh ! On dirait que ta protection s'engouffre dans ton front... Tu sens ?~
    En effet, l'émanation flamboyante qui diminuait disparût dans mon front... Dans... Le flux se faufila dans mon diadème ! Mais pourquoi ?! Comment un objet peut-il contenir de l'énergie pareille ? Il aurait dû exploser.
    Je ne m'y connaissais pas très bien dans ces choses là, bien que j'avais l'impression du contraire. Je venais de découvrir l'utilité de ce diadème qui était resté accroché à ma tête.
    Il stock.
    Je me demande si... Si un jour je pourrais "utiliser" l'énergie stockée...
    Mais en attendant, je dois penser à me rétablir.

_________________


I am the Justice itself, you cannot judge me -la Main Ardente
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nishati ya Jua
Mortel
avatar

Messages : 66
Date d'inscription : 12/04/2013

Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Elfe/ Weranoï/ Guérisseur
Âge: 164 ans (689) en paraît 30
Signes particuliers: Albinos - Change de sexe selon le jour (femme) ou la nuit (homme)

MessageSujet: Re: Une flamme d'espoir rallumait dans l'immensité de Quetaïn [pv: Nisha](Terminé!)   Dim 12 Mai 2013 - 18:47

J'inspirai une bouffée, et exhalai. La fumée nous entoura. Elle serait bonne pour Darel, aussi. Les herbes qui brûlaient éclairciraient nos esprits respectifs. Je fermai brièvement les yeux. Mes mains avaient arrêté de trembler. Je levai les yeux sur la frondaison des arbres, perdu. J'ignorais pourquoi de l'herbe calcinée entourait Darel, ni...

- Nishati ! Il repart !

Et merde ! Je reposai la pipe au sol et auscultai Darel. Sa respiration s'était accélérée, comme s'il était au beau milieu d'un danger et...

- Recule !

Je ne pris pas la peine de me demander pourquoi. J'obéis. Quand un esprit vous ordonne quelque chose, vous ne pouvez pas faire autrement. Surtout sur un ordre d'Etincelle. J'observai alors que l'herbe avait recommencé à flamber. Ça... mais qu'est ce que... !!

- Putain ! C'est quoi cette merde !?

Bon... ok, Nishati ya Jua, on se calme. Respire à fond. Longuement. Et reste objectif. Darel était malade. Assurément. De la maladie des villages. Mais ça... c'était un truc qui s'était rajouté, et je n'aimais pas ça du tout. Sérieusement ! Du feu ?! Depuis quand quelqu'un qui n'était pas mage se mettait à irradier d'un espèce de... de... bouclier à la con ! Merde !

- Etincelle, tu sais ce que c'est ?

Je ne pus effacer la tension dans ma voix. L'esprit resta silencieuse un moment, puis fit :

- Je... ne sais pas. Et il recommence à vouloir m'aspirer. Peut-être que les flammes sont... à cause de moi.

L'égarement que je percevais dans son timbre n'était pas pour me rassurer. De frustration, j'abattis mon poing contre le sol. Je n'aimais pas ne pas comprendre ce qu'il se passait. Et encore plus quand ça touchait l'être qui m'était le plus précieux au monde.

- Je ferais peut-être mieux de partir, Nishati ya Jua. Tu n'auras plus besoin de moi ?
- Je... Non. C'est bon. Merci infiniment.

Elle disparut. Mes yeux restaient fixés sur Darel, sur son souffle irrégulier, sur son front perlé de sueur... et sur cette foutue barrière qui m'empêchait d'approcher.

- Nishati ? Je crois qu'Etincelle te ment.
- Pourquoi elle me mentirait, Coral ? fis-je, acerbe.
- A ton avis ? Pour te protéger. Ça... c'est quelque chose qui te dépasse. Pour le moment. Elle te connaît aussi bien que moi ; tu es une tête brûlée.
- Va chier, tu veux ?
- Ce n'est pas parce que tu es totalement impuissant dans cette situation qu'il faut t'en prendre à moi, Nishati

Le pire c'était qu'il avait raison. Je ne pouvais strictement rien faire pour aider l'homme que j'aimais et j'en étais malade. La respiration de Darel devint de plus en plus lente, jusqu'à s'arrêter un instant. Mon cœur en fit de même, et au mépris de la barrière, je me précipitai pour l'aider.

- Tu vas te brûler, arrête !
- J'en ai rien à cirer !

Je posai une paume contre sa joue, l'autre main juste sous son nez pour vérifier sa respiration. Mais au moment où je touchai sa peau, j'eus la soudaine et désagréable impression d'avoir en face un étranger... Comme si ce n'était pas lui. Darel prit une brusque inspiration, et son souffle se fit beaucoup plus régulier. Je reculai, désorienté. Je... Je ne comprenais vraiment, mais alors vraiment pas.

Heureusement pour moi, les brûlures étaient minimes, comme si le bouclier de feu s'était affaibli au même moment que Darel. Ma peau était un peu trop rouge par endroit, mais j'avais les mêmes plaques si je restais toute une journée en plein soleil ; ce n'était rien de grave. Mais plus cette histoire continuait, plus elle m'apparaissait étrange. De l'herbe brûlée, de l'absorption d'énergie, un bouclier de feu... Et pourtant... Plus cette espèce de magie s'exprimait, plus je retrouvais cette odeur de cendre et cette... énergie qui me semblait très attirante. Je baissai les yeux sur mes brûlures ; je devais avoir un onguent dans mon sac. Je me levai pour l'attraper quand Darel souffla quelques mots :

- Un... monastère...

Quoi... ? Il devait délirer. S'il délirait et qu'il était capable de parler, c'était bon signe. Je dévissai le flacon d'onguent et l'appliquai sur les brûlures les plus importantes, puis je revins en face de Darel, un pli soucieux entre mes sourcils. Je n'y comprenais rien et je n'aimais pas, mais alors pas du tout ça.

Comme pour me montrer que les choses pouvaient devenir encore plus étranges, son espèce de diadème se mit à luire. Je l'avais remarqué – difficile de rater pareil objet – mais je pensais juste qu'il s'agissait d'une espèce d'ornement qu'il avait décidé de porter. Je devais finalement réviser mon jugement. J'ignorais à quoi cette soudaine lumière était due. C'était une espèce de danger ou... ? Mieux valait ne pas prendre de risque, j'approchai mes mains du diadème pour le lui retirer, mais il ne vint pas. Il était coincé, ou quoi ? Je m'y repris à deux fois, quand un éclair de douleur traversa mes doigts.

J'avais été suffisamment brûlé dans ma vie pour reconnaître quand je l'étais. Merde... je portai mes doigts à ma bouche pour tenter d'atténuer la souffrance. Au fond, ça ne m'étonnait pas tant que ça, que Darel ait été assez candide pour mettre un objet maudit sur sa tête. Surtout un diadème aussi... bref, je n'allais pas partir là dessus ; Darel et moi avions des goûts vestimentaires amplement différents.

Mais du moins, maintenant, le bouclier s'étant dissipé, je pouvais lui donner la potion que j'avais préparée. Je lui fis boire, délicatement. Sa peau était toujours brûlante, mais cette fois, j'ignorais s'il s'agissait de la fièvre...

… ou d'autre chose.

_________________
"[...]Et le vertueux se souvient que qui sait guérir sait faire périr..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nande'Dareloth
Mortel
avatar

Messages : 44
Date d'inscription : 20/04/2013

Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Elfe/Enetari/Guérisseur
Âge: 130-140 ans
Signes particuliers: Il porte toujours un diadème sur la tête

MessageSujet: Re: Une flamme d'espoir rallumait dans l'immensité de Quetaïn [pv: Nisha](Terminé!)   Lun 13 Mai 2013 - 19:01

La potion coula dans ma gorge. J'avale une grande partie et toussa un peu. Je commence à me sentir mieux mais je n'avais pas encore pleinement reprit conscience.

    ~Il faut que tu luttes... Je ne vais pas pouvoir te maintenir indéfiniment en vie~
    Au fond de moi, la maladie se dissipait, avec elle la fièvre. Mais... Un feu intense continuait cependant à me tenir chaud. Depuis l'éveil du bouclier, d'autres choses voulaient sortir. Je le sentais en moi...
    ~Ahlala... Et dire que tu ne te souviendras pas de tout ça. C'est tellement beau pourtant, toute cette puissance~
    Je l'entendais soupirer, parler avec sa voix douce, délicate. Je ne distinguais pas très bien les détails, étant dans une espèce de flou mental. Une chose est sûre, j'ai commencé à comprendre et à me rendre compte qu'elle ne venait pas de mon imagination. Elle était bien dans ma tête...
    J'imagine... Non, je ne sais pas, je ne suis pas sûr.
    ~Hihihi... Mon pauvre tout petit~


Dans la forêt, quelque chose s'approchait à pas de velours, passant proche des arbres, silencieux comme la mort. Il observait ses proies. Dents sortis, griffes acérés, ses yeux fixaient les mouvements avec attention. Il voyait et comprenait grâce à son sens de la chasse que l'une de ses proies n'était pas capable de se défendre, et l'autre n'était pas sur ses grades. Il allait attaquer...

    ~Tu l'as senti ?~
    Oui... Je le sentais. Malgré sa discrétion, il émanait une légère énergie magique. Je ne savais pas comment je faisais cela, "sentir" les êtres dans les profondeurs de leur être, leur énergie dans le monde et la Nature.
    ~Hihihi~
    Est-ce que... Cette voix y était pour quelque chose ? Je ne sais pas, tout ceci me dépasse... Je... je ne veux pas mourir ...
    Pourquoi l'autre personne ne le sentait pas, ce prédateur ? Il s'approchait, il allait attaquer et nous dévorer. S'il te plait, fais quelque chose l'ami !


Dans la forêt, posé contre un arbre, mal en point et délirant de fièvre, je tremblais. Je me crispais encore comme si la peur m'ébranlait. Ma main attrapa le bras de l'inconnu, dans un élan d'angoisse, comme si je ne voulais pas être seul, ou le laisser seul. Dans l'élan protecteur... Car au fond de moi je sentais qu'il avait besoin d'être protégé, ou alors ... Parce que je m'en sentais capable.
Je suis capable de le protéger.
Je suis puissant...

L'animal sortit de sa cache dans un saut majestueux et fonce droit sur nous. Le bruit de sa course et ses grognements me faisait penser à un loup, plus gros que la moyenne. J'étais sans défense, mais je savais que je pouvais le renvoyer dans son antre...
~Dareloth, tu es bien trop faible pour te réveiller...~
La voix titillait, montrant l'évidence, achevant mon espoir de sauver nos vies. J'étais faible oui, et à moitié conscient... Je... Je voulais le sauver. Aides moi qui que tu sois... C'était ce que je me disais, au fond de moi, quelque part loin du monde où l'autre elfe se trouvait face à une mort imminente.

~Il faut toujours tout faire... Nishati ya Jua, pousses toi...~
L'animal n'était plus qu'à 30 mètres...
~Nishati ya Jua, écartes tes fesses délicates de créature elfique...~
20 mètres... 10 mètres...
- Nishati ya Jua !, criais une voix légèrement plus cristalline, qui passa en travers de ma propre gorge.

J'étais de nouveau passé de l'autre côté, une personne ayant pris ma place, contrôlant mes faits et gestes. Je sentais ma main, qui avait agrippé le bras de l'elfe plus tôt, serrait son étrange et le tirait fortement sur moi. Ma main gauche brûlait d'un feu ardent qui n'attendait qu'un geste pour sortir. Une lumière vive scintilla du diadème et ma paume fit face à la bête.
Telle une déferlante, les flammes en sortirent et brûla tout ce qui fut en face d'elle, en quelques instants. L'animal hurla de douleur et s'enfuit rapidement, laissant échapper des odeurs de poils grillés et de sang carbonisé.
Je sentis "l'autre personne" s'échappait de mon crâne pour me rendre pleinement ma place. Mais je perdis connaissance juste au moment où j'ai pris conscience de ce qui s'était passé...

L'énergie s'était déplacée...
Diadème...
Ma main...

Nishati.




Je me réveille, l’esprit embrumé. Je ne me souviens de rien, à part des bribes de souvenirs un peu désorganisées. Ma première réaction fut l’incompréhension face au terrain à moitié brûlé en face de moi. Qui avait fait une chose pareille ?
Je me sentais encore chaud, me rendant compte que j’étais finalement tombé malade mais que quelqu’un s’était occupé de moi. Je cherche des yeux l’autre elfe, prêt à le remercier de m’avoir aidé. Oui, c’était sans doute grâce à lui si j’étais… encore… en vie.
Un doute envenima ma tête… Ma main se posa doucement, hésitante, sur mon diadème. Je sentais quelque chose de différent, qui tournoyait dans l’objet… Qu’est-ce que c’était ? De l’énergie, de la magie ? Et je me souvins avoir senti le feu, avoir brûlé une chose… Comment… Comment j’ai pu… ?
Je cherche des yeux l’inconnu, paniqué et perdu.
Qu’ais-je fais ?
- Hé… Vous… Vous êtes là ?

Ma gorge est sèche, j’ai dû mal à parler…
- Je… J’ai besoin d’eau, s’il vous plait, dis-je doucement, avec un léger supplice dans la voix, comme si j’appeler mon seul espoir.

J’espère qu’il allait bien. Je m’en voudrais terriblement s’il lui est arrivé quelque chose. Après l’avoir soigné, se serait bête de le perdre à cause de la forêt ou de ceux qui y vivaient.
- Je… Je ne vous ferais aucun mal…, rassurais-je le cherchant des yeux.

Je me sens obligé de le préciser, mes souvenirs remontant petit à petit dans ma tête… Je me souviens avoir utilisé du feu pour nous défendre, mais j’avais l’impression que je l’avais fait d’une façon qui n’était pas très… Qu’un guérisseur ne pouvait pas faire normalement… Ma tunique blanche est la preuve de mon statu. Mais mon passé cacher des choses qui pouvait bafouer le serment que j’avais fait. Je le sentais…

_________________


I am the Justice itself, you cannot judge me -la Main Ardente
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nishati ya Jua
Mortel
avatar

Messages : 66
Date d'inscription : 12/04/2013

Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Elfe/ Weranoï/ Guérisseur
Âge: 164 ans (689) en paraît 30
Signes particuliers: Albinos - Change de sexe selon le jour (femme) ou la nuit (homme)

MessageSujet: Re: Une flamme d'espoir rallumait dans l'immensité de Quetaïn [pv: Nisha](Terminé!)   Sam 18 Mai 2013 - 18:17

Je scrutai, inquiet, le visage de mon bien-aimé. S'il était capable de tousser, ça allait mieux, mais j'étais toujours aussi soucieux. S'il ne se remettait pas très vite, j'allais y passer la nuit, et je préférais ne pas y passer le jour aussi, si vous voyez ce que je veux dire. Plus les minutes s'écoulaient, plus il reprenait conscience, et j'étais partagé entre le soulagement et la panique. Quitte à rester avec lui jusqu'à ce qu'il se sente mieux, s'il pouvait délirer le jour ça m'arrangerait.

J'étais totalement ignorant du danger qui nous guettait en cet instant. D'une, j'étais trop préoccupé par Darel pour capter quoi que ce soit, et de deux... Bon, je ne suis pas le guérisseur parfait. Je tue des gens. Et donc question empathie avec la nature, je pouvais repasser.

Oh, et de trois... je n'avais jamais eu d'empathie avec la nature. Enfin, avec la Terre. Bref, je me comprends.

Quand Darel m'attrapa le bras, soudainement, je sursautai, ne m'attendant pas à ce qu'il soit assez fort pour bouger.

- Qu'est ce que... Je... Je suis là, Darel.

Darel. Je n'étais habituellement pas assez idiot pour l'appeler par son prénom, surtout que j'étais un inconnu pour lui. Mais là, au vu de la situation, il ne s'en souviendrait sans doute même pas, pour peu qu'il remarque que je lui avais parlé. Mais pour le coup, que je sois là ou non n'aurait pas changé beaucoup de chose : je découvris, de manière plutôt blessante, que j'étais plutôt inutile.

Tout se passa très vite. Moi, genoux à moitié pliés, près de Nande'dareloth, qui délirait de fièvre et qui m'avait attrapé le bras : effort herculéen pour quelqu'un dans son état. Et puis un bruit sourd. Une bête qui venait de retomber sur ses pattes. Grosse, la bête. Le sol aurait pu trembler sous sa course, si elle n'avait été aussi souple. Et rapide.

Je sentis vaguement quelque chose tenter d'atteindre ma conscience en cet instant. Un esprit, mais le signal, ou ses mots du moins, ne me parvenaient pas, comme s'il était coincé derrière un mur. Je me tendis vers lui après le deuxième appel, mais je n'eus pas le loisir de faire plus.

Je pense très sincèrement qu'il y a des moments dans votre vie où tout vous échappe, et ce qui vous arrive est complètement surréaliste. Comme si le destin s'amusait à vous enfoncer plus profondément encore dans ce qui est censé être impossible.

En l'occurrence, entendre Darel prononcer mon véritable prénom, qu'il ignorait totalement, était assez choquant. Mais foutez lui une voix de gonzesse et là je tombais des nues.

- Woaw !

J'étais trop abasourdi pour réagir, tandis que Coral s'extasiait sur je ne savais quoi. Darel prit les choses en main et me tira vers lui. Si je n'avais pas promis de raconter l'entière vérité dans mes récits, j'aurais sans doute tenté d'enjoliver les faits, mais non : perdant l'équilibre, je m'affalai de manière plutôt ridicule sur lui, en travers de ses genoux. Durs, ses genoux, à ce propos. Mais le contact me permit de sentir une fois encore cette autre présence, quelque chose qui me confirma que non, je n'avais pas rêvé. Darel avait bel et bien deux âmes en lui.

Oh, et vous voulez le meilleur, dans tout ça ? Sa putain de main se mit à briller, des parcelles de lumières se rassemblèrent devant sa paume et un jet de flamme jaillit pour réduire en petits tas de cendres fumantes tout ce qui se trouvait devant. Un jappement de douleur retentit, et c'est ainsi que je me rendis compte de la menace. L'odeur atroce de la chair brûlée parvint à mes narines et me ramena des années en arrière. La peur animale, brute, noua mes entrailles. J'avais l'impression que tout recommençait, un village entier partant en fumée, des cadavres calcinés... Mais en même temps, cette puissance... tellement... tellement... magnifique. L'énergie qui grésillait encore devant la paume de Darel me faisait l'effet d'une source de lumière après des jours dans l'obscurité. Douloureuse, mais tellement attirante.

Je secouai la tête, m'arrachant à ces pensées morbides. Il... Il fallait... Euh... D'une, je me relève. On va y aller doucement cette fois.

Effort surhumain, je partis en arrière, retombant plus ou moins lourdement sur les fesses. Mon regard dériva sur l'herbe brûlée et fumante. Darel. L'herbe. Darel. L'herbe.

Je... ne parvenais plus à réfléchir. C'en était trop. Arrêt du système. Un gloussement franchit mes lèvres. Jusqu'à enfler et devenir un rire hystérique. Merde, merde, merde. C'était quoi ce putain de bordel ?!

Toujours sur mon postérieur, je reculai petit à petit, les yeux exorbités, un sourire dément étirant ma bouche et un rire tout aussi aliéné sortant de ma gorge.

- Nishati ? Tu es toujours avec nous ?
- Oh putain, oh putain, oh putain...

Je crois que je n'ai pas récapituler tout ce qu'il s'est déjà passé, si ? Eh bien, si pour vous c'est perturbant, je n'ose même pas vous dire à quel point pour moi, ça l'était.

- Je sais que c'est, euh... particulier, mais...
- Particulier ? Particulier ! Bordel de foutre, Coral ! Tu as vu comme moi oui ou merde ?! C'est... c'est... c'est... pute borgne !!
- Respire, mon grand, tu es en train de faire une crise de nerfs.

Pendant que Coral me conseillait sur ma respiration, et que je reprenais mon sang-froid, la situation me parvenait de plus en plus claire. Ou du moins je parvenais à en distinguer quelques morceaux. Les pouvoirs de Darel étaient liés à ce diadème maudit qu'il avait eu la connerie de poser sur son crâne. Quant à savoir s'ils venaient dudit objet ou d'autre chose... Autre chose comme cette deuxième âme. Il faudrait que j'approfondisse mes examens. Plus tard, car Darel était fiévreux et c'était la priorité absolue.

Mais qu'il ait été assez con pour s'accrocher un esprit, ça ne me paraissait pas si surprenant. Ou naïf. Qu'importait ? Il y avait un esprit qui s'agrippait à mon bien-aimé, et qui faisait je ne savais quoi. C'était suffisant pour s'attirer ma colère. D'un autre côté, c'était sans doute grâce à lui que nous étions sauf. Il avait utilisé les pouvoirs de Darel pour nous sauver, mais ça ne le mettrai pas dans mes bonnes grâces. Quel que soit l'esprit, il n'allait pas apprécier quand je lui mettrai la main dessus.

On ne touchait pas Darel. Point barre.

Revenant enfin de mon ébahissement, je me relevai et écartai doucement une mèche de cheveux du front de Darel.

- Je préfère quand tu ramasses des fleurs plutôt que quand tu les brûles, mon soleil, c'est certain.
- En attendant, Nishati ya Jua, j'aimerais éviter un feu de forêt, alors, si tu veux bien...

Coral avait raison. Il restait des flammèches, qui dévoraient des buissons ou les bases des arbres, et je me dépêchai de les éteindre, m'excusant mentalement auprès de l'esprit de la Flamme. C'est pendant ce laps de temps que Darel se réveilla.

- Hé… Vous… Vous êtes là ? Je… J’ai besoin d’eau, s’il vous plaît... Je… Je ne vous ferais aucun mal…

Je revins rapidement auprès de lui, sans prononcer un mot. J'étais redevenu tendu. Darel était perspicace. Enfin, de manière générale. Ce n'est pas comme si poser un diadème moche sur sa tête ou inviter un esprit à partager son corps était quelque chose de très intelligent.

J'apportai avec délicatesse la fin de la gourde d'eau à ses lèvres, puis vint chercher la mienne et lui donnai. J'avais évité le plus possible de lui montrer mes affaires, car il avait pu en voir certaines, du temps où Seelen était toujours à ses côtés, mais dans l'état où il était, il y avait peu de chance qu'il le remarque... Enfin, je l'espérais.

- Vous m'avez... défendu. Et aidé. Merci.

Je devais au moins lui dire ça. Même si la manière dont je prononçai ces mots était un peu gauche. Je me relevai.

- Il y a un ruisseau pas loin. Je vais remplir votre gourde.

Moins il me verrait, plus je me sentirais à l'aise. Sérieusement... ! J'étais certain que la situation pouvait empirer davantage. Comme une petite cerise sur un gâteau à la crème. Et du genre amère, la cerise.

Voyant qu'il frissonnait à cause de la fièvre, je retirai ma veste et l'en couvrit. Au moins, il aurait une couche supplémentaire, et il guérirait plus vite.

Pourquoi diable avais-je accepté la contrepartie d’Étincelle... ?

_________________
"[...]Et le vertueux se souvient que qui sait guérir sait faire périr..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nande'Dareloth
Mortel
avatar

Messages : 44
Date d'inscription : 20/04/2013

Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Elfe/Enetari/Guérisseur
Âge: 130-140 ans
Signes particuliers: Il porte toujours un diadème sur la tête

MessageSujet: Re: Une flamme d'espoir rallumait dans l'immensité de Quetaïn [pv: Nisha](Terminé!)   Jeu 23 Mai 2013 - 20:15

Il me donna à boire, que je pris sans me plaindre, tant j'en ais besoin. Mon regard se pose sur ce personnage, un peu tendu et maladroit dans certain de ses gestes. Et certaines de ses expressions me laissent à penser que c'est moi le fautif de ce malaise. Il me fuis du regard, ou n'essaye pas du tout de poser ses yeux dans les miens. Quelque chose ne va pas...

Oui, je l'ais défendu. Est-ce cela qui le rend si... distant ? Non, autre chose le trouble. Le feu qui s'était dégagé de moi ? Peut-être.
Je dois dire que cette soudaine émanation de pouvoir me trouble beaucoup aussi. Je ne me souviens pas très bien du pourquoi, ni du comment. L'idée du diadème me vient à l'esprit. Il peut en être la cause mais comment en être sûr ? Toutes ces nouvelles questions qui s'ajoutèrent dans mon esprit alors qu'il est déjà plein à craquer me donne la migraine. Ou la fièvre fait toujours son office...
Je l'entend me parler, ce qui me rassure et je souris, signe que je l'avais entendu. Je sentis un veste ou quelque chose de ce style se poser sur moi et j'entendis l'elfe s'éloigner vers le ruisseau. Oui maintenant qu'il en parlait... Je perçus le bruit de l'eau, pas très loin d'ici... A quelque pas...
Ce bruit doux à mon oreille me rappelait d'où je viens. Et ce lieu me manque parfois...

Je rouvris les yeux, le cherchant. Il s'est éloigner suffisamment pour que je ne puisse plus le voir. La distance entre nous était si éloigné ? Je ne sais pas. Mais... Qu'est-ce que c'était ?
En voulant remettre la veste sur mon épaule, je vis un objet tomber sur le sol, s’échappant d'une poche. Dans un réflexe surhumain (ne vous étonnez pas je suis un elfe après tout), je le rattrape aisément et louche dessus pour tenter de savoir ce que c'était.
Il ne faut rien me laisser à porter de patte, moi le curieux de tout et qui cherche toujours des réponses. Qu'est-ce que c'est... Qu'est-ce que c'est que ce truc... Hmmm...
Un stylet.
Tout simplement.

Qu'est-ce que ça fait dans sa poche ? Mais... Je mis du temps à me rendre compte de certains détails. Cet elfe, étendu dans la forêt, fiévreux et malade, possédant un stylet dans sa poche, qui... restait auprès de moi alors que la fièvre me tombe dessus à mon tour ?!
Ce stylet n'avait rien à faire dans mon calcule mais je continues de chercher... Attendez...
De l'autre main, je touche, pensif, la veste... Non ! C'est un manteau ! Blanc ! Et je sais très bien d'où il est origine. Le seul endroit où cet elfe a pu tirer un manteau de cette facture c'était... c'est... à...
- Enetari, au Cercle !!

Quoi ?... Quoi ?!... Mais... !
C'est impossible... Je ne connais pas cet elfe... Hors s'il est un guérisseur, je dois forcément le reconnaître. Forcément !
Je pose de nouveau mon regard sur le stylet. Il me rappelait quelque chose. C'est avec de grands yeux horrifiés que je constata l'information qui monte doucement dans mon cerveau, comme un venin rampant, apportant la vérité, l'évidence qui sautait sous mon nez.
Ce stylet... Ce stylet là précisément. Il n'en existait qu'un seul dans ce monde, ici bas. Comme celui-ci.
Seelen !? Ce stylet appartenait à Seelen ! Et je suis presque sûr que ce manteau aussi.
Ma respiration s'accélère, faisant grimper mon angoisse et la fièvre avec.
Merdemerdemerdemerde.
Comment cet elfe pouvait posséder les affaires de ma bien-aimée ?!

Je jette un regard à ce dernier, qui revint avec l'eau. Il faut rester calme, je... je dois rester calme. Comment... Comment je vais aborder ça ? On ne demande pas à un inconnu : Hey toi, tu as volé ma chérie, alors de une tu me rends tout ça de deux tu me dis où elle est.
Cela n'a aucun sens, et c'est surtout incorrect...
Que vais-je faire... Comment ...

Seelen compte beaucoup pour moi. Même plus que ça.
Elle est toute ma vie. Je la sens tout proche, et pourtant elle n'est pas là. C'est comme si elle était présente, et que je ne la vois pas... Je suis sûr qu'elle est dans les parages, mais que quelque chose m'empêche de la voir.

Je pose mes yeux dans ceux de mon interlocuteur, à la fois perplexe et légèrement tendu, à mon tour.
- Qui êtes vous... ?

C'est un peu direct, et sans doute ne comprendrait-il pas. Mais lorsqu'il s’apercevra que je tiens dans ma main son stylet, qui n'est certainement pas le sien, j'espère qu'il se montrera sincère et qu'il m'avouera tout. Où se trouve Seelen ?
C'est tout ce qui m'importe...

_________________


I am the Justice itself, you cannot judge me -la Main Ardente
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nishati ya Jua
Mortel
avatar

Messages : 66
Date d'inscription : 12/04/2013

Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Elfe/ Weranoï/ Guérisseur
Âge: 164 ans (689) en paraît 30
Signes particuliers: Albinos - Change de sexe selon le jour (femme) ou la nuit (homme)

MessageSujet: Re: Une flamme d'espoir rallumait dans l'immensité de Quetaïn [pv: Nisha](Terminé!)   Ven 24 Mai 2013 - 13:48

Je jetai un dernier coup d’œil, pour vérifier s'il me voyait toujours, mais heureusement, non. Je soupirai. Si je voulais partir, c'était le moment. En abandonnant ma gourde et la plupart de mes affaires, mais du reste, ce n'étaient pas les herbes qui manquaient, un sac pouvait toujours se troquer en échange de mes soins... Et j'avais toujours mon insigne. Bon, je n'avais plus mon manteau, mais j'avais toujours une tunique blanche et cela suffirait. Je n'aurais qu'à dire à la prochaine réunion que je l'avais égaré et qu'il m'en faudrait un autre.

Mais quelque chose me retenait : le prix d’Étincelle. Mais étaient-ce mes seules raisons ? Maintenant que je le revoyais, cela me faisait presque mal de lui refaire le même coup qu'avant. Je secouai la tête tout en remplissant la gourde. J'allais bien mieux, quoique toujours assez affaibli, mais je ne pouvais décemment pas tourner les talons et partir. Plus que mon affection pour Darel, ç'aurait été de la trahison envers Étincelle et je ne voulais pas lui infliger cela une fois encore.

Je rebouchai la gourde, restant quelques secondes à observer le ruisseau. J'allais y passer la nuit. Je le savais. Il faudrait que je trouve un moyen de partir avant l'aube. Ou du moins d'être assez loin pour qu'il n'entende pas mes grognements de douleur. Oh, et l'éviter tout le jour, pour revenir la nuit. Un vrai bordel. Génial.

Si j'avais su qu'en restant aussi loin, aussi longtemps, Darel fouillerait dans mes affaires et qu'il en déduirait certaines choses, je me serais dépêché. Mais il fallait que je réfléchisse au calme et sa présence ne m'y aidait pas. La potion lui avait fait du bien, il lui faudrait de l'eau, rester au chaud. Rester en pleine forêt aux quatre vents ne le guérirait pas. Cela dit, avec ma constitution, j'avais bien réussi à rester une semaine ainsi. Mais j'avais promis à Etincelle que je resterais avec Darel jusqu'à son rétablissement. Est-ce que je devais compter sur son rétablissement complet ou sur une guérison qui s'approchait plus de la mienne ? Incomplète, mais du moins il serait capable de marcher, parler, sans grande fièvre et juste un affaiblissement ? Je me pris la tête entre les mains. C'était juste... juste un immonde foutoir. Ma vie était un foutoir. 'chier...

Je soupirais une fois encore, puis revint vers Darel. Contempler un ruisseau avait beau être reposant, ça n'allait pas faire avancer mon affaire. J'aurais pu demander conseil aux esprits, mais je n'étais pas certain qu'ils acceptent d'être dérangés pour si peu, et surtout par moi.

C'est à ce moment précis que je le découvris en train de me fixer, ma veste le recouvrant, mais mon stylet dans la main. Je restai ainsi un instant, à regarder mon arme, ma veste, et son regard intrigué, un peu indigné aussi. J'aurais presque pu deviner ce à quoi il pensait : Seelen. Avoir des objets lui appartenant en ma possession lui serait... étrange. Et plus qu'étrange, je deviendrais suspect. Qu'est ce que j'avais fait de la délicate albinos ? Coral, à mes côtés, sentit immédiatement de quoi il en retournait et ne pipa mot.

La tension grimpa tout d'un coup. Ça allait devenir très très chaud pour moi. Surtout si Darel recommençait à manifester ses pouvoirs de feu.

- Qui êtes-vous... ?

Ah ! Vaste question. Je lui fis un sourire crispé. Des tas de possibilités et d'hypothèses voltigèrent et s’enchaînèrent dans mon crâne. Mentir ? Dire la vérité ? L'assommer ? Fuir ? Je... je... Pas le temps de réfléchir ! Il faut agir !

- Nishati ya Jua... fis-je d'une voix glaciale. Cette arme est à moi. Veuillez me la restituer.

Je ne le connais pas. Je ne le connais pas. Et un imbécile que je vois avec mes affaires, je lui parle sur ce ton. Un ton presque mécanique, délavé de toute émotion. C'est le seul moyen que j'ai trouvé, pour le moment. Me convaincre que je ne le connaissais pas. Je m'accroupis et me penchai vers lui, main tendue, mes yeux blêmes ne transmettant rien d'autre que de l'agacement. J'avais mal par avance de lui parler sur ce ton, mais je ne savais pas quoi faire d'autre.

- Cette arme est à moi, répétai-je.

J'avais l'impression de faire une belle connerie... Voyez, la cerise dont j'avais fait mention un peu plus tôt ? Eh bien je venais de l'avaler. Et avec ma chance, elle était pourrie et... bon, je vous laisse imaginer aisément ce qu'il m'attend.

- Tu vas en chier, Nishati ya Jua

Merci Coral pour cette précision...

_________________
"[...]Et le vertueux se souvient que qui sait guérir sait faire périr..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nande'Dareloth
Mortel
avatar

Messages : 44
Date d'inscription : 20/04/2013

Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Elfe/Enetari/Guérisseur
Âge: 130-140 ans
Signes particuliers: Il porte toujours un diadème sur la tête

MessageSujet: Re: Une flamme d'espoir rallumait dans l'immensité de Quetaïn [pv: Nisha](Terminé!)   Ven 24 Mai 2013 - 15:31

Son attitude tendue et crispée me rend de plus en plus suspicieux et je durcis un peu mon regard. J'essaye de savoir s'il me mentait... Aussi étrange que cela puisse paraître, il paraissait être un homme droit et ne disant pas des mensonges à tout va. Mais c'était un premier regard sur un inconnu avec qui je n'ai pas eu le temps de discuter.
Et je l'accuse déjà d'être un voleur. Quel bêta je fais... Mais ce stylet appartenait à Seelen. Je doutais encore de la véracité de ce que je pensais. Peut-être que la fièvre me trompe. Mais quand je regarde cette arme si fine, ce manteau et toutes ces coïncidences qui se rapprochent et se croisent... Tous cela lui appartenaient, de près ou de loin, mais surtout de près.

Il dit s'appeler Nishati ya jua. Ce nom ne me dit rien, et son visage encore moins. J'ai beau me concentrer sur lui, je ne les vus ni chez les guérisseurs, ni dans la forêt d'Enetari, ni au petit village de proximité du Grand Arbre, là où j'ai appris à être guérisseur. Nishati ya jua... Même s'il ne me dit rien, ce nom résonne dans ma tête, comme un échos que j'ai déjà entendu auparavant. Il n'y a pas si longtemps... Nishati ya jua...

Mon regard se perd, et je regarde un léger instant le vide. En direction de l'herbe, mais cela n'avait pas d'importance. Quoi que... Le fait qu'elle soit calcinée en dit gros sur mes futurs pensées qui se fixent sur ce nom et sur ce murmure, cette sensation de l'avoir entendu...
Je les même... Dis de ma propre bouche.
Nishati...
Je ne comprends pas. Je ne sais pas ce qui m'arrive, depuis que je suis entré dans cette forêt, depuis que j'ai sauvé de la fièvre cet elfe. Je comprends encore moins comment cet homme a pu mettre la patte sur les affaires de Seelen... Et si je me trompe ? Si tous ceci ne lui appartient pas ? Et si je suis tout simplement en train de devenir fou ? Un esprit elfique reste magique et censé, mais le mien avec tout ce qui lui arrive, avec son passé perdu, peut-être ne supporte-t-il plus rien et commence à me faire voir, croire et entendre des choses ?
Suis-je réellement en train de devenir taré ?

Pourtant j'ai toujours été une personne lucide, vive et saint d'esprit, jusqu'à preuve du contraire. Juste en quête d'une partie de sa mémoire... Et de son amour. C'est tout ce que je veux. La revoir... Comprendre pourquoi elle est partie. Lui demander pardon... Oui parce que c'est sans doute de ma faute si elle s'est enfuie...
Au fond, pourquoi une guérisseuse talentueuse qui aurait pu devenir une Grande soigneuse d'Enetari se serait pris soudainement à partir, s'éloigner de tout ce qu'elle connaissait, de tout ce qui lui était chère ? Par ma faute. Peut-être...
Alors je voudrais lui demander pardon, et lui dire que je l'aime toujours autant. Que rien n'a changé.
Et rien... Ni personne... Pas même le vent ni le soleil, ne m'empêchera d'avancer vers elle. Aucun mortel en ce monde n'aura assez de force pour m'arrêter ou me barrer le chemin.

- Cette arme est à moi, répétait-il une seconde fois...

Cette fois, un frissons me trouble l'échine, me glaçant le sang, encore brûlant d'une fièvre récente. Mon regard se repose sur cet être qui avait prononcé ces mots... Ces... mots. Qui sonnèrent comme de la pierre gelé.
Je tremble un peu, sans que cela se distingue. C'était plus un tremblement intérieur, celui du stresse, de la contrariété et de l'interrogation. Parce que je ne comprends pas. Je ne comprends pas ce comportement, ni mes pressentiment d'avoir déjà vue ces affaires, ni cette quasi persuasion de mon propre esprit que ça appartient à Seelen. Mais je suis en train de devenir fou ? Ou c'est le monde autour de moi qui le devient ?!
Par la grâce de Lorënor le premier né... Pourquoi un tel comportement d'un seul coup ?

Je fronce les sourcils face à cette hostilité de la part de l'elfe et lui dit, sans pour autant prendre le même ton, plus doux, mais tendu.
- Vous mentez.

Et s'il ne ment pas ? Après tout je pensais plus haut qu'il avait l'air honnête... Ou alors...
Peut-être lui avait-elle cédé ce stylet ? Mais pourquoi ?! Et jamais elle ne lui aurait cédé son manteau de guérisseur !
- Dites moi comment avez-vous eu ces affaires..., demandais-je calmement, malgré mon stresse montant. Ce manteau est blanc immaculé comme ceux des guérisseurs. Hors je ne vous ai jamais aperçu au Cercle ni nul part à Enetari...

Peut-être suis-je fou. Peut-être suis trop lucide. Mais les détails ne trompent pas, les objets ne savent pas mentir. Le mensonge est plutôt rare chez les elfes, c'est pour cela que je le crois lorsqu'il me dit que ce stylet lui appartient. Je le crois, c'était ça le pire... C'est pour cela que j'hésite un peu, en lui posant ces questions. J'avais juste peur... Peur de ne plus jamais revoir mon amour, ma Seelen.
Où es-tu passée ? Comment as-tu pu m'apparaître si proche, alors que tu sembles si loin ?

Nishati.

Seelen.

Coïncidence... ?

Et cette impression, ce murmure qui me pousse à croire en mes pensées... D'où sort-il ?

_________________


I am the Justice itself, you cannot judge me -la Main Ardente
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nishati ya Jua
Mortel
avatar

Messages : 66
Date d'inscription : 12/04/2013

Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Elfe/ Weranoï/ Guérisseur
Âge: 164 ans (689) en paraît 30
Signes particuliers: Albinos - Change de sexe selon le jour (femme) ou la nuit (homme)

MessageSujet: Re: Une flamme d'espoir rallumait dans l'immensité de Quetaïn [pv: Nisha](Terminé!)   Sam 25 Mai 2013 - 9:39

Une chance pour moi qu'il ne remarquait pas les gouttes de sueur qui glissaient dans mon dos tellement j'étais tendu. J'étais en mauvaise posture, et plus vite je bouclerais cette histoire, plus vite je m'éloignerais de Darel et de ses yeux inquisiteurs. L'incompréhension passa d'ailleurs dans son regard, tandis qu'il apprenait mon prénom.

Apprenait ? L'esprit qui partageait son corps me connaissait. Il pourrait lui parler, lui communiquer ma nature. Je fronçai les sourcils. Il ne fallait pas qu'il lui parle, mais du peu que j'avais pu en voir, Darel ne semblait pas savoir que quelqu'un le parasitait. L'irritation me saisit. Je n'avancerais pas ainsi. Je le savais, pour voir la tension, presque la défiance dans le regard clair de Darel.

- Vous mentez

Putain... Je savais bien que j'avais employé la mauvaise intonation.

- Dites moi comment avez-vous eu ces affaires... Ce manteau est blanc immaculé comme ceux des guérisseurs. Hors je ne vous ai jamais aperçu au Cercle ni nul part à Enetari...

Inconsciemment, mon regard se durcit. Vous saviez pourquoi je n'aimais pas les gens qui réfléchissaient ? Précisément pour ça. Hors, Darel réfléchissait bien. La plupart du temps. Sous l'agacement, je pointai du doigt, silencieusement, l'insigne que j'avais accroché sur le devant de mes robes blanches. L'insigne des guérisseurs.

- Vous avez dû manquer la réunion où j'ai été intronisé. Quant à savoir où j'ai eu ceci, ce ne sont pas vos affaires. Ce stylet est à moi, répétai-je, glacé.

Je savais qu'autrement, j'aurais pu trembler, de peur de lui parler et de prononcer le mot de trop. Mais Darel ignorait tout, et la vérité était tellement énorme qu'il ne la découvrirait probablement jamais. Si j'arrivais à m'en débarrasser avant le lever du jour. Et là, c'était devenu la priorité absolue. Il était assez fort pour réfléchir, me confronter. Il survivrait. Il fallait juste que j'arrive à le lui faire dire, afin d'être libéré de la contrainte d’Étincelle et de pouvoir ainsi partir sans être inquiété.

Je repris, du ton de l'homme vexé d'être injustement accusé. Joue la comédie, Nishati ya Jua. C'est le seul moyen de t'en sortir. Coral retenait toujours son souffle, prêt à m'aider de n'importe quelle manière :

- Si vous êtes assez lucide pour inventer des coïncidences ou des rapports qui n'existent pas, ou de me traiter de menteur, je suppose que la potion que je vous ai administré a marché.

Je me relevai, et commençai à rassembler mes affaires, rangeant mes herbes dans mon sac, puis ses affaires dans les siens. Je jetai d'un geste rempli d'humeur sa gourde entre ses genoux.

- Voilà votre eau. Si ça ne vous dérange pas, j'aimerais maintenant récupérer ce qui m'appartient.

J'étais de manière générale très doué pour jouer les offusqués et les prétentieux. Normal, j'en avais été le prince dans ma jeunesse. Mentir... bon, avouons le tout de suite, ce n'était pas mon domaine de prédilection, mais je me débrouillais un peu mieux que mes congénères, à force de devoir dissimuler ma double nature.

- Vous arriverez à vous débrouiller seul, ou vous avez encore besoin de m'insulter pour aller mieux ? fis-je, sarcastique.

Odieux ? Il fallait l'être. La nuit était avancée. Le temps m'était compté et je ne pouvais m'attarder ici davantage, quitte à passer pour le dernier des enfoirés si cela pouvait le convaincre de me laisser en paix. Et de me dire qu'il n'avait plus besoin de mon aide.

_________________
"[...]Et le vertueux se souvient que qui sait guérir sait faire périr..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nande'Dareloth
Mortel
avatar

Messages : 44
Date d'inscription : 20/04/2013

Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Elfe/Enetari/Guérisseur
Âge: 130-140 ans
Signes particuliers: Il porte toujours un diadème sur la tête

MessageSujet: Re: Une flamme d'espoir rallumait dans l'immensité de Quetaïn [pv: Nisha](Terminé!)   Sam 25 Mai 2013 - 11:30

Nishati semble s'irriter à chacune de mes paroles. Peut-être suis-je aller trop loin, mais je ne regretterais pas mes paroles, parce que j'ai tendance à dire le fil de mes pensées. Honnête et juste, je passe mon temps à étudier les gens en les regardant. J'ai comme la faciliter de voir leurs âmes dans leurs yeux, de connaître leurs peines et leurs joies, car ils le révèlent eux même.
Et quand je regarde cet elfe, ce Nishati ya jua, je sens que quelque cloche. Il me fuit, puis devient froid presque glacial au point de rompre des murs, et désormais alors que je lui tiens tête, il commence doucement à se mettre en colère. Il ne semble pas aimer les personnes comme moi qui devinent et qui sont aussi brûlés que lui.

Manquer la réunion de son admission ? Impossible ! S'il croyait vraiment que j'allais avaler ça alors que les réunions sont une fois par année et qu'elles sont toutes très importantes pour chaque membre du cercle. Il court avec des fleurs sur la tête...
Plus il parlait plus il m'irrite à mon tour. Son comportement fait partit d'un groupe auquel je mets un doigt majeur dessus. Tous ce que je détestais... : le mépris, la prétention, le mensonge, et pire le sarcasme...
Au fond de moi, le feu, cette flamme bouillonnante au fond de mon être commence à se manifester. Je ne savais pas si c'était de la colère ou bien mon être lui-même qui hurle mais j'eus assez de force pour me relever et me mettre en face de lui.

Debout face à Nishati, je remarque que je faisais une légère tête de plus que lui, et je semble plus imposant, ce qui est plutôt pour pour deux elfes...
Il semble juste si fin et si fragile... J'ai presque peur de lui faire plus de mal que de bien ne me défendant mais...
Seelen.
Je plonge mon regard durcit dans le sien.
- Vous êtes peut-être trop occuper pour vous présenter à tout le monde au cercle, répondis-je sèchement. Ou alors peut-être êtes vous arrivé après que je sois parti. Deux choses absurdes ! La première n'étant pas dans nos préceptes, la seconde est que vous auriez mis plus de temps pour venir ici, donc impossible que vous soyez là avant moi, malade comme un chien abandonné. Et de toute manière ne parlons pas du Cercle, mon pauvre "frère", les réunions ont lieu une fois par an et "tout le monde" est présent...

Intelligent ? Non... Chaque être vivant doué de raison est intelligent. Moi... J'avais juste plus de facilité. J'observe, je mémorise tout et n'importe quoi. Je suis terriblement logique et s'en est affreux pour certaines personnes parce que je ruine parfois leur imagination. J'ai besoin de voir les choses pour pouvoir les imaginer ensuite...
Même si, étant enfant, il y a longtemps, il m'arrivait de jouer et d'imaginer des animaux plus grands que nous qui volaient et je me voyait sur leurs dos.
Mais l'heure n'est pas aux rêveries. J'avais un homme en face de moi qui me cache des choses. Et je ne peux pas me permettre d'émettre des hypothèses. La vie de Seelen est peut-être en péril.
-Je suis à la recherche d'une elfe, Seelen. Elle a disparu et je suis sur ses traces pour la retrouver... Donc, espèce d'enflure, je vous jure que si vous me cachez des informations sur Seelen, que vous l'avez pillé, volé, ou fais un mal quelconque sur sa personne, je vous TUE. Est-ce qu'on s'est compris ?

Plus je parle, plus j'ai l'impression que je dégage une menace. Une grande force m'envahit sans toutefois montrer le bout de son nez. C'est sans doute une impression dû à la monté nerveuse de mon cerveau mais... Quelque chose d'autre en moi me pousse à croire que ce n'est ni mon imagination ni mon comportement... Mais bien une "quelque chose" en moi.
-Alors ?! Qu'avez vous à dire à ça, hein ? Vous qui avez l'air si prompt à ouvrir votre grande gueule ? - Je commence à perdre patience, car cette idée que Seelen soit en danger me rend presque fou...- Tout de suite quand un homme fait une tête de plus et se montre plus hautain que soi, on ne sait plus où se mettre hein ? Dites moi la vérité, ou je vous brûle sur place.

J'ai horreur de la méchanceté et tous les traits qui s'en rapprochent ou qui servent à faire plus de mal que de bien. D'accord, certaines personnes sont hautaines naturellement, mais moi je ne le suis pas... Je préfère dis fois mieux connaître les gens, les comprendre et les aider que de me faire passer pour le plus fort...
Quelque part je le suis ? Non... Non du tout. Pas de confiance en moi ? Je ne m'avancerais pas plus loin sur cette discussion... Et de toute manière là n'est pas le sujet.

J'avais dit "Je vous brûle sur place". Brûler ? J'ai dit brûlé oui... Je ne savais pas faire du feu. Pas avec mes mains... Pourtant je l'avais fait et je suis sûr que cela a étonné mon interlocuteur. J'utilise la peur pour arriver à mes fins, et je me sentais horrible. Mais je ferais tout pour retrouver Seelen. Tout.
Même donner ma vie... Même vendre mon âme. Tout.



Alors que, sans m'en rendre compte, quelque part autour de nous, l'esprit qui m'habite sort son nez de sa cachette. Elle s'envole, dégageant une masse magique qui pourrait faire penser à une longue robe noir. Sa chevelure translucide à la vue d'un mortel qui regarderait un fantôme est pourtant blonde, ondulant sur ses épaules. Son visage sort d'un conte pour enfant mais elle aurait le rôle d'une méchante reine, car il exprimait mépris et conquête de puissance. Ses lèvres légèrement retroussées forment désormais un sourire qui s'élargit. Elle se présenta devant Coral le mage, levée de toute sa hauteur, le regardant de haut comme si elle était supérieure.
~~Mon mignon. Que ton shaman lève le petit doigt et je n'aurais pas de retenue, pas même contre un si beau garçon comme toi~~

Elle se lèche les lèvres, désireuses, et fait un clin d'oeil complice, qui en disait long sur ses pensées.



Alors que cet esprit faisait ce que bon lui semble, un frisson me parcoure l'échine, comme une légère crainte dans un coin de mon propre esprit, qui a peur pour sa sécurité. Mais je ne fais pas attention à ce détail.

_________________


I am the Justice itself, you cannot judge me -la Main Ardente
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nishati ya Jua
Mortel
avatar

Messages : 66
Date d'inscription : 12/04/2013

Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Elfe/ Weranoï/ Guérisseur
Âge: 164 ans (689) en paraît 30
Signes particuliers: Albinos - Change de sexe selon le jour (femme) ou la nuit (homme)

MessageSujet: Re: Une flamme d'espoir rallumait dans l'immensité de Quetaïn [pv: Nisha](Terminé!)   Dim 26 Mai 2013 - 13:59

Je pense qu'en cet instant, je perdis légèrement les pédales. Voyez, quand une situation vous paraît tellement improbable, tellement surréaliste, vous avez cette espèce de soudaine lucidité sur la situation, savoir que dire telle ou telle parole va aggraver les choses ou non ?

Eh bien là, je savais parfaitement ce qu'il ne fallait pas dire. Mais je ne pouvais simplement pas m'en empêcher.

Peut-être était-ce dû à la panique. Ou bien au fait de brusquement réaliser que Darel m'aim... aimait Seelen à ce point ? Ou alors parce que dans une forme de folie, je commençais vraiment à séparer Seelen de Nishati ya Jua ? Il y avait des tas de raisons. Toujours est-il que j'allais jouer un rôle qui me déplaisait fortement. Mais que, pour un raison qui me restait toujours obscure, je devais jouer, car prononcer les mots qui font mal, réagir à l'insulte, étaient un plaisir sadique que tout le monde avait ressenti un jour ou l'autre.

Toujours est-il que poussé par une colère qu'avait réveillée mes mots, Darel se releva. Je savais déjà qu'il était plus grand que moi. Je voyais la flamme de la fureur briller dans son regard, et curieusement, cela me fit sourire. Habituellement Douceur, il devenait Rage, mon Darel. Ça en devenait presque aussi exaltant que de le voir utiliser son pouvoir. Même si je le préférais tout de miel.

Je relevai le menton pour le défier du regard, mes yeux blafards fixés sur les siens, à peine plus colorés, et toujours avec ce sourire amusé, enthousiaste de voir le feu brûler.

- Vous êtes peut-être trop occupé pour vous présenter à tout le monde au cercle. Ou alors peut-être êtes vous arrivé après que je sois parti. Deux choses absurdes ! La première n'étant pas dans nos préceptes, la seconde est que vous auriez mis plus de temps pour venir ici, donc impossible que vous soyez là avant moi, malade comme un chien abandonné. Et de toute manière ne parlons pas du Cercle, mon pauvre "frère", les réunions ont lieu une fois par an et "tout le monde" est présent...

Je plissai les yeux, dissimulant avec peine un sourire qui voulait s'élargir. Seelen n'était pas venue aux dernières réunions du Cercle. Le chien abandonné l'avait soigné à son tour, il avait oublié ? Mais il n'avait pas terminé, pas tout de suite, du moins. Par les Primordiaux, s'il savait à qui il parlait...

-Je suis à la recherche d'une elfe, Seelen. Elle a disparu et je suis sur ses traces pour la retrouver... Donc, espèce d'enflure, je vous jure que si vous me cachez des informations sur Seelen, que vous l'avez pillé, volé, ou fais un mal quelconque sur sa personne, je vous TUE. Est-ce qu'on s'est compris ?

Que répondre ? Merci me venait en premier lieu. Merci de m'aimer. Si la situation n'avait pas été aussi incongrue, des larmes de joie auraient pu faire briller mes yeux. Prêt à tuer pour moi, à se faire parjure d'un serment qui lui tenait à cœur...

-Alors ?! Qu'avez vous à dire à ça, hein ? Vous qui avez l'air si prompt à ouvrir votre grande gueule ? Tout de suite quand un homme fait une tête de plus et se montre plus hautain que soi, on ne sait plus où se mettre hein ? Dites moi la vérité, ou je vous brûle sur place.

J'éclatai de rire. J'avais l'impression d'être loin, très loin de ma personne et d'être un observateur extérieur. Je haussai un sourcil, une allégresse certaine dans l’œil. Brûler... ? Il était bien sûr de lui. Mais peu m'importait. Même si ses menaces m'étaient dirigées, d'un autre côté, elles traduisaient son inquiétude pour Seelen, et donc pour moi, et cela me faisait bien plus plaisir que je n'aurais dû. Mais qu'est ce que vous vouliez ? J'avais beau me mentir en permanence, je l'aimais. Avec tous ses côtés. Celui enflammé m'électrisait. Comme si j'avais été de l'huile et lui une flamme. Du coup, même si c'était plutôt crétin, j'étais enclin à le rendre d'autant plus en colère. Parce que j'aimais cette force. Parce que... eh bien parce qu'il était celui que j'aimais et qu'il est toujours flatteur d'aimer ou d'être aimé par quelqu'un de fort.

- Non... vous ne le ferez pas. Vous n'aimeriez pas blesser Seelen, n'est ce pas ? Elle m'a tout donné. De plein gré. Car elle a tout quitté. A votre avis, pourquoi ne vient-elle plus aux réunions du Cercle, mmh... ? Oh, et puis à souligner ainsi votre taille, « frère », à croire que vous avez un complexe autre part...

Ce qui était tout à fait faux, et je le savais parfaitement. Mais passons. Au même moment, je sentis une légère vibration et l'esprit qui osait partager le corps de Darel à son insu sortit. C'était une femme. Belle. Très belle, même. L'appréhension me saisit. Et puis aussi la jalousie. Et finalement la colère. Noire. Dévorante. Surtout quand elle prit la parole et menaça Coral.

~~Mon mignon. Que ton shaman lève le petit doigt et je n'aurais pas de retenue, pas même contre un si beau garçon comme toi~~

Je ne sais pas si Darel s'en aperçut à ce moment là, mais pour lui je devais être en train de regarder avec fureur au dessus de son épaule. Oh, elle croyait sincèrement pouvoir me maîtriser ainsi ? Elle se trompait. Et lourdement. Elle pensait pouvoir prendre le pas sur Coral, aussi ? Elle était ignorante. Et pour en avoir été un moi-même, je haïssais les fats.

Mon regard se reposa sur Darel. Mon hilarité et mon admiration pour sa volonté étaient terminées. Il fallait en finir maintenant car j'avais deux-trois mots à dire à l'autre pute. Coral restait bouche bée. C'est vrai qu'elle était très, très belle. Mais je n'avais pas que cela à faire, et je n'aimais pas le dédain dans ses yeux. Sans un mot, j'effectuais rapidement les gestes rituels pour permettre à Coral d’interagir avec le monde. Je reculai de quelques pas, toujours en fixant Darel.

- Assomme le.

Je fonçai, sans attendre de réponse de sa part, prêt à coller une bonne beigne à mon aimé : appuyé par les souffles de vent de Coral, mon coup aurait une certaine vitesse et force. L'autre pouffiasse pouvait bien agir, une fois que Darel était assommé, elle ne pourrait rien faire. Elle s'était liée à lui. Si lui était hors d'état de nuire, elle ne pourrait interagir ni avec le monde réel, ni celui spirituel. C'était ça le gros problème de la sorcellerie. Bon, évidemment, elle pouvait toujours le posséder, mais si elle le faisait, c'était moi qui l'attendrait au tournant et j'étais tellement en colère que...

Mon poing s'était serré, mais je n'eus pas le loisir de toucher Darel qu'une forte bourrasque de vent venait de le projeter violemment contre un arbre où il se cogna la tête.

- PUTAIN, NISHATI YA JUA !
- Quoi ?! Quoi ?!
- Tu viens de recommencer tes mélanges bizarres de magie !

Hein ? Qu'est ce que... j'avais pourtant laissé tout le champ libre à Coral ! Bon, il serait bien temps de réfléchir à tout ça plus tard. Je le faisais de manière inconsciente, essentiellement quand j'étais furieux. En proie à des sentiments violents et contradictoires. Bordel. Je secouai la tête, pour m'éclaircir les pensées. Il faudrait... Je détestais ça, mais il faudrait que je me trouve un maître, et plus vite que ça. Ma formation incomplète me donnait des... putain, je savais même pas ce que j'avais fait de mal !

Je me penchai vers Darel, mais il avait l'air sonné. Je me tournai vers l'esprit, le poing toujours fermé tellement j'étais crispé.

- Bon ! Je n'ai pas levé le petit doigt, et Coral n'a rien fait, alors si tu as quelqu'un à menacer, salope, tu t'adresses à moi, sifflai-je, furieux, entre mes dents.

Quoi, je jouais sur les mots ?! Rien à foutre. Strictement rien à foutre. Je pointais le doigt vers elle.

- Et qu'une chose soit bien claire entre nous deux : la seule chose qui me retient de faire la pute auprès des esprits de Vie pour qu'ils virent ton cul de l'âme de Darel, c'est que tu le stabilises. Alors écoute-moi bien. Si la prochaine fois que je vois Darel, son état a empiré, que tu le modifies de quelconque manière, je te détruis. Je ne te tue pas. Je t'annihile, peu importe le prix que je devrais payer. Tu touches à Coral, à Darel, ou à toute autre personne qui m'est chère, je rampe aux pieds du Primordial de la Vie pour qu'il te fasse souffrir un maximum. J'en ai rien à branler de m'abaisser à ton niveau, salope, mais s'il le faut, je le ferais.

Sans attendre de réponse, je préparai rapidement les mélanges de plantes pour aider Darel au cas où la fièvre reviendrait. De toute manière, s'il est parvenu à se relever, c'est que j'avais étouffé la maladie dans l’œuf et au pire, il n'aurait qu'une grosse fatigue. Mes gestes étaient saccadés, fébriles. Je reposai le manteau sur mes épaules, repris toutes mes affaires et repris d'une marche colérique et rapide mon chemin, faisant fi des vertiges dus à mon épuisement. J'étais... énervé. C'était peu de le dire.

Je n'avais plus aucun contrôle sur ma vie. Sur mes pouvoirs. Je voulais éviter Darel, je tombais sur lui, et une fois de plus cela me déchirait de l'intérieur. Je voulais laisser Coral user de ses dons sur le plan matériel, je l'amenai de force et j'utilisais à sa place ses pouvoirs, sans même savoir comment. J'avais l'impression de violer sa volonté et je détestais ça. D'un geste d'humeur, je balançai mon pied dans une touffe d'herbe. Ils pouvaient tous aller crever ! TOUS ! Et l'autre salope la première !!

Un rire grinçant, incontrôlable, sortit de ma bouche. J'étais un jouet. Un jouet tout blanc, que les Esprits manipulaient à leur guise. Pourquoi ? Coral me rejoignit, après un certain temps. Qu'il soit resté auprès de l'autre pouffiasse pour faire je ne sais quoi m'importait peu.

- Nishati... ? Tu... tu pleures ?
- Non. Je ris. C'est toute une différence.

Je continuais de rire, sans m'arrêter, d'un rire qui ressemblait vaguement à des sanglots, alors que des larmes dévalaient mes joues. Je riais et je pleurais à la fois, me rendant enfin compte que je ne contrôlais rien, pas même mon destin, ma propre existence. Ni même mon cœur.

Merde, voir Darel m'avait fait plus mal que je ne l'aurais cru.

_________________
"[...]Et le vertueux se souvient que qui sait guérir sait faire périr..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nande'Dareloth
Mortel
avatar

Messages : 44
Date d'inscription : 20/04/2013

Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Elfe/Enetari/Guérisseur
Âge: 130-140 ans
Signes particuliers: Il porte toujours un diadème sur la tête

MessageSujet: Re: Une flamme d'espoir rallumait dans l'immensité de Quetaïn [pv: Nisha](Terminé!)   Mar 28 Mai 2013 - 12:03

L’elfe s’esclaffa dans une bouffée hilare… Si bien en faite, que j’ai l’impression d’avoir perdu toutes crédibilités. Je me tiens juste en face de lui, le menaçant de mort tant mes mots furent durs, et tous ce qu’il fait c’est… rire ? Il semble même être plus excité suite à mes paroles comme si l’idée de brûler lui procurer une assurance certaine que cela ne lui ferait rien… Ou que ça n’arriverait jamais.
En imaginant que je puisse rendre crédible mes dire, il a le culot de se moquer ouvertement de moi et de me prouver qu’il ne me prenait pas au sérieux. Ce qui me met deux fois plus en rage contre cet insolent.
« - Non... vous ne le ferez pas. Vous n'aimeriez pas blesser Seelen, n'est ce pas ? Elle m'a tout donné. De plein gré. Car elle a tout quitté. A votre avis, pourquoi ne vient-elle plus aux réunions du Cercle, mmh... ? Oh, et puis à souligner ainsi votre taille, « frère », à croire que vous avez un complexe autre part... »

Mais qu’est-ce qu’il raconte ?! Comment ose-t-il m’insulter ainsi sans me connaître ? Il prétend qu’elle était partie… En laissant tout ? C’est… C’est faux ! Et je le sais très bien. Seuls des mensonges et des atrocités sortaient de sa bouche. Gueule d’enflure… trompeuse et joueuse. Il essaye de me déstabiliser, de me rendre fou de rage ? Mais dans quel but fait-il cela…
L’idée qu’il est pu avoir Seelen en face me… me rend si… si… Mal. J’ai mal.
Ma Seelen, ma douce… Es-tu vraiment partie pour ne plus revenir ?
- Non…

Ce n’est pas vrai… C’est impossible. Ma rage grimpe, ainsi que ma douleur, et avec elle une force en moi qui fait son ascension. Si bien que… que…
Que regarde-t-il ? Ces yeux sont si noirs d’un seul coup que j’en ai des frissons de stresse. Il ne me regarde pas dans les yeux, mais derrière moi. Il me trouble profondément. Le temps s’arrête, tout se fige. J’ai l’impression d’être perdu dans l’immensité du vide où il ne se trouve plus aucune joie, ni rire, hilarant ou non. Juste la haine et comme l’impression intime que j’allais souffrir sévèrement.
Comme si ma souffrance ne fut pas suffisamment large.

Nishati repose son regard sur moi et ma colère augmente à nouveau. Sans dire un mot, il fit des gestes que je devine complexe et peut-être d’origine… magique ? Je n’en suis pas certain et c’est mon inexpérience qui me trahi.
« - Assomme le. »

Quoi ?! Je recule alors qu’il fonce sur moi. Je m’apprête à riposter mais il se passa quelque chose auquel je ne compris rien. Je me sentis partir violemment en arrière et ma tête se cogna contre un arbre… Et je ne vis plus que des ombres...



    ~~ Nande’dareloth ? ~~
    Malgré ses airs de fat et ses idées malsaines, désireuse de puissances, elle connue soudainement un sentiment qu’elle n’avait même pas perçu, jamais, de son propre vivant : L’inquiétude.
    Elle s’inquiète pour son porteur.
    Elle avait senti sa colère, son feu destructeur, et y avait répondu avec joie et entrain. Mais lorsque le shaman avait répliqué, quelques instants avant qu’elle s’élève, elle avait senti une profonde blessure. Une douleur affreuse, indigne d’un être puissant : La tristesse, le cœur brisé, la douleur infernale.
    Et elle fut horrifiée de percevoir ces sentiments.

    Elle ne peut plus rien faire, en effet, car son hôte était sonné. Cela la contrariée fortement.
    A la première réplique de l’elfe, elle plisse les yeux et ses lèvres redeviennent agressives. Bientôt, elle serre les dents, presque vexée.

    Puis, l’esprit éclate de rire ouvertement et sans aucune retenue suite aux « menaces » de Nishati. Elle se gaussa alors que l’elfe s’en allait, laissant durant un petit moment le fameux Coral dont il parlait.
    L’esprit s’arrête net. Fixant l’esprit-mage.
    La sorcière s’éloigne de Darel, pour pouvoir discuter avec lui. D’une voix mielleuse et pleine d’assurance à la fois, elle lui susurra :
    ~~ Ton… « maître » est bien sûr de lui, lorsqu’il prétend pouvoir mendier de l’aide auprès des primordiaux. Ces esprits n’agissent que pour rétablir un « équilibre » et empêcher les fous d’en faire trop sur ce monde, comme ce con, n’est-ce pas ? Il croit me faire peur parce que Dareloth « lui est chère » et qui peut alors pousser l’assurance de sa protection ? Hahahaha ! Ne me faites pas rire avec ces sentiments à deux balles, des sentiments de faibles ! S’il avait un tant soit peu de l’amour ou de l’appréciation pour mon hôte, il ne l’aurait pas abandonné et jamais Nande’dareloth aurait eu besoin de demander de l’aide aux esprits parce qu’il souffrait de l’absence de son amour.
    Hihi, ô Coral, cher Coral, permettez moi de vous appelez par votre nom et de vous donnez le mien. Comme de bonnes connaissances…
    Je m’appelle Azira. Retenez bien ceci : Cet elfe assommé derrière moi a fait appel à moi pour que je retrouve ta tarlouse à moitié femelle. Je suis dans sa tête à son insu, certes, pour l’instant, et c’est pour cela que je suis confiante sur mon avenir. Et personne… Personne ne pourra rien faire lorsque j’aurais obtenu la pleine puissance !
    Nande’dareloth est à moi ! A moi seule ! A MOI ! HAHAHAHAHA… ! ~~


    Azira disparut, son être spirituel retournant dans la tête de son précieux elfe. Si précieux Darel.




Il se passe une heure... Peut-être moins, je ne sais pas. La notion du temps est obscurci par mon mal de tête qui tambourina, alors que je me réveille doucement. Me tenant le crâne, je me redresse... Et constate avec dégoût et colère que Nishati est parti, me laissant seul ici...
Je tremble en repensant à cette discussion qui avait tournée assez violemment. Jusqu'au moment où je me cogne la tête. D'ailleurs je me demande bien comment cela a pu se produire...
Mais...
Le détail qui me retint assis par terre, lamentablement adossé contre l'arbre, c'est la peur que ce Nishati est dit la vérité. Seelen partie.
Je ne voulais pas y croire. Elle n'a pas pu partir comme ça, tous laisser, tous oublier... Non...
Pas Seelen.
Des larmes commencent à mon monter dans les yeux, impuissant que je suis. Et même si ce bougre avait dit vrai, je suis sûr qu'elle traine encore dans les parages, et que je finirais par la retrouver pour lui demander sa version. Juste pouvoir la revoir et lui demander si c'était vrai qu'elle veuille tous laisser.
Même moi.
Les larmes coulent sur mes joues alors que je fixe les affaires mis de côté, les miennes, ainsi que des préparations de plantes, sans doute fabriqué par l'autre elfe pour m'aider, au cas où j'aurais encore la fièvre...

Étrange... Personnage...

_________________


I am the Justice itself, you cannot judge me -la Main Ardente
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nishati ya Jua
Mortel
avatar

Messages : 66
Date d'inscription : 12/04/2013

Caractéristiques du mortel
Race/Nation/Guilde: Elfe/ Weranoï/ Guérisseur
Âge: 164 ans (689) en paraît 30
Signes particuliers: Albinos - Change de sexe selon le jour (femme) ou la nuit (homme)

MessageSujet: Re: Une flamme d'espoir rallumait dans l'immensité de Quetaïn [pv: Nisha](Terminé!)   Mer 29 Mai 2013 - 19:43

Si j'étais resté plus longtemps, j'aurais sans doute pu écouter le discours de l'autre salope. Mais j'aurais définitivement perdu les nerfs, et là, j'ignorais ce que j'aurais fait à ce moment là. Grincer les dents en la regardant d'un air furieux ? Exploser de rage et invoquer un esprit beaucoup trop fort pour moi, et sans doute finir dans un état pire ?

Coral eut le tact de se taire pendant que je terminais ma crise de nerf. Putain, je pleurais comme une foutue gonzesse ! Entre deux hoquets, je m'en plaignis auprès de l'esprit. Je sentis son sourire navré et le mouvement de sa main tandis qu'il faisait le compte.

- Écoute, Nishati, d'une, c'est parce que tu as pris une décision difficile et qu'il aurait mieux valu pour tes nerfs de ne jamais revoir Darel. De deux, tu as reçu des révélations assez compliquées à avaler. De trois, t'es un mec plutôt sensible et émotif, comme tous les feu-nés. Et de quatre...

Une violente crampe me plia en deux. Avec tout ce qui m'était tombé dessus, j'avais oublié la transformation de l'aube. Par habitude, je laissai Coral étouffer mes grognements de douleur, et quand je me relevai, je remis mes vêtements d'aplomb, les réajustant, l'air encore hagard, dû à la transformation.

- … Tu es aussi une foutue gonzesse

Je ne répondis pas, et poursuivis mon chemin. Pour aller où, je l'ignorais précisément, mais c'était surtout pour mettre le plus de distance entre Darel et moi. Je sentais la tension de Coral, et je savais parfaitement qu'il avait quelque chose à me dire mais qu'il cherchait ses mots. Vivre avec lui quasiment toujours sur mes talons m'avait appris à le connaître un tant soit peu.

- Euh... Nishati ? Je crois que tu devrais retourner sur tes pas. Darel... hum...
- Quoi, Darel ? fis-je sèchement.
- Il est... en danger.

Je levai les yeux au ciel.

- Tu crois que je vais avaler ça ? Je l'ai laissé, il allait bien. Il était même prêt à me calciner sur pla....
- Azira, prononça-t-il brusquement. C'est le nom de l'esprit. C'est Darel qui l'a appelée.
- Quoi ?!
- Je ne suis pas certain qu'il l'aie fait exprès, mais... disons qu'il a agi comme un... un sorcier inexpérimenté. Je pense qu'il a lancé son appel, pour tester je ne sais quoi, et qu'Azira a répondu. Mais lui l'ignore.

Je restai bouche bée. Puis je secouai la tête pour m'éclaircir les idées.

- Mais... Comment ? Ce n'est pas un chaman et...

Je me tus brusquement. Je savais qui était responsable. Moi. Pour changer. Je lui avais parlé des esprits, un jour. Je serrai les dents, de nouveau furieux. Contre moi-même, cette fois. Je pensais qu'il était à l'abri. Car il n'était qu'un guérisseur. Tendre. Passionné par ce qu'il faisait. J'étais à des lieux d'imaginer qu'il était un pratiquant du Sinh et apprenti sorcier. Et surtout qu'il ferait la connerie, sans être préparé, d'appeler les esprits. Si on ignorait comment faire, on pouvait très bien attirer des morts malfaisants (les esprits élémentaires ignorant généralement ce genre d'appel, sauf s'ils avaient une affinité particulière avec l'invocateur), voire pire. En un sens, Darel avait été chanceux d'attirer cette Azira. Même s'il s'agissait d'une salope.

- Je te passerais les diverses insultes et autres commentaires, reprit Coral, évitant soigneusement, et à raison, le « tarlouse à moitié femelle ». Je crois qu'elle veut prendre le contrôle, supplanter Darel.
- JAMAIS !

Le cri de rage m'avait échappé.

- Si cette truie espère que je vais la laisser faire elle se fout le doigt dans l’œil !
- Mais pour ça, Nishati, il va falloir que tu reviennes près de Darel, souligna l'esprit.

J'avais oublié ce menu détail. Je me mordis la lèvre. Si j'étais parti, c'était pour le bien de Darel. Mais d'un autre côté... j'avais l'impression que sans moi pour le surveiller, il avait fait tout un tas de connerie, et que je devais les réparer. D'un geste d'humeur, je donnais encore une fois un coup de pied dans une touffe d'herbe. Et ce n'était pas comme si mon apparence actuelle me permettait de m'approcher. Pas plus que celle masculine, que je devais avoir définitivement brouillée avec Darel.

J'étais déchiré entre deux options. Mais je ne pouvais pas continuer de fuir. Pas quand une menace pesait sur les épaules de Darel. Plus maintenant. Je me mis à arpenter l'endroit où je me tenais. Qu'est ce que je devais faire ? Je devais virer Azira de l'âme du guérisseur, et le convaincre d'oublier Seelen. Mais comment ?

J'en avais assez de réfléchir. Le Destin et ces satanés Primordiaux souhaitaient contrôler ma vie ? Qu'ils le fassent. D'un pas décidé, je rebroussai chemin, jusqu'à arriver vers la rivière où j'avais puisé de l'eau quelques heures plus tôt. Certes pas au même endroit. Quitte à surveiller Darel, je n'allais pas me faire repérer, hé ! Même si je n'étais pas des plus brillants dans l'exercice. Il fallait...

Il fallait que je le protège. De cette autre salope à la plastique quasi parfaite. De lui-même. Il avait beau être puissant, concernant les esprits il était aussi ignorant qu'un nouveau-né. Pas dit que j'avais plus grande expérience, vu ce que j'avais fait et le châtiment qui m'avait été infligé, mais du moins j'en connaissais assez pour éviter de m'acoquiner avec des esprits malveillants. Enfin, plus maintenant. Mais plus j'y réfléchissais, plus je me disais que si libérer Darel d'Azira se faisait au prix de ma vie, de mon âme ou de tout ce qu'un esprit maléfique souhaitait, je le ferais avec plaisir.

Je fermai les yeux. Un esprit pouvait se sentir, et au pire j'enverrai Coral aux nouvelles. Azira ne pouvait pas communiquer avec son porteur. Tant mieux.

La fatigue me saisit soudainement, et je dus faire un effort pour me hisser sur un arbre assez solide pour supporter mon poids. Quitte à suivre Darel, je n'allais pas le laisser me tomber dessus comme l'autre coup. On pensait rarement à avoir le nez en l'air quand on cherchait quelqu'un. Je fermais les yeux, prêt à m'endormir.

Primordiaux... Voilà que la situation venait de s'inverser. Moi, suivant Darel, qui cherchait Seelen, qui était moi. Un cercle plutôt vicieux, si vous voulez mon avis...

J'avais décidé d'ignorer la raison et la sagesse qui me poussaient à fuir, loin. Fuir de cette espèce de catastrophe que je sentais poindre depuis que j'avais vu les pouvoirs de Darel, et de le laisser se débrouiller avec ses propres âneries, ses dons de flamme, son diadème hideux, et l'esprit qui souhaitait le posséder et utiliser ledit pouvoir à des fins personnelles.

Un sourire de loup releva mes lèvres, et Coral, au dessus de moi, se demandait ce que j'avais en tête. La raison, la sagesse, les Primordiaux, les pouvoirs démesurés, le mauvais goût de Darel, et la connasse à gros seins ? Plus que de les ignorer, j'allais les emmerder.

Sévèrement.

_________________
"[...]Et le vertueux se souvient que qui sait guérir sait faire périr..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Une flamme d'espoir rallumait dans l'immensité de Quetaïn [pv: Nisha](Terminé!)   

Revenir en haut Aller en bas
 

Une flamme d'espoir rallumait dans l'immensité de Quetaïn [pv: Nisha](Terminé!)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Voyage dans l'immensité russe
» [Nezahualcóyotl, Mexique] - Dans l'immensité du bidonville
» La flamme qui brûlait dans cette bouteille et sur les lèvres. [Swann♥]
» Suis-je si seule dans ce si beau musée ? [Livre I - Terminé]
» Un casier, une jeune fille dans ses pensées... et PAFF ... || Justin Alambra [Terminé]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Guildes d'Aranor :: Sur la Terre :: Royaume de Quetaïn :: Partie Nord-Est du royaume-